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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 17:12

(dépêches)



http://www.lefigaro.fr/politique/2009/03/21/01002-20090321ARTFIG00209-l-elysee-n-exclut-pas-un-retour-des-poids-lourds-.php
L'Élysée n'exclut pas un retour des «poids lourds» 

Bruno Jeudy
20/03/2009 | Mise à jour : 20:15 | Commentaires  157 | Ajouter à ma sélection

Philippe Séguin (à gauche) et Alain Juppé (à droite) ont tous deux été reçus en tête à tête par Nicolas Sarkozy. Crédits photo : Le Figaro
Le chef de l'État n'écarte pas l'idée de muscler son équipe en faisant appel, après les européennes, à Philippe Séguin ou Alain Juppé.
 
NICOLAS SARKOZY a-t-il vraiment envie d'appeler en renfort dans son gouvernement Alain Juppé, Philippe Séguin ou encore Jean-Pierre Raffarin ? Veut-il, comme on le répète ces temps-ci, rebâtir une équipe autour de trois ou quatre poids lourds de sa majorité pour relancer un gouvernement au bout du rouleau ? À dix semaines des élections européennes, le président laisse la rumeur enfler et se garde, bien sûr, d'évoquer publiquement ce remaniement. Lequel ne devrait pas intervenir avant les élections européennes du 7 juin.

Nicolas Sarkozy, qui s'efforce à chaque Conseil des ministres de remotiver sa petite troupe, sait pourtant qu'il va devoir « muscler » son équipe. À l'Élysée, on n'a pas attendu la une du Point de cette semaine, qui compare plusieurs ministres (Rachida Dati, Yves Jégo, Christine Boutin…) à des « zombies », pour reconnaître que certains ministres sont « fatigués ». « Le gouvernement manque de ministres qui ont du charisme et un vrai poids politique », estime un des conseillers les plus écoutés du chef de l'État.


« Nicolas n'est vraiment pas aidé ! »

Du coup, Nicolas Sarkozy consulte et reçoit à déjeuner à la recherche de ses fameux poids lourds. Ne vient-il pas de voir en tête à tête Philippe Séguin, premier président de la Cour des comptes, avec qui il entretient de longue date une relation amicale ? Il a aussi déjeuné avec Alain Juppé juste avant la sortie de son livre Je ne mangerai plus de cerises en hiver (Plon). Livre qui permet à l'ancien premier ministre de multiplier les apparitions dans les médias pour faire des offres de service… à Sarkozy. Car le maire de Bordeaux, éphémère ministre de l'Écologie dans le premier gouvernement Fillon, a clairement envie de revenir.

Le président voit aussi régulièrement Jean-Pierre Raffarin, qui semble avoir moins envie de revenir au gouvernement. L'ex-premier ministre de Jacques Chirac affiche son scepticisme à l'idée que des poids lourds puissent garder leur influence dans un gouvernement… de Nicolas Sarkozy.

Séguin, jure un de ses amis, ne serait pas fermé à un come-back gouvernemental. On l'a même entendu dire : « Nicolas n'est vraiment pas aidé ! » Même l'hypothèse de travailler sous les ordres de François Fillon (qui fut longtemps son premier lieutenant) ne semble pas poser de problème à l'ex-président de l'Assemblée nationale. De là à l'imaginer à la tête d'un ministère de la Réforme des collectivités territoriales et de l'Aménagement du territoire, il reste encore un grand pas à franchir. « Séguin est trop difficile à gérer », confie un des rares poids lourds de l'actuel gouvernement, qui craint sans doute la concurrence. Le même homme juge l'hypothèse Juppé encore plus incongrue : « Ça m'étonnerait, vu l'état de leurs relations. »

Bâtir un gouvernement autour de quelques poids lourds ou bien persister dans le rafistolage jusqu'à la sortie de crise ? Sarkozy hésite encore entre ces deux options. En attendant, il se prépare à remplacer - sans doute début mai - Michel Barnier, qui quittera le ministère de l'Agriculture pour le Parlement européen. « Cinq ou six personnalités », dont plusieurs ministres en place, auraient fait acte de candidature directement auprès de Claude Guéant.




http://www.marianne2.fr/Tchao-Darcos-et-bien-le-bonjour-au-ministre-mystere_a177459.html?preaction=nl&id=5910542&idnl=25636&
Tchao Darcos et bien le bonjour au ministre mystère
Ce matin, sur Europe 1 comme dans La Tribune, le départ de Xavier Darcos de la rue Grenelle a été clairement évoqué. Pour aller où? Pour être remplacé par qui? Les paris sont ouverts.



 
(photo : MEDEF - Flickr - cc)

Xavier Darcos est sur le point de quitter le ministère de l’Education. Il ne fallait pas être d’une grande perspicacité pour sentir venir l’heure de son départ de la rue de Grenelle. Sa façon de se tenir à bonne distance de la réforme du lycée et de celle de l’université pour laisser monter seuls au front Valérie Pécresse et Richard Descoings était déjà un signe. Et ce matin, au micro d’Europe 1, c’est donc le très médiatique patron de Sciences po qui a officialisé les choses, à sa manière. Quand en toute fin d’émission Jean-Pierre Elkabbach lui a demandé qui portera la réforme du lycée puisque, en septembre, Xavier Darcos pourrait bien être « ministre d’autre chose », Descoings n’a même pas tiqué : « Il faut un grand politique qui a un poids électoral très fort parce que tout va se décider sur les arbitrages budgétaires comme souvent. » Non content de confirmer le départ imminent de Darcos, le patron de la petite entreprise Sciences po en a profité pour faire taire les rumeurs sur ses propres velléités…





Cependant, dans l'interview qu'il a accordée à La tribune, publiée ce matin, ledit Darcos se montre beaucoup moins direct. Le message n’en est pourtant pas moins clair : « Si le Président de la République veut que je poursuive ma tâche au ministère de l’Education nationale, je le ferai avec enthousiasme. Dans le cas contraire, je laisserai à mon successeur une réforme déjà très avancée. » Quitter la rue de Grenelle mais pour aller où ? Xavier Darcos se verrait bien poser ses valises place Vendôme et succéder ainsi à Rachida Dati appelée à quitter son poste pour cause d’élections européennes. D’après L’Express, l'Elysée serait plutôt pour.

Reste une autre question : qui le remplacerait ? Pressenti pendant un moment, Richard Descoings a, on l'a vu, décliné l’offre ce matin. C’est peut-être donc du côté des « poids lourds » de la droite, dont Le Figaro croit voir venir le retour au gouvernement, qu’il faut regarder. Jean-Pierre Raffarin, en fin spécialiste du rugby, ne se verrait pas replonger dans la mêlée. Philippe Séguin, lui, ne serait pas contre l’idée de redevenir ministre. Il a d’ailleurs rencontré Nicolas Sarkozy récemment. Mais à l’Education nationale, ça paraît improbable. Quant à Alain Juppé, son retour aux affaires est quasiment acquis, mais il devrait se faire à la Défense… Morano ? Allègre ? Sarkozy osera-t-il ?


