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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 17:16

(dépêches)




Le front anti-Royal en ordre de marche au PS

Samuel Potier (lefigaro.fr), avec agences
17/11/2008 | Mise à jour : 16:51 | Commentaires  166 .

Pourtant arrivée en tête du vote sur les motions, Ségolène Royal apparaît désormais très isolée.

MINUTE PAR MINUTE. Coup de théâtre : après avoir refusé pendant le congrès de Reims de soutenir un candidat au poste de premier secrétaire, le maire de Paris se range finalement derrière son homologue de Lille. Ségolène Royal se retrouve isolée.
 
15h25 : Hamon fustige les «règlements de comptes». Benoît Hamon juge «décevant» l'appel de Bertrand Delanoë à voter pour Martine Aubry. Selon lui, «le vieux parti va continuer à régler ses comptes, avec d'un côté la bande qui a peur de se faire prendre le parti, et de l'autre, Ségolène Royal, soutenue par les fédérations des Bouches-du-Rhône et de l'Hérault où Georges Frêche a annoncé sa prochaine réintégration au PS» en cas de victoire de la présidente du Poitou-Charentes. Le candidat a dénoncé «un esprit de revanche» qui prévaut tant chez Aubry et Delanoë que chez Royal. Hamon a précisé qu'en cas de 2e tour - la seule hypothèse crédible, selon lui - et s'il n'était pas l'un des deux finalistes, il «donnerai(t) une consigne de vote».

15h42 : Aubry veut un PS «ancré à gauche». La maire de Lille, candidate à la direction du PS, affirme vouloir un «parti de militants», «ancré a gauche», et s'engage à garantir «l'unité» du PS, dans sa profession de foi en vue du vote des militants socialistes jeudi. «Je veux, avec vous, écrire la page d'un socialisme renouvelé, crédible. La gauche qui assume la réforme et reste fidèle au mouvement ouvrier et aux idéaux des Lumières» en retrouvant «les missions des socialistes: émanciper chaque homme et chaque femme (...), faire une vraie civilisation porteuse de fraternité entre les hommes et les femmes quel que soit leur territoire ou leur culture».

15h18 : Benoît Hamon dévoile sa profession de foi. Le plus jeune des candidats au poste de premier secrétaire du PS se prononce pour «le renouvellement» et «l'ancrage a gauche», dans sa profession de foi diffusée lundi en vue du vote des militants socialistes jeudi. Sous le titre «le monde change, le PS doit changer», l'eurodéputé souligne qu'il ne fera jamais «d'alliance avec le MoDem, non par sectarisme mais parce que son projet économique libéral est incompatible avec le nôtre». «Nos défaites successives et notre incapacité à nous remettre sereinement en cause, l'insuffisance du travail collectif pour élaborer des idées nouvelles, les rivalités de personnes qui nous minent, la coupure avec le mouvement social... tout plaide pour que le PS change profondément», selon lui. «Mais encore faut-il que ce soit dans la bonne direction: celle qui rassemble les socialistes et la gauche».

14h58 : Le patron des sénateurs PS se veut neutre. Jean-Pierre Bel, soutien de Bertrand Delanoë, «ne donnera pas de consigne de vote», contrairement au maire de Paris. «Je travaillerai demain avec le premier ou la première secrétaire quel qu'il ou quelle qu'elle soit et je suis fidèle à l'engagement pris devant les militants de ne pas donner de consigne de vote. De plus, ma position de responsable de groupe m'impose des devoirs et le respect de tous ceux qui vont faire des choix différents».

13h57 : Cambadélis se réjouit de l'appel de Delanoë. Le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis, soutien de la maire de Lille, a salué l'appel de Bertrand Delanoë à voter Martine Aubry à la direction du PS, qui est, selon lui, «déterminant pour l'unité du Parti socialiste». De son côté, François Lamy, bras droit de Martine Aubry, a «remercié» le maire de Paris pour ce «geste politique fort». «Le fait que le premier signataire de la motion A lance cet appel» à voter pour la maire de Lille, «cela renforce la crédibilité de la candidature et de l'élection de Martine Aubry, ajoute-t-il. Cela crédibilise aussi le fait que nous allons travailler ensemble».

