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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 05:57

(dépêche)

 




Congrès de Reims - Mariages et trahisons

Publié le 13/11/2008 N°1887 Le Point

 

Au PS, le combat des chefs dure depuis plus d'un an. Aubry, Royal, Delanoë, Hamon et les autres bataillent pour être calife à la place de Hollande. Récit d'un vaudeville permanent.

Michel Revol

Les portes de l'ascenseur s'ouvrent. Harlem Désir en sort, l'air un peu perdu. « On m'a dit que vous étiez là ? » demande benoîtement le bras droit de Bertrand Delanoë. Et comment ! Depuis des heures, une pleine garnison de journalistes attend la réaction du grand perdant de la soirée. A 2 heures du matin, les résultats du vote des motions sont sans appel : Royal (29 %) a gagné, Delanoë, présumé favori (25 %), est défait, Aubry à égalité. Dans le couloir blafard de Solferino, les journalistes fondent sur Désir. Puis, d'un coup, une grappe se tourne vers le grand escalier de Solferino : le solide Patrick Mennucci, soutien marseillais de Ségolène Royal, descend les marches. « Vous êtes content ? » lui demande-t-on bêtement. « On n'est pas mécontent ! » répond-il avec gourmandise. Mennucci se garde bien de fanfaronner : Ségolène n'est pas majoritaire seule. Elle devra s'allier pour gagner un congrès qui s'annonce historique. Le long chemin qui mène depuis dix-huit mois à Reims, avec ses embûches et ses chausse-trapes, n'est pas terminé.

L'affaire aurait pu être pliée il y a belle lurette. Après les législatives de juin 2007, un conseil national du PS se tient dans un grand hôtel parisien. La moquette onctueuse de la salle de conférences étouffe à peine la fronde qui se prépare : Ségolène Royal veut prendre le parti. Elle n'est pourtant pas là. « La salle avait été préparée pour la siffler », argumente Jean-Louis Bianco. Mais l'ex-candidate a préparé son coup. Elle veut mettre aux voix la tenue d'un congrès extraordinaire. François Hollande ne l'entend pas de cette oreille. Quelques jours avant, ses lieutenants appellent les soutiens de Royal. « Leur message était clair : si tu votes pour, tu seras mis en minorité », se souvient l'un d'eux. Le soir du scrutin, seuls trois élus votent pour la résolution. Hollande a gagné la première manche du congrès.

Jospin règle ses comptes

Les bataillons peuvent se mettre en branle. Le premier à partir à la conquête du siège de Hollande, c'est... Lionel Jospin. L'ex-Premier ministre a une seule idée en tête : éviter que l'ex-candidate prenne Solferino. Fin 2006, juste après la victoire de Royal à la primaire socialiste, Jospin organise la riposte. Il réunit ses proches dans le bureau de Daniel Vaillant, maire du 18e arrondissement de Paris. « Compte tenu de ce qui va se passer [à la présidentielle, NDLR], il faut continuer à travailler ensemble », expose Jospin. Dès le printemps 2007, Harlem Désir, Elisabeth Guigou ou encore Jean Glavany entament leurs déjeuners hebdomadaires pour préparer 2008. Jospin préside. Delanoë n'est pas encore candidat, mais il est au centre du dispositif.

Le complot du Train bleu

A la rentrée 2007, Ségolène Royal et Martine Aubry se remontent aussi les manches. Un matin de septembre, la maire de Lille invite ses proches à boire un café dans son appartement de Montparnasse, à Paris. La conversation roule sur le futur congrès. Aubry craint que, comme lors de la primaire, les éléphants ne se neutralisent et laissent passer Royal. Mais qui, dans son entourage, peut faire obstacle à l'ex-candidate ? Aubry elle-même ? Elle a une autre priorité, la reconquête de Lille. Marilyse Lebranchu ? Justement, l'ex-garde des Sceaux arrive dans la pièce. Elle est accueillie par des rires. « Tu tombes bien, on parlait de toi ! » lance François Lamy. Le député maire de Palaiseau lui expose l'idée. « Et pourquoi pas ! » répond, bravache, Marilyse Lebranchu. Un plan est établi : on n'évoquera la candidature de Lebranchu qu'après les municipales. Puis, si les vents sont favorables, Aubry prendra le relais. En attendant, elle garde un fer au feu avec Delanoë en participant à ses déjeuners. Mais, entre les deux leaders, la sauce ne prend pas. « On se sentait méprisés par les jospinistes », se plaint un proche d'Aubry.