Va, lis et reviens :
50% des Français jugent nécessaire un remaniement gouvernemental (AFP).
Le procès de Sarkozy, Pécresse et Darcos (TéléSorbonne).




Lundi 23 Mars 2009 - 14:57
Gérald Andrieu
Lu 1479 fois

http://www.lexpress.fr/actualite/indiscret/darcos-a-la-place-de-dati_746070.html
Darcos à la place de Dati?
Par Ludovic Vigogne, publié le 11/03/2009 13:15 - mis à jour le 11/03/2009 13:25

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Conseiller à l'Elysée pour les questions de justice, Patrick Ouart est allé, dans la plus grande discrétion, rendre visite à Xavier Darcos à la fin de novembre 2008. Très écouté par le chef de l'Etat, cet ancien magistrat souhaitait confier au ministre de l'Education nationale qu'il était son candidat pour remplacer, au poste de garde des Sceaux, Rachida Dati, avec qui il a des relations houleuses. Depuis cette visite, le départ de l'actuelle locataire de la Place Vendôme est devenu une certitude: elle quittera ses fonctions à l'occasion des élections européennes du 7 juin. Xavier Darcos ne fait pas mystère, depuis longtemps, de son désir d'abandonner ses fonctions Rue de Grenelle, à l'occasion d'un prochain remaniement...

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/l-oeil-de-l-elysee-place-vendome_699817.html
http://www.lexpress.fr/outils/imprimer.asp?id=699817
L'oeil de l'Elysée Place Vendôme
Par Gilles Gaetner, publié le 12/11/2008 13:05 - mis à jour le 12/11/2008 15:10

Depuis plusieurs mois, la présidence pèse de tout son poids dans les affaires de justice. La garde des Sceaux est souvent mise à l'écart. Autant d'avertissements ?
"Elle a perdu la main. L'Elysée l'a mise sous tutelle ; elle a commis trop de gaffes." Ce constat d'un haut magistrat résume assez bien la situation dans laquelle se trouve aujourd'hui Rachida Dati.

Jeudi 13 novembre à 11h30: chat avec Christophe Régnard, nouveau président de l'Union syndicale des magistrats. Posez-lui dès maintenant vos questions!"Tu as l'obligation de réussir", lui lançait Nicolas Sarkozy, le 13 juillet 2007, lors de la célébration de la fête nationale, au ministère de la Justice. Seize mois plus tard, l'heure des comptes est venue pour Rachida Dati. Plus tôt que prévu. Elle a déçu. Semble à bout de souffle. Aussi Nicolas Sarkozy supplée-t-il quasi officiellement la garde des Sceaux, tandis que son conseiller pour la justice, Patrick Ouart, avec lequel il partage une authentique complicité, est devenu, au fil des mois, une sorte de vice-ministre de la Justice... Ce qui n'arrange guère ses relations avec Rachida Dati.

Les dossiers sensibles, comme Clearstream ou les frégates de Taïwan? C'est le placide Ouart qui les supervise. Les nominations importantes ? C'est encore lui qui a le dernier mot. Ainsi, pour la succession de Marc Moinard au secrétariat général du ministère, il impose le nom de Gilbert Azibert, directeur de l'Ecole nationale de la magistrature (ENM), alors que la ministre avait un favori.

Pour le poste prestigieux de procureur général près la cour d'appel d'Aix-en-Provence, la deuxième de France, c'est Patrick Ouart encore qui choisit François Falletti, directeur des affaires criminelles et des grâces quand Ouart était conseiller pour la justice d'Edouard Balladur, de 1993 à 1995.

A l'automne, la succession de gaffes et de faux pas s'accélère. Ainsi, le 6 octobre, à la suite du suicide d'un adolescent de 16 ans à la prison de Metz-Queuleu, la ministre de la Justice envoie immédiatement l'inspecteur général des services judiciaires, André Ride, pour savoir si les trois magistrats qui ont eu à connaître de l'incarcération du mineur n'ont pas commis d'erreur. Ces derniers sont interrogés, d'une manière qui n'est pas des plus urbaines, jusqu'à 1 h 30 du matin. La visite de Ride et sa façon de faire sont très mal vécues par les intéressés, qui ont le sentiment d'avoir servi de boucs émissaires. Etait-il bien nécessaire de diligenter une enquête avec une telle précipitation ? Etait-il habile de mener nuitamment des interrogatoires ? Soucieux d'en avoir le coeur net, les syndicats de magistrats ont saisi le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour qu'il enquête sur... l'enquête.

Nouvel accès de fièvre, le 11 octobre. Pour cause d'agenda chargé, Rachida Dati décide de "sécher" le congrès de l'Union syndicale des magistrats (USM) à Clermont-Ferrand, alors que tous les gardes des Sceaux ont coutume d'y assister. Elle préfère déléguer le secrétaire général du ministère, Gilbert Azibert, afin qu'il lise son discours. L'initiative, maladroite, ne plaît guère aux congressistes...


J.-C. VERHAEGEN/AFP

Le 20 octobre, à Metz, les magistrats manifestent leur opposition à Rachida Dati.
Le 20 octobre, la ministre se rend à la cour d'appel de Metz pour rencontrer les magistrats et dialoguer avec eux sur les "problèmes posés après les récents suicides de détenus mineurs". Rachida Dati, dans un geste de bonne volonté, tente donc de jouer la carte de l'apaisement. Las ! pour toute réponse, elle n'a droit qu'à un mot: boycott.

A l'Elysée, on s'inquiète de l'agitation persistante des juges et de l'incapacité de la garde des Sceaux à l'éradiquer. Aussi le chef de l'Etat décide-t-il d'intervenir, quitte à désavouer sa ministre. La première occasion lui est fournie par une bavure qui a eu lieu le 17 octobre. Ce jour-là, Jorge Montes, 48 ans, mis en examen pour viol et séquestration, est libéré par erreur par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris.

Pendant plusieurs jours, silence radio sur cette histoire. Jusqu'à ce que, le 21 octobre, les avocats des parties civiles s'agitent, promettant de porter plainte contre l'Etat pour "dysfonctionnement grave de la justice". Nicolas Sarkozy, en voyage à Pékin, apprend cette bourde énorme. Furieux, il appelle illico le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, et non pas Rachida Dati - à charge pour lui de demander à Patrick Ouart de trouver une solution à cette histoire qui scandalise l'opinion publique. Quarante-huit heures après le coup de gueule du président, tout est réglé. Le 31 octobre, la cour d'appel rectifie l'"erreur matérielle" ayant permis la libération de Montes, et ordonne sa réincarcération.

Le 27 octobre, le président se substitue une nouvelle fois à la garde des Sceaux en recevant une délégation de l'USM. A ses côtés, Patrick Ouart. Rachida Dati ne rejoindra la réunion qu'au bout d'une demi-heure.