13h41 : Un député pro-Delanoë votera Royal. Le député PS du Bas-Rhin, Armand Jung, qui soutenait la motion de Bertrand Delanoë, a annoncé qu'il voterait pour Ségolène Royal. «L'alternative est la suivante : d'un côté le mouvement et la rénovation du PS et de l'autre l'immobilisme et le maintien de pratiques dépassées qui ont mené la gauche à l'échec», ajoute celui qui avait soutenu Royal pendant les primaires socialistes pour la présidentielle de 2007.

13h24 : Rebsamen dénonce «une stratégie d'empêchement». Le sénateur-maire de Dijon, partisan de l'ex-candidate à la présidentielle, a estimé sur BFM radio que cet appel est «une surprise puisque Bertrand Delanoë n'avait pas donné de consigne de vote». «Je vois bien qu'il y a là une stratégie d'empêchement pour empêcher les socialistes de donner une majorité à celle qui est avec son équipe en capacité de porter un rassemblement dans le Parti socialiste». Selon Rebsamen, face à cette stratégie d'obstruction, Royal «ne doit pas dévier de sa route». Martine Aubry avec Laurent Fabius «c'est presque le vieux parti», a-t-il jugé, notant que ceux qui sont «rassemblés autour» de la maire de Lille «sont ceux déjà qui étaient les acteurs du congrès de Rennes».

12h40 : Delanoë appelle à voter pour Martine Aubry. C'est un coup de tonnerre : dans une lettre aux militants rendue publique lundi, le maire de Paris annonce qu'il se range derrière son homologue de Lille dans la course au poste de premier secrétaire du PS. «Notre responsabilité est immense», souligne-t-il dans cette lettre ouverte. «Jeudi soir, chaque militant est en effet appelé à s'exprimer, par son vote, sur ce qui est l'enjeu décisif de ce scrutin, comme l'ont démontré les principaux discours prononcés à Reims : l'identité même du Parti socialiste. Au nom de mes convictions politiques, j'ai donc décidé de soutenir la candidature de Martine Aubry et j'appelle à voter massivement en sa faveur», ajoute-t-il. Ce choix constitue une surprise car Bertrand Delanoë avait indiqué au congrès de Reims qu'il ne donnerait pas de consigne de vote. A eux deux, Aubry et Delanoë pèsent un peu plus de 49% du parti, contre 29% pour l'ex-candidate à l'Elysée. Un front anti-Royal explicite commence à se constituer.

11h44 : Hamon rêve d'un duel face à Royal. Le candidat à la direction du PS représentant la gauche du parti a affirmé lundi sur France Inter qu'il pensait «être au 2e tour» de l'élection du nouveau premier secrétaire du parti, vendredi, et a appelé à sortir le parti du «poison présidentiel». Interrogé sur le meilleur cas de figure pour lui, il a dit sa préférence pour un duel avec Ségolène Royal plutôt qu'avec Martine Aubry, pour proposer «un vrai choix» aux militants. Hamon avoue certes avoir «des proximités évidentes» avec la maire de Lille, «mais ça ne suffit plus, je pense que celles et ceux qui ont été acteurs des querelles depuis 20 ans ne sont plus les mieux placés pour permettre au PS de se reconstruire».

10h52 : Valls fustige un congrès «fait écarter» Royal. Le député de l'Essonne a souligné lundi sur RTL «la grande surprise» qu'a constitué l'arrivée de Ségolène Royal en tête du vote des militants socialistes alors que «ce congrès était fait pour écarter Ségolène Royal». Et «patatras, personne ne l'avait prévu, les militants la placent en tête». «Et bien, il faut jeudi prochain que les militants, les adhérents du parti socialiste viennent voter massivement pour (l)'élire dès le premier tour, pour mettre fin à cette crise de leadership et pour accomplir cette transformation du PS dont nous avons besoin» (lire sa profession de foi), a ajouté celui qui pense que Reims était «sans doute un congrès de la dernière chance, il faut un sursaut». Questionné sur le style de l'ex-candidate à la présidentielle et sa rhétorique avec le recours à des termes comme «amour» «pardon», «guérison», il a reconnu qu'elle «change les codes» et qu'à ce titre «elle dérange, elle nous dérange» et même «quelquefois elle a pu me déranger».

