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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 02:24

(dépêches)




Candidat de l'Élysée, Jean-Luc Hees, est-il l'homme de la situation pour Radio France ?


Publié le 02/04/2009 à 12:34 - Modifié le 02/04/2009 à 13:43 Le Point.fr
Par Emmanuel Berretta

Jean-Luc Hees a été officiellement désigné comme le candidat de Nicolas Sarkozy pour succéder à Jean-Paul Cluzel à la présidence de Radio France © CAPMAN/SIPA

Comme lepoint.fr le révélait dès le 17 mars , Jean-Luc Hees a été officiellement désigné jeudi comme le candidat de Nicolas Sarkozy pour succéder à Jean-Paul Cluzel à la présidence de Radio France. Commence donc pour lui un parcours qui passe par une audition devant le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) lequel est saisi par le gouvernement officiellement pour "avis conforme". Officieusement, la conformité est à prendre dans l'autre sens : le CSA est prié de se conformer à la décision du président de la République. Et quoi qu'en dise Michel Boyon, le président du CSA, on ne voit pas comment neuf "sages", tous nommés par des politiques, peuvent éventuellement entraver la volonté d'un chef de l'État élu au suffrage universel direct... De ce point de vue, les institutions sont déséquilibrées. Même Dominique Baudis, l'ancien président du CSA, en convient : "Dans ce cas de figure, le CSA n'a aucune légitimité à s'opposer à une décision politique", confiait-il mardi dernier au point.fr.

Jean-Luc Hees affrontera ensuite les commissions compétentes de l'Assemblée nationale et du Sénat. Là, la partie sera plus difficile. Au Parlement, on n'est jamais à l'abri d'une avanie. Pour peu que les élus de la majorité veuillent faire souffler un vent de fronde, la nomination de Jean-Luc Hees peut partir en sucette. Comptons toutefois sur les "whips" à la française, à savoir les présidents de groupe UMP (Jean-François Copé chez les députés et Henri de Raincourt au Sénat) pour tenir leurs troupes et éviter qu'une majorité des 3/5 se constitue pour écarter le candidat pressenti. Mais au Sénat, l'UMP n'est pas majoritaire et devra composer avec les centristes du RDSE (Rassemblement démocratique et social européen). Christine Albanel est bien placée pour savoir à quel point ceux-ci sont habiles à obtenir une contrepartie quand il s'agit de mêler leurs voix à celles de l'UMP. Interrogé par lepoint.fr sur l'opportunité de nommer Jean-Luc Hees à Radio France, Jean-François Copé déclarait le 16 mars : "Je n'ai aucun avis sur lui car je ne l'ai jamais rencontré de ma vie."

Quinze mois de négociations syndicales devant lui

Mettons que Jean-Luc Hees traverse sans encombre cette route semée d'embuches. Dans quelle situation cet ancien cadre de France Inter va-t-il retrouver la Maison ronde ? Jean-Paul Cluzel, le président sortant, n'a pas manqué de mérites en renouvelant les voix (Nicolas Demorand et Isabelle Giordano sur France Inter, Ali Badou sur France Culture...) qui ont permis à France Inter et à France Culture de se propulser à des niveaux d'audience enviables. Malheureusement pour Jean-Luc Hees, la paix sociale dans une maison où les syndicats sont prompts à s'enflammer reste à reconstruire. En effet, l'adoption de la loi audiovisuelle a eu pour conséquence de faire tomber la fameuse convention collective de l'audiovisuel public ( voir la liste des avantages en cliquant ici ), négociée, en 1982, au début du septennat de François Mitterrand (poussé par les communistes présents dans son premier gouvernement) quand celui-ci se montrait encore généreux avant le tournant de la rigueur... La renégociation de cette convention va plonger Jean-Luc Hees dans des tracas que le malheureux n'imagine même pas ! Il en a pour 15 mois. Gageons que la machine à tracts va fonctionner à plein régime à Radio France... Ces moindres dépenses présidentielles seront scrutées minutieusement et aussitôt ébruitées en cas d'excès.