Le nouveau président de l'USM, Christophe Régnard, se déclare satisfait de cette rencontre. Ainsi, le chef de l'Etat, qui il y a peu encore comparait les juges à des petits pois et ne se privait pas de dénoncer leur conservatisme, vient de réaliser un joli coup. D'abord, parce que c'est la première fois, semble-t-il, qu'un président reçoit l'USM. Ensuite, et surtout, parce qu'il vient de détendre une atmosphère de plus en plus pesante avec la plus importante organisation professionnelle. Une leçon pour le soldat Dati, qui s'échine à imiter son mentor, mais qui, depuis la contestation de sa refonte de la carte judiciaire, éprouve toutes les peines du monde à retrouver des relations pacifiées avec les juges. Témoin son refus de communiquer le texte du projet de loi sur les criminels dangereux au Syndicat de la magistrature (plutôt de gauche) et à l'USM. Résultat : les deux organisations forment un front commun contre la ministre...

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20090323trib000358151/nous-allons-experimenter-un-bilan-personnel-dorientation-pour-chaque-elevee-de-3eme.html
Xavier Darcos, ministre de l'Education Nationale
«Nous allons expérimenter un bilan personnel d'orientation pour chaque élévèe de 3ème»
La Tribune.fr - 23/03/2009 à 06:41 - 1487 mots

Boite à outils de l'article :

       Boite à outils de l'article :

 
Soucieux d'éviter les sujets polémiques, Xavier Darcos s'attaque à l'amélioration des conditions dans lesquelles s'exerce l'orientation des élèves avant leur entrée au lycée.
Les raisons de la crise que nous vivons sont-elles comprises par les jeunes Français ?

Ils sont inquiets pour leur avenir. En analysent-ils totalement les causes réelles, je n’en suis pas certain. Ils considèrent surtout qu’il s’agit d’une défaillance du capitalisme international.

L’enseignement de l’économie ne devrait-il pas être une priorité ? Le rapport Guesnerie qui vous a été remis en juillet montrait qu’il était catastrophique en France. Qu’en avez-vous fait ?

Le rapport Guesnerie constitue désormais un travail sur lequel toute évolution des programmes de sciences économiques et sociales devra s’appuyer. Il rappelle qu’il faut apporter aux élèves une vision macro-économique, qui donne les bases dont tout citoyen a besoin: qu’est ce que l’échange? le marché, l’équilibre de la base des paiements? etc.. Mais que l’enseignement des sciences économiques et sociales au lycée doit aussi accorder une place plus grande à la micro-économie: qu’est-ce qu’un bilan? des bénéfices? Comment fonctionne une entreprise?

Vous avez lancé la réforme du lycée. Le jugez-vous trop élitiste ?

Rappelons d’abord un fait: la quasi-totalité des lycéens de l’enseignement général et technologique poursuivent leurs études dans l’enseignement supérieur après le baccalauréat. Ce n’était pas le cas il y a trente ans. Par conséquent, toute l'évolution du lycée reposera désormais sur cette question: quelles compétences attend-on d'un élève qui va entrer à l'université et comment l'acquisition de ses compétences peut s'inscrire dans un système aujourd'hui organisé en juxtaposition de disciplines. C'est évidemment une question complexe et parfois dérangeante lorsqu’il faut la traduire en maquettes d’enseignement pour les filières du lycée. Mais c’est le travail que j’ai demandé à Richard Descoings de conduire lorsqu'il aura fini sa tournée des établissements.

Accepteriez-vous de changer de ministère sans être allé au bout de la réforme ?

Voilà une curieuse question! Il n’appartient pas certainement pas aux ministres de juger de l’opportunité et de la forme d’un remaniement ministériel. Si le Président de la République veut que je poursuive ma tâche au ministère de l’Education nationale, je le ferai avec enthousiasme. Dans le cas contraire, je laisserai à mon successeur une réforme déjà très avancée. Quand on est ministre, on est au service d’un projet global, pas de sa propre ambition ou de son propre bilan.

Etes-vous pour plus d'autonomie des établissements ?

Oui. Tout en conservant Ie caractère national de l'éducation, les lycées et leurs équipes pédagogiques doivent avoir de plus grandes marges de manœuvre pour mettre en œuvre les stratégies les plus adaptées à leurs élèves. La rénovation de la voie professionnelle, engagée à la rentrée 2008 et généralisée à la prochaine rentrée a ainsi été l'occasion de leur donner des moyens pour innover. Les lycées professionnels ont été, comme souvent, à Ia pointe de la modernité pédagogique. Peut-être parce qu'ils sont plus proches du monde professionnel.

 

Le manque de relation entre lycée, enseignement supérieur et monde professionnel est souvent pointé du doigt. Vous avez entamé un chantier sur l'orientation en début d'année. Ou en êtes-vous ?

Une bonne orientation c’est d'abord une bonne information pour tous. Tout Ie monde sait que, dans Ie système éducatif français, il existe une sorte de «délit d'initié» en matière d’orientation: ceux qui sont bien informés (enseignants, milieux professionnels aisés...) connaissent les filières, les établissements, les options rares qu'il faut choisir pour réussir... J’estime que l'information ainsi masquée est une atteinte au principe même de I' école de la République.. Je veux que nous améliorons notre disponibilité pour apporter aux élèves mais également aux parents, la meilleure information possible en matière d’orientation, car prendre un rendez vous, un milieu d’après-midi en semaine, n’est pas évident pour tous. C’est la raison pour laquelle nous allons créer un véritable service aux familles grâce à nouvelle plate-forme téléphonique, le 0810 012 025, ouverte du lundi au vendredi de 9 heures a 20 heures. Les intervenants de cette plateforme seront ceux que l’on peut rencontrer dans les CIO (conseillers d’orientation, personnels de I'Onisep,...). Dès aujourd’hui, ce nouveau service est ouvert pour toute la région Picardie. Il sera généralisé en septembre. Parallèlement nous allons expérimenter un bilan personnel d'orientation pour chaque élève de troisième, appelé «Portrait d'avenir». II s'agit de construire avec l’élève son avenir grâce aux intervenants de I'Education nationale et du secteur de l’emploi... Il est en effet intéressant, pour certains, d'avancer dans la scolarité Ie moment où on fait Ie lien entre un choix d'orientation et un profil de métier. Ce dispositif, qui s'ajoutera au stage de découverte professionnelle, est expérimenté dans l'académie de Limoges.

Cela nécessitera des moyens supplémentaires ?

Les services nouveaux que nous offrons depuis deux ans, nous les finançons grâce à une bonne gestion et une bonne maîtrise de l’emploi public dans ce ministère. Je me refuse donc à tomber dans le débat byzantin, mais néanmoins traditionnel dans ce ministère, de savoir s’il faut ou pas empiler en permanence des moyens supplémentaires pour avancer….

