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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 14:23

(dépêches)




Le clan Aubry n'est "pas emballé" par les propositions du clan Royal

Publié le 12/11/2008 à 14:00 - Modifié le 12/11/2008 à 17:56 Le Point.fr
Par Charlotte Chaffanjon

Martine Aubry va-t-elle faire acte de candidature à la succession de François Hollande ?

Le document de deux pages proposé par Ségolène Royal aux autres motions du PS en vue du congrès de Reims n'a pas trouvé grâce aux yeux de François Lamy. Le bras droit de Martine Aubry - restée très discrète depuis le vote des militants où elle a recueilli 25 % - ferait-il preuve de mauvaise volonté ? "Pas du tout !" s'emporte-t-il. "J'ai demandé à son équipe d'intégrer des suggestions en matière de politique salariale, sur les retraites, sur l'immigration et la fiscalité", précise-t-il au point.fr. On l'aura donc compris, le texte du clan Royal, Pour l'unité et le renouveau du Parti socialiste , bien que très consensuel, ne l'emballe pas. "Aucune de nos demandes n'y figure."

Que faire, dès lors ? Si François Lamy récuse vigoureusement le terme de "coalition anti-Royal", c'est bien à cela que travaillent certains proches de la maire de Lille, en contact avec "les proches de Bertrand Delanoë, assez réceptifs, et les amis de Benoît Hamon". "Un rapprochement de nos trois motions représenterait 70 % du parti", estime Lamy. "Je parle avec Ségolène Royal, Martine Aubry, Benoît Hamon", assure de son côté le maire de Paris, qui affirme ne pas se mettre "dans une situation de condition sine qua non [pour un accord, ndlr], mais de responsabilité, pour que les Français aient à leur disposition un instrument politique qui s'appelle le PS, avec une ligne claire et tenable dans la durée".

"Royal ne fait pas beaucoup d'efforts"

Mercredi midi, le conseil politique de Martine Aubry s'est réuni à Paris afin que "chacun (fasse) le point sur les contacts qu'il a eus", raconte un participant. À la sortie, silence radio. Laurence Rossignol, porte-parole de la motion Aubry, concède simplement : "Nous travaillons à la construction d'une majorité clairement ancrée à gauche." Quel délai s'accordent-ils pour la constitution de cette majorité ? Avec qui ? Et quel candidat au poste de premier secrétaire pour la représenter ? "Nous ne sommes pas dans la phase des déclarations", tranche-t-elle.

Reste que, même en cas de coalition, la question du premier secrétaire pourrait poser problème : Benoît Hamon est le seul à s'être déclaré officiellement, mais Martine Aubry pourrait être tentée par l'aventure. Quoi qu'il en soit, si Ségolène Royal décidait de se présenter elle-même, les chances de réussite de ce front uni seraient minces. En outre, cette coalition qui vise à barrer la route de Ségolène Royal ne risque-t-elle pas de heurter les militants qui l'ont placée en tête le 6 novembre dernier ? Les aubryistes ne le croient pas : "Il s'agit de trouver une orientation majoritaire. Et Royal ne fait pas beaucoup d'efforts pour aller dans ce sens !", lance l'un d'eux.



Royal déterminée à être candidate à la direction du PS

Publié le 11/11/2008 à 12:38 - Modifié le 12/11/2008 à 17:41 Le Point.fr
Par Charlotte Chaffanjon

Ségolène Royal va briguer la tête du Parti socialiste

Selon toute vraisemblance, Ségolène Royal devrait briguer la tête du Parti socialiste. Un proche de l'ancienne candidate l'a fait savoir au Point mardi matin et Julien Dray s'est exprimé publiquement au même moment : "D'après mes informations, c'est vrai", a-t-il en effet déclaré à l'Associated Press... avant de se raviser dans la soirée : "Il ne m'appartient pas d'annoncer une telle décision." "De toute façon, rien n'est fait tant qu'elle n'a pas fait d'annonce officielle", glisse un cadre de Solférino qui rappelle que Julien Dray, lui-même prétendant au poste de premier secrétaire, a tout intérêt à saborder une éventuelle candidature de Vincent Peillon, député européen proche de Ségolène Royal, dont le nom circule avec insistance depuis quelques jours.