10h28 : Peillon pour une élection de Royal dès le 1er tour. L'eurodéputé a appelé lundi les militants du PS à élire la présidente de Poitou-Charentes à la tête du parti «dès le premier tour», prenant «l'engagement du rassemblement et du changement» si tel était le cas. «Il faut absolument donner au parti la possibilité de cesser de faire ricaner la droite», a-t-il encore déclaré sur France 2. Il a estimé que le congrès de Reims avait été «un échec» et dénoncé ceux qui «depuis des années» se livrent au «jeu obsessionnel des personnes». Il a cité Laurent Fabius, qui s'est «glissé derrière Martine Aubry» ou Henri Emmanuelli, derrière Benoît Hamon. Ce sont des gens qui «ont comme principale obsession de se contredire, de s'empêcher, prenant en otage d'ailleurs pas seulement le PS qui collectivement n'a pas été à la hauteur ce week-end, mais toute la gauche française».

9h35 :Moscovici ne donne pas de consigne de vote. Le partisan de la motion de Bertrand Delanoë, qui s'est retiré de la course à la direction du PS, refuse à choisir entre Ségolène Royal et Martine Aubry pour l'élection au poste de premier secrétaire. «Je ne prends pas position, je ne donne pas de consigne de vote, chacun fera un peu ce qu'il veut», a déclaré le député du Doubs sur LCI.



Le fiasco du PS à REIMS: La voie Royal mise aux voix des militants       

Dimanche, 16 Novembre 2008 12:51 
DECRYPTAGE RELATIO par Jacques DEHAIRE

Echec. Constat de desamour généralisé au sommet.Pas de majorité. Trop de faux leaders. Pas d'orientation politique claire. La "nuit des résolutions" s'est soldée par une nuit de la dislocation et des élucubrations..Le 75e congrès du Parti socialiste aura été un Congrès pour rien..Sauf pour Ségolène Royal qui voit sa tactique couronnée par le scénario qu'elle espérait: les militants trancheront jeudi prochain. Pendant que le Palais  des congrès de Reims va accueillir un grand tournoi de poker... Cela ne s'invente pas.

Dans cette bataille d'après-Reims pour Solférino, un absent: Delanoë; Les amis du maire de Paris ont annoncé qu'ils ne présenteront pas de candidat et ne donneront pas de consigne pour le vote militant. La motion dirigée par le maire de Paris a décidé de "ne pas présenter de candidat et de respecter la liberté de conscience de chaque militant", a déclaré à Kader Arif, secrétaire national PS aux fédérations. "Il ne faut pas ajouter de la division à la division", a renchéri un proche du maire.Delanoê dans cette affaire a d'abord perdu une bataille d'image:lui qui n'a jamais été un homme d'appareil est apparu comme un "éléphant". Décidément, les éléphants, çà tompe énormément... on n'écoute jamais assez les chansons et les contes pour enfants...

Face à  Royal:  Aubry et Hamon.... Qui vont donc se disputer les 25% des militants qui espéraient en Delanoë. Une lutte inégale puisque les fédérations "lourdes" penchent pour Royal, en vertu des statuts du parti structurellement inadaptés aux exigences du XXI ième siècle. Puisque l'ex-candidate à l'Elysée sait mieux que d'autres briller dans les  jeux (trop souvent rentables) de la politique-spectacle. Et puisque qu'elle va sans doute bénéficier de l'effet négatif des desaccords entre les chefs de file des trois autres motions.

Même dans des rangs qui lui sont hostiles on n'excluait pas un vrai plébiscite: "Ségolène  va réunir 80% des votes"...

En attendant la suite, un seul vainqueur dans cette bataille de Reims pour un sacre raté: Sarkozy. Balladur se montre compatissant: "Il est de l'intérêt de la France que les socialistes sachent qui ils sont, ce qu'ils veulent, ce qu'ils proposent aux Français". Il est vrai qu'un parti de gouvernement qui ne sait pas se gouverner lui-même n'est  un signe ni de crédibilité ni d'esprit de responsabilité ni d'esprit démocratique...

