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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 11:03

(dépêches)



Nouveau PDS à Tananarive : La réalité du peuple face aux décisions illégales

Mercredi, 04 Février 2009 13:50 Moderateur   
Antananarivo : Guy Rivo, le Pds de trop

Ravalomanana a commis une grosse connerie !

Il n’y a pas d’autres mots pour qualifier la décision aussi illégale qu’anticonstitutionnelle du régime Ravalomanana de remplacer, « comme çà », le maire élu Andry Rajoelina, par un sous-fifre de troisième zone qui vient d’hypothéquer son propre avenir.

Andry Rajoelina, Place du 13 mai, le 3 février 2009

Alors qu’il comptait se rendre à Antsiranana, au lendemain du meeting du 3 février, le Maire Andry Andry Rajoelina a du reporter sine die son départ car la bonne gouvernance et le respect de la Constitution à la sauce Ravalomanana a encore frappé. En effet, l’après-midi de ce mardi 3 février 2009, juste après le meeting sur la place du 13 mai, en présence d’Andry Rajoelina, des individus porteurs d’un arrêté ministériel sans motif précis, encadrés par un bataillon d’hommes armés jusqu’aux dents, sont venus forcer, tels des terroristes, les bureaux de la mairie sise au stade municipal de Mahamasina. Quelle est la teneur de cet arrêté et sa valeur vis-à-vis de la loi ?

Arrêté ministériel n° 19/19/2009, portant sur la mise en place d’une délégation spéciale au sein de la ville d’Antananarivo Renivohitra,

Le ministre de l’Intérieur, suivant la Constitution, selon la loi n°93-005,
Article 1 : Mise ne place de la délégation spéciale dans la commune urbaine d’Antananarivo qui se chargera des affaires de la CUA à la place du maire et du conseil municipal
Article 2 : Cette délégation spéciale est composée du triumvirat suivant : Guy Rivo Randrianairosoa, Edouard Razafimanantena, Patrick Razakamananifidiny.
Le Chef de région (Fidy Ratsimbazafy) et le préfet de police (Edmond Rakotomavo) sont en charge de l’exécution du présent arrêté ministériel.

Or, selon l’article 60 de la loi 94-008 : toute procédure de suspension ou de destitution d’un maire doit se faire à travers une loi prise en conseil des ministres après une décision de justice du tribunal compétent. Mais avant d’en arriver là, il aurait aussi fallu une notification ainsi qu’une explication sur les faits reprochés dument adressées au maire incriminé. Par ailleurs, si la nécessité d’une suspension existait, elle ne devrait pas dépassée un mois et seul le Premier ministre a le pouvoir de la prolonger à trois mois. Voilà ce que dit la loi malgache. En tout cas, cette délégation spéciale pour évncer Andry Rajoelina, démocratiquement élu par 63,72% des voix exprimées en décembre 2007, avait déjà été mise en chantier depuis des mois. Le pouvoir n’attendait que l’occasion.

Eh bien chers défenseurs farouches du respect de la loi et de la légalité merci de défendre et protéger Marc 1er de Madagascar qui dirige superbement une République démocratique des Ordonnances, des arrêtés et décisions ministériels. Merci à vous donc bailleurs de fonds démocrates très avisés ! Vous allez être complices des évènements très chauds qui risquent de se dérouler durant la journée de ce 4 février 2009, de la part des mercenaires ("Mpiakaraman'ady") payés par le régime, dont d'anciens chefs de marchés. Leurs noms sont connus.Tout le monde a un portable, il faut se rappeler et les forces mixtes d'intervention, actuellement, font leur vrai boulot : celui de protéger les biens et les personnes.

Guy

En attendant, qui est Guy Rivo Randrianarisoa. l’homme qui a osé accepter d’être nommé Président de la délégation spéciale (Pds) de la ville d’Antananarivo dans la République démocratique des Ordonnances ?
Transfuge de l’ambassade de Madagascar à Paris, il a été appelé par son copain Patrick Ramiaramanana, ancien Pds aussi, élu par coup de cœur maire de la Capitale d’Antananarivo. Ainsi, jusqu’en 2007, il était Secrétaire général de Ramiaramanana et il est connu pour être l’homme des gros trous budgétaires. Les milliards de dettes hérités par le maire Andry Rajoelina, c’est grâce à lui qu’on les doit. L’espace d’un instant, il fut Conseiller d’Andry Tgv à la Cua pour mieux rapporter les faits et gestes de ce dernier à Marc Ravalomanana. Par la suite, il a été nommé Directeur général de la décentralisation, champion des remblayages de la route-digue, avant d’accepter cette « promotion ».