Au-delà de toutes ces considérations, il semble toutefois que Ségolène Royal ait bel et bien décidé d'aller au bout de l'aventure entamée il y a deux ans. "Évidemment qu'elle a envie d'y aller : premièrement, parce qu'elle rêve d'être candidate à la présidentielle et que Solférino peut lui apparaître comme un tremplin ; deuxièmement, parce que des divisions naissent chez nous qu'il serait de bon ton de ne pas attiser." Par "divisions", ce membre de l'équipe Royal entend justement la multiplication des candidatures officielles ou officieuses, au sein même de son camp.

"Fédérer la gauche"

Par ailleurs, certains de ses soutiens de poids, comme le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini ou encore le maire de Lyon Gérard Collomb, qui n'étaient pas favorables à ce qu'un présidentiable brigue la tête du PS, ont infléchi leur position. L'assurance de leur soutien ne peut d'ailleurs que conforter Royal dans sa volonté de se lancer. "Nous avions dit préalablement que le premier secrétaire ne devait pas être un présidentiable", a rappelé sur LCI le maire de Lyon . Mais, a-t-il poursuivi, si "d'autres présidentiables commencent à émerger et à présenter leur candidature, à ce moment-là, évidemment, Ségolène Royal est déliée de l'engagement qu'elle avait pris et doit présenter sa candidature dans les prochains jours", a-t-il ajouté, faisant référence à Martine Aubry, qui pourrait elle aussi postuler. Ségolène Royal devrait, quoi qu'il en soit, annoncer mercredi ou jeudi les propositions de sa motion "pour la gouvernance du PS".

En attendant, son équipe a d'ores et déjà soumis aux autres motions un document de travail qu'ils sont appelés à enrichir, intitulé "Pour l'unité et le renouveau du Parti socialiste". Dans ce texte, que s'est procuré Le Monde , l'ancienne rivale de Nicolas Sarkozy propose "de mettre le parti en mouvement autour de quatre grands chantiers destinés à redonner au PS toute sa place auprès des Français" : "Répondre d'abord à l'urgence de la crise", "cinq orientations pour bâtir le socialisme du XXIe siècle", "faire du Parti socialiste une force neuve" et enfin "fédérer la gauche". Un dernier point qui vise sans nul doute à apaiser la colère des signataires des autres motions qui n'acceptent pas la stratégie d'alliance au centre de Royal . "La stratégie des socialistes a toujours consisté d'abord à rassembler la gauche, toute la gauche autour d'un contrat de gouvernement", affirme opportunément le texte. L'expression " contrat de gouvernement" avait justement été employée en septembre par Vincent Peillon, au sujet... du MoDem...

À l'issue du vote des militants socialistes de jeudi dernier , Ségolène Royal avait pris l'avantage dans la course à la direction du parti en recueillant 29 % des voix sur sa motion. Derrière elle, Bertrand Delanoë a recueilli 25 %, Martine Aubry aux alentours de 25 % également et l'outsider Benoît Hamon 19 %.


Ségolène Royal joue la montre

Publié le 10/11/2008 à 20:10 - Modifié le 10/11/2008 à 20:37 Le Point.fr
Par Charlotte Chaffanjon

Mercredi, Ségolène Royal révélera ses propositions.

Ségolène Royal annoncera mercredi les propositions de sa motion "pour la gouvernance du PS". C'est ce qu'elle a annoncé lundi au Sénat à l'issue de la réunion de ses représentants, en vue du congrès de Reims (14 au 16 novembre). "Nous n'avons pas évoqué le nom du futur candidat au poste de premier secrétaire", raconte au point.fr un participant. "Certains ont tenté de poser la question à Ségolène. Veut-elle y aller elle-même ou présenter un proche comme Vincent Peillon ? Elle n'a pas souhaité répondre", poursuit-il. Et d'analyser : "En fait, elle ne veut pas dévoiler son ambition trop tôt, ni même dévoiler de texte d'orientation sans avoir consulté les autres courants. Elle compte ainsi éviter de se voir reprocher par ses adversaires au sein du parti des mauvais choix. Ils seraient trop contents de sauter sur le moindre faux pas de Royal pour justifier la construction d'une coalition contre elle."

C'est ainsi que les encouragements de certains membres d'autres motions, à l'image de Jean-Christophe Cambadélis, soutien d'Aubry,qui souhaite "laisser sa chance à Ségolène Royal", provoquent la méfiance des sympathisants de Royal. Néanmoins, en coulisse, les discussions tournent évidemment autour du nom du futur candidat de l'équipe Royal. Elle-même a mis sa candidature au frigo, mais pourrait fort bien la ressortir dans les prochains jours.

