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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 23:27

(dépêches)



Après l'enterrement d'Alexis, le 9 décembre 2008 à Athènes.

INFO - EUROPE - GRECE
10/12/2008 | 15:18 65 commentaires
Affrontements à Athènes et Salonique

Des affrontements entre jeunes et policiers ont éclaté à Athènes et Salonique, mercredi, jour de grève générale.

A Athènes, la police a tiré des gaz lacrymogènes contre des manifestants qui jetaient des projectiles et des cocktail Molotov lors d'un rassemblement devant le Parlement.

Des incidents sont intervenus à Salonique en marge manifestation d'environ 2.000 personnes. Une grève de 24 heures est observée contre la politique d'austérité du gouvernement.

En marge de ce rassemblement syndical, des dizaines de jeunes s'en sont pris aux forces anti-émeutes, scandant "Assassins" après la mort d'un jeune de 15 ans, Alexis Grigoropoulos, tué par un policier samedi dans un quartier central  d'Athènes.

Le mouvement à l'appel des syndicats accroît la pression sur le gouvernement du premier ministre conservateur, Costas Caramanlis. Ce dernier est fragilisé par une flambée de violence jamais vue en Grèce.

Costas Caramanlis, Premier ministre grec, s'est engagé mercredi dans un message télévisé à assurer la sécurité de ses concitoyens et a annoncé une série de mesures financières pour les commerces et entreprises endommagés durant ces cinq jours de violences urbaines.

La Grèce a connu mercredi une nouvelle journée de violents affrontements entre jeunes manifestants et forces de l'ordre tandis que le pays s'enfonçait dans la crise politique et fonctionnait au ralenti à cause d'une grève nationale.

Cette flambée de violence a suivi la mort d'Alexis Grigoropoulos, 15 ans, tué samedi par le tir d'un policier samedi à Athènes. L'enquête a montré qu'il avait été tué par le ricochet d'une balle. L'adolescent a été enterré mardi après-midi à Paleo Faliro, près du grand port du Pirée. Son décès a déclenché le week-end dernier émeutes et manifestations dans tout le pays en pleine crise sociale et politique.

Les violences se poursuivent depuis. La police d'Athènes a annoncé avoir procédé au cours de la journée de mardi à 55 interpellations. Quatre personnes ont été arrêtées pour violences et 12 autres pour vols. Elle a par ailleurs arrêté 25 étrangers pour des vols commis dans la nuit de lundi à mardi dans des magasins sinistrés du centre d'Athènes. Selon le maire de la capitale grecque, plus de 360 magasins ont été "partiellement ou totalement  endommagés" depuis samedi dernier.

La grogne sociale
La puissante Confédération générale des travailleurs grecs (600.000 adhérents) et la Fédération des fonctionnaires (200.000 membres) ont organisé dans le centre d'Athènes un grand rassemblement mercredi, point d'orgue d'une grève générale de 24  heures prévue de longue date contre l'austérité et la cherté de la vie. Les dirigeants syndicaux ont tenu à organiser ce rassemblement malgré une demande d'annulation adressée par le Premier ministre.

Les syndicalistes communistes (PAME) ont manifesté de leur côté dans le centre d'Athènes avant le rassemblent syndical.

Crise politique
La crise prend de jour en jour une tournure plus politique. Son gouvernement est déjà déstabilisé par  les retombées de la crise économique internationale et par une série de scandales (voir plus loin).

Dans un souci de reprendre la main sur des événements qui lui ont largement  échappé, le premier ministre, Costas Caramanlis a adressé mardi soir un nouveau message à la nation  condamnant les fauteurs de trouble comme "des ennemis de la démocratie". Il s'est engagé "à rétablir le sentiment de sécurité et la légalité". Il a à nouveau lancé un appel à l'unité nationale. "Il faut condamner clairement les violences, les pillages, le vandalisme des  éléments extrémistes. En ces heures, on ne peut pas avoir de différences nationales", a-t-il souligné.

Il n'a pas répondu au chef de l'opposition socialiste Georges Papandréou qui avait demandé dans la journée un recours "au verdict populaire" pour résoudre la crise. Georges Papandréou a rejeté l'appel à l'unité de la nation lancé par M. Caramanlis.

