(dépêches)
TU VEUX OU TU VEUX PAS
Paroles: Pierre Cour, musique: C. Impérial, 1970
Zanini
REFRAIN:
Tu veux ou tu veux pas
Tu veux c'est bien
Si tu veux pas tant pis
Si tu veux pas
J'en ferai pas une maladie
Oui mais voilà réponds-moi
Non ou bien oui
C'est comme ci ou comme ça
Ou tu veux ou tu veux pas
Tu veux ou tu veux pas
Toi tu dis noir et après tu dis blanc
C'est noir c'est noir
Oui mais si c'est blanc c'est blanc
C'est noir ou blanc
Mais ce n'est pas noir et blanc
C'est comme ci ou comme ça
Ou tu veux ou tu veux pas
La vie, oui c'est une gymnastique
Et c'est comme la musique
Y a du mauvais et du bon
La vie, pour moi elle est magnifique
Faut pas que tu la compliques
Par tes hésitations
REFRAIN
La vie, elle peut être très douce
A condition que tu la pousses
Dans la bonne direction
La vie, elle est là elle nous appelle
Avec toi elle sera belle
Si tu viens à la maison
Tu veux ou tu veux pas? hein!
Quoi? Ah! tu dis oui
Ah! a a a a a a a
Et ben moi je veux plus!
Ouh! la la
Royal a "envie" de prendre la tête du PS, mais n'est toujours
pas candidate
il y a 10 heures 11 min - Thierry MASURE et Christine POUGET
A deux jours de l'ouverture du Congrès du PS à Reims, Ségolène Royal, arrivée en tête du vote des militants, a reconnu mercredi avoir "envie" de diriger le parti, mais s'est gardée d'annoncer sa
candidature. Evénement
"C'est vrai que j'en ai envie, et pourtant on a souvent dit que je n'étais pas une femme d'appareil, que je n'étais pas faite pour cela", a déclaré sur TF1 Mme Royal, forte du score de sa motion
(29%) lors du vote des militants.
"Mais en même temps, je n'ai jamais fait de ma candidature un préalable au rassemblement et à l'unité des socialistes", a ajouté celle qui avait mis à la mi-septembre sa candidature au
"Frigidaire". Elle a promis de prendre ses "responsabilités".
Ségolène Royal a indiqué ensuite que, à défaut d'un accord au Congrès de Reims, à partir de vendredi, "le suffrage universel" trancherait entre les orientations proposées aux socialistes à
travers le vote sur la désignation du patron du parti, le 20 novembre.
"On n'est pas obligés de faire émerger aux forceps une majorité car, après, il y aura le vote des militants", a-t-elle affirmé lors d'une rencontre informelle avec des journalistes, exprimant
ainsi sa confiance dans son aptitude à réunir une majorité des adhérents autour de ses options politiques.
L'ex-candidate à l'Elysée a continué mercredi de rechercher un accord entre socialistes sur une ligne politique.
Des lettres ont été portées à Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon, les chefs des autres grandes motions pour le congrès, complétant le "document de travail ouvert" qu'elle leur avait
communiqué la veille.
Un groupe de travail réunissant ceux qui veulent rechercher un accord va être mis sur pied. "S'il y a une volonté d'unité, on peut parfaitement y arriver", sinon "ce n'est pas un drame", a-t-elle
dit.
Ses proches sont partagés sur une candidature: pour son bras droit Vincent Peillon, celle-ci "est légitime et s'impose", cependant le "baron" marseillais Jean-Noël Guérini, soutien-clé de la
motion Royal, s'est gardé de l'y encourager. "C'est le parti qui est en jeu", a-t-il dit, soucieux de préserver l'unité du PS.
Gérard Collomb, premier signataire de sa motion, tout en évoquant la "légitimité" de Mme Royal, a marqué sa préférence pour une "candidature de synthèse".
Les partisans de François Hollande, alliés de Bertrand Delanoë, cherchent à dissuader une candidature Royal. Selon l'ancien ministre Michel Sapin, "aussi légitime soit-elle", elle serait "une
candidature d'affrontement".