Dray, Peillon, Rebsamen...

"Évidemment qu'elle a envie d'y aller : premièrement, parce qu'elle rêve d'être candidate à la présidentielle et que Solferino peut lui apparaître comme un tremplin ; deuxièmement, parce que des divisions naissent chez nous qu'il serait de bon ton de ne pas attiser." Par "divisions", ce membre de l'équipe Royal entend la multiplication des candidatures officielles ou officieuses, au sein même de son camp. Julien Dray tout d'abord. Le député de l'Essonne, proche de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle, avant de rejoindre Hollande, pour finalement retourner dans le giron de la présidente de Poitou-Charentes, ne fait pas mystère de ses ambitions. "Ça peut être moi" a-t-il déclaré sur Canal+ dimanche, interrogé sur l'identité du futur premier secrétaire du PS.

François Rebsamen ensuite. Le numéro deux du parti en est un très bon connaisseur et pourrait faire figure de patron de transition. Vincent Peillon enfin et surtout. Le député européen, bras-droit de Ségolène Royal, "n'a jamais fait acte de candidature", et brandit ce postulat en étendard depuis le vote des militants. Néanmoins, le poste de premier secrétaire du PS, "il en rêve", affirme un proche, qui tient néanmoins à rappeler que "Vincent a toujours été très loyal envers Royal". "Si elle décide d'y aller, il fera campagne pour elle comme si c'était lui..." En attendant, Ségolène Royal devait ainsi rencontrer dans la soirée Bertrand Delanoë et elle a déjà parlé par téléphone avec Martine Aubry.



Moscovici : dépasser le pour ou contre Royal 

Source : AP
13/11/2008 | Mise à jour : 14:19 | .

A la veille de l'ouverture du congrès socialiste de Reims, le député socialiste Pierre Moscovici, proche de Bertrand Delanoë, a appelé jeudi le Parti socialiste à "la sagesse" et à dépasser le clivage "pour ou contre Ségolène Royal".
"Inquiet" pour le parti, Pierre Moscovici a estimé sur France-3, que le PS ne pouvait "se permettre un choc frontal, ni d'ailleurs une synthèse artificielle" lors du congrès de ce week-end.

"Il reste trois jours pour essayer de faire prévaloir la sagesse", a-t-il souligné, "il faut que les uns et les autres se posent une question simple: 'quel est l'intérêt général de ce parti?'" afin qu'il "se rassemble" et "se prépare à s'opposer à Nicolas Sarkozy".
"Par pitié, que les socialistes pensent d'abord aux Français avant de se demander quelles alliance internes ils vont aborder au congrès", a-t-il supplié, car ceux-ci "souffrent de l'injustice de la politique" de l'actuel chef de l'Etat.

La motion E de Ségolène Royal étant arrivée en tête du vote des militants jeudi dernier, "il faut l'aborder non pas en se disant: on est pour ou contre Ségolène Royal. Il faut être ni fasciné, ni dans l'allergie, mais se demand(er) sur le fond, sommes-nous d'accord?", a-t-il proposé, estimant toutefois que c'était à la présidente de la région Poitou-Charentes "de créer les conditions d'un rassemblement".




Le tableau de chasse de Ségolène Royal

Publié le 07/11/2008 à 16:57 Le Point.fr
Par Michel Richard

Martine Aubry, Bertrand Delanoë, François Hollande et Lionel Jospin

À croire que les dirigeants du PS ne connaissent plus leurs troupes militantes, à croire qu'obsédés par leurs jeux sommitaux, ils en ont oublié leur base. Toujours est-il que Ségolène Royal, pour la deuxième fois, les humilie joliment.

La première fois, c'était lors des primaires destinées à désigner le candidat socialiste à la présidentielle. Deux candidats présumés très intelligents, décrétés sérieux et qualifiés d'hommes d'État affrontaient une prétendue godiche. Résultat, les deux cadors, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, vont au tapis. Celle qui les a terrassés reste néanmoins une intruse et sa campagne présidentielle, honorable sans être victorieuse, ne lui ouvre pour autant aucune porte du Parti socialiste comme il n'eût pas été anormal pour tout autre qu'elle.