Mais ce que vous devez savoir, c’est ceci : suivant la bonne gouvernance ravalomananienne, Guy « kely » (le petit Guy), comme on surnomme cet opportuniste (ici c’est une affirmation car j’ai des gens de ma famille résidant à Paris qui le connaissent que trop bien sur ce chapitre), avait relevé le pari de pouvoir rassembler 200.000 personnes payées 120.000 Ariary (quelque 50 euros) pour casser tout rassemblement futur. L’entrée de ce Pds au stade de Mahamasina restera dans les mémoires. C’est encadré de tout un bataillon armé jusqu’aux dents qu’il est entré en force dans les bureaux de la mairie, avec une ordonnance présidentielle sans aucun motif de la destitution d’Andry Rajoelina élu à 63,72% des voix exprimées, en décembre 2007. Selon loi, il n’existe que deux motifs de destitution d’un maire : carence de la capacité qualitative de la fonction et peine d’emprisonnement. Le reste n’est qu’une vue d’esprit de chef de région in »tim »idé… Mais c’est cela respecter la loi selon Ravalomanana qui dirige le pays à coups d’ordonnances. Avec la bénédiction de l’administration Obama, puisque le premier se prétend aussi démocrate et aussi respectueux de la Constitution que le nouveau président américain. N’ont-ils pas les deux un « Air Force One » pour être sur le même pied d’égalité ?

Tiens ? Qui sont ces gens-là ? Des mercenaires ?

Seulement, le peuple d’Antananarivo, vous ne le connaissez pas. Ce n’est pas les villageois d’Ivato Tanàna et Ivato aéroport qui n’ont pas bronché lorsqu’il a été décidé de mettre un Pds à la place des deux maires qu’ils avaient démocratiquement élu, en décembre 2007. Le peuple antananarivien a toujours été hors-la-loi depuis le retour de l’indépendance de Madagascar. Sa devise historique depuis 4 siècles est, d’ailleurs : « Ny Arivolahy tsy maty indray andro » ou mille guerriers ne meurent pas en un seul jour, d’où le nom d’Antananarivo ou la Ville-des-Mille. Il faut féliciter les bailleurs de fonds de toujours financer ce bel exemple d’état de droit, de démocratie et de bonne gouvernance. Mais ce n’est pas tout : la requête pour destitution de Marc Ravalomanana par la voie de l’aricle 126 de la Constitution a été repoussée d’une manière encore plus remarquable. En effet, déposée à la Haute cour constitutionnelle le 2 février dernier, elle vient d’être rejetée par cette dernière qui a clairement explicité qu’il fallait s’adresser à la Haute cour de Justice ! Comme cette Haute cour de justice n’existe pas depuis plus de 7 ans, il faut remercier Jean Ping, Obama et tous les bailleurs de fonds car cette juridiction aurait pu juger un président très respectueux de la Constitution en achetant un Boeing 737-700 à 60 millions de dollars sensé appartenir à l’Etat malgache lequel ne possède aucune trace de cette somme dans ses livres de compte, en l’occurrence la loi des finances 2009.

C'est quoi çà sinon un peuple en colère ?

En fait donc, face à un seul

homme, tous les Malgaches qui ont voté pour Andry Rajoelina sont des hors-la-loi ? Voici les déclarations du Maire Andry Rajoelina, le soir du mardi 3 février 2009, lors d’un point de presse :

