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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 15:51

(dépêches)



M. Obama travaille à la formation de son équipe de transition

LE MONDE | 07.11.08 | 11h00 • Mis à jour le 07.11.08 | 11h02
CHICAGO (Illinois) ENVOYÉE SPÉCIALE

Chicago s'est réveillée tard et d'humeur radieuse, mercredi 5 novembre. Il faisait encore 20° C, comme la veille. Deux ouvriers qui montaient des échafaudages plaisantaient. "Tu sais quoi ? dit l'un. J'ai travaillé avec Joe le plombier." Allusion à ce "col bleu" de l'Ohio pro-McCain, devenu célèbre dans la campagne pour avoir apostrophé Barack Obama sur le "rêve américain".

La chambre de commerce a fait monter des bannières sur les grandes avenues en l'honneur du président élu, "un homme de Chicago". La ville est candidate à l'organisation des Jeux olympiques de 2016. "Pour tout l'argent du monde", elle n'aurait pu avoir meilleure publicité, a déclaré le responsable de la chambre, Jerry Roper.

Toute la journée, les habitants ont fait la chasse aux journaux. Le Chicago Tribune a dû imprimer 200 000 exemplaires supplémentaires. Des files d'attente de plusieurs centaines de mètres se sont formées devant les kiosques. Le Chicago Sun Times a publié une photo en couverture avec un seul titre : "Mister President". Il a été immédiatement épuisé.

Dans Hyde Park, le quartier de Barack Obama, les camions satellites des télévisions ont créé des embouteillages. Les services secrets ont étendu le périmètre de sécurité autour de la maison du couple. En fin d'après-midi, les présentateurs météo des chaînes ont annoncé la mauvaise nouvelle : "Il va falloir revenir aux réalités." Après des records de clémence pour la soirée de la victoire, suivie par 250 000 personnes, un coup de froid est attendu sur Chicago.

M. Obama a commencé sa première journée de président élu par un petit-déjeuner avec sa famille - ce qui ne lui était pas arrivé depuis plusieurs mois - puis une séance d'une heure de gymnastique, a rapporté le pool de reporters qui est autorisé à le suivre.

Il s'est ensuite installé pour travailler au cabinet juridique d'un de ses amis, d'où la composition de son équipe de transition a été annoncée. Elle est dirigée par John Podesta, natif de Chicago et ancien directeur de cabinet de Bill Clinton, Valerie Jarrett, l'ancienne directrice de cabinet du maire de Chicago, qui y a recruté Michelle Obama. Et enfin Pere Rouse, le directeur du staff de M. Obama au Sénat.

Parmi les autres responsables, M. Obama a nommé plusieurs autres figures de Chicago, et deux juristes qu'il connaît depuis Harvard.

Pour le poste de chef de cabinet de la Maison Blanche, Barack Obama a sollicité un homme qu'il connaît bien, Rahm Emanuel. C'est l'un des chefs de file démocrates au Congrès. Surnommé "Rahmbo" pour son caractère d'attaquant, ancien aide de Bill Clinton, il était resté officiellement "neutre" pendant les primaires, ne voulant pas se montrer ingrat envers les Clinton.

Natif de Chicago, proche du maire Richard Daley et du conseiller en image David Axelrod, Rahm Emanuel s'est engagé comme volontaire en Israël pendant la première guerre du Golfe en 1991.

Le New York Times a relevé que les principaux collaborateurs sélectionnés par Barack Obama jusqu'à présent (MM. Rahm et Podesta) ne sont pas particulièrement connus pour leur esprit de consensus, alors que le sénateur a promis de travailler avec les républicains.

En l'absence de porte-parole désigné, les médias ont commencé à évoquer des noms pour les membres du cabinet. Parmi les rumeurs : Colin Powell à l'éducation (il s'occupe d'une fondation pour jeunes des cités), Caroline Kennedy ou Susan Rice pour le poste d'ambassadrice à l'ONU, John Kerry au département d'Etat.

Mais M. Obama n'entend pas être bousculé. La date à laquelle il doit annoncer le nom du futur secrétaire au Trésor, très attendue à Wall Street alors que la Bourse a chuté de près de 500 points sur la journée, n'a pas été communiquée. Selon le New York Times, il ne prévoit pas d'assister au sommet économique du G20, le 15 novembre à Washington, même s'il n'exclut pas de rencontrer certains des chefs d'Etat présents lors d'une réception.