Quelques semaines plus tard, les jospinistes lancent un ballon d'essai. Ils organisent, à Paris, une journée autour de Delanoë. « On voulait savoir si l'hypothèse Bertrand pouvait prendre », dit l'un de ses soutiens. Mais une bombe éclate : le lendemain, des extraits du livre de Jospin (« L'impasse ») sont publiés dans la presse. L'ex-Premier ministre y déverse sa rancoeur envers Royal. Delanoë enrage. Depuis plusieurs mois, il essayait de se démarquer de Jospin. Tous ses efforts tombent à l'eau. « C'est la cata », dit-il à un intime. Jospin comprend-il qu'il parasite Delanoë ? Lors du déjeuner des jospinistes qui suit, il déclare : « J'ai dit ce que j'avais à dire, je me mets en retrait . » En clair : il passe le témoin à Delanoë.

A l'automne, une troisième force se met en branle. Avec la bienveillance de Strauss-Kahn et de Fabius, l'un parti au FMI, l'autre retiré en « sage actif », les reconstructeurs s'allient pour empêcher le choc Royal-Delanoë. Durant des mois, trois têtes pensantes se voient presque tous les dimanches soir au Train bleu, la brasserie de la gare de Lyon. L'endroit est pratique : le fabiusien Claude Bartolone, député de Seine-Saint-Denis, arrive de la banlieue est, le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis du 19e arrondissement et le jeune lion Arnaud Montebourg du TGV en provenance de la Bourgogne. Les serveurs de la brasserie connaissent bien le trio. Lorsque Bartolone y dîne avec son épouse, il y a quelques semaines, l'un d'eux s'approche du couple : « Ils ne sont pas là, les deux autres ? ! »

Le coup de semonce de Mauroy

Après sa belle victoire aux municipales, en mars, Martine Aubry se sent pousser des ailes. Les discussions avec les reconstructeurs, qui la veulent pour locomotive, peuvent reprendre. Mais Aubry hésite. Son fidèle François Lamy tente de lui forcer la main. Le lundi qui suit sa réélection, Martine Aubry retrouve sa garde rapprochée dans son appartement parisien. Lamy lui glisse un bout de papier avec ces quelques mots griffonnés : « Moi, Martine Aubry, déclare être candidate à être premier secrétaire du PS. » La maire de Lille écarte le papier avec une moue : « Ça va pas, non ! »

Ségolène Royal n'a pas l'intention de se faire doubler. Début janvier, elle a laissé entendre qu'elle pourrait être candidate. Mais elle est un peu seule. Peu de grosses fédérations la suivent. Elle tente donc d'étoffer ses soutiens. Au printemps, elle consulte beaucoup. Elle le fait toujours avec le sourire, mais parfois avec des pratiques douteuses. Gilles Pargneaux, puissant patron des socialistes du Nord, en est victime.

Un jour, dans son bureau du boulevard Raspail, Ségolène Royal lui fait les yeux doux. « Viens travailler avec moi , lui dit-elle . Grâce à mes relations, tu auras des portraits dans la presse parisienne . » Pargneaux repousse l'offre. Son refus n'y fait rien : en avril, dans la plaquette en couleur qui présente l'équipe de Ségolène Royal, son nom figure en bonne place ! Enrôlé de force, Pargneaux ! L'affaire énerve Pierre Mauroy, le ténor du Nord. Le 20 avril, dans l'avion qui ramène les caciques du PS des obsèques d'Aimé Césaire, l'ex-Premier ministre prend place auprès de Ségolène Royal. De sa grosse voix il gourmande la présidente de Poitou-Charentes : « Arrête de jouer avec les gens comme tu le fais, ça ne se fait pas . » Après sa victoire à Paris, Bertrand Delanoë peut se concentrer sur Solferino. Sa décision n'est pas encore prise. Mais il continue, lui aussi, son « mercato », comme un président de club de foot. Juste avant les vacances de Pâques, il reçoit une jeune élue dans son grand bureau de l'hôtel de ville. Elle en rigole encore : « J'ai été l'adjointe de Bertrand pendant sept ans à la mairie, mais je ne l'avais jamais rencontré en tête à tête. Là, on a discuté pendant une heure et quart ! » Le maire de Paris cajole la jeune femme, l'incitant à le rejoindre pour le congrès. « Il n'y a que moi qui peux faire obstacle à Ségolène », tente-t-il de la convaincre. Il est tout aussi séducteur avec Jean-Noël Guérini, le patron de la puissante fédération PS des Bouches-du-Rhône. « Tu es incontournable », le flatte-t-il lors d'une entrevue. « Je suis un enfant de Gaston Defferre, plus rien ne m'émeut », rigole avec l'accent et sa voix nasillarde « Jean-Nono ».