Andry Rajoeilina et Michèle Ratsivalaka

" Manoloana ilay « arrêté ministériel » voaray androany dia mijoro eto izany ny mpiara-miasa rehetra eto amin’ny CUA (Commune urbaine d’Antananarivo) sy ny Solombavambahoaka ihany koa, izay mitrondra ny feon’ny vahoaka eran’ny Madagasikara, maneho ny tsy fankasitrahana izao didim-panjakana izay mendrika didy jadona ihany eto amin’ny firenena. Hita izany fa mitoetra ombieny ombieny, isan’andro ny tsy fifanarahana ny lalàna velona eto amin’ny tany sy ny firenena. Fanjakana efa tsy atokisan’ny vahoaka intsony. Ka inona avy ny zavatra miseho ankehitriny ? Ny hasiny, ny voninahiny ary indrindra indrindra ny vatony na ny safidin’ireo vahoaka monina eto amin’ny Tanànan’Antananarivo tsy vaky volo no hitsakitsahana ankehitriny. Ka eto aho dia manome afatra. Voalohany indrindra : ny Arivo lahy tsy maty indray andro ary ny Arivo lahy tsy maintsy mijoro. Manoloana izany dia tsy anaiky mihitsy, an’izao fanapaha-kevitra izao ny vahoakan’Antananarivo. N’inona n’inona hidona. Ka izay izany midika fa ao anatin’izao toe-javatra izao dia tsy misy intsony ny fifampiresahana, tsy misy intsony ny fifampidinihina fa tonga dia endrika didy jadona no mihatra eto amin’ny mponinan’Antananarivo izay nifidy sy nahalany ny Ben’ny Tanàna Andry Rajoelina. Eto aho dia manao antso avo ho an’ny mponina rehetra, indrindra fa ireo vahiny : manomboka rahampitso (4 febroary 2009) dia tsy hivoaka intsony ny tranony satria atomotra ary tsy fantatra izay zava-doza hateraky ny fahasorenan’ny vahoaka manoloana izao didim-panjakana hivoaka izao. Izay ny afatra afaka atao : ny Arivo lahy tsy maty indray andro ary ny tolona tsy maintsy mandresy. Masina ny Tanindrazana. Misaotra indrindra, Tompoko ! ". A présent, traducteurs de tous les pays : traduisez ! Nous vous avions avertis, nous vous avions supplié de ne pas faire deux poids, deux mesures.

Andry Rajoelina passant officiellement la main à Michèle Ratsivalaka dans son bureau de Mahamasina

Et, alors que tout le monde s’attendait au pire, le « sit-in » devant le stade de Mahamasina et les bureaux municipaux sis à Tsimbazaza se passe commentaires, à travers nos photos prises ce mardi 4 février 2009, à Mahamasina, Ankadilanana et Tsimbazaza. Il s’agissait, pour le maire élu Andry Rajoelina, de passer le flambeau à son adjointe chargée des affaires sociales, Michèle Ratsivalaka. Place aux photos témoins et laissons les imbéciles attentistes et les forumistes afro-pessimistes s’en donner à cœur joie sur leur mastrubatiob pseudo-intellectuelle. Pour des prunes car ce sont eux qui se privent de sérénité.

Présentation à la foule : les fameux 63,72% qui entendent conserver leur droit de vote
En route vers Tsimbazaza !
Un seul garde...
Arrivée aux immeubles de Tsimbazaza
Les bureaux sont ouverts
L'installation officielle s'est achevée. Quid du pauvre Pds délaissé par les forces de l'ordre ?

Bien maîtrisés, car anticipés via téléphone portable, les mouvements des casseurs ont été... cassés. Sur le passage de ces électeurs dont Ravalomanana veut enlever jusqu'à leur droit d'avoir voté, aucun magasin n'a été pillé ou saccagé. La révolution orange est pacifique et non violente. malheur à ceux par qui le scandale arrive. La suite ? Aucun dictateur ne s’est jamais avoué vaincu dans l'Histoire même de l'Humanité. Mais tous ont très mal finis. Ainsi, quoi qu’il arrive, Marc Ravalomanana sortira, qu’il le veuille ou non, par la lucarne de l’Histoire de Madagascar. Comme le dernier des vauriens. Pire, il risque d’être le premier président de la république malgache qui aura été jugé et embastillonné à la prison de Tsiafahy.

On ne combat pas impunément les habitants authentiques de la Capitale de Madagascar. Il aurait du le savoir dès le mois de décembre 2007, lorsque son poulain du Tim a été battu par le candidat Andry Tgv qui a raflé les 63,72% des voix exprimées. A ce moment-là, il avait osé déclaré : "je me fous de l'opinion de ces gens !". Ils sont sur les photos ! Quant aux autres, beaucoup ne vont pas dormir du sommeil du juste. Moi si.

