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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 09:43

(dépêches)




http://fr.news.yahoo.com/3/20090224/twl-france-egypte-attentat-1be00ca_3.html
Une bombe à retardement utilisée dans l'attentat du Caire, selon la police égyptienne
Mardi 24 février, 18h58

 Maggie Michael
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La police scientifique égyptienne a annoncé mardi que l'engin qui a tué une ressortissante française et fait 24 autres blessés dimanche dans un célèbre souk du Caire était une bombe de fabrication grossière contenant de la poudre à canon et des clous, dont l'explosion a été déclenchée par un minuteur de machine à laver. Lire la suite l'article
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La bombe pesait un demi-kilo et contenait de la poudre à canon, des clous, des pièces de métal, et des morceaux de briques, selon le rapport de la police scientifique, lu par un responsable égyptien de la sécurité sous condition d'anonymat.

L'engin avait été placé dans un pot en plastique sous un banc de pierre situé tout près de la mosquée Hussein et de l'entrée du souk Khan el-Khalili, un marché vieux de 650 ans, très prisé des touristes qui viennent y acheter souvenirs, bijoux et autres pièces d'artisanat.

Le ministère égyptien de l'Intérieur a déclaré qu'un grand nombre de suspects étaient interrogés, selon l'agence de presse officielle MENA. L'ensemble du personnel et des clients de l'hôtel Hussein, situé tout proche du lieu de l'explosion, ont notamment été entendus par les enquêteurs.

Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement égyptien Magdy Radi a confirmé qu'une seconde bombe avaient été retrouvée sous un banc tout proche, et désamorcée peu après la déflagration.

De son côté, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Eric Chevallier a expliqué que les enquêteurs égyptiens travaillaient sur deux hypothèses.

"Il y a deux options qui sont travaillées et analysées par les service égyptiens", a-t-il précisé lors d'une conférence de presse au Quai d'Orsay. "D'une part, deux engins explosifs lancés à partir du troisième étage d'un hôtel qui jouxte cette place. Soit deux objets (...) qui auraient placés sous un banc", dont l'un aurait explosé, a-t-il ajouté.

L'explosion a fait un mort -une Française de 17 ans- et 21 blessés: 13 Français, un Allemand, trois Saoudiens et quatre Egyptiens, dont un enfant, selon le gouvernement égyptien.

Les derniers blessés français ont été rapatriés mardi à Paris. L'une des victimes égyptiennes de l'attentat, un adolescent de 14 ans, était toujours à l'hôpital dans un état grave.

Lundi, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire confiée à la Sous-direction anti-terroriste (SDAT) et à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Les enquêteurs devraient interroger les touristes français qui se trouvaient sur place dès leur retour en France.

Les parents de l'adolescente française décédée sont arrivés lundi soir au Caire, où ils ont été reçus par l'ambassadeur français en Egypte et par de hauts responsables du ministère du Tourisme, selon un responsable de l'aéroport parlant sous condition d'anonymat. AP

http://fr.news.yahoo.com/4/20090224/twl-egypte-attentat-bd5ae06_1.html
L'attentat du Caire ne semble pas annoncer un regain d'activisme
Mardi 24 février, 13h56

 Cynthia Johnston
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L'attentat à l'explosif qui a causé la mort d'une adolescente française près d'un bazar du Caire a été commis avec des moyens sommaires et ne paraît pas annoncer une recrudescence des activités islamistes en Egypte. Lire la suite l'article
Photos/Vidéos liées LATTENTAT DU CAIRE SERAIT UNE OPÉRATION DJIHADISTE ISOLÉE Agrandir la photo Plus de photos Terrorisme
 

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Personne n'a revendiqué l'explosion de dimanche, qui a également fait 24 blessés et constitue le premier attentat mortel perpétré contre des touristes en Egypte depuis 2006.

Des politologues jugent toutefois probable que cet acte soit dû à des Egyptiens d'obédience islamiste plutôt qu'à un mouvement aux ramifications internationales comme Al Qaïda.

"C'est un type d'opération djihadiste isolé, pour lequel des gens ont été radicalisés mais pas forcément par appartenance directe à un groupe", estime Issandr El Amrani, analyste de l'International Crisis Group pour l'Egypte et l'Afrique du Nord.

