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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 18:34

(dépêches)



Le parlement algérien lève la limite des mandats présidentiels
il y a 2 heures 3 min -  Hamid ould Ahmed

Le parlement algérien a amendé la constitution pour supprimer la limitation à deux du nombre possible de mandats présidentiels, ouvrant ainsi la voie à un troisième quinquennat d'Abdelaziz Bouteflika à compter de l'an prochain.

La réforme constitutionnelle a été adoptée à une écrasante majorité lors d'une session conjointe de l'Assemblée populaire nationale et du Conseil de la nation (chambre haute) retransmise en direct par la télévision nationale.

Leader du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), mouvement d'opposition laïque, Saïd Saadi, un des rares députés à avoir voté contre la réforme, l'a qualifiée de "coup d'Etat déguisé" et affirmé que "le 12 novembre restera(it) une journée noire dans l'histoire" du pays.

Elu pour la première fois à la présidence en 1999, avec le soutien de l'armée, en promettant de mettre fin à l'insurrection islamiste déclenchée sept ans plus tôt, Bouteflika avait été réélu cinq ans plus tard, à la faveur d'un recul de la violence.

Le chef de l'Etat algérien, qui est âgé de 71 ans, ne s'est pas encore explicitement déclaré candidat à un troisième mandat lors des présidentielles d'avril 2009, mais ses partisans l'y incitent et ses opposants ne doutent pas qu'il se représentera.

"Notre but est de renforcer notre système politique", a assuré le président Bouteflika dans une déclaration lue après le vote des députés et sénateurs, qui ont approuvé la réforme par 500 voix contre 21 et huit abstentions.

Le sort de ce projet de modification de la constitution, annoncé il y a 15 jours par Bouteflika lui-même, ne faisait aucun doute au vu de la majorité détenue dans les deux chambres par la coalition parlementaire tripartite qui le soutient.

Selon le journal gouvernemental El Moudjahid, la réforme, qui contient d'autres dispositions renforçant les prérogatives présidentielles, répond à une demande populaire: "Les Algériens, en fait, ont demandé à Abdelaziz Bouteflika de faire encore un sacrifice pour l'Algérie."

"RELATION DE CONFIANCE"

Bouteflika, qui a déjà été ministre des Affaires étrangères durant 16 ans dans les décennies 1960-70, est accusé par ses opposants d'avoir fait modifier la loi fondamentale afin de s'incruster au pouvoir.

"A l'instar de beaucoup d'autres potentats, ailleurs dans le monde, il a toujours voulu être président a vie", a écrit à son propos l'ancien général Rachid Benyelles, naguère très influent et aujourd'hui à la retraite. "Aujourd'hui, la loi fondamentale est amendée pour une présidence a vie", a renchéri le RCD.

Bouteflika, qui avait été opéré en décembre 2005 en France d'un ulcère hémorragique à l'estomac, a affirmé le 29 octobre qu'il s'agissait seulement de "permettre au peuple d'exercer son droit légitime à choisir ses gouvernants et à leur renouveler sa confiance en toute souveraineté".

"Nul n'a le droit de limiter la liberté du peuple dans l'expression de sa volonté, car la relation entre le gouvernant élu et le citoyen électeur est une relation de confiance profonde, réciproque, basée sur le choix populaire, libre et convaincu", a-t-il souligné.

Le président algérien ne serait que le dernier d'une série de chefs d'Etat africains a conserver le pouvoir grâce à la levée de la limitation constitutionnelle du nombre de mandats présidentiels.

Parmi eux figurent les chefs de l'Etat camerounais, Paul Biya, burkinabé, Blaise Compaoré, tunisien, Zine ben Ali, tchadien, Idriss Déby, gabonais, Omar Bongo, ougandais, Yoweri Museveni, et guinéen, Lansana Conte.

"La constitution ne limite pas le mandat des maires et des parlementaires alors pourquoi devrions-nous limiter celui du président?", a fait valoir le Premier ministre Ahmed Ouyahia après le vote de la réforme par le parlement.