Mais en même temps vous supprimez plus de 10.000 postes par an…

Il est souhaitable que le déficit structurel de l’Etat s’allège, précisément pour qu’il ait la capacité de programmer des investissements au moment où il faut soutenir l’économie. En matière d’emploi et de crédits publics, notre raisonnement n’est pas comptable. J’accorde d’abord la priorité au service rendu. Depuis deux ans nous offrons de nouveaux services: à l’école primaire avec l’aide individualisée; au collège avec l’accompagnement éducatif (chaque jour, un million d’élèves bénéficient après les cours de deux heures d’aides au devoir ou d’activités éducatives); au lycée avec les stages d’anglais oral pendant les vacances ou les remises à niveau l’été. Depuis deux ans, rappelons également que nous accueillons et accompagnons 10.000 élèves handicapés de plus chaque année,... En 2008, 11.200 emplois n’ont pas été renouvelés et, pour autant, l’encadrement a été aussi bon que l’année précédente en raison, d’une part, de la baisse démographique du nombre des élèves dans le secondaire mais également parce que l’utilisation des heures supplémentaires a connu un vrai développement. De même, en 2009, une meilleure utilisation des moyens très importants que nous confie le contribuable permet de ne pas renouveler 13.500 départs à la retraite, sans pour autant diminuer le nombre professeurs qui sont en présence devant une classe. Je rappelle, par exemple, que ce ministère emploie l’équivalent de 50.000 professeurs pour le remplacement et ne mobilise effectivement que 80% de ce potentiel. Ce qui veut dire que l’équivalent de 10.000 emplois ne sont pas utilisés de manière efficace.

Quels sont les nouveaux aménagements de la réforme de la formation des enseignants, dite « mastérisation », que vous proposez à l’issue de plusieurs jours de négociations avec les syndicats ?

Je crois que nous nous acheminons vers un accord sur les objectifs et les modalités de la mastérisation. Les objectifs d’abord : des professeurs plus qualifiés, qui seront désormais recrutés à bac +5 comme dans la plupart des pays européens, qui auront une première expérience du métier avant de passer les concours – ce qui n’est pas le cas aujourd’hui et qui seront mieux accompagnés dans leurs débuts de carrière. Naturellement, cela s’accompagnera d’une revalorisation des débuts de carrière tenant compte des nouvelles exigences des concours. Les modalités, ensuite. Il était essentiel que nous ayons une période de transition pour passer progressivement du recrutement à bac+3 au recrutement à bac+5 sans porter préjudice aux étudiants qui s’apprêtent à passer les concours ou qui ne l’auront pas réussi en 2009. A terme, d’ailleurs, ces derniers seront les grands gagnants de cette réforme puisque les 100 000 d’entre eux qui échouent au concours pourront désormais valoriser leur deux années de formation par un master. J’ai indiqué que la forme des concours resterait la même pour l’année prochaine et que leur forme définitive ne serait adoptée que pour la session 2011. Il reste bien sûr des chantiers à conduire et notamment sur la bonne articulation de la formation universitaire en master avec les concours. Mais les éléments clés de progrès pour améliorer la formation et l’entrée dans le métier des jeunes enseignants seront en place dès l’année prochaine : une meilleure entrée dans le métier, la place prééminente de l’université dans la formation, la possibilité de se mettre en situation au travers de stages avant de passer le concours

 

Cela va-t-il suffire à calmer la crise ?

Je crois que l’ensemble des acteurs du monde scolaire et universitaire que nous avons beaucoup rencontrés, ces derniers temps, en lien avec Valérie Pécresse sont convaincus de l’intérêt de la masterisation pour les enseignants et pour leurs élèves.

Quel est l’avenir des instituts universitaires de formation des maîtres ?

Ils sont intégrés dans les universités depuis la loi de 2005. Il faut donc aller jusqu’au bout de la logique et donner une réalité à cette loi en faisant des universités des acteurs pleins et entiers de la formation initiale - y compris la préparation aux concours - mais aussi de la formation continue. Nous invitons également les enseignants à diversifier leurs parcours professionnels. Nous lançons, dans 3 semaines un «Erasmus» des professeurs, baptisé programme « Jules Verne », pour les inciter à aller exercer dans des établissements à l’étranger

 


 

Propos recueillis par Clarisse Jay et Pierre Kupferman

http://www.europe1.fr/Radio/ecoute-podcasts/info/L-interview-de-Jean-Pierre-Elkabbach/L-interview-de-Jean-Pierre-Elkabbach-23-03
http://europe1.proxycast.org/m/media/europe1pod_v.mp3?S=Interview-JPE&R=2009-03-23_08:39:00&media_url=http%3A%2F%2Fviphttp.yacast.net%2Flgdf%2Feurope1podcast%2Fmedia%2Fson%2Fvideo%2F0000211%2F211784_BD.mp3

http://www.marianne2.fr/Allegre-va-t-il-enfin-entrer-au-gouvernement_a94235.html
Allègre va-t-il (enfin) entrer au gouvernement ?
Une caméra du « Petit journal » de Yann Barthes a surpris une savoureuse conversation entre Bernard Kouchner et Claude Allègre laissant entendre que l'ancien ministre de l'Education pourrait rejoindre Nicolas Sarkozy dans son prochain gouvernement.






Bernard Kouchner est très actif en ce moment. Après avoir taclé sévèrement sa secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme dans les colonnes du Parisien style="font-style: normal;">, voilà qu’il est surpris par une caméra du « Petit journal » de Yann Barthes (Canal+) en train de murmurer des mots doux à Claude Allègre. La scène se passe lors des Assises européennes de l'innovation, mardi dernier, à la Cité des sciences de la Villette. « Mais tu es de gauche toi alors, il paraît, dis donc. », plaisante le chef du Quay d'Orsay avant de demander à Allègre : « Est-ce qu’il va te filer quelque chose ou pas ? » Et de poursuivre sur sa lancée : « Toi tu ne demandes rien d’autant plus qu’il va te le donner… »





A vrai dire, Bernard Kouchner a peu de chances de se tromper : Claude Allègre est en bonne voie pour faire partie des nouveaux ministres d’ouverture du prochain gouvernement. D'autant que lors de ces fameuses Assises, Nicolas Sarkozy aussi y est allé de son couplet. Mais au vu et au su de tout le monde, à la tribune : « J'ai demandé à Claude Allègre, un homme pour qui j'ai de l'admiration, un homme en qui j'ai confiance, de travailler, dans le cadre de la présidence française, au renouvellement de la politique européenne de l'innovation. »  







Ce n'est pas la première fois que Nicolas Sarkozy fait des avances à l'ex-ministre socialiste. Ce n'est pas non plus la première fois que d'indiscrètes caméras surprennent un rapprochement entre les deux hommes. France 2 avait cueilli Claude Allègre quittant le QG du candidat de l'UMP par une porte dérobée. C'était entre les deux tours de l'élection présidentielle...






Vendredi 12 Décembre 2008 - 11:23
Gérald Andrieu
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Tags : allègre, kouchner, ouverture, remaniement, sarkozy, yade

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20080226.OBS2316/sarkozy__claude_allegre_est_un_homme_avec_qui_jaimerais.html?idfx=RSS_politique
"OUVERTURE"
Sarkozy : "Claude Allègre est un homme avec qui j'aimerais un jour travailler"
NOUVELOBS.COM | 22.06.2008 | 19:59
 61 réactions
L'ancien ministre socialiste "est un grand scientifique. Il veut changer les choses", déclare le président, qui confirme son intention de "faire venir d'autres personnalités" au gouvernement.