L'attentat ne relevait pas du degré de mise au point de la série d'actions terroristes qui firent plus de cent morts entre 2004 et 2006 dans des stations touristiques du Sinaï égyptien. Le gouvernement les avait attribuées à des islamistes bédouins.

Magdy Rady, porte-parole du gouvernement, a parlé d'une bombe "très primitive" et noté qu'un deuxième engin n'avait pas explosé. Il a jugé prématuré de l'imputer à un groupe précis.

Les attentats à la bombe et attaques armées qui ont périodiquement secoué Le Caire au fil des années sont souvent liés à des activistes de la vallée du Nil.

Mais les deux principaux groupes égyptiens de cette nature ont mis fin à leurs actions devant le mouvement de révolte suscité dans l'opinion par le massacre de dizaines de touristes étrangers sur le site antique de Louxor en 1997.

L'IMPACT DE GAZA

"Je crois que ce sont des islamistes, des islamistes débutants", commente l'analyste politique égyptien Diaa Rachouane. "Nous n'avons pas affaire à un terrorisme organisé (...) C'est peut-être plutôt inspiré par internet."

Un attentat suicide avait causé la mort de trois touristes étrangers dans le même quartier en 2005. Diaa Rachouane n'exclut pas qu'il y ait un lien entre les deux.

D'après le journal Al Ahram, l'attentat de dimanche a sans doute été commis par trois ou quatre personnes.

Les analystes rappellent que les adversaires du gouvernement ne manquent pas de motivations entre les liens étroits du Caire avec Washington, les difficultés économiques et l'appui de l'Egypte au blocus imposé par Israël à la bande de Gaza.

Le réseau Al Qaïda s'en prend souvent au gouvernement égyptien, qu'il dénonce comme un fantoche corrompu au service des Etats-Unis et dont il préconise le renversement. Le "numéro deux" du mouvement islamiste, l'Egyptien Ayman al Zaouahri, a affirmé l'an dernier que le gouvernement du Caire était de ceux qui avaient déclenché une "campagne croisée-sioniste".

L'Egypte s'est attiré des critiques en refusant d'ouvrir sa frontière avec Gaza aux Palestiniens de l'enclave pendant et après l'offensive israélienne qui a pris fin le 18 janvier.

"Je crois que le contexte politique est dominé par les récents événements de Gaza et la position du gouvernement égyptien durant cette période", dit Walid Kazziha, professeur de sciences politiques à l'Université américaine du Caire.

Les islamistes ne sont pas les seuls coupables possibles, certains militants de gauche sont aussi furieux au sujet de Gaza, fait-il remarquer. "J'imagine que si l'on n'élimine pas rapidement un petit groupe comme celui-là, il risque de repasser à l'action", affirme-t-il.

Après les attentats de ce type, la riposte des forces de sécurité égyptiennes est souvent brutale. Onze personnes au moins ont été arrêtées pour interrogatoires.

Mais les experts font valoir que la sécurité la plus efficace ne saurait empêcher totalement les attaques et que l'Egypte n'est pas à l'abri des activistes violents que l'on voit agir ailleurs dans la région.

"Il n'y a pas d'ouverture politique réelle. Et certains aspects de la politique étrangère du régime ne sont pas très populaires", note Moustapha al Sayyed, professeur à l'Université du Caire, ajoutant que la crise économique ne facilite rien.

"Je ne serais pas surpris que ce genre d'actions continue (...) de façon sporadique."

Version française Philippe Bas-Rabérin

http://fr.news.yahoo.com/2/20090224/twl-attentat-du-caire-la-piste-d-une-min-4bdc673_1.html
Attentat du Caire: la piste d'une mini-cellule islamiste privilégiée
Mardi 24 février, 13h23

 Alain NAVARRO
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La piste d'une mini-cellule islamiste est privilégiée par la police pour l'attentat de dimanche qui a causé la vie à une adolescente française près du Khan al-Khalili, le souk touristique du Caire. Lire la suite l'article
Photos/Vidéos liées Des policiers égyptiens forment un cordon de sécurité près du lieu de l'attentat au Caire …Plus Agrandir la photo
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Trois ou quatre islamistes seraient, selon l'enquête, les auteurs de cet acte terroriste non revendiqué, le premier qui vise des touristes étrangers depuis 2006, affirme le quotidien gouvernemental al-Ahram.

Cette information, qui cadre avec l'avis des analystes interrogés par l'AFP, lesquels ne voient pas la main d'un vaste groupe terroriste, est publiée alors que trois suspects interpellés sur place n'ont été ni inculpés, ni relâchés.