Contraste entre les nombreuses réussites locales et régionales du PS et le zéro de conduite au  plan national! Signe non seulement de querelles d'egos exacerbés mais  d'une panne majeure: un déficit de projet, d'idée, de stratégie de gouvenement face aux défis d'aujourd'hui.

L'alternance possible est en panne parce qu'il n'y a pas de propositions alternatives claires... Le seul fait qu'aucune des motions en présence n'ait pas été réactualisée en fonction  de l'implosion de la bulle financière de l'hyper-capitalisme est un signe de pauvreté intellectuelle et de manque de courage politique. Le silence des leaders du PS face au G 20 est éloquent... Le mutisme des mêmes face aux vertus et aux vices de la présidence française du Conseil de l'Union aussi.

Le Congrès de Reims aurait  du, sur le fond, être dominé par la définition d'un programme socialiste clair pour les prochaines élections européennes. Car ces élections sont une occasion de définir une plate forme programmatique pour l'avenir de la France en europe et de l'Europe dans le monde. Mais quel est le parti français qui prend au sérieux cette échéance dite européenne?  Le PS avait l'occasion de jouer les fers de lance. Occasion gâchée... Parce qu'au-delà des querelles de personnes, le "ligne européenne" du PS n'est pas clarifiée.Or la question européenne, surtout dans ce monde en pleine révolution socio-financière est la question essentielle.

Jacques DEHAIRE


LE FILM INACHEVE: Dès 1h30 du matin, Ségolène Royal et ses amis ont claqué la porte du Congrès, disant prendre acte du refus de leurs concurrents d'accepter leur offre de rassemblement. "La main tendue que nous avions offerte à l'ensemble des autres partenaires (...) n'a pas été saisie", a déploré la présidente de la région Poitou-Charentes lors de cette sortie visiblement bien préparée. La rumeur de son départ courait depuis le début de la réunion à 22h30 à la cité des congrès, dans le centre de Reims.

Plutôt que de rechercher une "synthèse molle" dont le PS a le secret, Ségolène Royal, persuadée de l'emporter jeudi du fait de sa légitimité d'ancienne candidate à la présidentielle et de sa majorité relative de 29% lors du vote des militants sur les motions, a préféré tout miser sur l'élection du Premier secrétaire. Les militants "vont avoir à choisir entre le retour aux méthodes d'un autre âge (...) et un nouveau Parti socialiste, tourné vers l'avenir avec une nouvelle génération, d'autres méthodes, d'autres façons de faire", a estimé la candidate.

Après ce départ bien mis en scène, les représentants des trois autres motions -Delanoë, Aubry et Hamon-, unis par leur refus commun non de Ségolène Royal mais de sa conception du socialisme et de la politique, ont tenté en vain de former une majorité alternative. Ces discussions n'ont pas abouti, faute d'un accord sur la ligne politique et sur le nom d'un candidat commun pour la direction du parti. "Martine Aubry et Benoît Hamon ont privilégié un accord entre eux", a expliqué Harlem Désir, bras droit de Bertrand Delanoë. En oubliant qu'un accord préalable entre Aubry et Delanoë auarit modifier toute la donne...

Surtout, un tel accord "tout sauf Ségolène" serait apparu comme une alliance de circonstance du "vieux parti" destinée à empêcher Ségolène Royal d'en prendre le contrôle. Toujours prompte à jouer de la victimisation, la finaliste de l'élection présidentielle de 2007 en aurait profité. "On n'a pas voulu faire un accord pour un accord. Le but n'était justement pas de faire du tout sauf Ségolène", a expliqué Benoît Hamon. Mais Ségolène profité aussi  de cette issue qu'elle avait su prévoir, espérer et faciliter... Le "TSS", quand on y pense  sérieusement a d'abord été conceptualisé et popularisé par ses "fans".  

A leur sortie de la réunion, Ségolène Royal et ses partisans ont d'ailleurs commencé à jouer de ce ressort....Voilà qui promet!

SCENARIO EN JACHERE: L'échec de Reims risque de rendre ingouvernable le premier parti d'opposition, incapable de s'entendre sur une ligne politique du fait des querelles d'égos qui le minent depuis 2002. Le parti va inaugurer une cohabitation inédite entre un Premier secrétaire élu par les militants, et des instances sans majorité. "Le PS aujourd'hui est bloqué", se désolait Arnaud Montebourg. "Nous sortons du congrès comme on y est entré", a renchéri Michel Sapin. François Hollande jouait la méthode Coué: "le PS aura une majorité", voulait croire l'encore Premier secrétaire. une majorité de déçus?