Quant au bailleurs de fonds et au club des vieux dictateurs de l'Union africaine :: Bravo, encore une fois, farouches défenseurs d’un dictateur en fin de parcours. Vous aurez tout le temps de réparer votre manque total d’appréciation.Ultime conseil à Marc Ravalomanana : il a vraiment son destin entre ses mains. Il est encore temps de partir par la grand eporte. Sinon, il sera réellement le premier Chef d'Etat malgache à être jugé et jeté en prison dans son propre pays. Haute cour de justice ou non.. Rappels : Philibert Tsiranana a donné les pleins pouvoirs au Général Gabriel Ramanantsoa qui a donné les pleins pouvoirs au Colonel Richard Ratsimandrava qui a été assassiné. Le Capitaine de Frégate Didier Ratsiraka, devenu Amiral, n'avait pas voulu partir en 1991. Il a été obligé de passer par une Haute autorité de l'Etat (HAE) dirigée le Pr Zafy Albert qui l'a battu aux élections de 1993. En 1995, Zafy Albert a été le premier -et le dernier Chef d'Etat a avoir été empêché par les parlementaires. Sitôt de retour, l'Amiral Ratsiraka effaça de la Constitution cette "histoire" de motion d'empêchement présidentielle. En 2001, en ballotage avec Marc Ravalomanana, celui-ci, sur la Place du 13 mai (tiens ?) s'autoproclame Président, le 22 février 2002, poussé par les Tananariviens. Le Président doit s'enfuir à l'extérieur quelques mois plus tard. Depuis, il vie en exil en France. Actuellement, c'est le même scénario mais Ravalomanana à la place de Ratsiraka et Andry Rajoelina à la place de Ravalomanana. Si l'issue ne vous est pas évidente, malgré des soubresauts d'un pendu de la part de ce régime qu'on peut qualifier de tout sauf de démocrate, c'est que vous n'êtes pas... Malagasy !

Jeannot Ramambazafy - Journaliste



Madagascar : Pds, qu’est-ce ?

Vendredi, 06 Février 2009 15:47 webmaster   

Cette histoire de Pds (Président de délégation spéciale) mérite un dossier car il s’agit d’un acte de piraterie pur et simple envers la Constitution malgache.

Cette histoire de délégation spéciale entre dans la notion même de décentralisation. Selon le Larousse 2008 : la décentralisation est « système d’organisation des structures administratives de l’Etat qui accorde des pouvoirs de décision et de gestion à des organes autonomes régionaux ou locaux (collectivités locales, établissements publics) ». Il s’agit donc, de la part de l’administration de l’Etat (qui dépend, pour l’essentiel, des ministères établis dans la capitale), de donner des pouvoirs ou plus de pouvoirs aux administrations qui sont établies dans les régions et les communes.

Depuis le retour de l’indépendance malgache, chaque régime a tenté, vainement, d’imposer sa vision de la décentralisation. Mais les préjugés idéologiques et la volonté de rester maître du jeu local ont voué toutes ces entreprises à l’échec.

La décentralisation n’a guère eu de place sous une 1ère République (1960-1972) façonnée à l’image de l’ancienne puissance coloniale. La « République démocratique » qui lui a succédé portait pour sa part l’ambitieux projet de « collectivités décentralisées » (« Fokontany », « Firaisampokontany », « Fivondronam-pokontany » et « Faritany »), censées fonctionner sur le principe du « centralisme démocratique ». On sait ce qu’il en advint. Il faudra attendre la 3ème République pour que la loi introduise, en 1994, une décentralisation à trois niveaux (région, département et commune), mais qui ne fut jamais appliquée…

En 1998, une nouvelle révision constitutionnelle a maintenu un système de décentralisation à trois niveaux encore, avec la province autonome, la région et la commune. La région devint alors un démembrement de la province autonome, et non plus de l’Etat. Et la loi du 17 juin 2004 a voulu organiser les régions, mais sur des bases constitutionnelles très discutables. Ainsi, tout en supprimant les provinces, la révision constitutionnelle du 4 avril 2007, fait des régions et des communes les seules collectivités territoriales décentralisées (Art. 138) ; et l’Article 134 précise que, « dotées de la personnalité morale et de l’autonomie administrative et financière, (elles) constituent le cadre institutionnel de la participation effective des citoyens à la gestion des affaires publiques ».

Jean Eric Rakotoarisoa, spécialiste en droit constitutionnel et membre du Sefafi. Egalement interviewé sur Rfi, le 6 février 2006

Et c’est à partir de là que tout va de travers pour le commun des Malgaches qui, à 75%, ignore totalement la teneur de leur propre constitution. Si l’on s’en tient au texte de l’article 134, à quoi donc servent ces délégations spéciales ? Pour le Sefafi (« Sehatra fanaraha-maso ny fiainam-pirenena ») ou Observatoire de la Vie Publique, la cause est entendue : « la nomination de Pds (Présidents de délégation spéciale) est une manière de contourner la volonté du suffrage populaire et donc la participation citoyenne. Cette mesure, utilisée à tout bout de champ et sans discernement ces dernières années, remplace le libre choix des habitants des régions et des communes par une désignation arbitraire du pouvoir central. La succession de nominations visant à écarter des responsables élus pour les remplacer par d’autres, plus dociles, ne peut que décourager les citoyens soucieux d’une gestion autonome et rigoureuse de leur collectivité décentralisée. Le recours à un Pds devra revenir à ce qu’il n’aurait dû cesser d’être : exceptionnel et provisoire ».

