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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 12:14

(dépêches)



La scolarisation des enfants handicapés pas "prioritaire"?

scolarisation des enfants handicapés, handicap, éducation nationale, Politique, Société, témoignages

Par PrincesseFiona
le 02/12/2008, vu 1074 fois, 50  

Ok, y a d'autres sujets brûlants. Mais quand même! 54% des élus locaux n'en font pas une priorité.

Demain a lieu la journée internationale des personnes handicapées. Une journée pour faire le point sur les discriminations auxquelles sont confrontés, au quotidien, les handicapés...
Et justement... Un sondage de l'institut CSA vient de paraître, concernant la scolarisation des enfants handicapés en France.

Et qu'apprend-on ? Que pour 54% des élus locaux interrogés, elle n'est pas prioritaire, bien qu'importante. Et même que pour 3%, elle est carrément "secondaire". 12% n'envisagent même pas de mettre en place une commission d'accessibilité dans leur commune. (Voir les résultats sur Handicap.fr.)

Je rappelle juste, à titre informatif, que la loi sur le handicap du 11 février 2005 "affirme le droit pour chacun à une scolarisation en milieu ordinaire, au plus près de son domicile", comme l'explique le site web de l'Education nationale.

Et quand on sait le bénéfice que peut apporter une scolarisation ordinaire pour les enfants atteint d'un handicap... on se demande bien pourquoi les choses ne bougent pas plus vite.

** Ma cousine, sourde, a toujours été scolarisée avec les enfants de son âge, dans les écoles puis le collège de sa petite ville. Elle est en 5ème et n'éprouve pas de difficultés particulières. Elle bénéficie simplement de l'aide d'une personne, ponctuellement, quelques heures dans la semaine. **

** Mon jeune voisin, handicapé moteur, a bien eu du mal à être intégré dans la maternelle de mon petit village. Mais après la bataille de ses parents pour l'y inscrire, il a poursuivi son bonhomme de chemin sans accident de parcours, jusqu'au lycée où il suit actuellement ses cours. **

Il a pourtant fallu batailler ferme pour faire accepter ces enfants "différents" qui, finalement, n'éprouvent pas plus de diffcultés qu'un autre.

Avec la loi de 2005, cela devait même devenir automatique d'entrer dans l'école de son quartier. C'est loin d'être le cas.

La preuve ? Dans Le Parisien, ce mardi matin, un témoignage. A Etampes (Essonne), Siham a tenté de faire scolariser son fils Michael, atteint d'autisme, en CP. Inscription refusée malgré un passage en maternelle réussi. Après une plainte déposée auprès de la HALDE (haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité), il a finalement été accepté l'année d'après. Désormais, il suit une scolarité normale. A 9 ans, il est en CE1, précise le quotidien...

Dans le même article, on apprend que la HALDE a reçu 100 réclamations concernant la scolarisation des enfants handicapés en 2008.

Mais que voulez-vous, si les élus locaux, premiers concernés par la question, ne jugent pas le problème "prioritaire"...

(Sources: Le Parisien, Handicap.fr )


Un enfant handicapé a-t-il le droit d'aller à l'école de son quartier ?

Société, handicap, loi, rentrée, enfant, École
Par La rédaction du Post
le 23/08/2007, vu 29414 fois 

Xavier Darcos se réunit aujourd'hui avec les représentants d'associations du monde du handicap pour évoquer la rentrée 2007. Mais que disent les textes législatifs sur les droits des enfants handicapés ?

Un enfant handicapé a-t-il le droit d'aller à l'école de son quartier ?
C'est même un principe. La loi de 2005, appelée "loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées" prévoit que n'importe quel enfant doit être scolarisé dans l'école la plus proche de son domicile. En juin, Nicolas Sarkozy a même décidé d'instaurer un "droit opposable à l'éducation" qui permettrait aux parents d'enfants handicapés d'attaquer l'Etat s'il ne tient pas ses engagements.

Combien d'enfants bénéficient d'une scolarisation en milieu ordinaire ?
En 2006, 104 500 étaient scolarisés dans le premier degré (maternelle et primaire) et 45 000 dans le second degré (collège et lycée). Ils devraient être plus nombreux à la rentrée.

Comment sont-ils pris en charge ?
Ils peuvent être accueillis dans des unités pédagogiques d'intégration (UPI), c'est à dire des classes spécialisées. Mais ils peuvent aussi intégrer une classe ordinaire.
Ils bénéficient d'un emploi du temps aménagé en fonction de leurs besoins, des moyens matériels nécessaires à leur bonne intégration (rampe d'accès, manuels scolaires adaptés...). Ils peuvent être accompagnés par un auxiliaire de vie scolaire (AVS) qui l'aide au quotidien pendant les cours, dans ses déplacements, à la cantine, etc...

