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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 17:58

(dépêches)



Obama nomme Hillary Clinton secrétaire d'Etat, reconduit Gates au Pentagone

2 déc. 2008 - 07:06 - Stephen COLLINSON

Le président élu américain Barack Obama a confirmé lundi avoir choisi son ex-rivale Hillary Clinton pour diriger la diplomatie de son administration et reconduit Robert Gates à la tête du Pentagone.

"La nomination d'Hillary est un signe aux amis et ennemis du sérieux de mon engagement à renouveler la diplomatie américaine et restaurer nos alliances", a déclaré M. Obama lors d'une conférence de presse à Chicago (Illinois, nord).

"Elle possède une intelligence extraordinaire et une fermeté, et une remarquable éthique de travail. Je suis fier qu'elle soit notre prochaine secrétaire d'Etat", a-t-il ajouté.

Après avoir été désignée secrétaire d'Etat, Mme Clinton a tout de suite affirmé souhaiter rétablir le rang des Etats-Unis comme "force positive de changement" dans le monde.

Son mari, l'ancien président américain Bill Clinton, a accepté de révéler les noms des donateurs de son organisation caritative et s'est engagé à la transparence sur ses futurs engagements et revenus afin d'éviter tout conflit d'intérêt.

M. Obama a reconduit à la tête du Pentagone l'actuel titulaire du poste Robert Gates alors que les troupes américaines sont engagées sur deux fronts, en Irak et Afghanistan. L'ancien directeur de la CIA, réputé pragmatique, est apprécié des deux camps politiques américains.

C'est la première fois qu'un secrétaire à la Défense est reconduit à son poste dans une administration d'un autre bord que la sienne.

M. Obama confiera à Robert Gates la mission de "finir la guerre en Irak de façon responsable" en transférant progressivement le contrôle aux Irakiens, a-t-il dit lundi.

En outre, le président élu s'est déclaré convaincu que les forces armées américaines doivent rester "les plus fortes sur la planète".

Par ailleurs, le futur occupant de la Maison Blanche a également annoncé la désignation de la gouverneur de l'Arizona (sud-ouest), Janet Napolitano, à la tête du département de la Sécurité intérieure.

Le général James Jones, un ancien commandant de l'Otan, sera nommé au poste de conseiller à la sécurité nationale.

Susan Rice, une proche conseillère de M. Obama en matière de politique étrangère, va être nommée ambassadrice à l'ONU.

Le poste de ministre de la Justice revient à Eric Holder, le premier noir a occuper cette fonction.

Des défis d'une ampleur inédite attendent la nouvelle administration Obama, le 20 janvier: crise économique, retrait des troupes américaines d'Irak, révision de la stratégie en Afghanistan, menace nucléaire iranienne, sans compter les tensions entre Pakistan et Inde, ravivées par les récents attentats meurtriers à Bombay.

M. Obama a affirmé lundi qu'il avait été tenu au courant de la situation en Inde pendant le week-end et que le FBI avait été envoyé dans la région.

"Moi-même et mon équipe derrière moi sommes absolument déterminés à éliminer la menace du terrorisme", a-t-il affirmé lundi en ajoutant que la diplomatie, et la politique devaient être utilisées en plus de la force militaire pour faire face au défi.

En déplacement en Grande-Bretagne, l'actuel secrétaire d'Etat Condoleezza Rice a estimé lundi, avant même l'officialisation de la nomination d'Hillary Clinton, que celle-ci "apportera(it) énormément d'énergie, d'intelligence et de savoir-faire" à ce poste.

L'ancien président américain Bill Clinton s'est déclaré "fier" lundi de la nomination de son épouse Hillary, dans un communiqué.

La présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a pour sa part, jugé "remarquable" l'équipe choisie par M. Obama. "Tous les membres de cette équipe ont une expérience immense, une grande intelligence, une forte capacité à diriger, et sont engagés pour un changement", écrit-elle dans un communiqué lundi.


Occidentaux et Chine saluent la nomination de Hillary Clinton, pas la Russie

2 déc. 2008 - 07h09

Des alliés occidentaux des Etats-Unis ont salué lundi la décision du président élu Barack Obama de choisir son ancienne rivale démocrate Hillary Clinton pour diriger dans l'avenir la diplomatie américaine, mais la Russie a déclaré qu'elle n'augurait rien de bon.

