Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 00:34

(dépêche-blog)




La vie du curé d'Ars…

Extraits 
    
Avant-Propos…

C'est l'histoire… vraie du Curé d'Ars, un tout petit village de France.
Tu découvriras pourquoi cet homme s'est fait prêtre, combien il aimait les hommes, tous les hommes parce qu'il aimait Dieu de tout son cœur, de toute âme, de toutes ses forces.
Par-delà la vie du Curé d'Ars, tu essaieras de comprendre comment certains hommes ou femmes vivent une vie d'amour qui les poussent à aider les autres, à leur faire connaître la vie d'êtres exceptionnels pour qu'ils te servent d'exemple, de modèle, afin de mieux te faire comprendre Dieu et son amour infini…
Pour que tu sois heureux en aimant Dieu,
Pour tu connaisses la route à suivre,
Pour t’aider à réussir ta vie sur la Terre… en te rappelant toujours, comme le disaient les Anciens : « On n'est pas d'ici !… »

Dans la vie du Curé d'Ars, tu pourras y deviner le Christ… avec quelques limites cependant : par exemple, la mortification volontaire ou le luxe de certains habits sacerdotaux et objets liturgiques… que Jésus n'a jamais encouragé, au contraire…


  La rencontre…
 
    • Une lourde carriole s'avance lentement à travers une brume épaisse qui noie l'horizon et rend l'orientation très difficile…
 
    • – « Mon petit, pourrais-tu m'indiquer la route d'Ars ?… »
 
    • L'enfant continue à regarder le prêtre avec curiosité et franchise…
 
     
  La petite enfance…
 
    • Ce prêtre s'appelle Jean-Marie Vianney…
 
    • Très tôt, sa maman lui apprend à aimer Dieu : elle lui montre les croix, les statues de Notre-Dame…
 
    • Il trottine auprès de sa maman qui lui apprend à balbutier le « Notre Père » et le « Je vous salue, Marie… »
 
    • On ne se contente pas de leur donner un morceau de pain au seuil de la maison…
 
    • Aux veillées, près de la cheminée, il a certainement entendu son père parler de l'hôte étrange accueilli 20 ans plus tôt…
 
    • En grandissant, Jean-Marie prend une part plus active à la vie de la ferme…
 
    • Parfois, le ton monte, et l'orage gronde entre le frère et la sœur…
 
    • Un soir, Jean-Marie ne rentre pas. Sa mère, très inquiète, finit par le trouver dans l'étable, à genoux entre deux vaches…
 
    • – « Dis, maman, emmène-moi. »
Et l'on voit souvent, à l'église, l'un près de l'autre, notre bonhomme de quatre ans et sa mère…
 
     
  La révolution éclate…
 
    • Mais la Révolution éclate et les prêtres qui veulent rester fidèles à l'Eglise sont obligés de se cacher, sinon, ils sont arrêtés et guillotinés…
 
    • …bien souvent la marche est longue. Arrivés au lieu de la réunion, le prêtre, vêtu comme les gens du pays, les accueille avec une grande joie.
 
    • Cependant, la Terreur continue. Les croix des chemins sont abattues et brisées ; les gens doivent cacher leurs crucifix, leurs statues ;
 
    • En arrivant, sa sœur et lui s'agenouillent, offrent à Dieu leur travail de pastoureaux. Puis ils prennent leurs aiguilles et leur laine à tricoter…
 
    • Il place sa statue dans le trou d'un vieux saule à moitié pourri, la décore de mousse et de fleurs, puis, à genoux, il récite son chapelet…
 
    • Quel spectacle que ces enfants récitant le chapelet et chantant des cantiques, derrière une pauvre croix faite de deux bois, alors que les églises sont fermées, les processions interdites !
 
    • Jean-Marie se retrouve avec la même équipe d'enfants pour jouer, surtout aux palets où il est très adroit.
 
    • Il s'applique de tout son cœur, et ses progrès sont si rapides qu'au bout de quelques semaines il peut lire à haute voix les vies de saints aux veillées familiales.
 
  
 
  Première communion dans la clandestinité…
 
    • Et là, au pied de l'horloge, il fait une première confession qui émerveille le prêtre.
 
    • Jean-Marie suit avec une grande ferveur la retraite qui précède le grand jour.
 
    • Malheureusement, la persécution a repris. Le Pape Pie VI est prisonnier en France, des centaines de prêtres meurent sur les pontons de Rochefort…
 
    • Les volets sont bien clos pour que la lumière des cierges ne soient pas aperçus du dehors.
 
    • Désormais, il devra se consacrer tout entier aux travaux des champs et à l'entretien de la ferme.
 
     
  Les travaux des champs…
 
    • …travaux pénibles pour un gars de 13 ans ; mais Jean-Marie est plein de courage…
 
    • « Que c'est beau d'offrir ses souffrances à Dieu, » dira-t-il souvent plus tard à ses paroissiens…
 
    • Il continue à travailler ainsi, en silence, louant Dieu à travers toutes ses créatures…
 
    • L'Eglise retrouve enfin la paix après dix années de troubles. L'abbé Rey, ancien curé de Dardilly, revient d'exil et reprend sa place au village. Un soir…
 
    • Le soir, après ses harassantes journées de travail, il prend l'un d'eux et se met à lire et à prier, faiblement éclairé par une chandelle de résine…
 
     
  Jean-Marie veut devenir prêtre…
 
    • Il sent grandir en lui le désir d'être prêtre…
 
    • Mais le père reste inflexible. Ni les raisons données par le jeune homme, ni les supplications de la maman n'ont d'effet sur sa décision…
 
    • L'épreuve dure près de deux ans. Jean-Marie se tait douloureusement, continue son travail avec autant d'amour, mais il ne démord pas de son idée…
 