Les colères de Delanoë

Avril 2008. Un café près des Invalides. François Lamy, Yves Durand (député du Nord), Adeline Hazan (maire de Reims) et quelques autres sont en avance. Ils attendent leur chef de file, Martine Aubry. Ce jour-là, ils veulent la convaincre d'accepter l'offre des reconstructeurs. Au même moment, gare du Nord, Martine Aubry descend du TGV qui arrive de Lille. Son portable sonne. Elle décroche : « Bonjour Martine, c'est Laurent [Fabius, NDLR]. Je suis avec toi, vas-y . » Mais la maire de Lille entend mal. Elle croit à un canular. Pourtant, lorsqu'elle arrive au café où l'attendent ses amis, elle est motivée. « Il faut qu'on aille plus loin », dit-elle. Elle le fait le 1er juin. A l'école des Arts et Métiers, à Paris, quelque 800 reconstructeurs sont rassemblés. Même les amis de Benoît Hamon, tenants de l'aile gauche du PS, sont là. Comme un symbole, Martine conclut la journée. Au moment de prendre la parole, elle se lève, renversant ses notes. Elle les rassemble mais n'en a guère besoin : la maire de Lille est très inspirée. Va-t-elle trop loin ? L'une de ses phrases est mal interprétée. Visant Manuel Valls, elle brocarde les socialistes qui « ajoutent une épithète » à socialiste. Delanoë le prend pour lui : quelques semaines plus tôt, il s'est affirmé « socialiste et libéral ». Entre les deux camps, les portables et les esprits s'échauffent. François Lamy s'accroche avec Harlem Désir, alors que Martine Aubry a droit à une explication de texte musclée avec Bertrand Delanoë, en visite à Jérusalem...

A l'époque, Delanoë semble un peu tendu. En juin, lors d'un bureau national du PS, il découvre que Solferino veut nettoyer les fichiers des adhérents. L'opération revient à éliminer quelque 1 500 militants parisiens, a priori soutiens du maire de Paris. Delanoë se lève, pointe le doigt vers Hollande et le menace : « Toi, le premier secrétaire, tu dois agir ! » Un peu plus tard, devant quelques fidèles, il est plus imagé : « Si on prend le parti, on lavera tout ça à l'Ajax ! »

Les conjurés de Thoumieux

L'été apaise les esprits. Bertrand Delanoë part plusieurs semaines dans sa maison de Bizerte, en Tunisie. Il nage beaucoup, se promène dans la région et réfléchit. Quelques amis passent le voir : Max Guazzini, patron de NRJ ; Christophe Girard, son adjoint à la culture ; Jean Glavany, son fidèle ami. Pendant des soirées entières, les deux hommes parlent du PS. « Je crois qu'il avait déjà pris sa décision, raconte Glavany. C'est à Bizerte qu'il l'a formalisée . » Quelques semaines plus tard, le maire de Paris réunit ses amis chez Thoumieux, une brasserie proche des Invalides. Lors du déjeuner, il leur annonce qu'il y va. « J'ai bien réfléchi, je sais que ça va être galère, mais vous l'aurez voulu ! » Autour de la table, tout le monde opine. Jospin aussi. Curieusement, toutefois, l'ex-Premier ministre sort de la réserve qu'il observait depuis octobre 2007. L'ex-locataire de Matignon revient à la charge pour cibler sa meilleure ennemie, Ségolène Royal. « Il a tout fait pour bloquer une alliance avec elle ! Il est en désaccord sur tout : le Zénith, le parti, les alliances », confie un convive. L'été a aussi été fructueux pour Martine Aubry. Elle passe une partie de ses vacances au Maroc. DSK, en villégiature dans sa maison de Marrakech, l'invite à déjeuner. Il l'assure de son appui pour mener les reconstructeurs, avec un solide argument : « Ils ont passé un deal : si Dominique prend l'Elysée en 2012, elle ira à Matignon », confie un des principaux leaders strauss-kahniens.