"Je serai heureux de pouvoir travailler, dès qu'elle aura pu officiellement prendre ses fonctions, avec Hillary Clinton au renforcement de l'amitié franco-américaine", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, peu après l'annonce officielle par M. Obama de la nomination de Mme Clinton et du maintien de Robert Gates à la tête du département de la Défense.

M. Kouchner a adressé à la future secrétaire d'Etat ses "félicitations les plus chaleureuses et les plus amicales". "J'ai souvent eu l'occasion d'apprécier ses compétences, ses convictions et ses qualités humaines", a-t-il déclaré dans un communiqué.

"La France et l'Union européenne sont prêtes à travailler étroitement" avec Mme Clinton "dans le cadre d'un partenariat transatlantique renouvelé", a ajouté M. Kouchner, dont le pays assure jusqu'à la fin de l'année la présidence de l'UE.

A Londres, le secrétaire au Foreign Office, David Miliband, a salué la nomination de Mme Clinton. "Evidemment, la sénatrice Clinton apportera une expérience énorme à ses nouvelles fonctions", a estimé M. Miliband, lors d'une conférence de presse conjointe avec la secrétaire d'Etat sortante, Condoleezza Rice. Complimentant Mme Rice, M. Miliband a estimé qu'il serait "très difficile d'être à la hauteur" pour la personne qui lui succéderait.

La Chine a également félicité Hillary Clinton, ainsi que James Jones, futur conseiller à la sécurité nationale, en espérant, selon un télégramme du ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi, "travailler sans relâche avec eux pour faire progresser les liens de coopération constructifs entre la Chine et les Etats-Unis".

En revanche, le choix de Mme Clinton, comme celui de M. Gates, a suscité une réaction négative de la Russie, qui a eu des relations très tendues avec l'administration sortante du président George W. Bush. "Ces nominations n'inspirent aucun optimisme", a déclaré Konstantin Kossatchev, chef de la Commission des Affaires étrangères de la Douma, la chambre basse du Parlement russe. "Elles impliquent la continuité, et non une réforme de la conception de la politique étrangère à la Maison Blanche", a ajouté M. Kossatchev, parlant à l'agence de presse russe Interfax.

Mme Clinton et M. Gates sont de "fermes partisans des idées de domination des Etats-Unis dans le monde et d'une défense dure des intérêts américains par n'importe quel moyen", a estimé le responsable russe, pour lequel "le dialogue bilatéral ne sera pas moins compliqué que sous l'administration de George W. Bush".

A Stockholm, le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt, s'est félicité de la nomination de Mme Clinton. "Je me réjouis à l'avance de travailler avec elle sur diverses questions", a-t-il déclaré sur son blog. M. Bildt s'est déclaré "convaincu" que les alliés des Etats-Unis trouveraient en Mme Clinton une partenaire "engagée et compétente". A Madrid, le Parti socialiste espagnol (PSOE, au pouvoir) a salué la nomination de Mme Clinton et le maintien au Pentagone de M. Gates.

"Nous aurons une équipe d'une compétence indiscutable, et je pense que c'est une décision sage (de la part de M. Obama), car il aura besoin de cela", a déclaré Elena Valenciano, secrétaire aux relations internationales du PSOE. "Le changement dans l'administration américaine est aussi évident que la nécessité de compter sur des personnes ayant une expérience démontrée", a ajouté la porte-parole.

La nomination de l'épouse de l'ancien président Bill Clinton a également été bien accueillie à Jérusalem. "La sénatrice Clinton est une amie de l'Etat d'Israël et du peuple juif", a déclaré le Premier ministre Ehud Olmert, selon un communiqué. "Je suis certain que dans ses nouvelles fonctions, elle va continuer à promouvoir les relations spéciales entre les deux pays", a dit M. Olmert.

Lors de sa campagne pour l'investiture démocrate, finalement remportée par M. Obama, Mme Clinton avait pris des positions très fermes pour la défense d'Israël, particulièrement face à la menace que constituerait un Iran disposant de l'arme nucléaire.