Mais certains commentateurs estiment que le choix par Bouteflika de la voie parlementaire aux dépens de la voie référendaire pour cette réforme cruciale est de nature à saper sa légitimité parmi les laissés-pour-compte d'un système perçu par ceux-ci comme au service d'une élite politique corrompue.

Pour le politologue algérien Abed Charef, la révision constitutionnelle "confirme, aux yeux du citoyens, que la loi n'est pas faite pour tous: les puissants font la loi, la changent, quand elle ne les arrange pas, les plus faibles subissent la loi.".

William Maclean, version française Marc Delteil



Algérie : le projet de révision de la Constitution adopté
il y a 5 heures 20 min - Afrik.com

Le projet de révision de la Constitution algérienne a été adopté mercredi. Le chef de l’Etat algérien, Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, peut dorénavant briguer un troisième mandat, rapporte France info. Le projet supprime la limitation du nombre de mandats présidentiels successifs, que la Constitution fixait à deux. Il renforce aussi l’exécutif au profit du président de la République. Dorénavant, le Premier ministre est chargé d’appliquer le programme du chef de l’Etat.



Algérie: la Constitution révisée permet une reconduction de Bouteflika
il y a 5 heures 56 min - Abdellah CHEBALLAH

Le Parlement algérien a supprimé mercredi la limitation du nombre de mandats présidentiels en plébiscitant un projet de révision de la Constitution qui permet une éventuelle reconduction du président Abdelaziz Bouteflika.

Le projet a été adopté à main levée et sans débat par 500 voix pour, 21 contre et huit abstentions.

Selon le nouvel article 74 de la Constitution, "la durée du mandat présidentiel est de cinq ans. Le président de la République est rééligible" sans limitation du nombre de mandats successifs qui était fixé jusqu'alors à deux.

L'Algérie "a le droit de renforcer sa stabilité et de tirer profit du processus d'édification de l'Etat et de reconstruction nationale quand le peuple le souhaite, librement, souverainement et démocratiquement", avait auparavant déclaré l'actuel chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, en ouvrant la session du Parlement.

Elu en 1999 puis réélu en 2004, M. Bouteflika, 71 ans, n'a jamais évoqué sa possible candidature à l'élection présidentielle prévue début avril 2009.

Dans un message adressé au Parlement à l'issue du vote, il a salué "le patriotisme et le sens de la responsabilité des représentants du peuple", qualifiant ce jour de "mémorable".

Dans les faits, les amendements à la Constitution mettent également fin au bicéphalisme de l'exécutif, que M. Bouteflika a toujours voulu "plus fort, uni et cohérent", en supprimant la fonction de chef du gouvernement au profit d'un Premier ministre.

Le président, "chef suprême de toutes les forces armées de la République, responsable de la Défense nationale", nomme le Premier ministre qui est chargé de "mettre en oeuvre" son programme, alors que le chef du gouvernement élaborait le sien.

Il s'agit de "lever une ambiguïté" car "on ne peut pas imaginer que le programme du président de la République, élu au suffrage universel direct, puisse être mis en parallèle avec un programme d'action gouvernementale", avait expliqué M. Ouyahia.

Il a précisé, au cours d'une conférence de presse à l'issue du vote, qu'il remettrait sa démission à M. Bouteflika en vertu de la loi de révision dès que celle-ci serait promulguée.

La loi votée prévoit aussi des vice-Premiers ministres pour assister le Premier ministre désigné par le chef de l'Etat, ainsi qu'un renforcement de la représentation des femmes dans les assemblées élues.

Le Parlement, largement dominé par les partis politiques de l'Alliance présidentielle, a véritablement plébiscité les amendements constitutionnels.

Au total, 389 députés et 144 sénateurs étaient convoqués au Palais des Nations, au Club des Pins, une station balnéaire à l'ouest d'Alger.

Les trois partis de l'Alliance: le Front de libération nationale (FLN, nationaliste), le Rassemblement national démocratique (RND, libéral) et le Mouvement de la société pour la paix (MSP, islamique), avaient annoncé qu'ils voteraient pour ce projet annoncé le 29 octobre par M. Bouteflika.