Moscovici piégé

Reste à régler le cas Moscovici. Ce sera fait à La Rochelle, lors de l'université d'été 2008. Depuis le début de l'année, le député strauss-kahnien du Doubs vise le siège de Hollande. Il regarde avec dédain les reconstructeurs. « C'est une virtualité en termes de congrès », dit-il. Les reconstructeurs vont se venger. Le traquenard est préparé en juillet. Au début de l'été, une grande table est réservée en terrasse, au restaurant Les Flots, près du vieux port de La Rochelle. Deux jours avant l'université d'été, Martine Aubry prend les choses en main. Elle décide-enfin-de s'allier avec ce qui reste des reconstructeurs : une partie des strauss-kahniens, Montebourg et les fabiusiens, ennemis jurés de Moscovici. On fêtera-et on médiatisera-le mariage aux Flots. Mosco n'est pas averti. Dans le TGV qui l'emmène à La Rochelle, il croise Laurent Fabius. « Tu viens demain au déjeuner ? » l'interroge l'ex-Premier ministre. Mosco tombe des nues. Mais il refuse l'invitation. « Si Fabius est là, je ne viens pas », dira-t-il ensuite à un intime.

Le samedi, sous le soleil rochelais, le règlement de comptes tourne à l'humiliation. Les journalistes ont été prévenus par Claude Bartolone. Le bras droit de Fabius a tellement bien fait les choses que les caméras envahissent la terrasse des Flots. Un peu débordée, la troupe (Aubry, Fabius, Huchon...) demande à se réfugier à l'intérieur. Une grande table est disponible, mais elle a été réservée par Hollande. Bon prince, le premier secrétaire la cède. La scène qui s'ensuit est restée célèbre : Moscovici, qui jurera ne pas connaître le lieu des agapes, s'attable à une terrasse voisine, seul. Il voit pourtant ses ex-amis, comme Montebourg, rentrer aux Flots. Dans le restaurant, Camba fait mine d'envoyer des textos à sa fille. En fait, il écrit à Mosco : « Casse-toi ! » Le week-end rochelais est un spectacle permanent. Et, pour beaucoup, désolant. Vers 1 heure du matin, dans la nuit du vendredi au samedi, l'attachée de presse de Ségolène Royal converse avec Manuel Valls au milieu des touristes. « On n'avait pas vu ça depuis le congrès de Rennes [où Jospin et Fabius se déchirent, NDLR], non ? » demande-t-elle. « Rennes, au moins, c'était élégant », répond sèchement Valls.

Le congrès approche à grands pas. Les flirts entre les camps s'intensifient. Après plusieurs rencontres, les barons locaux tels Guérini et Collomb, maire de Lyon, s'accordent avec Ségolène Royal. Ils y mettent une condition : qu'elle ne brigue pas le siège de son ex-compagnon. Elle n'est que la locomotive qui doit les emmener dans la majorité du parti. D'ailleurs, elle se plie volontiers aux exigences des barons : elle mettra sa candidature au frais. Elle fait encore mieux fin septembre : juste avant le dépôt des textes en vue du congrès, Ségolène Royal dit en rigolant à ses amis qui s'interrogent sur l'ordre des signataires : « Mettez-moi où vous voulez, en dernière place si ça vous chante ! »

Quelques heures avant l'heure H de dépôt des motions, le 23 septembre, Ségolène Royal propose même à Pierre Moscovici d'être son candidat pour Solferino. Mais, le matin même, Mosco a rencontré Delanoë à l'hôtel de ville. Il est prêt à rallier le maire de Paris. L'offre de Ségolène Royal retarde l'accord. A midi, les partisans de Delanoë sont au restaurant. Le maire de Paris quitte la table. C'est Mosco qui l'appelle. Delanoë revient et dit à ses troupes : « Je viens d'avoir Pierre, il a dit non à Ségolène . » Tout le monde éclate de rire. A 14 h 30, nouvel appel de Moscovici. Cette fois, il accepte de signer la motion Delanoë. Toutefois, le maire de Paris fait passer la consigne : « Pas de triomphalisme. » Jusqu'au bout, malgré les sondages favorables, il ne veut pas donner l'impression que le congrès est gagné. Il a eu du nez.