Claude Allègre (Sipa)
Nicolas Sarkozy aimerait "un jour travailler" avec l'ancien ministre socialiste Claude Allègre, dans le cadre de sa politique d'ouverture, indique-t-il mardi 26 février.
"L'ouverture, je vais la continuer", promet-il dans un entretien au Parisien/ Aujourd'hui en France, ajoutant qu'il ne regrette pas "d'avoir choisi pour le gouvernement, Kouchner, Fadela Amara, Besson, Bockel, Hirsch", malgré les grincements de dent que ces transfuges provoquent parfois au sein de la majorité présidentielle.

"Faire venir d'autres personnalités"

"Il y en a d'autres avec qui j'ai envie de travailler (...). J'ai des idées pour faire venir d'autres personnalités", déclare le président de la République.
Invité à citer des noms, le chef de l'Etat répond: "Claude Allègre est un homme avec qui j'aimerais un jour travailler. C'est un grand scientifique. Il veut changer les choses." (avec AP)

http://www.lesindiscrets.com/article-1164-indiscret-morano-je-ne-demande-pas-je-propose.html
12/03    INDISCRET-Morano: "Je ne demande pas, je propose."
 
La secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano a suggéré il y a quelques jours au président de la République de fusionner les ministères de l'Education Nationale et de la Famille et d'en prendre elle-même la tête lors du prochain remaniement ministériel.

Selon Le Figaro, lors d'un déjeuner avec elle, Brice Hortefeux a conseillé la ministre.

"Il ne faut pas demander, car c'est le meilleur moyen de ne pas obtenir ce que l'on veut." déclare-t-il.

"Je ne demande pas, je propose" a répondu Nadine Morano
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http://www.lefigaro.fr/politique/2009/03/18/01002-20090318ARTFIG00079-sarkozy-rappelle-a-l-ordre-ses-lieutenants-.php
Sarkozy rappelle à l'ordre
ses lieutenants

Judith Waintraub
18/03/2009 | Mise à jour : 17:51 | Commentaires  240 | Ajouter à ma sélection

La colère de Nicolas Sarkozy s'est notamment abattue sur Pierre Méhaignerie, qui a proposé de mettre les plus hauts revenus à contribution pour lutter contre la crise. Crédits photo : Le Figaro
Jean-François Copé reconnaît avoir eu «une vraie engueulade» avec le chef de l'État.
 
Le ton est monté fort et longtemps, mardi matin, à l'Élysée, lors de la réunion des dirigeants de la majorité autour de Nicolas Sarkozy. Objet de la colère présidentielle : le temps de parole accordé aux adversaires UMP du retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan, lors du débat qui allait se dérouler l'après-midi à l'Assemblée. Le président a vertement reproché à Jean-François Copé, patron des députés UMP, d'avoir fait la part belle aux contestataires de la majorité, et notamment au chiraquien François Baroin. Il a souligné le ­risque que la droite affiche ses divisions face à une gauche dont tous les orateurs devaient s'exprimer contre le gouvernement.

Dopés par l'irritation de Nicolas Sarkozy, plusieurs participants ont renchéri en citant l'exemple du PS, qui s'est bien gardé de laisser Jack Lang dire dans l'Hémicycle tout le bien qu'il pense de la décision du chef de l'État. «C'est monté pendant près de vingt minutes», raconte un participant, en précisant que le président de l'Assemblée Bernard Accoyer avait été «le seul à défendre Copé».

Lequel Copé confirme avoir eu «une vraie engueulade» avec Sarkozy. «J'assume la liberté d'expression au sein du groupe, c'est l'apanage d'une majorité moderne», explique-t-il. Jean-François Copé estime «normal qu'un orateur UMP sur huit puisse disposer de cinq minutes pour exprimer une opinion qui correspond à une sensibilité réelle dans la majorité» et l'a dit à l'Élysée. Une fois de plus, il a fait valoir au président qu'il était «toujours à ses côtés dans les coups durs», en citant pêle-mêle les accrocs au sein de l'UMP sur l'ouverture des magasins le dimanche, l'audiovisuel, le téléchargement ou, récemment, la fiscalité.


«Je n'ai pas été élu pour augmenter les impôts !»

Du coup, Nicolas Sarkozy a clos la discussion en soupirant qu'il n'avait plus qu'à revendiquer son «ouverture» d'esprit, et sa colère s'est abattue sur Pierre Méhaignerie, coupable d'avoir proposé de se donner des moyens supplémentaires de lutter contre la crise en mettant les plus hauts revenus à contribution.

Les participants à la réunion de mardi ont eu droit à un rappel des engagements de campagne du candidat. «Je n'ai pas été élu pour augmenter les impôts !», leur a-t-il lancé. Une phrase qu'il a répétée et agrémentée de commentaires ironiques sur le manque de «colonne vertébrale» de ses «amis politiques», l'après-midi lors de sa visite dans le Doubs. Pierre Méhaignerie a tenté de détourner l'orage sur le président du Sénat Gérard Larcher, qui s'était montré favorable à la proposition dimanche. Larcher s'est aussitôt défendu en affirmant que ses déclarations visaient seulement à désamorcer la fronde au sein de la majorité sénatoriale. Il s'est même vanté d'avoir «tout réglé en 48 heures» au Sénat. «Visiblement exaspéré», selon un témoin, le chef de l'État a rappelé à ses lieutenants les victoires qu'il considère avoir remportées sur le front des grèves «qui ne paralysent plus le pays, à part les grands mouvements», sur celui des 35 heures qui «ne bloquent plus» la croissance, et sur la fiscalité galopante. Autant de sujets sur lesquels il a fermement invité ses «amis politiques» à tenir bon.

http://www.lefigaro.fr/politique/2009/02/13/01002-20090213ARTFIG00086-les-difficultes-des-ministres-inquietent-sarkozy-.php
Les difficultés des ministres inquiètent Sarkozy

Bruno Jeudy
18/02/2009 | Mise à jour : 11:35 | Commentaires  319 | Ajouter à ma sélection

Le président et le premier ministre doivent gérer les problèmes rencontrés par plusieurs membresdu gouvernement. Crédits photo : Le Figaro
Confronté à la tourmente sociale et à l'impopularité, le président manque de poids lourds dans son équipe.
 
Il y a les ministres pour qui «ça roule» et ceux qui sont «sur le toboggan». C'est un ami du président qui divise les membres du gouvernement en deux. Mais les mots sont ceux du «chef». Un chef préoccupé quand il se penche sur les performances de ses ministres.

Il est bien loin le temps du «formidable casting» gouvernemental de 2007. Vingt et un mois plus tard, la distribution des rôles établie de Nicolas Sarkozy - qui a peu changé hormis quelques ajustements - semble comme essoufflée. En quête de poids lourds pour passer la crise, le président paraît démuni.

