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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 12:31

(dépêches)

 

 


Le président pakistanais favorable à une Asie du Sud sans nucléaire, rapportent des médias indiens et pakistanais
Dimanche 23 novembre 2008 - 09h38

Le président pakistanais Asif Ali Zardari a assuré à l'Inde que son pays ne serait pas le premier à utiliser l'arme atomique et a proposé l'idée d'une Asie du Sud sans nucléaire, ont rapporté des médias indiens et pakistanais dimanche.

 

Contrairement à celle de l'Inde, la doctrine nucléaire du Pakistan ne contient pas de clause disant que le pays n'utilisera pas ses armes en premier lors d'un conflit.

Ces propos sont un nouveau signe du réchauffement des relations avec l'Inde, traditionnellement regardée comme l'ennemi numéro 1 du Pakistan.

"Je ne me sens pas menacé par l'Inde et l'Inde ne devrait pas se sentir menacée par nous", a dit le président pakistanais lors d'une vidéo conférence organisée par le grand quotidien indien "The Industan Times", des propos rapportés par des journaux indiens et pakistanais.

La retranscription des déclarations de M. Zardari n'était pas disponible dans l'immédiat, selon le service de presse du président.

"Nous ne les (les armes nucléaires) utiliserons certainement pas en premier, je ne suis pas favorable (...) aux armes nucléaires. J'espère que nous ne serons jamais dans cette situation", a-t-il affirmé, selon les citations rapportées par les médias.

M. Zardari a aussi exprimé l'idée d'une Asie du Sud sans nucléaire, affirmant qu'il pourrait persuader les parlementaires de soutenir un tel projet, selon les mêmes sources.

"Je peux arriver à convaincre mon Parlement sur ce point, mais pouvez-vous arriver à convaincre le Parlement indien sur ce point?", s'est-il questionné, selon les médias, sans donner plus de détail sur la proposition. AP

Le FMI accorde un crédit de 7,6 milliards de dollars au Pakistan
25.11.2008 - 13h43

Le conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a accordé lundi au Pakistan un crédit stand-by de 7,6 milliards de dollars destiné à faciliter la mise en oeuvre d'un programme de stabilisation économique.

 

La décision du conseil d'administration intervient après l'engagement pris par le FMI d'aider le Pakistan à redresser sa balance des paiements et à relancer son économie.

La communauté internationale craint que les difficultés économiques du Pakistan, alimentées aussi par la crise financière, ne contribuent à grossir les rangs d'Al Qaïda et d'autres organisations radicales islamistes au Pakistan.

Alister Bull, version française Pascal Liétout

 

 

 


Des Occidentaux otages à Bombay, plus de 100 tués
27.11.2008 - il y a 1 heure 44 min

Rina Chandran

 

Bombay, capitale financière de l'Inde, résonnait toujours de rafales d'armes automatiques jeudi matin, douze heures après une série d'attaques ponctuées par des prises d'otages et la mort de plus de cent personnes.


Dans deux des hôtels les plus luxueux de la ville, le Taj Mahal et l'Oberoi, des hommes armés détenaient un nombre non spécifié d'otages, dont des Occidentaux, particulièrement ciblés par les commandos se réclamant de l'islamisme.

La police indienne a fait état de 101 morts, dont six étrangers, et de près de 300 blessés à la suite de ces attaques qui ont visé, outre les deux palaces, un restaurant fréquenté par les Occidentaux, une gare et deux hôpitaux.

Des policiers tentent de pénétrer dans les deux hôtels de luxe mais les autorités ont reconnu que la situation n'était toujours pas normalisée.

"La situation n'est pas encore sous contrôle et nous essayons de faire sortir des terroristes qui se cachent dans les deux hôtels", a dit Vilasrao Deshmukh, Premier ministre de l'Etat de Maharashtra dont Bombay est la capitale.

Ces attaques à l'arme automatique et, dans certains cas, à la grenade, ont été revendiquées par les "Moudjahidine du Deccan", une organisation jusque-là peu connue. Le Deccan, ou Dekkan, est la partie centrale de l'Inde.