La deuxième fois, c'était donc cette semaine. Ségolène Royal ajoute alors quelques proies à son tableau de chasse. Et quelles proies : Martine Aubry, Bertrand Delanoë, François Hollande et Lionel Jospin ! Pas moins que les deux derniers patrons du PS qui soutenaient - à moins qu'ils l'aient plombé - le maire de Paris, que l'on disait l'homme idoine.

Les dirigeants socialistes, décidément, n'en ont pas fini avec Ségolène Royal, dans quelque mésestime qu'ils la tiennent. C'est pitié d'entendre son camarade ex-compagnon François Hollande minorer son avance inattendue de 4 points sur ces challengers sur le thème : elle n'est pas majoritaire au PS. Certes pas, mais les autres encore moins. Quand l'acrimonie, la jalousie, le mépris nourrissent les stratégies... le PS en est là et, dirait-on, il n'en sort pas.




DSK, le supplice chinois

Publié le 28/10/2008 à 08:44 - Modifié le 28/10/2008 à 10:13 Le Point.fr
Par Michel Richard

Le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn

À peine blanchi des accusations d'abus de pouvoir et de népotisme qui pesaient sur lui , que croyez-vous que fît Dominique Strauss-Kahn ? Fêter cette décision salvatrice entre amis ou, mieux, avec sa femme qui "l'aime comme au premier jour"? Se féliciter avec ses camarades socialistes d'avoir sauvé ses chances à la prochaine présidentielle française ? Non, avant toute chose, le patron du Fonds monétaire international se crut tenu de s'excuser, une nouvelle fois. Décidément, il le répétait, sa conduite avait été inopportune, une terrible "erreur de jugement" puisque c'est ainsi qu'il appelait son incartade qui n'avait pourtant rien d'intellectuel et les textos brûlants malencontreusement envoyés à celle qui lui a fait tourner la tête. Le personnel du FMI devait en être convaincu : il n'avait rien à craindre dans les couloirs, plus jamais, plus jamais ça n'adviendrait de la part de DSK.

Lequel DSK s'adonna d'ailleurs à un rituel tout droit inspiré de la révolution culturelle sur la place Tienanmen, celui de la confession publique, écriteau autour du cou et carcan en moins. Tel un pécheur repenti, DSK anonna donc ceci : "Le comportement personnel du directeur général est important, il donne le ton au sein de l'institution et je m'engage à l'avenir à adhérer aux normes élevées de comportement qui sont attendues de celui qui occupe cette fonction." DSK prononçant des voeux de moine-soldat ? On en a mal pour lui. Et l'envie de lui dire de se carapater vite fait.




Ségolène Royal : Frigidaire, vous avez dit Frigidaire ?

Publié le 16/09/2008 à 20:12 - Modifié le 21/09/2008 à 10:34 Le Point.fr
Par Michel Richard

L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal pourrait renoncer à briguer le poste de premier secrétaire de son parti

Ségolène Royal était, on le sait, candidate au poste de premier secrétaire du Parti socialiste. Voyant le désastreux bazar régnant dans ce parti à la veille de son congrès et ses effets délétères sur ses militants, elle a pris sa candidature et elle l'a mise au Frigidaire . C'est son expression. Elle ne l'a pas jetée à la rivière, comme l'a fait Giscard de sa rancune autrefois. Elle ne l'a pas mise dans sa poche, comme tant le font de leurs convictions. Elle l'a mise au Frigidaire.

On se demande quel est le sens profond, et peut-être caché, d'une telle image. Sans doute, déjà, des sous-sections de chapelles socialistes planchent-elles pour procéder à l'exégèse des propos ségoléniens afin de mieux déjouer ses plans. Donc, elle a dit frigidaire, pas congélateur. C'est peut-être important : sortie du premier, sa candidature apparaîtrait d'emblée toute fraîche et bien conservée, tandis qu'il lui faudrait quelques minutes dans un micro-ondes pour être présentable si elle sortait toute raide du second. Elle aurait pu dire qu'elle mettait sa candidature à la poubelle, où finissent tant de petits bouts d'Histoire. Ou par terre, où se retrouvent tant d'ambitions. Ou dans un placard dont la République, pourtant, raffole, surtout doré. Ou encore en sommeil, ou entre parenthèses. Mais non, c'est frigidaire qu'elle a dit, cet endroit où se conservent, bien au frais, les poires pour la soif. Ce qui en dit long, assurément, sur les calculs de Ségolène.