  
La Grèce minée par les scandales 
Le pays est "miné depuis longtemps par le clientélisme, la corruption, le favoritisme", constate "Le Monde". Un phénomène qui touche tant la droite que la gauche, au pouvoir dans les années 80 et 90. "Les grandes familles Caramanlis, Mitsotakis, Papandréou - qui se succèdent au pouvoir depuis des décennies et leurs affidés profitent d'un système dont les retombées arrosaient une large partie de la population", constate Le Monde.

Pendant l'été 2007, les autorités grecques avaient montré leur impuissance et leur incompétence au cours des immenses incendies qui ont ravagé le Péloponnèse et l'Attique. "L'incapacité totale de l'Etat de venir à bout des sinistres, le manque d'équipement des pompiers et l'incurie dans l'organisation des secours", avaient alors attisé la colère de l'opinion, rappelle Libération. Juste avant les élections, le gouvernement avait promis des millions d'euros d'aide aux victimes. Le gouvernement a remporté le scrutin de justesse. Mais les victimes n'ont jamais rien vu venir...

Autre scandale: cet automne, les moines du mont Athos, célèbre site orthodoxe, avaient acheté pour une somme dérisoire un ancien site des J.O. de 2004 appartenant au ministère de la Marine marchande. Quelques mois plus tard, les ecclésiastiques l'avaient ensuite revendu près de deux fois plus cher. L'affaire aurait coûté 100 millions d'euros au contribuable grec.

Un scandale a également touché le ministère de la Culture dont le secrétaire général a tenté de se suicider à la suite d'une tentative de chantage. Il aurait été filmé lors de relations très intimes avec une secrétaire. L'homme, très proche du premier ministre, était chargé des classements et déclassements de terrains et de bâtiments historiques.
 
 

Dans l'université polytechnique d'Athènes transformée en place forte, des jeunes Grecs parlent de "guerre civile"

LE MONDE | 09.12.08 | 09h16  •  Mis à jour le 09.12.08 | 20h30

Athènes, envoyée spéciale

Leur citadelle n'a pas de miradors, mais des salles de cours. Ils en ont fait leur mur d'enceinte. C'est l'université polytechnique d'Athènes, 13 000 étudiants en temps normal. Trois jours après la mort d'un jeune garçon de 15 ans, tué par un policier, le 6 décembre, à quelques centaines de mètres de là, l'université est devenue la principale place forte de ce que certains d'entre eux appellent déjà leur "guerre civile".
 
"Eux", ce sont des étudiants, des jeunes actifs, des garçons, des filles. Des capuches et des foulards qui les protègent des gaz lacrymogènes, dépassent autant de joues barbues que de boucles d'oreilles.

Toute une génération, en fait : ils ont entre 15 et 35 ans. Toute une société aussi : des "smicards", des jeunes cadres, des militants d'extrême gauche, et d'autres pas engagés. Ce sont leurs tenues d'émeutiers – vêtements sombres, baskets Converse – qui estompent les lignes.

Leur leitmotiv, c'est la haine des "flics, porcs, assassins", équivalent local de "CRS, SS". Au pied des hauts murs beiges graffités de l'université, derrière lesquels ils se réfugient entre deux assauts de pavés, on ne parle que cette langue. L'institution, qui leur sert de camp retranché, a de quoi galvaniser : c'est de là, en 1974, qu'est partie la révolte étudiante qui a précipité la chute du régime des colonels, la dictature militaire qui a été à la tête de la Grèce de 1967 à 1974. Aujourd'hui, la loi interdit aux forces de l'ordre d'y mettre un pied.

Cette nuit du 8 décembre est la troisième nuit blanche pour certains dans ce lieu d'aubaine. Ils y rêvent à leur tour de renverser un gouvernement, celui de centre-droit de Costas Caramanlis, actuellement au pouvoir.