Le Front national algérien (FNA, 12 députés) s'est également prononcé en sa faveur, de même que le Parti des travailleurs (PT, trotskiste, 26 députés) et les "indépendants" (33 élus).

Seul le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, opposition laïque, 19 députés) a rejeté le projet en estimant que "les amendements proposés remettent en cause les équilibres formels des pouvoirs pour consacrer la personnalisation du régime".

C'est la deuxième fois depuis son arrivée au pouvoir que le président Bouteflika convoque le Parlement pour une révision constitutionnelle.

En avril 2002, la loi fondamentale avait été amendée, consacrant le tamazight (berbère) comme langue nationale.



Vers un 3ème mandat de Bouteflika ?
il y a 8 heures 12 min - euronews

Le Parlement algérien supprime la limitation du nombre des mandats présidentiels et ouvre la voie à un 3ème mandat de 5 ans éventuel d'Abdelaziz Bouteflika.

Les 389 députés et 144 sénateurs se sont réunis pour réviser la constitution et ont approuvé ses modifications. Auparavant, le chef de l'Etat ne pouvait faire que deux mandats consécutifs.

Élu en 1999 puis réélu en 2004, Abdelaziz Bouteflika n'a cependant jamais évoqué officiellement une possible candidature à la prochaine présidentielle prévue en avril 2009. L'actuel chef de l'Etat est âgé de 71 ans.

Le projet de nouvelle constitution prévoit aussi la désignation par le chef de l'Etat d'un chef du gouvernement ayant le titre de Premier ministre, et éventuellement de vice-premiers ministres.



Abdelaziz Bouteflika accusé de s'incruster au pouvoir en Algérie
Aujourd'hui, 07h18 - William Maclean

Le Parlement algérien se prononce sur une réforme de la Constitution supprimant notamment la limitation à deux du nombre des quinquennats présidentiels, un amendement que l'opposition présente comme taillé sur mesure pour autoriser Abdelaziz Bouteflika à rester au pouvoir à vie.

Le sort de cette réforme annoncée il y a 15 jours par le chef de l'Etat ne fait aucun doute car la coalition parlementaire tripartite qui soutient Bouteflika dispose d'une majorité absolue écrasante à l'Assemblée populaire nationale et au Conseil de la nation, la chambre haute, qui se réuniront en session conjointe.

Agé de 71 ans, Bouteflika avait a été élu à la présidence pour la première fois en 1999 avec le soutien de l'armée en promettant de mettre fin à l'insurrection islamiste provoquée par l'annulation en 1992 d'élection législatives libres et pluralistes que les islamistes s'apprêtaient à remporter.

Cinq ans plus tard, celui qui avait déjà été ministre des Affaires étrangères durant 16 ans dans les décennies 1960-70, est devenu le premier chef de l'Etat algérien démocratiquement reconduit depuis l'indépendance de l'ancienne colonie française, en 1962.

Bouteflika n'a pas encore explicitement exprimé son intention de briguer une troisième mandat à l'expiration de son quinquennat actuel, en avril 2009, mais ses opposants l'accusent ouvertement de faire modifier la loi fondamentale par un Parlement à sa main afin de s'incruster au pouvoir.

"A l'instar de beaucoup d'autres potentats, ailleurs dans le monde, il a toujours voulu être président a vie", a écrit à son propos Rachid Benyelles, un ancien général naguère très influent et aujourd'hui à la retraite.

Selon lui, le maintien de Bouteflika à la présidence va accroître ce que beaucoup d'Algériens ressentent comme une profonde stagnation politique de leur pays de 34 millions d'habitants que ses richesses en pétrole et gaz placent au troisième rang des économies africaines.

"ENCORE UN SACRIFICE POUR L'ALGERIE"

Dénonçant la mainmise de la présidence sur les pouvoirs législatif et judiciaire, les dirigeants politiques d'opposition estiment qu'il aurait mieux valu respecter plutôt qu'amender la Constitution algérienne au nom d'un supposé renforcement de la démocratie.