Ségolène accélère

Malgré sa victoire lors du vote sur les motions, le 2 novembre, Ségolène Royal tergiverse. Les autres camps en profitent : certains évoquent la possibilité d'un front anti-Ségolène, réunissant les 70 % de voix qui ont voté contre sa motion. C'est pourquoi, lundi dernier, elle accélère. Lors d'un déjeuner organisé dans ses locaux du boulevard Raspail, elle évoque sa candidature au poste de premier secrétaire, en formant un ticket avec l'un de ses proches. Jean-Noël Guérini vire de bord : il annonce qu'il la soutiendra. D'autres tentent de s'engouffrer dans la brèche : lors du déjeuner, Vincent Peillon, François Rebsamen et Julien Dray avancent leurs pions pour devenir le fondé de pouvoir de Royal rue de Solferino. « Ségolène a su apaiser les esprits. Elle a montré des qualités d'animation que je ne lui connaissais pas », témoigne l'un des convives. Après la présidentielle, Royal s'était laissé ostraciser. Cette fois, elle est décidée à jouer son va-tout. A moins que...

La gagnante

Vainqueur surprise du vote sur les motions, Ségolène Royal s'estime légitime pour prendre la tête du parti.

Le perdant

Devancé nationalement, durement désavoué à Paris, Bertrand Delanoë, l'ex-favori des sondages, a manqué son pari.

Le retour

Grâce à son alliance avec les fabiusiens et certains strauss-kahniens, Martine Aubry empêche la victoire de Delanoë.

Le désaveu

Double échec pour François Hollande : il n'a pas réussi à former une grande majorité avant le scrutin et son candidat, Delanoë, a été battu.

Les faiseurs de roi

Pierre Mauroy - Le patriarche du Nord

L'ex-Premier ministre voulait soutenir Bertrand Delanoë. Mais il s'est rangé derrière Martine Aubry, adoubée par la puissante fédération du Nord (11 000 militants).

Pour le congrès de Reims, il se serait bien accommodé de la candidature de Vincent Peillon à la tête du parti .

Jean-Noël Guérini - Le patron de Marseille

II l'avait dit et redit : pas de présidentiable à la tête du parti. Le puissant patron du conseil général des Bouches-du-Rhône a apporté 73 % des suffrages de la fédération (7 000 militants) à la motion Royal. Au vu des résultats, il a admis qu'elle puisse concourir pour le poste de premier secrétaire.

Daniel Percheron - Le Pas-de-Calais à ses pieds

Avec le député Serge Janquin, patron officiel du PS dans le Pas-de-Calais, le président du conseil régional Nord-Pas-de-Calais règne sur la plus grosse fédération (15 000 militants). Martine Aubry y a remporté près de la moitié des suffrages. Un geste du duo Percheron-Janquin et le congrès peut basculer.

Georges Frêche - Le ségoléniste opportuniste

La fédération de l'Hérault (environ 6 000 cartes), qu'il dirige avec l'eurodéputé Robert Navarro, souhaitait se rallier à Delanoë. Le maire de Paris a refusé ce soutien sulfureux. Les deux hommes ont donc opté pour Ségolène Royal, soit un « don » d'environ 2 000 votes, déterminant dans sa victoire.

Petites phrases

« Si Fabius est là, je ne viens pas. » Pierre Moscovici

« Bonjour Martine, c'est Laurent. Je suis avec toi, vas-y ! » Laurent Fabius au téléphone à Martine Aubry, qui croit alors à un canular.

« Les interdictions de licenciement, ça me fait mourir de rire » François Hollande sur les annonces de Ségolène Royal

« Il n'assume pas l'histoire de la présidentielle » Ségolène Royal sur François Hollande

« Si on prend le parti, on lavera tout ça à l'ajax » Bertrand Delanoë

 

 

 

 

 

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