M. Obama devait commencer, jeudi, à recevoir les briefings quotidiens sur la sécurité des Etats-Unis qui sont délivrés au président tous les matins. La préparation de la cérémonie d'investiture, le 20 janvier à Washington, a également commencé. Le thème retenu par le comité du Congrès chargé des cérémonies est "Une nouvelle naissance pour la liberté", en référence à Abraham Lincoln, dont le bicentenaire fera l'objet d'une célébration nationale en février 2009.

Corine Lesnes
Article paru dans l'édition du 07.11.08




Barack Obama s'entoure de conseillers issus de l'ère Clinton

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 06.11.08 | 08h47 • Mis à jour le 06.11.08 | 08h48

Après sa victoire, celui qui est le premier président noir des Etats-Unis n'a pas de temps à perdre. Soucieux de s'atteler sans tarder à la mise en place de sa future administration, Barack Obama a commencé à mettre en place une équipe composée de vétérans ayant fait leurs armes dans l'administration Clinton et disposant de bonnes connexions à Washington, mais n'incarnant pas vraiment l'ouverture prônée par le président élu.

Il a ainsi proposé mercredi à Rahm Emanuel d'occuper le poste de secrétaire général de la Maison Blanche. Ce poste est l'un des plus importants de l'administration américaine. Le secrétaire général est la personne la plus haut placée au sein de l'exécutif et a un rôle de haut conseiller auprès du président. Réélu mardi représentant de l'Illinois au Congrès, Rahm Emanuel, un proche de Barack Obama, envisage d'accepter cette nomination, a annoncé Steny Hoyer, un haut responsable démocrate. Rahm Emanuel a déjà servi à la Maison Blanche sous la présidence de Bill Clinton comme conseiller politique. L'actuel secrétaire général de la Maison Blanche est Joshua Bolten. Seul bémol : selon le New York Times, M. Emanuel s'inquiéterait des répercussions de ce travail à temps plein sur sa vie de famille.

L'équipe d'Obama a aussi présenté l'équipe chargée de préparer la transition, précisant qu'elle était en fonction depuis "plusieurs mois". Cette équipe est coprésidée par trois personnalités : John Podesta, secrétaire général de la Maison Blanche auprès de Bill Clinton de 1998 à 2001, Valerie Jarrett, proche conseillère de M. Obama, et Pete Rouse, son chef de cabinet. Ils seront entourés d'une équipe de douze membres comprenant la gouverneure de l'Arizona, l'ancien secrétaire au commerce William Daley, l'ancien secrétaire aux transports puis à l'énergie Federico F. Peña et l'ancien directeur de l'agence de protection de l'environnement Carol Browner, tous des vétérans de l'administration Bill Clinton.

Obama pourrait annoncer jeudi et les jours suivants les noms de certaines personnalités de premier plan de sa future administration, comme ceux du secrétaire au Trésor et du secrétaire d'Etat. Parmi les candidats dont les noms circulent pour le poste de secrétaire au Trésor, figurent ceux de Lawrence H. Summers, 54 ans, qui occupa le poste durant les dix-huit derniers mois du second mandat Clinton ou de Timothy Geithner, actuel président de la Réserve fédérale de New York. Il a été sous-secrétaire d'Etat en charge des relations internationales au sein de l'administration du Trésor.

Pour le poste de secrétaire à la défense, outre le nom de Robert M. Gates, actuel titulaire, circulent ceux de John J. Hamre, ancien secrétaire adjoint à la défense, et celui de Richard J. Danzig, ancien secrétaire à la Navy. Comme secrétaire d'Etat, M. Obama pourrait choisir les sénateurs Richard G. Lugar (Indiana) ou Chuck Hagel (Nebraska), ou le sénateur démocrate et ancien candidat à la présidence John F. Kerry. Au poste de conseiller à la sécurité nationale, il pourrait choisir James B. Steinberg, ancien conseiller adjoint à la sécurité nationale, ou Gregory B. Craig, un ancien membre du département d'Etat. Howard Dean, le patron du Parti démocrate, pourrait aussi se voir proposer un poste, comme secrétaire à la santé.