M. Sapin suggère un premier secrétaire "issu de la motion de Ségolène Royal" mais qui travaillerait en "coopération" avec les soutiens de MM. Delanoë et Hollande et de Mme Aubry.
Le maire de Paris place la barre haut. "Nous sommes très exigeants sur nos points de fond", comme "la conception du parti", a dit Elisabeth Guigou, proche de lui.
Mme Royal proposerait la création d'une présidence assistée d'un secrétaire général délégué, selon des sources concordantes, ce qui déplaît au maire de Paris. "Si on est candidat pour diriger le
parti, on dirige le parti, on ne délègue pas", poursuit Mme Guigou.
Tout en maintenant le contact avec l'ex-candidate à l'Elysée, les maires de Paris et de Lille examinent la possibilité de former une majorité alternative qui pourrait inclure Benoît Hamon.
Mme Aubry s'est entretenue en fin de journée avec M. Delanoë, selon les deux camps. Dans la matinée, elle avait vu M. Hamon, une rencontre "plutôt positive", selon un proche de l'eurodéputé. Une
réunion entre ces trois composantes aura lieu jeudi pour examiner les convergences possibles, selon un proche de ces protagonistes.
Guerre des nerfs au Parti socialiste avant le congrès
Hier, 21h21
A deux jours du congrès de Reims, où se joue la bataille pour la direction du Parti socialiste français, les différents courants internes se sont engagés dans une guerre des nerfs.
Les adversaires de Ségolène Royal ont rejeté a priori les propositions de l'ancienne rivale de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2007 sans lancer pour l'instant de
contre-attaque.
Invitée sur TF1, l'ancienne candidate à l'Elysée a fait durer le suspense sur sa candidature au poste de premier secrétaire du parti. Elle en a "envie" mais dévoilera ses intentions samedi, à la
toute dernière minute et en plein congrès.
Elle a de nouveau appelé ses rivaux au rassemblement, tout en relativisant les enjeux de la réunion de Reims, où les courants rechercheront un consensus. L'élection du premier secrétaire est
détachée du congrès et se joue la semaine prochaine, au suffrage universel des militants.
"Si ce cheminement doit se poursuivre pendant ce congrès, ce n'est pas un drame. Si ce rassemblement peut se faire avant le congrès, c'est mieux mais s'il leur faut encore quelques jours ce n'est
pas un problème puisqu'ensuite les militants voteront jeudi prochain", a estimé Ségolène Royal, revenue au centre du jeu socialiste à la surprise générale la semaine dernière.
Avec un capital d'environ 30% des militants qui la place en tête des quatre principaux courants, la présidente de la région Poitou-Charentes est à la recherche d'une majorité solide, une
hypothèse de moins en moins probable, tant le parti est fragmenté et sa personnalité controversée.
UN FRONT PAS SI COMMUN
Les adversaires de Ségolène Royal, qui détiennent 70% du parti répartis en trois blocs autour de Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon, sont contraints à un numéro d'équilibriste:
former un front de refus sans être accusés de vouloir uniquement lui barrer la route.
Or, trouver une ligne commune à ces trois courants s'avère très difficile, voire impossible.
Sur le fond, Benoît Hamon, candidat de toute l'aile gauche du PS que la crise économique a renforcé, et Bertrand Delanoë, qui se proclame candidat "réformiste assumé", ont défendu des lignes
quasiment opposées pendant la campagne interne.
Martine Aubry, elle, n'a pas ménagé le maire de Paris, qu'elle a accusé de ne chercher que des "rustines" au libéralisme et d'être le candidat de la continuité à l'heure où les militants
réclamaient du changement.
Les contacts sont "chaleureux" et "fructueux" entre la maire de Lille et Benoît Hamon, qui se sont rencontrés mercredi matin, selon leurs entourages respectifs.
Le jeune député européen se pose en seule alternative face à Ségolène Royal, parce qu'il porte une ligne très à gauche et incarne le renouveau. "Je pense que cette candidature aujourd'hui peut
rassembler. Je me prépare à cette tâche, sérieusement", a-t-il déclaré sur France 24.
Dans l'immédiat, Martine Aubry et Benoît Hamon travaillent à des contre-propositions au "document de travail" que leur a adressé mardi Ségolène Royal.