S'il est sûr que c'est l'explosion d'un engin artisanal qui a tué une adolescente de 17 ans, et blessé 24 personnes, dont 17 jeunes français, la version des enquêteurs ne s'accorde pas avec des témoignages de victimes.

Munie d'une minuterie, la bombe artisanale de 1 à 1,5 kilo contenait des clous et des morceaux de métal et une matière explosive proche de celle utilisée par des feux d'artifice, selon les premiers éléments de l'enquête.

Elle avait été placée sous un banc en marbre de la place de la mosquée al-Hussein, à l'orée du bazar, de même qu'un autre engin identique mis sous un autre banc, à 30 mètres de distance et que la police a pu désactiver, selon la même source.

Des témoignages de jeunes Français à la police, a appris l'AFP de source proche du groupe de touristes, ont fait état d'une première explosion, comme celle d'un très gros pétard, suivie de celle, beaucoup plus importante, qui a fait des victimes.

Ils ont aussi affirmé que l'engin leur semblait avoir été projeté d'un immeuble, peut-être un petit hôtel, bordant l'esplanade très fréquentée par les touristes où a eu lieu l'attentat.

"L'enquête le dira, mais il semble bien qu'il s'agit d'un acte primitif qui a ciblé un groupe de touristes étrangers plus que des Français en particulier", a affirmé à l'AFP Dhia Rachwan, un expert de l'islamisme radical.

Pour Amr Choubaki, un autre chercheur du centre d'études stratégiques al-Ahram, "cet acte est révélateur d'un malaise social et politique mais paraît l'oeuvre d'un individu ou d'un groupe très isolé".

Pour les autorités, qui ont resserré la surveillance des sites du Caire, de la vallée du Nil et de la mer Rouge, une nouvelle vague de terrorisme porterait gravement atteinte au tourisme, un secteur vital qui pèse pour 11 % du PNB.

Après une longue période de violences islamistes qui ont culminé avec le massacre d'une soixantaine de touristes à Louxor, en 1997, une nouvelle vague d'attentats terroristes s'est produite entre 2004 et 2006.

Trois attaques meurtrières, faisant au total 120 morts, ont eu lieu dans les cités balnéaires de Taba, Charm el-Cheik et Dahab, et un attentat, également au Khan al-Khalili du Caire, a causé le décès de trois personnes.

"Nous en sommes là, sur fond de frustration économique et sociale", dit M. Choubaki, pour qui les sites islamistes "peuvent ensemencer ce terreau fertile à la violence individuelle".

Alors qu'un premier groupe de 55 jeunes touristes français étaient repartis dès lundi vers Paris, les douze derniers, blessés lors de l'attentat, ont été rapatriés, leur état ne présentant plus de gravité.

D'autre part, des membres de la famille de la jeune Française décédée sont arrivés lundi soir au Caire, et le corps devrait être rapatrié dans la journée de mardi, selon une source aéroportuaire.

http://fr.news.yahoo.com/2/20090224/twl-attentat-du-caire-un-acte-isole-d-un-4bdc673_1.html
Attentat du Caire: un acte isolé d'une petite cellule de radicaux, rapporte un quotidien
Mardi 24 février, 10h36

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Une mini-cellule islamiste a perpétré l'attentat de dimanche près du souk du Caire, tuant une jeune française, selon les services de sécurité, rapporte mardi le quotidien gouvernemental Al-Ahram. Lire la suite l'article
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L'enquête s'oriente vers un groupe isolé de trois à quatre islamistes, précise al-Ahram, alors que l'attentat commis sur la place de la mosquée Al-Hussein, à l'orée du bazar Khan el-Khalili, n'a toujours pas été revendiqué.

La police avait annoncé l'arrestation de trois hommes suspectés d'être impliqués dans cette attaque, la première contre des touristes étrangers depuis 2006, mais aucune charge n'a encore été annoncée contre eux.

Une jeune Française, âgée de 17 ans, a été tuée et 24 personnes blessées, dont 17 Français, trois Saoudiens, trois Egyptiens et un Allemand. Dix-neuf blessés ont quitté l'hôpital.

Seuls trois Français et deux Egyptiens demeuraient hospitalisés mardi, dans un état stable. Les trois Français devaient être rapatriés en milieu de matinée à bord d'un vol médicalisé.