Est-il taillé pour les négociations syndicales ? Son parcours de journaliste culturel ou de correspondant à l'étranger à Washington n'en fait pas, a priori , un négociateur né. Mais c'est à lui de savoir s'entourer des compétences idouanes. Et c'est sur ce critère et uniquement sur celui-ci qu'il faudra le juger. Donc, à ce stade, les moqueries sur ses "incompétences administratives" qu'on entend ici ou là sont un peu faciles...

La laisse du politique sera-t-elle lâche ou tendue ?

Reste pour lui à gérer l'épineux dossier de sa relation aux politiques. Désigné par Nicolas Sarkozy - qu'il a rencontré en tête à tête -, peut-il développer une ligne éditoriale autonome du pouvoir en place, d'autant qu'il pilotera Radio France lors de la prochaine campagne présidentielle ? À l'Élysée, autant le dire sans détour, le climat "anti-UMP" qui règne au sein de France Inter n'a pas facilité la vie de Jean-Paul Cluzel. Pour autant, le chef de l'État a bien conscience qu'il ne transformera pas France Inter en une officine de son parti politique... La rédaction ne l'admettrait pas et les auditeurs non plus. "Nous souhaitons que France Inter se désectarise", glissait en aparté au point.fr il y a quelques semaines un proche conseiller du président de la République. On peut être de gauche et ouvert à d'autres idées. C'est une question d'équilibre. Ça, Cluzel n'a pas réussi à le faire." La place accordée à l'humoriste Stéphane Guillon sera sans doute débattue. Jean-Luc Hees ne passe pas pour particulièrement "liberticide". Son passé d'ancien patron de France Inter (1997-2004) plaide plutôt en sa faveur. C'est grâce à lui que furent mises à l'antenne quelques "langues de vipères", telles Pascale Clark, Stéphane Bern, Frédéric Bonnaud, Philippe Val...

Les chantiers de l'avenir

Enfin, Jean-Luc Hees va se coltiner de nombreux chantiers techniques et stratégiques : Radio France a besoin d'une stratégie dans le numérique qui va être la grande affaire de demain. La RNT (Radio numérique terrestre) permettra une meilleure couverture du pays et de mêler des données au signal sonore. L'avantage que Radio France tirait de sa couverture exceptionnelle du territoire va s'effriter... Hees devra également aborder le dossier du Mouv', la radio "jeun's" du groupe public, dont la localisation (absurde) à Toulouse entraîne une série d'inconvénients (surcoût des déplacements Paris-Toulouse, vieillissement des équipes...) que Jean-Paul Cluzel avait sériés mais pas eu le temps de réparer. Quant à la gestion des quatre formations musicales de Radio France (deux orchestres symphoniques qui ont tendance à se marcher dessus, un choeur et la maîtrise), elle exige des compétences spécifiques et doivent s'inscrire dans une politique musicale globale repensée depuis le ministère de la Culture. C'est d'ailleurs ici que le bât blesse : Jean-Luc Hees a reçu la semaine dernière un appel amical de Christine Albanel, la ministre de la Culture, qui venait prendre contact avec son futur interlocuteur. Jean-Luc Hees est resté très froid. Il estime qu'il n'a de compte à rendre qu'à Nicolas Sarkozy. Christine Albanel en est froissée. Et en plus, elle a su par une indiscrétion ce que Jean-Luc Hees médisait dans son dos... Ça commence mal !



Sarkozy étrenne ses nouveaux pouvoirs en proposant Hees à la tête de Radio France


Politique
Publié le 02/04/2009 à 11:19 - Modifié le 02/04/2009 à 14:03 AFP

Nicolas Sarkozy a étrenné ses nouveaux pouvoirs en matière d'audiovisuel public, en proposant le journaliste Jean-Luc Hees pour diriger Radio France et succéder à Jean-Paul Cluzel, a annoncé ce dernier, dont le mandat expire le mois prochain.