Cela a commencé avec Xavier Darcos avant la trêve de Noël. Décrit comme un «bon pro» par l'Élysée, Darcos n'a pas résisté à la crise lycéenne. Le voilà cornaqué par deux spécialistes de la jeunesse : Martin Hirsch et le médiatique directeur de Sciences Po, Richard Descoings. Mais la tempête a décoiffé d'autres ministres. Valérie Pécresse, qui s'était jusqu'à présent plutôt bien acquittée de sa mission au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, va retravailler son décret sur les enseignants-chercheurs. Pour calmer le jeu, l'Élysée a nommé une médiatrice. Le secrétaire d'État à l'Outre-Mer, Yves Jégo, est retourné en Guadeloupe flanqué de deux médiateurs pour négocier avec les syndicats.


«Remaniement perlé»

À cette liste de ministres en difficulté, il convient d'ajouter le nom de Bernard Kouchner. Malgré l'appui du président, le french doctor a perdu de sa superbe dans les sondages. Et il n'est pas le seul. Dans le dernier baromètre Ifop/Paris Match, seuls trois ministres figurent dans les dix premiers. Dans celui publié par Le Point, seule Rama Yade échappe vraiment à l'impopularité. Un paradoxe quand on sait que la secrétaire d'État aux Droits de l'homme est de loin celle dont Sarkozy a dit le plus de mal en privé et en public depuis trois mois !

Tombée en disgrâce, Rachida Dati a dû accepter l'offre du président d'aller siéger en juin au Parlement européen. Il faudra donc la remplacer. Tout comme le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, tête de liste en Ile-de-France. De quoi relancer les spéculations sur l'étendue du futur remaniement.

Pour franchir la tempête sociale, Nicolas Sarkozy peut compter toutefois sur plusieurs piliers : son ami Brice Hortefeux qu'il a placé aux Affaires sociales ; les expérimentés Jean-Louis Borloo et Michèle Alliot-Marie ; l'expertise d'Éric Woerth et même sur Christine Lagarde dont la franchise est devenue un atout. François Fillon, lui, apporte plus de conseils qu'on ne le dit. Mais les qualités de manager de Fillon ne sont pas toujours à la hauteur des attentes des ministres : «Matignon, ce n'est pas le bureau des pleurs. La calinothérapie, ce n'est pas trop le truc de Fillon», se plaint un ministre.

À l'Élysée, certains se demandent si la stratégie du «remaniement perlé» appliquée en décembre et janvier était la bonne. «Nous sommes dans une très mauvaise phase. Il va falloir faire quelque chose », estime un conseiller. Le président serait-il tenté par un électrochoc ? Un remaniement surprise est-il possible ? À ce jour, cela paraît peu probable. «On ne répond pas à la crise par une réponse politique», dément-on à l'Élysée. En déplacement à Oman, le président a défendu ses ministres et justifié la nomination de médiateurs. «C'est plus difficile de gérer la France avec une croissance négative que positive», a-t-il lâché, fataliste.



http://www.lefigaro.fr/economie/2009/03/11/04001-20090311ARTFIG00632-seguin-la-dette-est-plus-inquietante-que-le-deficit-.php
Séguin : «La dette est plus inquiétante que le déficit»

Propos recueillis par Cécile Crouzel et Marie Visot
11/03/2009 | Mise à jour : 19:22 | Commentaires  53 | Ajouter à ma sélection

Crédits photo : Le Figaro
En plein débat sur la réforme de la fiscalité locale, le premier président de la Cour des comptes, estime que les collectivités locales doivent davantage être financées en direct par l'État et par des transferts d'impôts nationaux.
 
LE FIGARO - Le gouvernement vient d'admettre un fort dérapage de la dette pour cette année, et l'année prochaine. Un dérapage que la Cour des Comptes avait anticipé et sur lequel elle avait alerté. Pensez-vous que la ligne rouge est franchie ?

Philippe SÉGUIN - C'est fait ! Notre niveau de dette, s'approche des 80 %. C'est plus inquiétant encore que le déficit, car si nous nous donnons les moyens de donner un caractère provisoire aux mesures de relance, nous aurons, lors de la sortie de crise, une chance de tenir les objectifs que nous nous sommes fixés. Même si le calendrier -qui prévoit un retour du déficit public sous la barre des 3 % dès 2012- est sans doute optimiste. L'endettement, en revanche, nous aurons beaucoup plus de mal à le résorber. Les charges d'intérêts de la dette représentent aujourd'hui quasiment le produit de l'impôt sur le revenu ! Un effort considérable va donc être nécessaire.

Que faire, aujourd'hui, pour limiter les dégâts ?

Il faut évidemment réduire au maximum le déficit budgétaire, poursuivre l'objectif de non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, et être d'autant plus exigeant sur les autres économies à réaliser. La revue générale des politiques publiques (RGPP), vaste chantier de réforme de l'État lancée il y a près de deux ans, est méritoire mais il faut aller plus loin. La France vit avec un déficit chronique depuis 30 ans, et une dette qui ne cesse d'augmenter. Nous avons vécu largement au dessus de nos moyens !

Vous êtes aussi très critique sur la fiscalité locale. Pourquoi ?

Parce qu'il y a un problème d'équité. Trouvez-vous normal qu'il y ait des territoires désavantagés financièrement et des citoyens pénalisés ? Le rapport public de la Cour des Comptes a souligné à quel point le caractère obsolète des bases cadastrales -pour le calcul des impôts locaux-, était source d'iniquité. Notre rapport sur l'école a démontré que les inégalités se sont accrues entre élèves du primaire de communes différentes, plus ou moins riches. De la même façon, les communes qui sont en première ligne pour l'immigration sont celles qui ont le moins de moyens. La suppression de la part investissement de la taxe professionnelle (TP) est une opportunité à ne pas négliger pour remettre à plat l'ensemble des ressources des collectivités territoriales.

Que préconisez-vous ?

Le Conseil des prélèvements obligatoires vient d'esquisser quelques pistes... D'ores et déjà, la majorité des recettes des collectivités provient des dotations de l'État et des transferts d'impôt nationaux, et non de la fiscalité locale. On pourrait imaginer que les régions, départements et communes soient encore davantage financés directement par l'Etat et par des transferts d'impôts nationaux. L'impôt sur les sociétés (IS), la TVA, la CSG ou l'impôt sur le revenu (IR) peuvent être de bons candidats. Mais la principale ressource de remplacement à la TP devra être acquittée par les entreprises. L'État pourrait déjà rendre aux collectivités l'IS qu'il va récupérer grâce à la hausse des bénéfices que provoquera la quasi-suppression de la TP. Une chose est sûre : la taxe carbone ne pourra à elle seule combler le manque à gagner. Et en relevant les taxes foncières, on retomberait sur le problème des bases cadastrales. Je me demande toutefois s'il sera possible de trouver une solution dès le projet de Budget 2010… Il faut quand même un délai minimal de réflexion.