 
Bayrou s'installe «dans l'opposition», avec le PS 

Rodolphe Geisler
16/11/2008 | Mise à jour : 20:27 | Commentaires  227 .

« Si on refuse de se rassembler, c'est Sarkozy pour dix ans », a prévenu François Bayrou.

Le président du MoDem, invité du « Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCI, compare à Pinocchio les socialistes qui refusent l'alliance avec son parti.
 
Et si le vainqueur du congrès de Reims, c'était tout simplement François Bayrou ? Alors que les socialistes se sont quittés dimanche sans parvenir à faire une synthèse, la question des alliances avec le MoDem était dans tous les esprits pour une éventuelle alternance en 2012. Officiellement, le troisième homme de la présidentielle refuse «de se laisser instrumentaliser» par le congrès du PS. «Je me suis fixé une règle : de ne pas commenter ce qui se passe au PS», répète le président du Mouvement démocrate.

Hypocrite, François Bayrou ? Les sondages parlent pour lui. Selon un sondage Ifop publié dans Dimanche Ouest France , près d'un Français sur deux (47 %) pensent que le Parti socialiste, à l'avenir, devrait passer en priorité des alliances avec le MoDem.

Invité dimanche soir du «Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI», le député des Pyrénées-Atlantiques a réitéré sa proposition, formulée lors de l'université du MoDem en septembre, «d'un rassemblement le plus large possible» avec tous ceux qui souhaitent un changement en 2012. «Nous avons le droit et le devoir de parler avec tout le monde. Parce que dans dix ans, de l'irrémédiable aura été produit», a-t-il développé, citant le travail le dimanche ou encore les retraites à 70 ans.

Selon l'ancien candidat à la présidentielle, «en 2012, les Français auront le choix entre deux boutons : le bouton, on change ; et le bouton, on continue». «Moi, je suis pour que se rassemblent et se fédèrent tous ceux qui veulent appuyer sur le bouton, on change», a-t-il expliqué.

Il précise : «Je ne suis pas membre du PS et n'ai pas l'intention de le devenir. Mais qu'est-ce qu'on dit ? Si on refuse de se rassembler, c'est Sarkozy pour dix ans.» Pour lui, les socialistes qui expliquent qu'ils n'auront jamais de contacts avec le centre mentent. «On est dans le mensonge tactique. S'ils étaient comme Pinocchio, ils ne pourraient plus rentrer dans une pièce», dit-il.

« Le PS est au bout d'un cycle »

Il a alors rappelé que les mêmes ont «fait dans leurs élections locales alliance avec des responsables locaux du MoDem». Il faisait notamment allusion à Martine Aubry, qui avait des centristes du MoDem sur sa liste à Lille.

Pour autant le président du MoDem refuse l'idée d'un programme commun avec le PS. «Rien n'est plus éloigné de moi qu'un programme commun, type années 1970, avec le Parti socialiste et le Parti communiste. Mais il n'y a pas de victoire possible, si on n'accepte pas un rassemblement autour de principes, de projets», assure le député centriste. Le chef du Modem s'est en revanche gardé de donner sa préférence sur les trois candidats au poste de premier secrétaire du PS. «Je me garderai bien de me prononcer sur la compétition au PS. Ce n'est pas mon affaire», dit-il. Expliquant ne pas souhaiter apparaître en «donneur de leçons», il a tout même qualifié le congrès de Reims de «tragicomique» et «désespérant». «Je crois que le Parti socialiste est au bout d'un cycle», a-t-il estimé.

Interrogé sur le président de la République, François Bayrou a franchi un pas supplémentaire. «Je suis dans la confrontation à Nicolas Sarkozy», a-t-il affirmé avant de reconnaître se situer «dans l'opposition». «Je suis dans une opposition particulière, qui est capable de dire oui quand il le faut. Par exemple, j'ai voté pour le plan de sauvetage des banques, tandis que le PS, c'était ridicule, s'est abstenu», a-t-il fait valoir.




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