ROYAL TENTE DE DÉMINER LE TERRAIN
Mercredi soir, l'ex-candidate à l'Elysée a de nouveau écrit à ses rivaux, leur adressant une lettre personnalisée à chacun dans lesquelles elle reprend une à une leurs critiques et intègre
certaines de leurs mesures.
A Martine Aubry et ses proches, elle parle de retraites et de pouvoir d'achat.
Dans sa missive au maire de Paris, qui la soupçonne de vouloir bâtir un "parti de supporters", elle assure être attachée à un "parti de militants qui débattent".
Benoît Hamon et ses proches estimaient qu'elle n'avait levé aucune ambiguïté sur une éventuelle alliance avec le centre-droit. Elle leur écrit qu'elle n'a "jamais prôné (...) un renversement
d'alliance pour la stratégie de rassemblement qui doit être celle du Parti socialiste".
Sur TF1, elle a jugé qu'une alliance avec le MoDem n'était de toutes façons "pas d'actualité".
Pour elle, "les signes" de bonne volonté ont donc été donnés. "J'ai fait ce travail pour écrire noir sur blanc comment nous pourrions nous rassembler maintenant, c'est à eux de regarder ce
document" et de se décider.
Royal reconnaît avoir "envie" de prendre la direction du
PS
Hier, 21h07
Ségolène Royal, ex-candidate à la présidentielle, dont la motion est arrivée en tête lors du vote des militants PS, a reconnu mercredi avoir "envie" de diriger le PS, mais sans annoncer sa
candidature au poste de premier secrétaire.
"Les militants ont voté, donc ont donné une légitimité au projet que j'ai présenté avec mes amis, m'ont donné cette vocation, peut-être, à diriger demain avec une équipe le Parti socialiste",
a-t-elle déclaré sur TF1.
"C'est vrai que j'en ai envie, et pourtant on a souvent dit que je n'étais pas une femme d'appareil, que je n'étais pas faite pour cela", a-t-elle souligné.
"Mais en même temps, je n'ai jamais fait de ma candidature un prélable au rassemblement et à l'unité des socialistes", a ajouté Mme Royal, à deux jours du Congrès du PS à Reims.
"Je prendrai mes responsabilités avec l'équipe qui m'entoure", a-t-elle dit.
"Ce que je veux, c'est pousser en avant une nouvelle génération, par exemple avec Vincent Peillon, Manuel Valls et d'autres, mais surtout ce que je veux d'abord, c'est être rassembleuse pour
tous, pour deux, pour trois, pour quatre", a-t-elle souligné.
Mme Royal a confirmé avoir rencontré ses rivaux "Bertrand (Delanoë), Martine (Aubry), Benoît (Hamon) et les autres pour écouter ce qu'ils avaient à dire".
L'ex-candidate à l'Elysée leur a envoyé un "document de travail" qui "reprend les idées auxquels ils tiennent pour faire émerger des convergences".
Elle a promis de faire cet effort de rassemblement "jusqu'au moment du dépôt des candidatures, samedi prochain", lors du Congrès de Reims.
"Ce qui m'intéresse est de rassembler l'équipe des meilleurs responsables politiques, quelle que soit l'équipe à laquelle ils appartiennent".
La question d'une alliance avec le MoDem n'est "pas d'actualité", a-t-elle assuré.
"Honnêtement, on est loin" du moment où la "question se posera entre les futurs deux tours de l'élection présidentielle", a-t-elle fait valoir. Elle a répété que "le PS doit ouvrir ses portes et
ses fenêtres", "d'abord rassembler la gauche et ensuite tendre la main à tous les démocrates qui voudront que triomphent des valeurs de justice, d'indépendance de la presse, d'impartialité de
l'Etat".
Si le "cheminement" actuel entre les différents leaders "doit se poursuivre pendant le congrès, ce n'est pas un drame. Si ce rassemblement peut se faire avant le congrès, c'est mieux", a-t-elle
ajouté.
Guerre des nerfs au Parti socialiste avant le congrès
Hier, 21h21
A deux jours du congrès de Reims, où se joue la bataille pour la direction du Parti socialiste français, les différents courants internes se sont engagés dans une guerre des nerfs.