Les élus locaux risquent de ne pas voir d'un bon œil votre proposition de hausses des dotations et des transferts d'impôts…

Il faudrait pourtant à l'État les moyens de renforcer son effort de péréquation, pour assurer un meilleur partage entre les collectivités favorisées et défavorisées. Il faut aussi mettre fin à la course à l'implantation, à coup de dumping fiscal sur la TP, entre communes. D'accord pour que les collectivités soient libres de décider de leurs dépenses. Mais il n'est pas nécessaire qu'elles aient des ressources assises sur des bases d'impôt obsolètes, inéquitables et aux effets pervers.

La réforme des Chambres Régionales des Comptes (CRC) que vous avez initiez suscite des remous. Les comprenez-vous ?

En arrivant, j'ai été sidéré par l'état des relations entre la Cour des comptes et les CRC. Un vrai divorce. Rien n'a été prévu pour favoriser leur travail en commun. Or cette collaboration est devenue indispensable, vu l'enchevêtrement des compétences entre l'État et les collectivités locales. Comment faire un rapport sur la formation professionnelle sans étudier le cas des régions ? Ou sur le RMI en ignorant les départements ? C'est pourquoi nous souhaiterions aller vers l'unité organique et des chambres interrégionales viendraient couronner la présence en région. Nous aurons alors les moyens de remplir les nouvelles missions qui nous ont été confiées, comme l'évaluation des politiques publiques. Nous pourrons en profiter pour améliorer l'efficacité de nos contrôles organiques : organiser, par exemple, une campagne d'audit sur les rapports entre collectivités et prestataires de service privés (eau par exemple) et en tirer des bonnes (et mauvaises) pratiques dont tout le monde profiterait. J'ajoute que la réforme sera progressive. Personne ne sera forcé de déménager !. J'espère que d'ici la fin de l'année, nous aurons un projet de loi sur le sujet.



http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2009/03/14/01006-20090314ARTFIG00209--juppe-ses-emmerdes-ses-amours-.php

Juppé, ses emmerdes, ses amours...

PAR ANNE FULDA
13/03/2009 | Mise à jour : 15:14 | Commentaires  1 | Ajouter à ma sélection
 
Ses amours, ses tourments... Ses humiliations. Les honneurs, son honneur. Sa fidélité et sa confiance envers Jacques Chirac. Malgré tout. Malgré la «relation confuse avec la vérité et la contrevérité» de ce dernier. Malgré aussi sa relation «irréelle» avec l'argent. Il y a un peu de tout cela dans le livre * d'Alain Juppé. Il y a de la chair et du sang. De la raison aussi, de l'autojustification. L'obsession, toujours, de montrer qu'il a tenté de bien faire. Ou le moins mal possible. L'incompréhension encore. Plus de dix ans plus tard, l'ancien Premier ministre se demande encore pourquoi et comment il s'est « planté » à Matignon. L'occasion de jeter sur le papier quelques travers personnels, comme autant de concessions à cette société de communication si envahissante et impudique. Alors, oui, puisqu'il le faut, Juppé courbe l'échine. Ebauche un mea- culpa. Pas si courant que ça chez les hommes politiques. Il évoque ainsi pêle-mêle sa «rigidité naturelle», sa «congénitale arrogance», «ses doutes» et sa «volonté de puissance». Son «intransigeance» ou sa «brutalité», révélées à travers ces petites phrases à l'emporte-pièce - la «mauvaise graisse» de la fonction publique, Thomson qui ne vaut «rien» - qui lui ont fait tant de mal. Juppé joue le jeu de l'introspection. Ce livre est un exercice de catharsis, dit-il, lui le normalien. Il s'y met parfois à nu. Surtout lorsqu'il raconte par le menu son chemin de croix judiciaire. Cette condamnation en janvier 2004 à un an d'inéligibilité. Comme une mise à mort politique. L'impression d'être enterré vivant. D'entendre sa nécrologie alors que l'on respire encore. Touché dans la part la plus intime de sa personnalité, l'estime de soi. Le passé. De mauvais souvenirs. Qui ont permis à l'homme blessé, désormais sorti du labyrinthe, de revenir à l'essentiel. De tenir son fil d'Ariane : «Celui de l'amour partagé, le seul qui donne un goût à la vie.» Un grand sentimental, finalement, Juppé. Peut-être la révélation de ce livre.

*Je ne mangerai plus de cerises en hiver..., Plon, 250p., 18,90€.


http://www.lefigaro.fr/politique/2009/03/10/01002-20090310ARTFIG00098-la-liberte-de-ton-du-professeur-raffarin-.php
La liberté de ton
du professeur Raffarin

Bruno Jeudy
10/03/2009 | Mise à jour : 09:22 | Commentaires  8 | Ajouter à ma sélection

Pour Jean-Pierre Raffarin, «tous ceux qui ont été élus à la présidence de la République avaient la politique chevillée au corps». Crédits photo : Le Figaro
L'ancien premier ministre, qui donne des cours de politique à l'École supérieure de commerce de Paris, a planché lundi sur le leadership de Nicolas Sarkozy.
 
«Le leadership de Nicolas Sarkozy est-il fragilisé par sa majorité ?» Posée par un de ses étudiants de l'École de commerce de Paris, la question amuse Jean-Pierre Raffarin. «J'invite tout le monde à ne pas court-circuiter les corps intermédiaires. Mais c'est vrai que sa majorité veut être plus associée.» Le ton est donné. Le professeur Raffarin, qui dispense chaque lundi un cours intitulé «Pensées, pouvoir et action», parle en toute liberté devant une quarantaine de futurs cadres et dirigeants d'entreprises de son ancienne école.

Le sujet du jour, consacré au leadership en politique, inspire bien évidemment l'ancien premier ministre, qui a connu personnellement les quatre derniers présidents de la République. Lunettes posées sur le front, le conférencier attaque son cours, qu'il a préparé minutieusement, avec, à la clé, citations et formules toutes prêtes. Ses célèbres «raffarinades» sont désormais puisées dans la sagesse chinoise. «La montagne haute craint l'homme lent», assène-t-il.

L'ancien premier ministre a compilé aussi quelques citations à destination de ses étudiants : «Les mœurs du prince contribuent autant à la liberté que les lois» (Montesquieu) ou encore : «C'est une grande folie de vouloir être sage tout seul» (La Rochefoucauld).

À la fois observateur et acteur de la Ve République, Raffarin en tire la conclusion que «le modèle du leadership est dans l'air du temps, car les idéologies et les expertises n'ont pas apporté les solutions espérées». À condition, avertit-il, de le corriger avec des «contre-pouvoirs». « Le leader ne doit pas avoir peur de partager le pouvoir dans son camp», conseille-t-il, tout en concédant, en aparté être d'accord avec Alain Juppé, pour qui la notion de « rupture » n'existe pas vraiment.