Nicolas Sarkozy a étrenné ses nouveaux pouvoirs en matière d'audiovisuel public, en proposant le journaliste Jean-Luc Hees pour diriger Radio France et succéder à Jean-Paul Cluzel, a annoncé ce dernier, dont le mandat expire le mois prochain.

"Le président de la République a bien voulu m'informer qu'il s'apprêtait à proposer à l'accord du CSA, et à l'avis des commissions compétentes des deux Assemblées, Jean-Luc Hees pour me succéder à la présidence de Radio France à compter du 12 mai", écrit M. Cluzel, 62 ans, dans une lettre au personnel du groupe, reproduite jeudi par Le Monde.

"Sans préjuger des décisions de ces institutions, je lui adresse mes félicitations", poursuit M. Cluzel, à la tête de Radio France depuis 2004.

L'Elysée n'avait fait aucun commentaire jeudi en milieu de journée.

La nouvelle loi sur l'audiovisuel, promulguée début mars, prévoit un nouveau mode de nomination pour les présidents des groupes audiovisuels publics. C'est désormais au pouvoir exécutif de proposer un nom au Conseil supérieur de l'audiovisuel, qui doit donner un avis conforme, puis aux commission parlementaires compétentes qui doivent réunir une majorité des 3/5 pour refuser cette candidature. Le CSA était auparavant directement responsable de ces nominations.

Jean-Luc Hees, 57 ans, sans étiquette politique de l'avis de ces anciens collaborateurs, a été une des voix de France Inter pendant 30 ans et a dirigé cette station à partir de 1997 avant d'en être débarqué en 2004 à l'arrivée de M. Cluzel.

Haut fonctionnaire qui a dirigé aussi bien Radio France International que l'Opéra de Paris, Jean-Paul Cluzel était candidat à sa succession, et pouvait faire valoir des taux d'audience en hausse récente sur la radio phare du groupe, France Inter, et notamment sur la très stratégique tranche matinale. "Je me suis battu jusqu'à la dernière minute", a-t-il confié jeudi à l'AFP.

Le patron de Radio France, qui ne fait pas mystère de son homosexualité, avait reconnu le mois dernier "une erreur d'appréciation" pour avoir posé torse nu et déguisé en catcheur pour un calendrier au profit de l'association de lutte contre le sida Act Up.

Selon Le Canard Enchaîné, Nicolas Sarkozy aurait vivement critiqué Jean-Paul Cluzel, le 27 février en petit comité, notamment à propos de ces photos et des chroniques acerbes de l'humoriste Stéphane Guillon.

Selon le site internet de Télérama, M. Cluzel a appris mercredi le choix présidentiel lors d'un appel téléphonique de Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, alors même qu'il accordait une interview à l'hebdomadaire culturel.

Le ton de l'interview avait alors changé, et M. Cluzel avait aussitôt revendiqué laisser à son successeur "une maison en très bonne santé".

Mais Jean-Paul Cluzel estime aussi dans cette interview "avoir sans doute eu le tort de ne pas rencontrer suffisamment le président de la République" pour faire valoir son bilan.

"On voit bien l'esprit parfaitement compréhensible dans lequel souhaite travailler le président de la République. C'est d'avoir une totale confiance entre les responsables d'entreprises publiques et lui même car il souhaite avoir à la SNCF ou à Radio France des personnes avec lesquelles il puisse établir une relation plus directe", a déclaré M. Cluzel jeudi à l'AFP.




France Télévisions, Radio France : les avantages des journalistes remis en cause


Publié le 30/03/2009 à 10:17 - Modifié le 30/03/2009 à 10:22 Le Point.fr
Par Emmanuel Berretta

Les salariés du service public ont obtenu 5 jours de congés en plus des 25 jours ouvrés par an.