"Les articles soumis à amendement sont violés quotidiennement par le groupe politique qui organise ce qu'il faut bien appeler un putsch", affirme ainsi le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), parti d'opposition laïque et berbérisant. "Aujourd'hui, la Loi fondamentale est amendée pour une présidence a vie", accuse-t-il."

Les partisans du président, qui avait été opéré en décembre 2005 en France d'un ulcère hémorragique à l'estomac, assurent au contraire que la réforme constitutionnelle vise à renforcer la démocratie et à poursuivre la reconstruction du pays après une décennie de violences qui a fait quelque 150.000 morts.

Selon le journal gouvernemental El Moudjahid, la réforme, qui comprend d'autres amendement tendant à renforcer les prérogatives présidentielles, répond à une demande populaire: "Les Algériens, en fait, ont demandé à Abdelaziz Bouteflika de faire encore un sacrifice pour l'Algérie."

Ces changements ont pour objet de "permettre au peuple d'exercer son droit légitime à choisir ses gouvernants et à leur renouveler sa confiance en toute souveraineté", avait souligné Bouteflika lui-même en annonçant la future réforme devant un parterre de magistrats le 29 octobre.

"Nul n'a le droit de limiter la liberté du peuple dans l'expression de sa volonté, car la relation entre le gouvernant élu et le citoyen électeur est une relation de confiance profonde, réciproque, basée sur le choix populaire, libre et convaincu", avait-il souligné.

"Au peuple et au peuple seul revient le pouvoir de décision", avait encore ajouté Bouteflika.

Certains commentateurs estiment précisément que son choix de ne pas recourir à un référendum pour réformer la Constitution est susceptible d'affaiblir sa légitimité, notamment parmi les laissés-pour-compte d'un système qu'ils perçoivent comme au service d'une élite politique corrompue.

Version française Marc Delteil



La manip de Bouteflika fait bondir à Alger et à Barbès
Dimanche 09/11/2008 | Posté par Malik Youssef

Le président algérien veut modifier la Constitution afin de pouvoir briguer un troisième mandat. Ce qu’en pensent ses compatriotes en Algérie et à Paris.

Alors que des millions d'Américains ont choisi un nouveau président tout beau tout neuf, en Algérie, on demande à 33 800 000 habitants de garder l'ancienne version, peut-être à vie. Abdelaziz Bouteflika, né le 2 mars 1937, 7e président, ne souhaite plus avoir une date de péremption sur la tête. Malgré une hospitalisation sérieuse en 2005, il veut rempiler en 2009, au terme de deux mandats présidentiels. Problème : la constitution ne lui permet pas d'en briguer un troisième. Comment compte-t-il s'y prendre pour rester au pouvoir ? Tout simplement, en faisant voter un amendement à l'article 74 de la loi fondamentale.

Il ne s'agit pas, pour Boutef, de taper du poing et d'annoncer comme l'ancien président Chadli, après les émeutes de 1988 réprimées dans le sang : « Je veux cette chaise, je resterai dessus et je mourrai dessus. » On connaît la suite... L'actuel chef de l'Etat, lui, semble avoir confiance en son peuple. Il entend donc agir de façon à se faire réélire. A 71 ans, il s'apprête à donner un coup de lifting à la constitution. Mais que pensent les Algériens de tout ça ?

Azzedine*, 27 ans, travaille à Alger comme téléopérateur dans un secteur en plein boum, la téléphonie mobile : « C’est de la mascarade tout ça ! Un cirque ! Ce pouvoir, il fait ce qu'il veut. En tant que jeune Algérien, je ne me sens pas du tout concerné par la politique de mon pays, c'est triste mais c'est comme ça, je n'ai aucun moyen de changer les choses, nos politiciens, les chefs de partis sont là à faire les bouffons. Si Bouteflika veut rester au pouvoir, je ne vois personne qui peut changer ça à part Allah ! »