Ce gouvernement, ils le jugent responsable de corruption et d'inégalités sociales. Responsable aussi de leurs salaires de débutants, à 650 euros par mois, de leur obligation de cohabiter, pour beaucoup, jusqu'à 30 ans avec leurs parents. "On n'a pas de job, pas d'argent, un Etat en faillite avec la crise, et tout ce qu'il a comme réponse, c'est de donner des armes aux policiers, résume l'un d'eux. Alors, ce n'est peut-être pas bien, ce que l'on fait, mais au moins, on fait quelque chose." Les feux de planches auprès desquels ils se réchauffent, à chacune des trois entrées de l'université, finissent en tout cas par éclairer plus leurs cernes que leurs barricades. Car, comme les jours précédents, en plus de combattre, ils ont manifesté, plus tôt dans la journée, dans les rues de la capitale.

Ce lundi, le cortège est parti de la place Omonia, en fin d'après-midi. Mais très vite, comme la veille et l'avant-veille, les événements ont dégénéré. Certains ont choisi la méthode pacifique. Mais parmi eux, les koukoulofori (les "cagoulés") avaient envie de plus. Cela a été la nuit la plus violente depuis le 6 décembre.

Dans leur sillage, le centre-ville d'Athènes est ravagé. Dans le périmètre de plusieurs kilomètres carrés, qui avait été bouclé pour l'occasion, il n'y a pas 50 mètres de trottoir qui aient échappé à leurs destructions. Ici, un cinéma entièrement brûlé, là, des dizaines de boutiques incendiées. Les cabines téléphoniques sont systématiquement défoncées, comme les abribus. Les vitrines caillassées sont innombrables. Le sapin de Noël qui ornait la grande place centrale de Syntagma a très vite terminé en brasier. Un manifestant hurle dans un haut-parleur : "Du calme, les enfants, du calme !" En vain.

Vers 22 heures, le cortège s'est dispersé, et beaucoup sont revenus au QG. Là, à l'université polytechnique, donc, où après plusieurs heures de jeu de chat et à la souris avec les "MATS" (les CRS grecs), on tousse, on crache, la gorge abrasée par les gaz lacrymogènes qui empestent tout le centre-ville. Là où ça crie, ça explose, ça hurle autour des sirènes de pompiers, aussi nombreux que les policiers. Mais là aussi où, éventuellement, à la cafétéria réquisitionnée, on peut espérer un café tiède.
 
"PEUT-ÊTRE QU'IL FALLAIT QUE TU PARTES POUR QUE NOUS NOUS RÉVEILLIONS"

Dans la cour de la fac, la "guerre civile" s'organise méthodiquement. Dans un recoin, à l'abri des regards, une équipe fabrique des cocktails Molotov. Dans un autre, les propriétaires de scooters et Mobylette assurent à tour de rôle des rondes dans les quartiers alentour. Dans un autre encore, c'est le carré des "koukoulofori", tous dans leur tenue noire, et peu causants.

Au dernier et septième étage d'un des bâtiments en fond de cour, même l'administration est là, recluse. Ils sont une dizaine à veiller à tour de rôle. "Au début, on était plus nombreux, mais là, les gens commencent à fatiguer", explique le vice-président de l'université, Gerasimos Spathis. Il veille avec bienveillance, et même avec enthousiasme, sur ce qui se passe dans son enceinte.

Notamment parce que, de longue date, le corps enseignant et les directeurs d'université sont profondément opposés au gouvernement, en particulier à la politique de "privatisation" des facultés. Alors devant des "koukoulofori" qui arrachent les dalles des terrasses du bâtiment pour les jeter du septième étage où il a trouvé refuge, M. Spathis encourage : "C'est un moindre mal, estime-t-il, si on n'était pas là, il y aurait des morts." A quelques pâtés de maisons de la citadelle, au carrefour de quatre ruelles poisseuses et étroites, des fleurs et des bougies se sont accumulées à l'endroit où le jeune Andreas Grigoropoulos est mort, le 6 décembre, après le tir d'un policier. Un bloc-notes de feuilles blanches a aussi été laissé, avec un rouleau de Scotch et quatre stylos.