Coup sur coup, à France Télévisions et à Radio France, la convention collective de l'audiovisuel public est tombée. C'est la conséquence directe de la loi audiovisuelle dont l'un des objectifs vise à regrouper les 42 filiales de France Télévisions en une "entreprise unique" dont les avantages sociaux doivent être renégociés (ainsi que près de 250 accords d'entreprise !). Par ricochet, la dissolution législative des sociétés France 2, France 3 et RFO a conduit à la dissolution de l'AESPA (Association des employeurs de l'audiovisuel public) qui comprenait également Radio France, l'INA et RFI. L'AESPA étant défunte, il ne fait guère de doute que le pdg de Radio France, Jean-Paul Cluzel, dénoncera à son tour la convention collective de l'audiovisuel public. La loi donne 15 mois aux partenaires sociaux pour négocier une nouvelle convention. Faute d'accord, les salariés de l'audiovisuel public se verront appliquer le minimum légal.

Pour comprendre l'enjeu, énumérons les avantages sociaux de la convention collective dont bénéficient les salariés au-dessus du minimum légal. D'abord, en termes de primes et indemnités, les employés de France Télévisions et Radio France bénéficient d'une somme d'argent en cas de mariage et de naissance. Il existe également une prime de fin d'année, une prime de risque, d'exploit et un supplément familial. Quand un salarié en remplace un autre dont le salaire est supérieur, le remplaçant se voit verser une indemnité d'au moins 7,5 % du salaire de base. La prime d'ancienneté augmente de 5 % tous les 5 ans au lieu de 2 % dans le régime général des journalistes. Après huit ans d'ancienneté, les salariés possèdent 5 jours de congés supplémentaires. Les conjoints qui sont dans la même entreprise ont le droit aux congés simultanés. Les fêtes religieuses juives et musulmanes offrent des autorisations d'absence.

Des congés exceptionnels en cas de décès, adoption, légitimation...

Lors du passage de 40 à 39 heures en 1982, les salariés du service public ont obtenu 5 jours de congés en plus des 25 jours ouvrés par an. En cas de travail de nuit, la compensation est de 20 % au lieu de 15 % dans le régime général. Pour ceux qui sont présents les jours fériés, il existe un repos compensateur de 15 jours ouvrés par an (travaillés ou pas).

La convention collective prévoit aussi des cas de congés exceptionnels : 3 jours en cas d'adoption ou de légitimation, 5 jours en cas de décès d'un conjoint ou concubin, 5 jours en cas de décès d'un enfant. Et si besoin, deux jours supplémentaires si l'événement se tient hors de la métropole. Les employés ont également le droit à 7 jours supplémentaires (mais cette fois sans solde). Les parents qui élèvent leur enfant seul peuvent prendre leur demi-journée le jour de la rentrée scolaire. En cas de maladie des enfants, les salariés peuvent s'absenter 6 jours (pour un enfant), 9 jours (pour deux enfants) et 12 jours (pour 3 enfants).

La réintégration garantie après exercice d'un mandat parlementaire

Les collaborateurs du service public peuvent prendre deux ans renouvelables de congés sans solde et jusqu'à six mois, ils ont l'assurance de retrouver l'emploi précédemment occupé. En cas de détachement pour exercer un mandat parlementaire, la garantie de réintégration en résidence est assurée, et l'ancienneté dans la maison conservée.

Le salarié de Radio France ou France Télévisions muté dans les DOM-TOM a 20 jours de frais de transport mobilier, des nuitées d'hôtel et la couverture de ses frais de restaurant. Il perçoit en outre une indemnité d'installation.

Possibilité de congés sans solde pendant 3 ans

En cas de maladie, l'intégralité du salaire est versée durant les trois premiers mois, puis réduite de 50 % les trois mois suivants. La même garantie est valable pour ceux qui partent en cures thermales.

Dans le cas où survient un accident du travail ou une maladie professionnelle, la rémunération est intégralement versée pendant deux ans, puis à 50 % l'année suivante (le supplément familial est maintenu). Si le travailleur est affecté d'une incapacité permanente, il possède un droit de reclassement prioritaire. En cas d'inaptitude au travail, la convention collective prévoit la possibilité d'un congé sans solde de 3 ans, ou un temps partiel de 3 mois renouvelables deux fois. Dans le régime général, l'employeur peut licencier le journaliste inapte au travail.

