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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 03:10

(dépêches)



Des propositions de solutions

Crise politique
dimanche 8 février 2009

La périodicité de la crise politique et sociale dans le pays depuis 1971-1972 fait croire à certains que l’île est maudite. D’autres par contre estiment que c’est le peuple lui-même qui, par son caractère, est responsable de ce qui lui arrive.

Plus réfléchis peut-être, d’autres observateurs constatent que c’est la recherche de la démocratie qui est en marche car aucun dirigeant n’a encore pu satisfaire les besoins fondamentaux des populations ni tenir les promesses de respecter les libertés et la Constitution faites devant ce peuple.

Les appréciations de la situation sont diverses. Mais de plus en plus, des suggestions pour résoudre la crise actuelle sont diffusées ou partagées soit sur la toile soit par voie de presse.

Le pouvoir reste en place
« Tout ce cirque et ce cinéma seraient risibles s’il n’y avait pas tout le malheur d’un peuple en corollaire », affirme un lecteur assidu de Madagascar Tribune qui demande à ce que les deux protagonistes de la crise se ressaisissent.

« Le premier s’est conduit comme si le pays était sa petite entreprise dans laquelle il faisait ce qu’il voulait. Le deuxième est en train de penser la même chose, en se disant pourquoi pas moi ! Et l’avenir dans tout cela ? dit-il.

Quoi qu’il en soit, il propose :

 on revient au statu quo ante : le pouvoir actuel continue à gérer les affaires du pays avec plus de transparence, de démocratie et surtout traquer la corruption au sein même de ce pouvoir, mais pour cela il faut changer d’équipe car celle d’avant n’a pas du tout cet état d’esprit
 il faut appliquer la Constitution (régime parlementaire avec la séparation des pouvoirs Exécutif, Législatif et Judiciaire), liberté d’expression pour tous les médias. Sous le prétexte fallacieux de protéger l’ordre public, on empêche les opinions de s’exprimer (avec quels résultats ???)
 le maire d’Antanarivo gère sa commune tout en gardant un œil sur les affaires nationales, et ce pour l’intérêt général
 en même temps, chacun de tout ce beau monde avide de pouvoir fourbit ses armes en attendant les échéances de 2012.

Un gouvernement de redressement national
Andriamparany Radavidson Benjamin de son côté a proposé ses services. Ancien ministre des Finances, il est accompagné par des cadres et intellectuels mais aussi par des membres de la société civile et des notables issus des régions de l’île. Il s’affiche comme une voie alternative, ou une troisième voie, pour sortir de la crise.

Ancien grand argentier, Andriamparany Radavidson Benjamin s’inquiète sérieusement d’une rupture des relations avec les bailleurs de fonds. « La rupture avec le Fonds monétaire international signifie rupture aussi des accords multilatéraux et bilatéraux. Aussi faut-il remettre de l’ordre car la reprise des relations prend beaucoup plus de temps que la décision de rupture. »

Devant cette situation, il propose la médiation de son groupe en lançant un appel aux deux protagonistes pour une table ronde parce que l’économie nationale est en train de dégringoler dangereusement.

Concrètement, il souhaite un gouvernement de redressement national qui doit instaurer la démocratie. Ce gouvernement dirige le pays par voie d’ordonnances, conformément à l’article 100 de la Constitution. Evidemment, souligne-t-il, la libre expression sera de mise.

A moyen terme, ce gouvernement doit revoir avec les entités concernées, le Code électoral, la loi sur la communication. La révision de la loi sur les partis figure aussi dans son projet. Elle s’effectuera sur la base des documents issus des états généraux de 2002 et ceux revus et consolidés en 2004, souligne-t-il.

Recueillis par Valis



Andry Rajoelina : « Il n’y a pas d’âge pour diriger un gouvernement de transition »
vendredi 30 janvier 2009, par Patrick A.

Interviewé par téléphone par la télévision francophone TV5 dans la soirée du Jeudi 30 janvier, Andry Rajoelina a implicitement reconnu qu’un des scénarios possibles étudiés pour la sortie de crise était une cohabitation entre le Président Ravalomanana et un gouvernement incluant des membres de l’opposition.

Selon lui, la mise en place d’une transition est justifiée par le fait que le gouvernement et le Président en place ont gravement sous-estimé les revendications de la population en ce qui concerne la pauvreté dont elle souffre et l’absence de liberté d’expression.

Des négociations sont en cours pour établir un « contrat » en vue d’un Gouvernement de Transition sans qu’il puisse encore en dévoiler le contenu. Interrogé sur son âge qui l’empêche encore de briguer le pouvoir présidentiel, il a déclaré : « Il n’y a pas d’âge pour diriger un gouvernement de transition ».

Pour Andry Rajoelina, la situation catastrophique actuelle résulte de l’absence de structures permettant une alternance démocratique : le pouvoir s’est taillé une Constitution sur mesure, et il n’y a ni bulletin unique aux élections, ni accès de l’opposition aux médias publics.

Andry Rajoelina déclare discuter avec beaucoup d’ambassadeurs et d’institutions qui cherchent une issue à cette crise, mais on ne peut pas dire que ceux-ci sont ses alliés. Il a cependant des soutiens au niveau international, qu’il ne peut dévoiler.

Interrogé sur sa sécurité personnelle, le maire d’Antananarivo a exprimé son inquiétude face à la présence de commandos étrangers. Qui d’autre de Ravalomanana peut faire venir de tels commandos, et quelle est leur mission ?



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