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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 03:00

(dépêches)




Madagascar: le nouveau régime lance des assises nationales en vue d'élections

Monde
Publié le 02/04/2009 à 10:34 - Modifié le 02/04/2009 à 12:59 AFP
Par Grégoire POURTIER

Le leader de la transition malgache Andry Rajoelina, qui s'efforce d'asseoir un pouvoir contesté, a ouvert jeudi des assises censées définir un calendrier pour de nouvelles élections, un rendez-vous terni par le boycott du parti du président déchu Marc Ravalomanana.

"La journée d'aujourd'hui est à marquer d'une pierre blanche dans l'histoire de Madagascar (...) C'est aujourd'hui que nous allons poser le premier jalon d'un processus de démocratisation et de changements profonds dans la vie politique et dans l'exercice du pouvoir", a déclaré dans son discours d'ouverture M. Rajoelina, président de la Haute Autorité de Transition (HAT).

Ces assises, prévues jusqu'à vendredi et organisées dans un centre de conférence, devraient définir les modalités et le calendrier de nouvelles élections dans la Grande Ile, où cette grave crise politique et sociale a fait plus d'une centaine de morts depuis fin janvier.

Plusieurs centaines de personnes participent à ces assises, dont des membres de la transition, des responsables militaires et religieux, des représentants de régions, de partis politiques ou de la société civile.

Des assises de sortie de crise avaient déjà été prévues mi-mars sous la présidence Ravalomanana, mais avaient été reportées après le refus de M. Rajoelina d'y participer.

L'envoyé spécial de l'Union africaine (UA), Ablassé Ouédraogo, ainsi que les ambassadeurs du Maroc, du Sénégal et d'Egypte étaient présents à l'ouverture, mais pas le représentant de l'Union européenne, ni les ambassadeurs de France et des Etats-Unis.

"Tout le processus (d'accession au pouvoir de Rajoelina) est entaché d'illégalité, mais ces assises devraient conclure à l'organisation d'élections justes et transparentes", a commenté à l'AFP M. Ouédraogo. "Ce qui est important, c'est que l'UA maintient les contacts avec tous les protagonistes de la crise", a-t-il dit.

Lâché par l'armée, Marc Ravalomanana, au pouvoir depuis 2002, a été contraint le 17 mars à transférer ses pouvoirs à un directoire militaire, qui les a remis quelques heures plus tard à M. Rajoelina, alors chef de l'opposition. Ces transferts de pouvoir ont été validés par la Haute Cour constitutionnelle.

L'UA et la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) ont suspendu Madagascar. Les Occidentaux ont condamné ce qu'ils considèrent comme un "coup d'Etat".

Ces assises lancées par M. Rajoelina sont ternies par le boycott du parti TIM de M. Ravalomanana, qui y était pourtant invité, mais exigeait qu'elles soient organisées sous l'égide de la communauté internationale ou d'un organisme indépendant. Le TIM organise ses propres assises vendredi.

Les participants aux assises de jeudi se sont répartis dans trois commissions de travail intitulées "Constitution et loi", "Code électoral et élections" et "Réconciliation nationale et conférences".

Aucune décision n'était attendue avant vendredi.

M. Rajoelina avait proclamé mardi la composition de la HAT chargé de gérer les affaires du pays pour une durée maximale de 24 mois en vue d'élections.

Mais de nombreuses interrogations persistent sur les attributions et les véritables missions de cette HAT.

Elle a été mise en place alors que le gouvernement de M. Rajoelina n'est pas complet, le crucial ministère de la Défense notamment n'ayant pas été attribué.

Parallèlement, plusieurs centaines de partisans du retour de M. Ravalomanana ont manifesté jeudi sur la place du 13-Mai dans le centre d'Antananarivo, selon des témoins. Après des incidents avec des partisans de M. Rajoelina, le rassemblement a été dispersé par les forces de l'ordre.




L'Afrique australe exclut Madagascar et exige le retour du président déchu Ravalomanana

Monde
Publié le 31/03/2009 à 10:07 Le Point.fr
lepoint.fr (source AFP)

Lâché par l'armée et affaibli par un mouvement de contestation populaire emmené par Andry Rajoelina , Marc Ravalomanana a démissionné le 17 mars. AFP PHOTOS.

Les dirigeants de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) ont exclu lundi Madagascar de leur organisation "jusqu'au retour de l'ordre constitutionnel" dans ce pays. Le secrétaire exécutif de la SADC, Tomaz Salomao, "exige que l'ancien maire d'Antananarivo, Andry Rajoelina, quitte le bureau présidentiel de toute urgence afin de réintégrer dans ses fonctions et sans discussion Marc Ravalomanana". "Le sommet extraordinaire a souligné qu'en cas de refus (...), la SADC devrait, en collaboration avec l'Union africaine (UA) et les Nations unies, envisager d'autres options pour restaurer la normalité constitutionnelle", prévient Tomaz Salomao, sans plus de précisions. Le 19 mars, l'Afrique australe a déjà refusé de reconnaître les nouvelles autorités de transition malgaches et menacé de les sanctionner.

Le bloc régional a également appelé "la communauté internationale" à "ne pas reconnaître la nomination de M. Rajoelina" et à "faire pression sur les autorités de Madagascar". Cette fermeté contraste avec le ton habituel de ce bloc régional, qui a très rarement pris des mesures concrètes contre l'un de ses 15 pays membres, même en cas de violations des droits de l'homme, comme au Zimbabwe.

La France considère Ravalomanana comme le "président en titre"

À la mi-mars, l'UA a déjà suspendu Madagascar après le renversement du président Ravalomanana lâché par l'armée. Les Occidentaux ont également condamné ce qu'ils considèrent comme un "coup d'État". Dimanche soir, le secrétaire d'État français à la coopération Alain Joyandet a affirmé que la France considérait Marc Ravalomanana comme le "président en titre". À Antananarivo, les manifestations de soutien au président déchu se sont poursuivies lundi. Quelque 15.000 partisans se sont rassemblés pour réclamer son retour et contester la prise de pouvoir de son opposant Andry Rajoelina, surnommé TGV en raison de son caractère fonceur, à la tête d'une haute autorité de transition.

Lâché par l'armée et affaibli par un mouvement de contestation populaire emmené par Andry Rajoelina, 34 ans, l'ex-président a démissionné le 17 mars et transféré les pleins pouvoirs à un directoire militaire. Ce dernier les a aussitôt transférés à M. Rajoelina, une démarche validée par la Haute Cour constitutionnelle. Le 21 mars, Rajoelina a prêté serment devant 40.000 personnes dans le stade municipal de la ville. Cette crise a provoqué plus d'une centaine de morts depuis fin janvier, et paralyse le pays, notamment au niveau économique.


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