Ceux qui sont envoyés en mission dans les pays à risque ont le droit à un examen médical préalable. En cas de décès d'un journaliste durant son activité ou durant ses congés, ses héritiers perçoivent une allocation de 9 mois de salaire en plus des capitaux de la CNRCP.

10 fois le salaire mensuel pour un journaliste mort sur le terrain

Le service public audiovisuel couvre généreusement les risques exceptionnels des journalistes envoyés en "zone d'émeutes", en "zone de guerre", dans les régions touchées par une "épidémie", en cas de reportage sous-marin, de spéléologie ou de haute montagne, ou dans des "contrées peu explorées" (comme la jungle amazonienne ou l'Arctique), de même qu'en cas "d'essai d'engin". Si dans toutes ses situations, le journaliste décède ou subit une incapacité totale permanente, l'employeur couvre le risque pour un capital égal à 10 fois le salaire annuel. Pour tous les autres cas d'accident du travail, le capital est égal à cinq fois le salaire annuel, sans compter les frais de rapatriement. Quand l'invalidité est partielle, le capital versé dépend du taux d'invalidité.

Dans le cas d'un licenciement, le préavis est de trois mois (contre deux dans le régime général) et durant le préavis, l'autorisation d'absence est de 70 heures par mois (contre 50 heures dans le régime général). L'indemnité de licenciement est majorée en fonction de l'ancienneté (entre 4/12e et 7/12e du salaire annuel). En cas de départ à la retraite, le régime général ne prévoit aucune indemnité. Mais dans l'audiovisuel public, le retraité a droit à une somme (de un à quatre mois de salaire) après 20 ans d'ancienneté. Si le montant annuel de la retraite est inférieur à 60 % des 12 derniers mois, une compensation est également versée.

Des syndicats inquiets pour leurs avantages

Les syndicats sont très inquiets quant à leurs propres droits. À commencer par le paritarisme qui oblige l'employeur à consulter les syndicats lorsque des postes deviennent vacants et à devoir débattre avec eux des mobilités et des promotions. Idem pour les sanctions disciplinaires, les recrutements externes et les licenciements. De même que les syndicalistes ont le droit à des absences rémunérées lors des congrès ou des réunions syndicales à l'échelon national sans aucune limitation (c'est l'article 3-5 de l'avenant audiovisuel public).

Voici donc ce qui va devoir être renégocié tant à France Télévisions qu'à Radio France. Bon courage !

43 COMMENTAIRE(S)
sam-jm
Trop, c'est trop
mardi 31 mars | 15:16
Avons-nous besoin d'autant de radios et de chaînes de TV gérées (si mal) en principal, avec l'argent des contribuables ? Quelle différence entre ces radios et ces chaînes TV publiques et le privé ? En ce qui concerne FR3, il conviendrait de la rebaptiser CGT3, ce serait plus honnête.

jibe
Pas exact
mardi 31 mars | 15:15
Les journaliste de l'audiovisuel public dépendent de la seule convention collective nationale de travail des journalistes, qui comporte quelques articles qui leur sont spécifiques mais pas les avantages que vous prétendez. Renseignez-vous mieux !

alban 54
Merci, M. Berretta
mardi 31 mars | 14:55
Voici un vrai article, sans parti pris, de l'information pure. Il semble en effet que la négociation va être serrée. On note que là aussi, les syndicats ont leur mot à dire pour les remplacements, les embauches... comme pour le syndicat du livre. Ainsi, les français qui parlent d'une information à la botte de Sarko, et les moutons qui surenchérissent et phantasment sur cette désinformation, ceux-là savent aujourd'hui que les médias audiovisuels et écrits sont de fait depuis des décennies "contrôlés" par les syndicats. Remettre ce système en cause, c'est-à-dire amener un peu d'impartialité et de neutralité dans le système, cela s'appelle, selon M. Aubry, porter atteinte aux libertés fondamentales. CQFD. On est au moins sûrs d'une chose, il y aura grève sur les chaînes publiques ! Ce qui serait bien, M. Berretta, c'est un article dans Le Point faisant une étude comparative des avantages divers et variés des régimes spéciaux, en regard du régime général. Au moins, on comprendrait mieux de quoi N. Sarkozy parlait, et cela ouvrirait les yeux des Français lambda qui payent sans savoir, et trouvent des excuses, notamment aux fonctionnaires. Une dernière remarque : certains s'étonnent du ton de la majorité de la presse (parlée ou écrite) vis-à-vis de Sarko... maintenant, ils se poseront moins de questions. Merci encore...