Or, ce régime qui se targue d’être très respectueux de la loi adore le « provisoire durable ». Pour exemples, je citerai, d’abord, le cas des villes Sainte-Marie, Nosy Be et Taolagnaro. Au moment où les Malgaches étaient invités à aller élire leurs maires respectifs (décembre 2007), les habitants de ces localités ont été abruptement privés de leur droit de vote. Chaque fois que ce pouvoir sort une ordonnance, la phrase commence par « En raison de l'urgence ». Vous pourrez vérifier sur les sites officiels. En fait, villes à hauts potentiels économiques, ayant peur que ce ne soit un maire Tim qui gagne les élections, Ravalomanana a préféré s’assurer que les sous du PIC (Pôle intégré de croissance et aller sur www.pic.mg) restent dans son giron. Saviez-vous aussi que, depuis une année, le Pds de Nosy Be a été remplacé trois fois ? C’est peut-être çà la notion d’exceptionnel de cette république démocratique par ordonnance. Quant au provisoire, cela dure plus d’un an. En janvier 2008, le quotidien Madagascar Tribune avait écrit :

« Des PDS au lieu des élus

Force est par ailleurs de constater que la nomination des PDS à la tête de la commune urbaine de Taolagnaro, de Saint-Maire et de Nosy Be constitue une entrave à cette démocratie. Pourquoi ne pas laisser les populations de ces trois communes urbaines à fortes potentialités économiques élire leurs maires comme celles des autres communes qui se sont rendues aux urnes le 12 décembre 2007 ? ».

Autre cas récent, toujours « En raison de l'urgence », les habitants de communes rurales d’Ivato aéroport et d’Ivato village ont été privés de leur droit de vote car, en raison du Sommet de l’Union Africaine, prévu se dérouler (on ne sait plus s’il faut dire à Ivato ou à Antananarivo), un Pds a été mis à la place des deux maires démocratiquement élus. Enfin, der des ders, le 3 février 2009, un Pds a été mis à la place du maire Andry Rajoelina, toujours par ordonnance, les arguments ayant été expliqués APRES (lire article, par ailleurs). Il faut préciser que tous ces Pds dépendent directement de la présidence de la république. Qu’a encore écrit Madagascar Tribune, le 4 février 2009 ?

« Le camp pro-Ravalomanana vient de donner un nouveau coup sévère aux notions de respect de la Constitution et de la Loi qui ont été jusqu’ici parmi ses principaux arguments. À partir du moment où la Constitution et les lois prévoient des compétences particulières aux Communes, il n’appartient pas à l’État de s’y immiscer à tout bout de champ et selon son bon vouloir, mais seulement d’exercer un contrôle de légalité a posteriori de leurs actions. Si la voie des urnes est sacrée pour désigner le Chef de l’État, rien ne permet de dire que la voie des urnes n’est pas moins sacrée pour désigner le maire d’une Commune. Rien dans la loi 94-001 déterminant le fonctionnement des collectivités territoriales décentralisées, ni dans la loi 94-009 portant statut particulier de la ville d’Antananarivo, n’autorise le gouvernement à instituer à sa guise un Président de Délégation Spéciale pour remplacer un maire qui n’est pas démissionnaire et dont l’élection n’a pas été annulée. Entre reconnaître une légitimité à un ministre de nommer un PDS de commune ou de région, et reconnaître à une foule une légitimité à nommer un PDS de Madagascar, il n’y a qu’un pas. Nous voilà, avec la Communauté internationale, bien embarrassés. Dans le même ordre d’idée, pourquoi tout ce beau monde persiste-t-il à vouloir nommer des Chefs de Région, alors que la Constitution et la loi prévoient explicitement que ceux-ci doivent être élus ? ».

Khadafi, actuel président de l’Union Africaine et Sarkozy, président français

Je ne sais pas moi, il faudrait demander à Marc Ravalomanana lui-même… En tout cas, ce n’est qu’un panorama restreint de la pratique de bonne gouvernance et d’Etat de droit vécu dans la Grande île. Merci donc, Union Africaine de la cautionner. On comprend mieux pourquoi il y a des difficultés à « sortir » Robert Gabriel Mugabe, le dernier des dictateurs, aperçu lors du dernier sommet qui a vu l’élection de Mohammar Al-Kadhafi, président de cette auguste assemblée du continent africain.

Préparé par Jeannot Ramambazafy – Journaliste

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Mis à jour ( Vendredi, 06 Février 2009 18:06 )



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