Barack Obama boucle la composition de sa future administration

2 déc. 2008 - 07h09 - Jeff Mason

Avec la nomination de Bill Richardson au poste de secrétaire au Commerce, Barack Obama va pratiquement achever mercredi l'annonce de sa future administration, un mois seulement après son élection.

Le président élu, qui succédera à George Bush le 20 janvier, est en avance sur ses prédécesseurs récents à la Maison blanche, qui avaient consacré davantage de temps à la composition de leurs équipes gouvernantes.

Mais, dans un passé récent, aucun président américain n'a pris ses fonctions dans un contexte aussi pesant: les Etats-Unis, en récession depuis fin 2007, traversent la pire crise économique depuis les années 1930 et leur armée est engagée dans deux conflits, en Irak et en Afghanistan.

Les nominations auxquelles Obama a procédé jusqu'alors reflètent sa volonté de s'attaquer à la récession et au rétablissement de l'image des Etats-Unis à l'étranger.

A la tête du département du Commerce, qui promeut les exportations américaines, Richardson rejoindra l'équipe économique constituée par le futur 44e président des Etats-Unis.

A 61 ans, l'actuel gouverneur du Nouveau-Mexique, qui fut ambassadeur des Etats-Unis aux Nations unies et secrétaire à l'Energie sous la présidence Bill Clinton, avait caressé l'espoir de prendre en charge la diplomatie américaine.

Obama lui a préféré Hillary Clinton. Et certains commentateurs s'étonnent que Richardson ait accepté la direction du secrétariat au Commerce. "Je suis surpris qu'il ait dit oui. Le poste de secrétaire au Commerce n'est pas vraiment important", estime Animesh Ghoshal, professeur d'économie à l'université DePaul de Chicago.

Obama pourrait tenter d'atténuer cette déception en braquant sur lui les projecteurs, au moins pour un jour. Alors que ses précédentes conférences de presse portaient sur plusieurs nominations, seul Richardson devrait partager la tribune avec le président élu lors de la conférence de presse programmée ce mercredi en fin de matinée (16h40 GMT) Chicago.

Brièvement candidat à l'investiture démocrate, Richardson, né de mère mexicaine, avait rapidement renoncé à son rêve de devenir le premier président d'origine hispanique et rallié la candidature de Barack Obama. Son soutien à celui qui n'était alors que sénateur de l'Illinois avait ulcéré le camp Clinton, qui y avait vu de la déloyauté.

Version française Henri-Pierre André


Obama désignera mercredi Bill Richardson secrétaire au Commerce

3 déc. 2008 - 07h58

Le président élu américain Barack Obama désignera mercredi Bill Richardson secrétaire au Commerce, complétant ainsi la formation de son cabinet, a indiqué mardi un responsable démocrate.

M. Obama devrait annoncer la nomination de M. Richardson, ancien ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU, lors d'une conférence de presse prévue mercredi à Chicago (Illinois, nord), deux jours après avoir annoncé la formation de son équipe chargée de la sécurité nationale.

Bill Richardson, 61 ans, est l'une des plus importantes personnalités politiques d'origine hispanique aux Etats-Unis et avait été pressenti pour le poste de secrétaire d'Etat, attribué finalement à Hillary Clinton, la grande rivale de M. Obama pendant les primaires démocrates.

M. Richardson, qui est gouverneur du Nouveau-Mexique (sud-ouest), avait lui aussi tenté sa chance lors des primaires démocrates pour la présidentielle contre Barack Obama. Il s'était ensuite rallié à sa candidature malgré ses liens avec Bill Clinton, dont il a été le secrétaire à l'Energie.

M. Richardson, qui a été surnommé l'"Indiana Jones" de la diplomatie américaine, s'est fait une réputation grâce à ses face-à-face avec des dirigeants figurant sur la liste des ennemis des Etats-Unis, comme Saddam Hussein ou Fidel Castro.

L'une des personnalités les plus hautes en couleur de l'administration Clinton, il a été critiqué pour son goût de la médiatisation au détriment du travail gouvernemental de fond, mais a aussi laissé la marque d'un parlementaire actif et d'un fin négociateur.