Conned Again

By Paul Craig Roberts
November 09, 2008 "Information Clearinghouse" --

If the change President-elect Obama has promised includes a halt to America’s wars of aggression and an end to the rip-off of taxpayers by powerful financial interests, what explains Obama’s choice of foreign and economic policy advisors? Indeed, Obama’s selection of Rahm Israel Emanuel as White House chief of staff is a signal that change ended with Obama’s election. The only thing different about the new administration will be the faces.

Rahm Israel Emanuel is a supporter of Bush’s invasion of Iraq. Emanuel rose to prominence in the Democratic Party as a result of his fundraising connections to AIPAC. A strong supporter of the American Israeli Public Affairs Committee, he comes from a terrorist family. His father was a member of Irgun, a Jewish terrorist organization that used violence to drive the British and Palestinians out of Palestine in order to create the Jewish state. During the 1991 Gulf War, Rahm Israel Emanuel volunteered to serve in the Israel Defense Forces. He was a member of the Freddie Mac board of directors and received $231,655 in directors fees in 2001. According to Wikipedia, “during the time Emanuel spent on the board, Freddie Mac was plagued with scandals involving campaign contributions and accounting irregularities.”

In “Hail to the Chief of Staff,” Alexander Cockburn describes Emanuel as “a super-Likudnik hawk,” who as chairman of the Democratic Congressional Campaign Committee in 2006 “made great efforts to knock out antiwar Democratic candidates.”

My despondent friends in the Israeli peace movement ask, “What is this man doing in Obama’s administration?”

Obama’s election was necessary as the only means Americans had to hold the Republicans accountable for their crimes against the Constitution and human rights, for their violations of US and international laws, for their lies and deceptions, and for their financial chicanery. As an editorial in Pravda put it, “Only Satan would have been worse than the Bush regime. Therefore it could be argued that the new administration in the USA could never be worse than the one which divorced the hearts and minds of Americans from their brothers in the international community, which appalled the rest of the world with shock and awe tactics that included concentration camps, torture, mass murder and utter disrespect for international law.”

But Obama’s advisers are drawn from the same gang of Washington thugs and Wall Street banksters as Bush’s. Richard Holbrooke, son of Russian and German Jews, was an assistant secretary of state and ambassador in the Clinton administration. He implemented the policy to enlarge NATO and to place the military alliance on Russia’s border in contravention of Reagan’s promise to Gorbachev. Holbrooke is also associated with the Clinton administration’s illegal bombing of Serbia, a war crime that killed civilians and Chinese diplomats. If not a neocon himself, Holbrooke is closely allied with them.

According to Wikipedia, Madeline Albright was born Marie Jana Korbelova in Prague to Jewish parents who had converted to Catholicism in order to escape persecution. She is the Clinton era secretary of state who told Leslie Stahl (60 Minutes) that the US policy of Iraq sanctions, which resulted in the deaths of hundreds of thousands of Iraqi children, had goals important enough to justify the children’s deaths. Albright’s infamous words: “we think the price is worth it.” Wikipedia reports that this immoralist served on the board of directors of the New York Stock Exchange at the time of Dick Grasso’s $187.5 million compensation scandal.

Dennis Ross has long associations with the Israeli-Palestinian “peace negotiations.” A member of his Clinton era team, Aaron David Miller, wrote that during 1999-2000 the US negotiating team led by Ross acted as Israel’s lawyer: “we had to run everything by Israel first.” This “stripped our policy of the independence and flexibility required for serious peacemaking. If we couldn't put proposals on the table without checking with the Israelis first, and refused to push back when they said no, how effective could our mediation be?” According to Wikipedia, Ross is “chairman of a new Jerusalem-based think tank, the Jewish People Policy Planning Institute, funded and founded by the Jewish Agency.”

Clearly, this is not a group of advisors that is going to halt America’s wars against Israel’s enemies or force the Israeli government to accept the necessary conditions for a real peace in the Middle East.