PS : Ségolène Royal joue à quitte ou double

Publié le 16/09/2008 à 12:39 - Modifié le 16/09/2008 à 20:01 Le Point.fr
Par Charlotte Chaffanjon

En difficulté dans les sondages, Ségolène Royal joue à quitte ou double

Ségolène Royal a pris un virage à 180 degrés lundi soir. Risqué, mais calculé. Elle, l'ancienne rivale de Nicolas Sarkozy et ses "17 millions de voix" à la présidentielle, elle toujours qui briguait jusque-là ouvertement la succession de François Hollande, favorable à un leadership fort et n'hésitant pas à parler de ses ambitions pour 2012 - elle y pense, "bien évidemment" - a déclaré au JT de TF1 qu'elle ne faisait plus de sa candidature au poste de premier secrétaire du PS "un préalable".

"Je veux mettre un coup d'arrêt à cette lente dégradation du niveau du débat au PS. Je veux que nous montions d'un cran et donc, ce que je propose, c'est que chacun mette au frigidaire les questions de candidature au poste de premier secrétaire, voire pire à l'élection présidentielle de 2012", a-t-elle lancé dans un excès de sagesse. Dans les faits, elle ne renonce pas. D'ailleurs, "ce n'est pas ce qu'elle a dit". En difficulté dans les sondages, Ségolène Royal joue à quitte ou double. En appelant au travail collectif, démarche que ses proches avaient amorcée la semaine dernière en signant un texte pour une majorité "sans exclusive" , elle attend de voir si la dynamique peut prendre - reprendre - autour de son nom. La présidente de Poitou-Charentes déposera donc sa propre motion le 23 septembre, tiendra un grand "Rassemblement de la fraternité" - un meeting - au Zénith de Paris le 27 septembre, et prendra sa décision après le vote des militants sur les motions le 6 novembre. D'ici là...

D'ici là, manoeuvres et tractations vont se poursuivre en coulisse, aucun des candidats, déclarés ou non, n'étant pas en mesure d'être majoritaire à Reims. L'ex-candidate à la présidentielle espère d'ailleurs que sa manoeuvre lui permettra de s'attirer les faveurs des barons locaux, entre autres. Gérard Collomb, Jean-Noël Guerini ou encore Vincent Feltesse, ces "caïds" qui pèsent si lourd dans le parti et qui refusent de voir un présidentiable faire main basse sur la rue de Solférino. Pourquoi ne pas attirer également Pierre Moscovici, qu'elle a vu dimanche ? Ce dernier réfute tout "accord" pour l'instant, mais l'annonce de Royal lundi soir va dans la droite ligne de ce qu'il préconise depuis sa propre candidature en janvier dernier : que les présidentiables du PS se préservent. Jean-Pierre Mignard, bras droit de Ségolène Royal, cite également Julien Dray pour bâtir un pôle à vocation majoritaire. Et qui pourrait faire face à celui qui se construit actuellement autour de l'axe Delanoë-Hollande.

"Ségolène n'acceptera jamais de passer sous la coupe de Bertrand"

Mardi soir, l'actuel premier secrétaire et le candidat à sa succession Bertrand Delanoë tiendront un meeting à Cergy-Pontoise pour célébrer leur union . Si Ségolène Royal aurait préféré que l'actuel patron "se tienne au-dessus des débats", ce dernier n'a pas l'intention de regarder les alliances se faire et se défaire sans participer au jeu. Delanoë et lui ne se quittent plus depuis La Rochelle. Si Hollande souhaite que Royal rejoigne cet axe, la partie semble difficile à jouer. "Ségolène n'acceptera jamais de passer sous la coupe de Bertrand. En revanche, si Bertrand renonce aussi, ils peuvent se rejoindre derrière un premier secrétaire de transition et se préparer pour 2012", explique au point.fr un observateur. S auf que "Bertrand" caracole en tête des sondages , qu'il a réussi la mission quasi impossible de sortir indemne de l'université d'été de La Rochelle , et qu'il a reçu récemment des soutiens de poids, de l'ancien Premier ministre Michel Rocard au président de la région Aquitaine Alain Rousset. Aucune raison, donc, de renoncer.

Quant à Martine Aubry, troisième présidentiable qui lorgne également sur le poste de premier secrétaire, elle ne s'est pas encore déclarée, mais devrait bien être la première signataire d'une motion à Reims. Avec elle, les strauss-kahniens, tendance Jean-Christophe Cambadélis (les autres étant avec le frère désormais ennemi Pierre Moscovici) et les fabiusiens.