Depuis, des dizaines de mots ont été griffonnés et accrochés sur un pan de mur, au-dessus des cierges. Message posthume : "Bon voyage Andreas. Peut-être qu'il fallait que tu partes pour que nous nous réveillions. Tu seras toujours dans nos cœurs, le dernier sang innocent." Mardi, une manifestation d'élèves et une autre d'enseignants étaient prévues à Athènes et dans les principales villes, ainsi que les obsèques d'Andreas Grigoropoulos. Mercredi, une grève générale de vingt-quatre heures contre les réformes du gouvernement est programmée.
 
Elise Vincent




La mouvance anarchiste fait exploser la colère des jeunes grecs

Publié le 08/12/2008 à 19:26 - Modifié le 09/12/2008 à 09:09 Le Point.fr
AFP

En dépit du démantèlement en 2002 et 2003 des deux groupes historiques, actifs depuis le retour de la démocratie, le terrorisme d'extrême gauche reste d'actualité en Grèce.

Les violences urbaines commises dimanche et lundi ( lire notre article ) en Grèce après la mort d'un adolescent tué par la police illustrent la combativité et la capacité d'organisation de la mouvance anarchiste active dans les principales villes du pays. Dès la bavure connue, samedi soir, de petits groupes de jeunes, casqués et cagoulés, se sont répandus dans les centres des grandes villes du pays, s'en prenant aux devantures de banques, vitrines de magasins et voitures en stationnement tout en bombardant les forces de l'ordre de projectiles en tous genres.

Comptant selon les estimations de 2.000 à 3.000 personnes, la mouvance anarchiste est coutumière en Grèce de ce genre d'actions, qui émaille régulièrement les manifestations étudiantes ou les grands rassemblements syndicaux, souligne le criminologue Ioannis Panoussis. "Il y a un mécanisme bien rodé en place", dont la rapidité de réaction a beaucoup gagné avec Internet et les téléphones portables, estime-t-il, mais "cette fois, c'est parce qu'il y a eu rencontre avec une colère spontanée de la jeunesse que les incidents ont pris une telle ampleur".

Manque d'efficacité policière

L'activisme anarchique a été "le détonateur d'une sorte d'explosion sociale due à l'insécurité économique affectant beaucoup de jeunes, chômeurs ou mal payés", juge pour sa part l'avocat Dimitris Beladis, expert en guérilla urbaine. Lundi, l'ensemble des médias estimait que les autorités avaient fait le mauvais choix, en choisissant dans un premier temps de ne pas faire intervenir les forces de l'ordre, laissant le champ libre aux casseurs. Pour Ioannis Panoussis, cette option "reflète la tolérance, dont l'activisme anarchiste ou d'extrême gauche semble souvent jouir en Grèce, alors qu'il est tenu pour responsable depuis des années de fréquents petits attentats incendiaires contre des cibles publiques, diplomatiques et économiques". "Les autorités entendent prévenir ainsi plus de radicalisation", dans un pays où la jeunesse reste très politisée, et où la méfiance envers les représentants de l'ordre reste forte, héritée d'une histoire qui a vu se succéder les régimes autoritaires jusqu'à la dictature des colonels (1967-74), estime Ioannis Panoussis.

En dépit du démantèlement en 2002 et 2003 des deux groupes historiques, actifs depuis le retour de la démocratie, le terrorisme d'extrême gauche reste d'actualité dans le pays. Le groupe Lutte révolutionnaire, considéré comme le plus dangereux, a été inscrit sur la liste des organisations terroristes par l'Union européenne, après huit attentats à Athènes depuis 2003, dont l'un à la roquette contre l'ambassade des États-Unis en janvier 2007.

Face à cette menace, comme à la violence de rue, les experts grecs et étrangers mettent souvent en cause un manque d'efficacité policière, fruit d'une formation insuffisante, d'une mauvaise planification des opérations et du carcan législatif qui entoure le maintien de l'ordre. Les forces de l'ordre se sont ainsi vu refuser le droit d'utiliser quelque 300 caméras de surveillance mises en place pour les Jeux olympiques d'Athènes en 2004, mais dédiées, depuis, au seul contrôle de la circulation automobile. Par ailleurs, le droit d'asile universitaire, qui ne permet aux forces de l'ordre de franchir l'entrée d'une faculté qu'à l'issue d'une procédure exceptionnelle, offre aussi des sanctuaires aux fauteurs de troubles, à Athènes et à Salonique, en plein centre-ville.