Bill Richardson s'est ainsi imposé, au fil des années, comme un intermédiaire précieux dans les relations houleuses entre les Etats-Unis et la Corée du Nord. En 1994, il était en voyage en Corée du Nord lorsqu'un hélicoptère de l'armée américaine a été abattu après avoir franchi la ligne de démarcation entre l'Etat communiste et le voisin sud-coréen.

Bill Richardson avait alors obtenu la libération du pilote et son rapatriement ainsi que celui de la dépouille du copilote, tué pendant l'opération.

Un an plus tard, il affrontait l'un des ennemis mortels des Etats-Unis, le dirigeant irakien Saddam Hussein, et obtenait la libération de deux hommes d'affaires américains emprisonnés en Irak après avoir franchi la frontière par erreur.

En 1996, il était de retour en Corée du Nord et négociait avec succès la libération d'un missionnaire américain qui avait traversé à la nage une rivière marquant la frontière avec la Chine et accusé d'espionnage par Pyongyang.

Bill Richardson a également à son actif des négociations avec l'ex-dirigeant cubain Fidel Castro, la junte militaire au pouvoir en Birmanie ou encore l'ancien dirigeant militaire d'Haïti Raoul Cedras, qu'il a réussi à convaincre de céder le pouvoir.

Il est crédité d'un accord avec des rebelles soudanais qui gardaient en otages trois membres de la Croix-Rouge, en leur proposant des véhicules tout-terrain, des médicaments, du riz et un tracteur en lieu et place de la rançon de 2,5 millions de dollars qu'ils réclamaient.


Barack Obama choisit Richardson comme secrétaire au Commerce

3 déc. 2008 - 18h...

Un mois seulement après son élection, Barack Obama a pratiquement achevé mercredi la composition de sa future administration en nommant Bill Richardson au poste de secrétaire au Commerce.

"La semaine dernière, le vice-président élu (Joe) Biden et moi-même avons commencé à annoncer la composition de notre équipe économique. Aujourd'hui, nous sommes heureux de désigner un autre membre essentiel de cette équipe - mon grand ami le gouverneur Bill Richardson comme secrétaire au Commerce", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Chicago.

Obama, qui succédera à George Bush le 20 janvier, est en avance sur ses prédécesseurs récents à la Maison blanche, qui avaient consacré davantage de temps à la composition de leurs équipes.

Mais, dans un passé récent, aucun président américain n'a pris ses fontions dans un contexte aussi pesant: les Etats-Unis, en récession depuis fin 2007, traversent la pire crise économique depuis les années 1930 et leur armée est engagée dans deux conflits, en Irak et en Afghanistan.

Les nominations auxquelles Obama a procédé jusqu'alors reflètent sa volonté de s'attaquer à la récession et au rétablissement de l'image des Etats-Unis à l'étranger.

A la tête du département du Commerce, qui promeut les exportations américaines, Richardson rejoint l'équipe économique constituée par le futur 44e président des Etats-Unis.

A 61 ans, l'actuel gouverneur du Nouveau-Mexique, qui fut ambassadeur des Etats-Unis aux Nations unies et secrétaire à l'Energie sous la présidence Bill Clinton, avait caressé l'espoir de prendre en charge la diplomatie américaine.

Obama lui a préféré Hillary Clinton. Et certains commentateurs s'étonnent que Richardson ait accepté la direction du secrétariat au Commerce.

"Je suis surpris qu'il ait dit oui. Le poste de secrétaire au Commerce n'est pas vraiment important", estime Animesh Ghoshal, professeur d'économie à l'université DePaul de Chicago.

Obama pourrait tenter d'atténuer cette déception en braquant sur lui les projecteurs, au moins pour un jour.

Brièvement candidat à l'investiture démocrate, Richardson, né de mère mexicaine, avait rapidement renoncé à son rêve de devenir le premier président d'origine hispanique et rallié la candidature de Barack Obama. Son soutien à celui qui n'était alors que sénateur de l'Illinois avait ulcéré le camp Clinton, qui y voyait de la déloyauté.

Philip Barbara, version française Henri-Pierre André et Guy Kerivel




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