Teepeec
Informations pertinentes
mardi 31 mars | 13:41
Bravo pour ces informations ! C'est du vrai travail d'investigation journalistique. Après chacun peut se forger son opinion. Effectivement, quand on apprend que les syndicats donnent un avis paritaire sur le recrutement et avancement des salariés de France Télévisions et Radio France, on comprend mieux la raison du ton politique de ces entités. En tant que citoyen contribuable, je souhaite que tout cette opacité insidieuse cesse et que l'on sache si l'on écoute et regarde une émission objective ou orientée. Il sera très dur pour la France de se relever de ces 50 dernières années d'intrication politico-syndicales. Les Français ont besoin d'informations qualitatives de ce type pour mieux connaitre le système dans lequel ils vivent, et comprendre le décallage avec le discours officiel.

YF
Pseudo-avantage
mardi 31 mars | 12:46
Pour info, à ancienneté équivalente, quand un journaliste de TF1 gagne 3 000 euros nets par mois, un journaliste de France 2 en gagne 2 400, un journaliste de France 3 en gagne 2 100. Lorsqu'on prend ensuite les journalistes vedettes, je vous laisse méditer sur le salaire des uns et des autres : * Ferrari (TF1) 70 000 euros mensuels * Pernault (TF1) 50 000 euros mensuels * Chazal (TF1) 25 000 euros mensuels * Pujadas (France 2) 12 000 euros mensuels Sources : Quid, L'Express, VSD.

nila
@Poupoule
mardi 31 mars | 11:28
Il ne faut pas parler de ce qu'on ne connaît pas, d'abord. Si les documentaires vous ennuient, allez sur M6. Et de plus, si ce que vous dites était vrai, je ne vois pas où est le problème. La télé ne doit être faite que pour les jeunes dans votre genre ?

Mumus
Nid de frelons
mardi 31 mars | 09:58
C'est un véritable coup de pied dans un nid de frelons et la bataille va faire rage ; ces "salariés" super protégés et nantis bénéficient d'avantages hors normes. D'aucun prétendent qu'ils ont été conquis par la "lutte" ; mais quelle lutte ? Il s'agit plutôt de complicité des gouvernances socialistes, qui ont ainsi plombé le service public pour leur cause et leurs militants, idem pour l'éducation nationale ; moi j'appelle cela de l'abus de biens sociaux.

gerardclermont
Faveurs au frais du contribuable !
mardi 31 mars | 09:09
Le contribuable est la vache à lait de France télévision. Il serait temps que les journalistes de ces entreprises soient traités comme leurs collègues et non comme des privilégiés. Le journaliste de France Télévision est-il supérieur à celui de M6 ? Mme Pulvar est-elle supérieur à L. Lagache ? Certainement pas. Stop aux faveurs et avantages payés par le contribuable !

ouaf ouaf
La fourmilière
mardi 31 mars | 08:30
Quand on lit l'article, on constate qu'il est tellement facile de faire des discours de gauche avec de tels avantages. Les donneurs de leçon sont toujours du même bord, et toujours aussi hypocrites. Il est aisé désormais de comprendre pourquoi l'augmentation continuelle de la redevance TV, de l'attitude de Mamère et Bayrou. NS a donné un vrai coup de pied dans cette fourmilière de bobos privilégiés et coûteux !