PS: Rebsamen estime que la candidature de Royal serait une "candidature de rassemblement"

Publié le 13/11/2008 à 13:29 - Modifié le 13/11/2008 à 13:37 AFP

François Rebsamen, proche de Ségolène Royal, a estimé jeudi que l'ex-candidate à l'Elysée a "toute légitimité pour être candidate" au poste de premier secrétaire, estimant que sa candidature serait une "candidature de rassemblement".

François Rebsamen, proche de Ségolène Royal, a estimé jeudi que l'ex-candidate à l'Elysée a "toute légitimité pour être candidate" au poste de premier secrétaire, estimant que sa candidature serait une "candidature de rassemblement".

Le sénateur-maire de Dijon, interrogé sur RTL, a rappelé que "c'est autour de la motion arrivée en tête que doit se faire le rassemblement".

"C'est donc notre rôle de chercher le rassemblement. C'est ce que nous faisons avec Ségolène Royal, d'abord sur le fond", a affirmé l'actuel numéro deux du PS, car "les problèmes de personnes viennent après au Parti socialiste".

Rappelant les lettres adressées à Bertrand Delanoë "avec lequel nous souhaitons avoir une motion commune" et à Martine Aubry, M. Rebsamen a affirmé: "nous souhaitons un accord pour diriger le parti sur le fond, une base commune et ensuite viendra le choix d'un candidat, issu forcément de la motion E" (Royal).

Le député PS de l'Indre Michel Sapin avait au contraire estimé mercredi qu'une candidature de Ségolène Royal serait "une candidature d'affrontement".

Le congrès du PS s'ouvre vendredi à Reims.




PS: Vincent Peillon, proche de Ségolène Royal, crie "halte au feu"

Publié le 13/11/2008 à 10:04 - Modifié le 13/11/2008 à 10:21 AFP

"Halte au feu!", a lancé jeudi matin Vincent Peillon, bras droit de Ségolène Royal, en dénonçant "les conciliabules d'arrière-boutique" à la veille de l'ouverture du congrès du PS à Reims.

"Le Parti socialiste, ce n'est pas l'Unef (syndicat étudiant où certains responsables socialistes ont fait leurs classes, ndlr) et ce n'est pas l'Unef qui va le diriger, c'est un grand parti de gouvernement", a déclaré M. Peillon sur RMC et BFM-TV alors que Mme Royal, arrivée en tête du vote des militants, est menacée par d'éventuelles alliances entre ses concurrents, Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon.

"J'appelle Bertrand Delanoë, Martine Aubry, Lionel Jospin (soutien de M. Delanoë et qui ne cache pas son hostilité à Mme Royal) à faire très attention à ce qui est en train de se produire au parti. C'est un parti de gouvernement qui doit rester à cette hauteur" or "il est dans des mains qui ne sont pas très responsables ces jours-ci", a-t-il dit.

Selon l'eurodéputé, depuis 2002 et l'échec de Lionel Jospin dès le premier tour de la présidentielle, "on ne fait rien, on bidouille". "Halte au feu!", a-t-il lancé, en dénonçant "des conciliabules d'arrière-boutique".

Alors que la stratégie d'alliance avec le MoDem envisagée par Mme Royal est très critiquée, M. Peillon a tenu à préciser qu'"en l'état actuel des choses il ne peut pas y avoir aujourd'hui d'alliance avec le MoDem puisque le MoDem ne sait pas s'il est à gauche ou à droite". "Le jour où le MoDem aura clarifié sa position", sera prêt à "entrer dans la gauche", c'est-à-dire "dans un rapport avec le Parti socialiste mais aussi avec les alliés traditionnels du PS, le Parti communiste les Verts etc., la discussion s'ouvrira", a-t-il précisé.



PS: Benoît Hamon se dit "près d'un accord" avec Martine Aubry

Publié le 13/11/2008 à 08:34 - Modifié le 13/11/2008 à 09:05 AFP

Benoît Hamon, candidat à la direction du PS représentant la gauche du parti, s'est dit jeudi "près d'un accord" avec Martine Aubry, à la veille de l'ouverture du congrès de Reims.

"Aujourd'hui, nous sommes près d'un accord politique" avec Martine Aubry, a déclaré M. Hamon sur RTL. "Des rapprochements existent" avec la maire de Lille "et je suis assez heureux de voir que le travail progresse", a-t-il dit, indiquant être "toujours candidat" à la succession de François Hollande.