«Personne pour lui dire non»

Pour faire sa démonstration, le sénateur de la Vienne compare les modes de gouvernance depuis le général de Gaulle jusqu'à Nicolas Sarkozy. « Tous ceux qui ont été élus à la présidence de la République avaient la politique chevillée à un degré pathologique. L'élection présidentielle française est probablement la plus dure des élections dans les pays démocratiques », explique-t-il, avant de donner des qualificatifs à chacun des « chefs » de la Ve. De Gaulle ? « Un héros devenu sage. » Pompidou ? « Un savant déguisé en sage. » Giscard ? « Un expert à horizon politique. » Mitterrand ? « Une conquête de héros et une action sage. » Chirac ? « Une aventure devenue sagesse.» Sarkozy ? «Un héros de la rupture et une sagesse a minima.» Il élargit la comparaison avec les leaders étrangers. S'il fait de Tony Blair le «champion de la proximité», Raffarin perçoit chez Obama une «présidence par la distance».

Passé la partie générale, le vice-président de l'UMP décrit avec minutie le leadership Sarkozy. Interrogé par un étudiant sur la ­quasi-disparition de la fonction de premier ministre, l'ex-locataire de Matignon cite de Gaulle s'adressant à Michel Debré : « Le gouvernement n'a pas de substance en dehors de moi. » Preuve, selon Raffarin, que Sarkozy n'a rien inventé. Cela ne l'empêche pas de glisser une pique à l'endroit de François Fillon : «Il est quand même le seul dans l'histoire de la Ve à avoir eu le temps de se préparer pour Matignon. Moi, j'ai eu trois heures pour le faire !»

Le professeur Raffarin passe aussi au crible l'entourage des «leaders». S'il reconnaît que le staff de Mitterrand était d'un meilleur niveau que celui de Chirac, Raffarin ne tarit pas d'éloges sur celui de Sarkozy. Mais il s'inquiète de l'existence d'un certain «esprit de cour». «Sous Giscard, on parlait de la cour de Louis XV», rappelle-t-il. Et sous Sarkozy ? «Ce n'est pas à l'Élysée qu'on rencontre le plus de rebelles, griffe-t-il. Sous Sarkozy, il n'y a personne pour lui dire non. Ou alors, on se met à l'extérieur du système, comme Dominique de Villepin, qui parle fort.» Un Villepin que Raffarin n'a pas cité un peu plus tôt alors qu'il décrivait l'entourage de Chirac à l'Élysée. «Ah, je l'ai oublié !» répond-il à un étudiant qui le lui faisait remarquer. «C'est vrai que l'idée s'était installée que Chirac était devenu l'entourage de Villepin», grince Raffarin. Le meilleur conteur de l'histoire de la Ve repart alors sous les applaudissements.


http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2009/02/28/01006-20090228ARTFIG00076--barnier-courtise-.php
Barnier courtisé

PAR CARL MEEUS ET GHISLAIN DE MONTALEMBERT
27/02/2009 | Mise à jour : 14:26 | Ajouter à ma sélection
 
Pas moins de neuf ministres ont téléphoné à Michel Barnier pour lui dire qu'ils étaient intéressés par son poste! Candidat aux européennes en Ile-de-France, le ministre de l'Agriculture quittera le gouvernement début mai.

http://www.lefigaro.fr/politique/2008/12/16/01002-20081216ARTFIG00568-la-cote-de-bernard-kouchner-en-forte-chute-.php
La cote de Bernard Kouchner en forte chute

S.L. (lefigaro.fr) avec AFP
17/12/2008 | Mise à jour : 17:57 | Commentaires  180 | Ajouter à ma sélection

Crédits photo : AFP
S'il reste la personnalité politique préférée des Français, le ministre des Affaires étrangères paye au prix fort sa charge contre Rama Yade. Il chute de 10 points au tableau de bord Ifop-Paris Match des personnalités.
 
Bernard Kouchner aurait-il perdu l'image de sympathie qui le caractérisait auprès des Français ?

Le ministre des Affaires étrangères enregistre une chute spectaculaire de 10 points au tableau de bord mensuel des personnalités réalisés pour Paris-Match par l'institut Ifop. Il passe de 79% d'opinions favorables à 69%. Certes, Bernard Kouchner reste la personnalité politique préférée des Français. Mais il fait désormais jeu égal avec Bertrand Delanoë, qui perd quant à lui 4 points.

En cause, sans nul doute, la polémique qu'il a déclenché en qualifiant d'«erreur» la création du secrétariat d'Etat aux Droits de l'Homme occupé par Rama Yade. Cette dernière bénéficie d'une hausse de 3 points dans le tableau de bord. Parmi les 66% de Français qui ont une opinion positive de la jeune secrétaire d'Etat, 61% affirment que c'est du fait de ses prises de position courageuses sur la question des Droits de l'Homme.


Aubry en hausse

Autre point notable de ce sondage, la forte hausse de la nouvelle première secrétaire du PS. Martine Aubry fait un bond de 9 points à 67% d'opinions favorables, ce qui la classe en cinquième position. Lorsqu'elle est opposée à Ségolène Royal, la maire de Lille l'emporte largement, à 60% contre 33%. Chez les sympathisants socialistes, le score est plus serré mais reste à l'avantage de Martine Aubry, à 52% contre 44%.

Le baromètre montre par ailleurs un recul de la cote de Nicolas Sarkozy, qui chute de 2 points à 46%, de même que François Fillon, en baisse d'un point à 58%.

Sondage réalisé par téléphone les 11 et 12 décembre auprès de 957 personnes. Méthode des quotas.



http://www.lefigaro.fr/politique/2009/03/06/01002-20090306ARTFIG00391-sarkozy-ne-reunira-plus-son-g7-.php
Sarkozy ne réunira plus
son «G7»

Bruno Jeudy
06/03/2009 | Mise à jour : 17:09 | Commentaires  52 | Ajouter à ma sélection
Le président avait déjà espacé ces réunions informelles avec les «chouchous» de son gouvernement. Elles n'auront plus lieu : «il y avait trop de fuites», justifie-t-on à l'Elysée.
 
Exit le «G7». Nicolas Sarkozy ne réunira plus son cercle des ministres préférés (composés de Xavier Darcos, Xavier Bertrand, Eric Woerth, Laurent Wauquiez, Luc Chatel et Nadine Morano) avec qui il faisait, à intervalles plus ou moins réguliers, «de la politique» selon sa propre formule. «Le G7 n'est plus vraiment utile. De toute façon, il y avait trop de fuites», justifie-t-on à l'Elysée.

Le président avait déjà espacé ces réunions informelles avec les «chouchous» de son gouvernement. La dernière remonte au 16 janvier. Avant le sommet social, Claude Guéant avait lui-même réuni les ministres pour leur donner la primeur des… propositions présidentielles. «Le président ne veut pas figer les choses. Il trouve que les réunions se superposent trop et préfèrent emmener ses ministres dans les avions», dit-on encore à l'Elysée.

L'abandon du «G7», neuf mois après sa création, ne va sûrement pas faire de peine à François Fillon qui avait publiquement désapprouvé cette initiative. Il faut dire que cela contribuait à l'affaiblir un peu plus et à entamer encore son autorité auprès de ses ministres.





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