Ralph Nader predicted as much. In his “Open Letter to Barack Obama (November 3, 2008), Nader pointed out to Obama that his “transformation from an articulate defender of Palestinian rights . . . to a dittoman for the hard-line AIPAC lobby” puts Obama at odds with “a majority of Jewish-Americans” and “64% of Israelis.” Nader quotes the Israeli writer and peace advocate Uri Avnery’s description of Obama’s appearance before AIPAC as an appearance that “broke all records for obsequiousness and fawning.” Nader damns Obama for his “utter lack of political courage [for] surrendering to demands of the hard-liners to prohibit former president Jimmy Carter from speaking at the Democratic National Convention.” Carter, who achieved the only meaningful peace agreement between Israel and the Arabs, has been demonized by the powerful AIPAC lobby for criticizing Israel’s policy of apartheid toward the Palestinians whose territory Israel forcibly occupies.

Obama’s economic team is just as bad. Its star is Robert Rubin, the bankster who was secretary of the treasury in the Clinton administration. Rubin has responsibility for the repeal of the Glass-Steagall Act and, thereby, responsibility for the current financial crisis. In his letter to Obama, Nader points out that Obama received unprecedented campaign contributions from corporate and Wall Street interests. “Never before has a Democratic nominee for President achieved this supremacy over his Republican counterpart.”

Obama’s victory speech was magnificent. The TV cameras scanning faces in the audience showed the hope and belief that propelled Obama into the presidency. But Obama cannot bring change to Washington. There is no one in the Washington crowd that he can appoint who is capable of bringing change. If Obama were to reach outside the usual crowd, anyone suspected of being a bringer of change could not get confirmed by the Senate. Powerful interest groups--AIPAC, the military-security complex, Wall Street--use their political influence to block unacceptable appointments.

As Alexander Cockburn put it in his column, “Obama, the first-rate Republican,” “never has the dead hand of the past had a ‘reform’ candidate so firmly by the windpipe.” Obama confirmed Cockburn’s verdict in his first press conference as president-elect. Disregarding the unanimous US National Intelligence Estimate, which concluded that Iran stopped working on nuclear weapons five years ago, and ignoring the continued certification by the International Atomic Energy Agency that none of the nuclear material for Iran’s civilian nuclear reactor has been diverted to weapons use, Obama sallied forth with the Israel Lobby’s propaganda and accused Iran of “development of a nuclear weapon” and vowing “to prevent that from happening.” http://news.antiwar.com/2008/11/07/obama-hits-out-at-iran-closemouthed-on-tactics/ 

The change that is coming to America has nothing to do with Obama. Change is coming from the financial crisis brought on by Wall Street greed and irresponsibility, from the eroding role of the US dollar as reserve currency, from countless mortgage foreclosures, from the offshoring of millions of America’s best jobs, from a deepening recession, from pillars of American manufacturing--Ford and GM--begging the government for taxpayers’ money to stay alive, and from budget and trade deficits that are too large to be closed by normal means.

Traditionally, the government relies on monetary and fiscal policy to lift the economy out of recession. But easy money is not working. Interest rates are already low and monetary growth is already high, yet unemployment is rising. The budget deficit is already huge--a world record--and the red ink is not stimulating the economy. Can even lower interest rates and even higher budget deficits help an economy that has moved offshore, leaving behind jobless consumers overburdened with debt?

How much more can the government borrow? America’s foreign creditors are asking this question. An official organ of the Chinese ruling party recently called for Asian and European countries to “banish the US dollar from their direct trade relations, relying only on their own currencies.”

“Why,” asks another Chinese publication, “should China help the US to issue debt without end in the belief that the national credit of the US can expand without limit?”

The world has tired of American hegemony and had its fill of American arrogance. America’s reputation is in tatters: the financial debacle, endless red ink, Abu Ghraib, Gitmo, rendition, torture, illegal wars based on lies and deception, disrespect for the sovereignty of other countries, war crimes, disregard for international law and the Geneva Conventions, the assault on habeas corpus and the separation of powers, a domestic police state, constant interference in the internal affairs of other countries, boundless hypocrisy.

The change that is coming is the end of American empire. The hegemon has run out of money and influence. Obama as “America’s First Black President” will lift hopes and, thus, allow the act to be carried on a little longer. But the New American Century is already over.



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