Les adversaires de Ségolène Royal ont rejeté a priori les propositions de l'ancienne rivale de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2007 sans lancer pour l'instant de
contre-attaque.
Invitée sur TF1, l'ancienne candidate à l'Elysée a fait durer le suspense sur sa candidature au poste de premier secrétaire du parti. Elle en a "envie" mais dévoilera ses intentions samedi, à la
toute dernière minute et en plein congrès.
Elle a de nouveau appelé ses rivaux au rassemblement, tout en relativisant les enjeux de la réunion de Reims, où les courants rechercheront un consensus. L'élection du premier secrétaire est
détachée du congrès et se joue la semaine prochaine, au suffrage universel des militants.
"Si ce cheminement doit se poursuivre pendant ce congrès, ce n'est pas un drame. Si ce rassemblement peut se faire avant le congrès, c'est mieux mais s'il leur faut encore quelques jours ce n'est
pas un problème puisqu'ensuite les militants voteront jeudi prochain", a estimé Ségolène Royal, revenue au centre du jeu socialiste à la surprise générale la semaine dernière.
Avec un capital d'environ 30% des militants qui la place en tête des quatre principaux courants, la présidente de la région Poitou-Charentes est à la recherche d'une majorité solide, une
hypothèse de moins en moins probable, tant le parti est fragmenté et sa personnalité controversée.
UN FRONT PAS SI COMMUN
Les adversaires de Ségolène Royal, qui détiennent 70% du parti répartis en trois blocs autour de Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon, sont contraints à un numéro d'équilibriste:
former un front de refus sans être accusés de vouloir uniquement lui barrer la route.
Or, trouver une ligne commune à ces trois courants s'avère très difficile, voire impossible.
Sur le fond, Benoît Hamon, candidat de toute l'aile gauche du PS que la crise économique a renforcé, et Bertrand Delanoë, qui se proclame candidat "réformiste assumé", ont défendu des lignes
quasiment opposées pendant la campagne interne.
Martine Aubry, elle, n'a pas ménagé le maire de Paris, qu'elle a accusé de ne chercher que des "rustines" au libéralisme et d'être le candidat de la continuité à l'heure où les militants
réclamaient du changement.
Les contacts sont "chaleureux" et "fructueux" entre la maire de Lille et Benoît Hamon, qui se sont rencontrés mercredi matin, selon leurs entourages respectifs.
Le jeune député européen se pose en seule alternative face à Ségolène Royal, parce qu'il porte une ligne très à gauche et incarne le renouveau. "Je pense que cette candidature aujourd'hui peut
rassembler. Je me prépare à cette tâche, sérieusement", a-t-il déclaré sur France 24.
Dans l'immédiat, Martine Aubry et Benoît Hamon travaillent à des contre-propositions au "document de travail" que leur a adressé mardi Ségolène Royal.
ROYAL TENTE DE DÉMINER LE TERRAIN
Mercredi soir, l'ex-candidate à l'Elysée a de nouveau écrit à ses rivaux, leur adressant une lettre personnalisée à chacun dans lesquelles elle reprend une à une leurs critiques et intègre
certaines de leurs mesures.
A Martine Aubry et ses proches, elle parle de retraites et de pouvoir d'achat.
Dans sa missive au maire de Paris, qui la soupçonne de vouloir bâtir un "parti de supporters", elle assure être attachée à un "parti de militants qui débattent".
Benoît Hamon et ses proches estimaient qu'elle n'avait levé aucune ambiguïté sur une éventuelle alliance avec le centre-droit. Elle leur écrit qu'elle n'a "jamais prôné (...) un renversement
d'alliance pour la stratégie de rassemblement qui doit être celle du Parti socialiste".
Sur TF1, elle a jugé qu'une alliance avec le MoDem n'était de toutes façons "pas d'actualité".
Pour elle, "les signes" de bonne volonté ont donc été donnés. "J'ai fait ce travail pour écrire noir sur blanc comment nous pourrions nous rassembler maintenant, c'est à eux de regarder ce
document" et de se décider.
Edité par Gérard Bon