Combien y'a-t-il d'auxiliaires de vie scolaire ?
Ils sont actuellement 13 600 et le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, a annoncé qu'il y en aurait 2 700 postes créés pour la rentrée, le 4 septembre.

Et où vont les autres enfants ?
Selon l'Apajh (association pour adultes et jeunes handicapés) et l'APF (association des paralysés de France), entre 10 000 et 15 000 enfants sont toujours privés d'école, à l'heure actuelle.
  
Par La rédaction du Post



« Oui, mon fils avait le droit d’être scolarisé ! »

Société     HANDICAP.

Lorsque son fils autiste a été refusé à l’entrée du CP, Siham a fait appel à la Halde, de plus en plus sollicitée à ce sujet. Malgré la loi de 2005, les familles peinent à scolariser leurs enfants handicapés. Un sondage, révélé aujourd’hui, le confirme.Laure Pelé | 02.12.2008, 07h00 

POUR NOMBRE de parents d’enfants handicapés, c’est le dernier recours, celui qui vient après des années de désespoir et d’énervements en tout genre, de courriers sans réponses et de vains rendez-vous. Pour faire scolariser leur enfant, ils sont de plus en plus nombreux à se tourner vers la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité.

Cette année, la Halde a reçu 100 réclamations à ce sujet. Représentant 21,7 % du total des requêtes en 2008 ,les questions de santé et de handicap arrivent en deuxième position, après les problèmes de discrimination sur l’origine. A la veille de la Journée internationale des personnes handicapées, et alors qu’elle signe aujourd’hui la charte de l’égalité pour assurer une place aux handicapés dans la fonction publique, la Halde dévoile dans un sondage que trois ans après la loi du 11 février 2005, la scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire reste difficile (lire ci-contre) . Actuellement, ils sont 69 % à être inscrits.

« Tout se passait bien dans cette école, il n’y avait aucune raison de ne pas le garder »

La Halde va bientôt proposer un plan d’action à mettre en oeuvre avec les élus et le ministère de l’Education nationale pour améliorer la scolarisation des petits handicapés. « Il faut éviter que l’absence de moyens adaptés pour accompagner certains handicaps se répercute par un rejet global de tous les élèves handicapés et augmente les risques de discrimination », explique-t-on à la Halde.

Les parents qui s’en remettent à elle ont raison de le faire, car la Halde n’est pas qu’une caisse d’enregistrement de plaintes. Elle a un vrai pouvoir pour faire bouger les choses. « Dès que la famille fait une réclamation, tout un processus se met en place, poursuit-on à la Halde. D’abord, des juristes assermentés vont mener une enquête pour prouver qu’il y a bien discrimination. Ensuite, on a le pouvoir de transmettre le dossier devant les tribunaux. » Et quand la Halde va devant un juge, elle réussit à régler 83 % des dossiers. L’an dernier, toutes les transactions pénales (amendes ou dommages et intérêts) ont été homologuées par le procureur de la République. Et 69 % de ses recommandations ont été suivies de modifications législatives ou réglementaires.

Chez la famille Norvath à Etampes (Essonne), la démarche a été fructueuse. Il y a deux ans, lorsque Michael, son petit garçon autiste, n’est pas admis en CP, elle décide de porter plainte auprès de la Halde. « Tout se passait bien dans cette école, raconte Siham, la maman. Il y avait fait quatre ans de maternelle avec une assistante de vie scolaire, il n’y avait aucune raison de ne pas le garder. » L’exclusion de l’enfant a été reconnue comme discrimination par la Halde, qui a prouvé qu’il était bien rejeté à cause de son handicap. « Cette reconnaissance nous a servi d’appui, continue Siham. Oui, mon fils, qui est certes différent des autres, avait le droit d’être scolarisé ! » En septembre suivant, il a été accepté dans une école publique de quartier. Aujourd’hui, à 9 ans, ce petit garçon très bavard est en CE 1, il lit et adore jouer aux jeux vidéo… Pour faire une réclamation, la procédure est des plus simples. Il suffit d’envoyer sa requête par courrier à la Halde, au 11, rue Saint-Georges, 75009 Paris, ou de remplir un formulaire en ligne sur son site www.halde.fr.


Scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire. - Information Handicap.fr

Scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire.
Publié le : 02/12/2008
Auteur(s) : Léon Denormandy

Résumé : Point positif : la scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire progresse et elle est bien acceptée là où elle est effective. Mais il reste des difficultés pour lesquelles des solutions doivent être trouvées...
 
L'enquête réalisé par l'institut CSA/ Oxalissur du 12 au 21 novembre 2008.
Personnes interrogées:
501 directeurs d'école maternelle et primaire
250 élus de communes de plus de 5000 habitants
214 parents d'élèves dont les enfants handicapés sont inscrits en école maternelle ou primaire ou en demande de scolarisation.