L'un des membres du commando qui a attaqué l'hôtel Oberoi a affirmé que son groupe, composé de sept hommes, détenait des otages et a dénoncé les mauvais traitements dont sont victimes selon lui les musulmans en Inde.

"Nous sommes sept à l'intérieur de l'hôtel Oberoi. Nous demandons la libération de tous les Moudjahidine détenus en Inde et ce n'est qu'après que nous libérerons ces gens", a déclaré cet homme à India TV, qui l'a identifié sous le prénom de Sahadullah.

"Libérez tous les Moudjadidine, et les musulmans vivant en Inde ne doivent pas être importunés", a-t-il ajouté.

A LA RECHERCHE DE BRITANNIQUES ET D'AMÉRICAINS

Selon des témoins, les assaillants s'exprimaient en Hindi ou en Urdu, ce qui laisse penser qu'il s'agit d'activistes indiens et non d'étrangers.

Ces attaques interviennent en pleine période d'élections régionales en Inde, y compris au Cachemire, et risquent de déstabiliser le pays avant des élections fédérales prévues l'an prochain.

Un responsable européen a été blessé lors de l'attaque de l'hôtel Taj Mahal, où se trouvent plusieurs députés européens et dont les flammes léchaient encore le toit jeudi matin.

"Je suppose qu'ils (les agresseurs) cherchaient des étrangers, parce qu'ils demandaient les passeports britanniques ou américains", a raconté Rakesh Patel, un ressortissant britannique qui vit à Hong Kong et résidait à l'hôtel Taj pour affaires. "Ils avaient des bombes."

Les forces de sécurité tentent de pénétrer dans les deux hôtels mais leur progression est rendue difficile par la résistance des commandos.

"Les terroristes nous lancent des grenades du toit du Taj et tentent de nous empêcher d'entrer", a déclaré à Reuters un inspecteur de police, Ashok Patil.

"Il semble qu'il y ait encore beaucoup de gens pris au piège dans les deux hôtels, et selon nos informations, les fusillades sont constantes, surtout venant du Taj", a dit un responsable du commissariat central de Bombay.

Quatre des assaillants ont été tués par la police et neuf autres ont été arrêtés, à déclaré un responsable du commissariat central de Bombay.

ONZE POLICIERS TUÉS

La police fait par ailleurs état de onze morts dans ses rangs, sans préciser s'ils faisaient partie du bilan général de 80 victimes. Parmi les policiers tués figure le chef de la brigade ani-terroriste de Bombay, Hemant Karkare.

Selon la police, une famille israélienne est par ailleurs retenue en otage par des hommes armés dans un appartement de la ville.

Un rabbin est propriétaire du bâtiment où il vit avec son épouse et leurs deux enfants, mais on ignore s'ils sont les victimes de la prise d'otages.

Selon un journaliste de Reuters sur place, des coups de feu pouvaient être entendus dans le quartier.

L'Inde a subi une série d'attentats à la bombe ces dernières années. La majeure partie ont été imputés à des islamistes, même si la police a également arrêté des extrémistes hindous.

Bombay a été la cible de certains des attentats les plus meurtriers. Un soir de juillet 2006, sept bombes avaient explosé en l'espace d'un quart d'heure à bord de plusieurs trains de banlieue, à l'heure de pointe, tuant 186 personnes ainsi que l'un des auteurs des attentats.

L'attentat le plus meurtrier jamais commis en Inde, en 1993, avait eu lieu également dans la ville, où 257 personnes avaient alors trouvé la mort.

Les attaques de Bombay ont été condamnées notamment par les Etats-Unis, la France au nom de l'Union européenne et la Russie.

La Banque centrale indienne a décidé de son côté de suspendre pour la journée les transactions sur les marchés financiers de Bombay.

Avec les bureaux de Bombay et New Delhi, version française Pascal Liétout

 

 

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