tarass74
C'est l'hôpital qui se f... de la charité
mardi 31 mars | 08:10
Nos chers journalistes (chers, dans les deux sens du terme) nous bassinent les oreilles avec les privilèges et avantages que s'octroient les grands patrons (40 en France) ainsi que les banquiers... ils feraient bien, nos chers journalistes, de balayer devant leur porte ! quand on connaît les conditions de travail et de rémunération de certaines administrations, nos chers journalistes feraient mieux d'annuler tous leurs privilèges et avantages sociaux ! il est tellement plus simple de s'occuper des affaires de son voisin ou de son prochain ! Faites comme je dis, ne faites pas comme je fais !




INFO LEPOINT.FR - Pour Radio France, le candidat de Sarkozy est Jean-Luc Hees

Publié le 17/03/2009 à 12:00 - Modifié le 18/03/2009 à 08:21 Le Point.fr
Par Emmanuel Berretta

Nicolas Sarkozy aurait proposé au journaliste Jean-Luc Hees de postuler à la présidence de Radio France © CAPMAN/SIPA

L'affaire semble conclue : Nicolas Sarkozy aurait proposé au journaliste Jean-Luc Hees de postuler à la présidence de Radio France. Et celui-ci a accepté. Pour Jean-Paul Cluzel, l'actuel président dont le mandat arrive à terme en mai, le choix du chef de l'État est cruel. Jean-Luc Hees avait été, en 2004, écarté de France Inter par... Jean-Paul Cluzel. À l'époque, pour justifier sa décision, ce dernier avait avancé des résultats d'audience défaillants. Il avait remplacé Jean-Luc Hees par l'un de ses fidèles lieutenants, Gilles Schneider.

Jean-Luc Hees, 57 ans, actuellement à l'antenne de Radio Classique, la radio de Bernard Arnault - pdg de LVMH et ami du Président -, correspond au profil dessiné par Nicolas Sarkozy dans l'avion qui le ramenait du G20 à Rome : "un journaliste ni de droite ni de gauche". Il s'est tenu, en effet, tout au long de sa carrière, entamée en 1972 au sein de l'ORTF, loin de toute chapelle politique. Son terrain de prédilection se situe plutôt aux États-Unis, qu'il connaît bien pour avoir été correspondant de France Inter à Washington. On ne lui connaît qu'un seul ouvrage de politique intérieure : Sarkozy président ! Journal d'une élection (éditions du Rocher), un regard assez neutre sur la présidentielle d'où perce, parfois, une certaine admiration pour l'énergie et le toupet du candidat Sarkozy.

Un parcours du combattant avant d'être nommé

Il sera le premier postulant à se soumettre à la procédure de nomination telle que définie dans la loi audiovisuelle promulguée le samedi 7 mars 2009. Dans un premier temps, il sera entendu par le Conseil supérieur de l'audiovisuel, auquel il présentera un projet pour Radio France. Les Sages voteront ensuite à bulletin secret à la majorité simple sur la candidature de Jean-Luc Hees. Si le vote est négatif, son chemin s'arrête là et Nicolas Sarkozy devra proposer aux Sages un autre candidat. Un scénario toutefois assez improbable...

Si le CSA approuve la candidature de Jean-Luc Hees, celui-ci sera ensuite auditionné par chacune des commissions compétentes de l'Assemblée nationale et du Sénat. Chacune délibérera et procédera à un vote. Si aucune majorité qualifiée (3/5) ne s'oppose à sa nomination, il sera alors nommé par décret lors du conseil des ministres suivant. Le décret sera assorti d'un rapport dans lequel le conseil des ministres justifiera son choix.

Le nom de Jean-Luc Hees ne devrait pas soulever de polémiques à Radio France tant l'héritage de l'ancien patron d'Inter (1997-2004) en fait le contraire d'un apparatchik. C'est grâce à lui que furent mises à l'antenne les voix de Pascale Clark, Stéphane Bern, Frédéric Bonnaud, Philippe Val...





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