Les résultats

- 96% des parents , 97% des élus et 88% des directeurs sont favorables à la scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire.
- 59% des directeurs d'école accueillent aujourd'hui un enfant handicapé.
- 93% d'entre eux les scolarisent en milieu ordinaire
- 13% qui disposent d'uneclasse d'intégration scolaire.

Les troubles cognitifs sont le 1er handicap cité pour 47%, avant les déficiences motrices (22%), mentales (18%), les troubles auditifs (8%) et visuels (8%), et les autres troubles de santé invalidants (13%).

- 7% des directeurs constatent une nette augmentation de la scolarisation des enfants handicapés depuis la mise en place de la loi et 22% une petite augmentation.
- 86% des directeurs qui accueillent déjà des élèves handicapés ont le sentiment que la scolarisation fonctionne bien.
- 58% des directeurs qui n'accueillent pas d'enfant handicapé ont le sentiment qu'il leur serait difficile de les accueillir et appréhendent la première expérience.

La connaissance de la loi et son application :

La majorité des directeurs d'établissement (85%) et des élus (63%) estiment bien connaître les dispositions de la loi du 11 février 2005. Ils s'interrogent sur la nature de leur responsabilité exacte en cas d'accident touchant un enfant handicapé, lorsqu‘ils ne peuvent pas accueillir ou maintenir un enfant handicapé dans l'établissement, ou encore concernant les responsabilités pédagogiques des enseignants.

Les élus s'interrogent également sur les types de handicap qui créent une obligation d'accueil.
- Pour 43% d'entre eux, la scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire est une priorité.
- 54% estiment que c'est important mais pas prioritaire
- 3% secondaire.
- 58% des élus affirment avoir mis en place une commission communale d'accessibilité
- 38% disent ne pas l'avoir encore fait
- 12% ne l'envisagent pas.
Ils n'envisagent majoritairement pas de prendre en charge pour le moment le transport de l'élève ou l'accompagnement pédagogique ou l'aide médicale.

Les Parents :

Accès à l'information:
- 73% par l'intermédiaire des associations
- 84% en rencontrant d'autres parents
- 89% par des enseignants ou des directeurs
- 88% par des démarches individuelles par exemple sur internet
- 54% se sont tournés vers les maison départementale des personnes handicapées

Les parents sont majoritairement satisfaits pour leur propre situation mais 55% jugent que la scolarisation des enfants handicapés dans leur commune ne fonctionne pas bien. Le bon fonctionnement demeure lié à la bonne volonté individuelle.
Les parents expriment un sentiment de solitude, regrettent une coordination lourde des différents acteurs, et ne se sentent pas assez proches de la MDPH. Ils sont 43% à être satisfaits des contacts avec la MDPH contre 46% qui expriment une insatisfaction.

Une préférence est accordée à la qualité de la relation personnelle:
- 82% des parents disent connaître l'enseignant référent
- 70% des parents se disent bien accueillis par l'équipe de suivi de la scolarisation et 67% par les enseignants référents.

- 92% des directeurs connaissent également l'enseignant référent de leur secteur et sont satisfaits du partenariat mais la collaboration avec la MDPH est jugée insuffisante. 70% des directeurs demandent un renforcement du partenariat.

Les directeurs comme les élus et les parents interrogés constatent majoritairement un bon accueil de la part des parents valides. Cependant, près d'un tiers exprime des réserves.

Les directeurs :

72% disposent d'un ou plusieurs auxiliaires de vie scolaire et 47% de dispositifs permettant de faciliter l'accessibilité, 37% d'outils pédagogiques adaptés et 23% de dispositifs de formation.
Les directeurs d'école expriment un manque de formation. Seuls 29% d'entre eux ont suivi une formation ou initiale pour 16%.

45% des directeurs doutent des capacités des élèves handicapés à acquérir dans les mêmes conditions les fondements du socle commun de connaissances, un doute plus élevé chez ceux qui accueillent déjà des élèves handicapés. Une opinion partagée par 58% de ceux qui accueillent des élèves ayant des déficiences mentales.

Conclusion

La scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire progresse et est bien acceptée là où elle est effective. Les responsables interrogés sont conscients que le handicap ne se limite pas aux situations de handicap moteur. Ils souhaitent bénéficier de formations leur permettant de mieux appréhender toutes les formes de handicap et de moyens humains approprié.
La situation des élèves handicapés nécessite des réponses et des moyens différents selon la nature du handicap. L'absence de moyens adaptés pour accompagner certains handicaps peut se traduire par une réticence globale vis-à-vis de tous les élèves handicapés, et augmenter les risques de discrimination.
Une absence d'information et de formation est relevée pour les directeurs, comme pour les élus et les parents.
La bonne intégration des élèves handicapés en milieu scolaire ordinaire nécessite de maintenir une action volontariste.




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