Ses propos rejoignent ceux de Tarik*, 43 ans, marié, deux enfants, bijoutier : « Le pouvoir algérien vit pour lui-même, il devrait s'abstenir de demander au peuple son avis, d'ailleurs, la participation aux élections locales de novembre 2007, a été de 12% seulement. Ça en dit long. Et comme par le grand des hasards, ces manœuvres de changement de constitution tombent juste après l'augmentation faramineuse du traitement des députés qui ont vu leur salaire passer de 180 000 dinars à 300 000 dinars (environ 3000 euros). Une honte ! C'est tout. » Amina*, 34 ans, cadre dans le privé, ne décolère pas : « Ici, on survit, on ne vit pas. Le gouvernement fait ce qu’il veut. On n’a aucun mot à dire. Avant c'était l'armée, maintenant, c'est les politiciens. Ça ne changera jamais, tant que des affamés seront aux commandes. »

Retour à Paris. Je m’installe dans un bar de Barbès-Rochechouart fréquenté par la communauté algérienne. Je demande à un homme âgé qui a gardé sa doudoune son point de vue sur la réforme de la constitution voulue par Bouteflika. « Moi, dit-il, je trouve que c'est une excellente chose. Je fais souvent des allers-retours au bled. Je ne vois pas quelqu'un d'autre pour le remplacer… »

Un jeune lui coupe la parole : « T'as raison, ya el-hadj. J'y étais, à Alger, cet été, et quoiqu'on dise, même s'il a fait des erreurs, actuellement, c'est le plus compétent… » Le jeune homme finit de boire son café. Une troisième personne, moins jeune, se lance : « Avant, en Algérie, c'est les généraux qui menaient la guinguette, fais tout ce que tu veux, tu vois, mais tu ne touches pas à leur business. Maintenant, la majorité des commandants sont vieux où morts. Même si l'armée algérienne est très structurée, c'est l'administration publique qui fait sa mayo. Tout marche par piston et connaissance. Tu vois… »

Un quatrième, habillé en veste kaki, intervient, le sujet passionne visiblement : « Tout ça, c'est de la merde, une passoire pour cacher le soleil. L'Etat n'a jamais été là pour nous, il n'y en que pour eux. Ils ont tout pris, tout barricadé. Pourquoi ne pas avoir un jeune comme Obama ? A 47 ans, il dirige pourtant une très grande puissance et il est plus proche de la réalité ! Avec Boutef, nous sommes toujours en 1970, il est déconnecté de la vie… »

L'assemblée ne le laisse pas terminer sa phrase : « Mais, non, tu racontes n'importe quoi, ce n'est pas de sa faute, c'est la faute de ses collaborateurs, du moment qu'on lui donne des rapports où tout est bien… » Le jeune à la veste kaki ne lâche pas l'affaire : « C'est bien ce que je dis, complètement débranché. » Un homme très âgé portant une barbe ressent le besoin de s'exprimer : « Moi, je dis qu'une chose. Il sait qu'il est plus proche de la tombe. Il pense à sa vie d'après. A sa rencontre avec le Créateur. Il est obligé de faire du bien. »

Malik Youssef

*Prénoms modifiés


Le parlement algérien fait sauter le verrou de la limitation du nombre de mandats présidentiels
il y a 7 heures 43 min

Le Parlement algérien, réuni en congrès mercredi au Club des pins (ouest d'Alger) s'est prononcé à une écrasante majorité en faveur des amendements constitutionnels proposés par Abdelaziz Bouteflika, ouvrant ainsi la voie à un troisième mandat pour le président lors du scrutin prévu au printemps prochain.

La loi a été adoptée par 500 voix, 21 parlementaires ont émis un vote négatif alors que huit autres se sont abstenus.

L'amendement phare de cette révision porte sur l'article 74 de la constitution: il supprime la disposition qui limitait jusque là à deux seulement le nombre de mandats présidentiels, d'une durée de cinq ans.

Dans sa nouvelle mouture, l'article 74 stipule que le président est "rééligible" au nom de "la souveraineté populaire" qui "s'exprime par l'organisation des élection pluralistes et démocratiques".

Les trois autres amendements, qualifiés d'"habillage politique" par les partis de l'opposition, portent sur la promotion des droits politiques de la femme, dans le but d'avoir une plus grande représentativité dans les instances élues, sur "la préservation des symboles de la révolution et l'écriture de l'histoire", et sur un rééquilibrage des pouvoirs exécutifs, avec notamment la suppression du poste de chef du Gouvernement et son remplacement par celui de Premier ministre responsable devant le président de la République.