En revanche, il s'est déclaré "pas convaincu par la stratégie d'alliance" envisagée par Ségolène Royal avec le MoDem. "Je ne pense pas que cela soit sérieux de renvoyer à un entre deux tours de la présidentielle le fait de savoir si oui ou non nous nous allierions avec le MoDem", a expliqué l'eurodéputé.

La veille sur TF1, Mme Royal avait déclaré que la question d'une alliance avec le MoDem n'était "pas d'actualité" et qu'elle se poserait éventuellement "entre les futurs deux tours de l'élection présidentielle" de 2012. "On peut avoir le projet le plus socialiste qui soit" mais "qui peut penser qu'avec François Bayrou Premier ministre le projet serait mis en oeuvre ? Tout cela c'est parfaitement illusoire", a jugé M. Hamon. La question est de savoir si les socialistes sont prêts à gouverner "avec des libéraux", a-t-il dit. Quant à Bertrand Delanoë "il devra dire à un moment ou à un autre ce qu'il prétend ou ce qu'il veut faire. Aujourd'hui la balle est surtout dans son camp", a affirmé Benoît Hamon.

"Si demain il sort de ce congrès une forme de statu quo qui reconduit une ligne politique qui nous a conduits à l'échec", alors on assistera à "un lent déclin du parti socialiste", a-t-il averti, alors que le maire de Paris est soutenu par le premier secrétaire sortant, François Hollande.



PS: Delanoë souligne l'exigence d'une ligne politique claire et durable

Publié le 11/11/2008 à 16:58 - Modifié le 12/11/2008 à 23:26 AFP

Bertrand Delanoë a déclaré mardi qu'il mettait "de côté toutes les questions de personne" dans les discussions entre motions avant le congrès socialiste de Reims, pour ne parler que "du fond" et de l'exigence d'une ligne politique "claire et durable".

"Je parle avec Ségolène Royal, Martine Aubry, Benoît Hamon", dans "un climat serein et humainement agréable", a déclaré à l'AFP le maire de Paris (motion A, 25% des voix PS), à trois jours du congrès.

Ses conditions pour un accord? "Je ne me mets pas dans une situation de condition sine qua non, mais de responsabilité, pour que les Français aient à leur disposition un instrument politique qui s'appelle le PS, avec une ligne claire et tenable dans la durée". "Donc, je mets de côté toutes les questions de personne, je ne parle que du fond", a-t-il assuré.

Cette orientation, "il faudra la faire vivre pendant trois ans", a insisté le maire. "L'efficacité de gauche", selon lui, c'est "ne rien proposer dans l'opposition que l'on ne puisse mettre en oeuvre en responsabilité gouvernementale".

Deuxième "urgence": "le socialisme du XXIe siècle est nécessairement écologiste".

Troisième "urgence: nous souhaitons un projet de gauche pour l'Europe", que "nous ne pouvons élaborer qu'avec les forces progressistes européennes, en particulier les sociaux-démorates", a-t-il souligné. Mme Royal avait qualifié de "périmé" le modèle social-démocrate.

Enfin, "extrêmement attaché" au PS, M. Delanoë entend qu'il "ne soit pas qualifié de vieux parti: c'est lui qui nous a donné les victoires de 1981, 1988, 1997". Il "doit changer, mais l'aimer, lui être fidèle n'est pas être tenant d'un vieux parti". Il faut qu'il "reste un parti de militants, citoyens engagés qui pensent, débattent, décident", a poursuivi M. Delanoë. La cotisation "n'est pas une taxe. C'est un acte volontaire, qui ne doit pas être dissuasif, mais progressif" selon les revenus.

Mme Royal veut une réduction forte des cotisations des adhérents.

Sur les alliances, "on élabore un projet de gauche avec toutes les formations qui se reconnaissent de gauche et veulent gouverner et on le propose aux citoyens dans la transparence avant le premier tour", a résumé M. Delanoë, excluant toute "alliance avec une formation politique qui considère qu'il n'y a pas de diférence entre droite et gauche", allusion au MoDem.

Interrogé sur l'affirmation par un proche de Ségolène Royal, qu'elle s'apprête à briguer la tête du parti, M. Delanoë a répondu: "elle n'a rien dit officiellement. Il serait incorrect de commenter".





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