Selon l'enquête, l'engin qui a explosé était une bombe artisanale de 1 à 1,5 kilo contenant des clous et des morceaux de métal et une matière explosive similaire à celle utilisée pour les feux d'artifice, rapporte al-Ahram.

L'engin était équipé d'une minuterie et dissimulé dans un récipient en argile, selon le journal.

Il avait été placé sous un banc en marbre, et n'a pas été projeté du haut d'un bâtiment, comme l'avaient affirmé des témoins. Un autre engin similaire avait été placé 30 mètres plus loin, mais avait été désactivé par la police.

La jeune Française décédée dans l'attentat était assise sur ce banc, qui a été détruit par l'explosion, avait indiqué lundi le porte-parole du gouvernement.

Interrogés par l'AFP, des experts égyptiens du terrorisme et de l'islamisme radical ont aussi estimé qu'une mini-cellule devait être responsable de cet attentat.

http://fr.news.yahoo.com/4/20090223/tts-po-egypte-bombe-france-ca02f96_2.html
La France redit son engagement anti-terroriste après Le Caire
Lundi 23 février, 18h06

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La France reste plus que jamais engagée dans le combat contre le terrorisme, a déclaré François Fillon au lendemain de la mort d'une jeune Française au Caire dans un attentat non revendiqué. Lire la suite l'article
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L'explosion a frappé notamment de jeunes touristes français en vacances en Egypte, pour la plupart originaires de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), qui s'étaient retrouvés dimanche en début de soirée sur la place al Hussein, près du bazar de Khan el-Khalili, dans le centre historique du Caire.

Au moins 21 personnes ont été blessées, dont treize Français, un Allemand, trois Saoudiens et quatre Egyptiens, selon un bilan des forces de sécurité égyptiennes.

Une cinquantaine de jeunes Français ont regagné Paris lundi.

Selon un bilan du Quai d'Orsay, 12 autres sont restés au Caire, dont trois sont hospitalisés. Un jeune homme est grièvement blessé, mais "les choses semblent s'améliorer pour lui", a précisé le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, à Bruxelles.

Neuf jeunes "ont pu sortir de l'hôpital et retourner à leur hôtel dans l'attente d'un accord médical pour leur rapatriement qui sera très prochainement organisé en liaison avec la mairie de Levallois-Perret", a précisé le porte-parole, Eric Chevallier, lors d'un point de presse électronique.

Il n'y a selon lui "aucune raison de penser que les victimes de cet acte aient été visées du fait de leur nationalité".

ENQUÊTE DU PARQUET ANTITERRORISTE

Selon Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement, les auteurs de l'attentat "ne visaient pas précisément la communauté française" mais "le tourisme" en Egypte général.

Il a précisé sur TV5 que le parquet antiterroriste à Paris avait ouvert une enquête.

Prié de dire qui était derrière cet attentat, Bernard Kouchner a répondu : "C'est impossible à dire et c'est d'ailleurs prématuré."

Il a affirmé n'avoir aucune indication ni sur une éventuelle revendication ni "sur le groupe qui a fait ça."

Le Premier ministre français a dénoncé "un attentat odieux".

"Cela montre à quel point l'engagement de la France dans le combat contre le terrorisme est nécessaire", a-t-il dit en marge d'une visite au Salon de l'Agriculture, à Paris.

"Une jeune fille française a été tuée, elle n'avait rien à voir avec le conflit. C'est vraiment l'illustration de cette violence que nous voulons éradiquer", a-t-il souligné.

"Il y a des gens qui veulent déstabiliser l'Egypte, qui est un des pays modérés de la région. Les Egyptiens doivent savoir que nous sommes à leurs côtés", a-t-il ajouté.

La jeune fille, âgée de 17 ans, devait passer son baccalauréat cette année.

Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret, a précisé que les collégiens et lycéens français participaient dimanche au dernier jour de leur voyage de classe après une semaine en Egypte.

Il a déclaré sur France Info qu'un avion était parti lundi matin pour Le Caire "avec les parents des blessés".

Le Quai d'Orsay invite les touristes français présents en Egypte "à faire preuve d'une très grande prudence et à éviter les lieux d'attroupement".