A la faveur de ce vote, le président Bouteflika, âgé de 71 ans, peut désormais briguer un troisième mandat

Même s'il n'a pas évoqué pour le moment sa candidature pour l'élection d'avril 2009, les observateurs estiment que l'amendement à la Constitution de 1996 est "un costume taillé sur mesure pour lui permettre de se représenter".

Les partis de la coalition présidentielle, à savoir le Front de libération nationale (FLN), le Rassemblement national démocratique (RND) du chef du gouvernement actuel Ahmed Ouyahia et le Mouvement de la société pour la paix (MSP, islamiste modéré) ont soutenu le projet de révision constitutionnelle, considérant que "la non-limitation des mandats n'est pas un recul démocratique", selon Ahmed Ouyahia.

En revanche, deux partis politiques, le Front des forces socialistes (FFS) du leader historique Hocine Ait Ahmed, et le Rassemblement pour la culture et la démocratie, présidé par le Dr Said Sadi, et un ancien candidat à la précédente élection d'avril 2004, le Général Rachid Benyéllés, avaient dénoncé la révision constitutionnelle.

"Les amendements proposés remettent en cause les équilibres formels des pouvoirs pour consacrer la personnalisation du régime", a jugé mardi Said Sadi lors d'une conférence de presse, évoquant un "coup de force constitutionnel".



Algérie: adoption du projet de révision de la Constitution
il y a 8 heures 9 min

Le projet de révision de la Constitution algérienne a été adopté mercredi par le Parlement à une écrasante majorité, ouvrant la voie à un possible troisième mandat du président Abdelaziz Bouteflika au pouvoir depuis 1999, a constaté un journaliste de l'AFP.

Cinq-cents parlementaires ont voté à main levée et sans débats en faveur du texte, vingt-et-un contre et huit se sont abstenus, selon le décompte officiel.

Le projet supprime en particulier la limitation du nombre de mandats présidentiels successifs, que l'actuelle Constitution fixait à deux.

Elu en 1999 puis réélu en 2004, M. Bouteflika, 71 ans, n'a cependant jamais évoqué sa possible candidature à l'élection présidentielle prévue en avril 2009.

La loi amendant la Constitution "consacre pleinement le droit souverain du peuple de choisir librement ses dirigeants", avait déclaré le chef du gouvernement en présentant le texte du projet à l'ouverture de la session.

Elle "vise également à réorganiser, préciser et clarifier les rapports entre les constituants du pouvoir exécutif sans pour autant toucher aux équilibres fondamentaux des pouvoirs et des institutions", avait-il ajouté.

La loi, qui renforce l'exécutif au profit du président de la République, supprime en effet le poste de chef du gouvernement, qui, aux termes de la Constitution de 1996, élaborait son programme d'action pour le soumettre à l'Assemblée nationale.

Dorénavant, le Premier ministre, une fonction instituée par l'amendement constitutionnel, est chargé d'appliquer le programme du chef de l'Etat, élu au suffrage universel direct.

C'est la deuxième fois depuis son arrivée au pouvoir que le président Bouteflika convoque le Parlement pour une révision constitutionnelle.

En avril 2002, la Loi fondamentale avait été amendée, consacrant le tamazight (berbère) comme langue nationale.



Le parlement algérien lève la limite du mandat présidentiel
il y a 8 heures 34 min

Le parlement algérien a approuvé mercredi une réforme constitutionnelle qui abolit la limitation à deux mandats présidentiels, rapporte la télévision nationale.

Siégeant en séance plénière, les 389 députés et 144 sénateurs ont approuvé cette modification à une écrasante majorité.

L'opposition estime que cette modification de la Constitution permettra au président Abdelaziz Bouteflika, 71 ans, de rester en fonction à vie.

Version française Pierre Sérisier



Plus d'infos plus récentes :
http://fr.news.yahoo.com/fc/algerie.html

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