Journée de heurts en Grèce

Publié le 08/12/2008 à 07:40 - Modifié le 08/12/2008 à 20:17 Le Point.fr
lepoint.fr (avec agence)

De violentes manifestations opposent jeunes et forces de police depuis dimanche dans plusieurs villes grecques, comme ici à Thessaloníki.

Une nouvelle vague de violences urbaines a touché lundi Athènes et plusieurs villes de Grèce lors de manifestations d'étudiants et de lycéens pour protester contre la mort d'un adolescent de 15 ans, tué samedi soir à Athènes par un policier .

Des groupes de jeunes pillaient lundi soir des dizaines de commerces dans le centre de Salonique, grande ville du nord de la Grèce, sans que la police n'intervienne. Les pillages, notamment de magasins de vêtements et de bijoux, ont débuté à l'issue de deux manifestations organisées par l'opposition de gauche pour le même motif que dans la capitale, et qui avaient rassemblé plus de 5.000 personnes. Les forces de l'ordre n'étaient pas visibles sur les artères du centre-ville, qui semblait livré aux pilleurs, raconte un journaliste de l'AFP sur place. Plus tôt, un policier avait été blessé à la main dans une attaque contre un poste de police d'un quartier de Salonique lancée à coup de cocktails Molotov par une vingtaine de jeunes.

À Athènes, alors que des manifestants se dirigeaient vers le Parlement, sur la place centrale de Syntagma, des groupes de jeunes se sont détachés du cortège pour briser des vitrines et mettre le feu à des devantures et des poubelles. La police a réagi par des tirs sporadiques de gaz lacrymogènes, selon les images des télévisions. Sur la place Syntagma, entourée d'hôtels de luxe, des installations prévues pour les fêtes de Noël, dont un sapin géant, ont été incendiées. Plusieurs centaines de personnes se sont aussi rassemblées aux abords du quartier contestataire d'Exarchia, où elles faisaient face à un important cordon de forces antiémeutes.

"Événements inacceptables et dangereux" (Premier ministre)

Trois policiers ont par ailleurs été légèrement blessés lundi à Trikala (centre), au cours d'incidents en marge d'une manifestation d'un millier de lycéens. Une cinquantaine de jeunes ont lancé des pierres contre le commissariat central, endommageant plusieurs voitures de patrouille, tandis que trois policiers étaient touchés par des projectiles. Des incidents entre forces de l'ordre et lycéens se sont produits à Rhodes, principale ville de l'île du même nom, dans l'est de la Grèce, où des manifestants s'en sont pris à un poste de police, lançant divers projectiles contre les policiers qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes. Selon l'agence de presse grecque semi-officielle ANA, d'autres mobilisations étaient en cours dans la plupart des grandes villes du pays, à La Canée (Crète), Lesvos (est), en Macédoine (nord), en Thrace (nord-est), en Thessalie (centre) et sur les grandes îles de la mer Égée.

Ces mouvements de protestation se succèdent depuis la mort, samedi soir, d'Alexis Grigoropoulos, 15 ans, abattu par un policier à Athènes alors qu'il faisait partie d'un groupe d'une trentaine de jeunes gens qui lançaient des pierres et des objets contre un véhicule des forces de l'ordre. Le policier a été arrêté dimanche pour "homicide volontaire", tandis qu'un policier qui l'accompagnait était appréhendé pour "complicité".

Dans un message à la nation, retransmis par la télévision publique, le Premier ministre Costas Caramanlis s'est engagé lundi à ce que l'État mette fin aux violences urbaines. "Les événements inacceptables et dangereux" qui ont suivi la mort samedi soir d'un adolescent de 15 ans "ne peuvent pas et ne seront pas tolérés", a-t-il déclaré dans sa première apparition depuis le début de la crise. Il a dénoncé les "éléments extrémistes qui ont exploité le drame (...) en montrant que leur seul objectif était la violence". "L'État va protéger les citoyens, va protéger la société. (...) C'est le moindre des hommages que l'on puisse rendre à Alexis", a-t-il souligné, évoquant la mémoire de l'adolescent tué samedi.



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