Sophie Louet, Elizabeth Pineau et Gérard Bon

http://fr.news.yahoo.com/4/20090223/tts-egypte-bombe-arrestations-ca02f96_1.html
Onze personnes arrêtées après l'attentat du Caire
Lundi 23 février, 14h16

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Onze personnes, toutes de nationalité égyptienne, ont été interpellées après l'attentat qui a tué une jeune Française et blessé une vingtaine de personnes dimanche soir au Caire, apprend-on de sources policières. Lire la suite l'article
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Deux des personnes interpellées sont des femmes qui portaient un voile dissimulant la majeure partie de leur visage, précise-t-on. Les cinq suspects se trouvaient sur les lieux de l'attentat et ont été placés en détention dans la nuit.

On ignore si la police dispose de preuves à leur encontre. Les forces de sécurité égyptiennes ont l'habitude de ratisser large en cas d'incident, avant de resserrer leurs investigations et de relâcher la plupart des personnes interrogées.

L'attentat a été commis peu après la tombée de la nuit près du bazar de Khan el-Khalili, dans l'est de la capitale, où les touristes achètent des colifichets et fréquentent cafés et restaurants.

Une adolescente française de 17 ans a été tuée dans l'explosion. Au moins 21 autres personnes ont été blessées, dont 13 Français, un Allemand, trois Saoudiens et quatre Egyptiens.

A son arrivée à une réunion des ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept à Bruxelles, Bernard Kouchner s'est dit "extrêmement touché par cet attentat" et a assuré "suivre la situation de très près".

"Les choses semblent s'améliorer pour la personne qui a été gravement blessée", a-t-il ajouté, faisant allusion à l'un des 13 blessés français.

A Paris, le président Nicolas Sarkozy a adressé un message de condoléances à la famille de la jeune fille tuée au Caire.

L'attentat n'a pas été revendiqué.

"IL Y A EU UN GRAND BRUIT"

"Nous avons entendu un bruit énorme sans savoir de quoi il s'agissait", a dit un témoin à la télévision d'Etat égyptienne. "Ce sont des touristes innocents, qui ne font pas de politique et viennent visiter notre pays."

Des responsables de la sécurité cités par l'agence Mena ont dit que l'engin était dissimulé sous un banc dans un square et que des artificiers ont désamorcé une deuxième bombe avant qu'elle ne se déclenche.

D'autres sources ont cependant cité des témoins selon lesquels la bombe a été lancée d'une moto. L'agence Mena avait rapporté auparavant que l'engin avait été jeté du toit d'un immeuble.

La bombe a explosé alors que des gens se rassemblaient autour de plusieurs cafés de la place pour suivre un match de football à la télévision, a déclaré à Reuters un témoin qui a demandé à garder l'anonymat.

"Il y a eu un grand bruit, mais on a d'abord cru que c'était dû à des gens qui festoyaient, a-t-il dit. Mais ensuite des personnes qui s'enfuyaient en courant se sont mises à hurler et à tomber au sol. Il y avait beaucoup de cris."

La télévision nationale a montré des images de flaques de sang en divers points de la place, tandis que des policiers quadrillaient le secteur.

Les forces de sécurité égyptiennes ont renforcé leur surveillance autour des sites touristiques et des ambassades. Un point de contrôle était installé dans la rue menant à l'ambassade des Etats-Unis.

L'industrie touristique a enregistré des records l'an dernier en Egypte, le plus peuplé des pays arabes, après avoir accusé un fléchissement dans les années précédentes à la suite d'attentats meurtriers. Le tourisme est l'une des principales sources de devises du pays.

Si personne n'a revendiqué l'attentat jusqu'à présent, des activistes islamiques s'en sont pris à des secteurs touristiques égyptiens ces dernières décennies.

Selon Abdel-Monem Saïd, directeur du Centre Al Ahram pour les études politiques et stratégiques, l'attentat de dimanche ne semble pas être le fait d'un groupe très organisé.

"Il s'agissait de dispositifs élémentaires dont l'un n'a pas fonctionné, a-t-il noté. Les dégâts n'ont pas été très étendus, cela semble l'action de quelques personnes en colère."

En septembre dernier des hommes armés et masqués avaient pris 19 personnes en otages, dont onze touristes, lors d'un safari dans une zone reculée, près des frontières du Soudan et de la Libye. Elles avaient toutes été libérées saines et sauves.

Sarah Topol et Jonathan Wright, version française Jean Décotte, avec Julien Toyer à Bruxelles






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