    • Elles insistent, le supplient de consentir au moins à voir le jeune homme. Le curé accepte et Jean-Marie vient avec sa mère…
 
    • Il y a bien longtemps déjà qu'il a quitté l'école, et sa mémoire s'est rouillée…
 
    • Il lui donne une gifle en présence des autres élèves. Jean-Marie se met humblement à genoux devant lui et lui demande pardon…
 
     
  Sur la route de La Louvesc…
 
    • Mais le latin n'entre toujours pas…
 
    • Jean-Marie part, mendiant son pain, mal accueilli dans beaucoup de fermes. Mangeant des herbes, buvant l'eau des sources, dormant à la belle étoile, il parvint à La Louvesc…
 
    • Jean-Marie veut être, comme Jean-Baptiste, l'humble serviteur qui prépare les âmes à rencontrer et à accueillir Dieu dans leur vie…
 
     
  Un séjour dans les montagnes…
 
    • Les futurs prêtres étaient dispensés du service militaire dans le diocèse de Lyon, et Jean-Marie était convoqué à tort. Mais rien n'y fait, il doit partir et laisser en plan toutes ses études !…
 
    • Il retombe malade. A peine convalescent, il apprend qu'il doit partir le lendemain…
 
    • Il restera environ un an dans ce village chez Claudine Fayot, femme généreuse, travailleuse, prête à accueillir tous les malheureux…
 
    • Il arrive à Dardilly juste pour revoir sa mère. Usée par tant d'épreuves, elle meurt quelques semaines après, âgée de 58 ans…
 
     
  En route vers le sacerdoce…
 
    • Désormais il loge à la cure, faisant fonction de jardinier pendant les récréations, de sacristain et d'enfant de chœur à l'église…
 
   • – « A Verrières, » dira-t-il plus tard, « j'ai eu un peu à souffrir. »
 
    • Au bout de six mois, on lui dit qu'on ne peut le garder. Quelle souffrance pour Jean-Marie ! Que devenir ?…
 
    • Mais, devant les examinateurs, Jean-Marie perd la tête et répond tout de travers, les laissant perplexes sur la décision à prendre…
 
    • Mais à ceux qui s'excusent de l'avoir dérangé pour un seul ordinand, l'évêque répond :
– « Ce n'est pas trop de peine pour ordonné un bon prêtre. »
 
    • Jean-Marie est prêtre grâce à sa mère, grâce au curé d'Ecully, et surtout grâce à Dieu qui l'a soutenu, aidé, guidé à travers tout…
 
     
  Vicaire à Ecully…
 
    • Le jeune vicaire n'a rien à lui. Tout est distribué aux pauvres, jusqu'aux vêtements neufs qu'on lui offre et qu'il offre à son tour aux miséreux…
 
    • Le regard grave de la jeune fille, son sourire bienveillant lui font comprendre qu'il se trouve en face d'une âme forte…
 
    • L'abbé Vianney perdait ainsi ce prêtre qui l'avait soutenu et lui avait montré par son exemple la route à suivre pour devenir un prêtre exemplaire…
 
    • « – Oui, vous êtes nommé curé d'Ars, dans les Dombes. Elle n'est pas riche, la paroisse, Monsieur l'abbé… »
 
     
  Jean-Marie à Ars…
 
    • Il se met à genoux et, inspiré par Dieu, murmure : « Cette paroisse ne pourra contenir tous ceux qui plus tard y viendront… »
 
    • La foi a baissé dans l'ensemble du pays, même si elle reste bien vivante dans certaines familles…
 
    • Et le curé rentre chez lui, heureux de s'être dépouillé de toutes ses richesses…
 
    • Il n'a pas grande mine, leur prêtre, avec son allure un peu gauche, sa taille médiocre, sa soutane usée et ses gros souliers ferrés…
 
    • il y avait, à Ars, bien des gens qui étaient loin de vivre comme Dieu le souhaitait ; enfin, on ne voulait pas en savoir trop long afin de n'avoir pas d'effort à faire pour mieux servir Dieu…
 
    • Le nouveau curé se met avec cœur à son unique tâche : convertir sa paroisse.
Mais comment ?…
 
    • Il donne son matelas aux pauvres ; bientôt le lit y passe aussi…
 
    • Le matin, il se contente d'un bout de pain… quand il n'oublie pas carrément de manger…
 
    • « je voulais m'en débarrasser parce qu'ils font du dommage aux voisins, mais il ne fallait pas les faire cuire ! » Il refuse d 'en manger…
 
    • – « J'obtenais du bon Dieu tout ce que je voulais pour moi, comme pour les autres », avouera-t-il à l'un de ses amis…
 
    • L'ancien maître-autel en bois est remplacé par un neuf, que le curé paie lui même…
 
    • Si tu vas à Ars, tu verras encore tous les ornements que Monsieur Vianney acheta pour son église…
 
    • Peu à peu, c'est toute la petite église qui se transforme, tant est grand l'amour du curé pour la maison du bon Dieu…
 
    • Un jour, il doit verser 500 francs (grosse somme à cette époque) au menuisier. Il n'a pas le premier sou.
Une femme l'aborde dans la rue…
 
    • Le généreux donateur fait aussi transformer l'entrée de l'église, en remplaçant l'escalier en colimaçon par un perron précédé de deux larges rampes. Mais Dieu le demandait-il ?…
 
    • – « Que c'est beau, s'écriait l'abbé Vianney, mais au Ciel, tout est plus beau encore… »
 
     
  Catéchiste et prédicateur…
 
    • – « Pour L'aimer, » dit-il, « il faut qu'ils Le connaissent… »
 
    • Comme les enfants vont à l'école l'hiver, il décide de faire le catéchisme le matin à six heures…
 
    • – « Il nous fait vivre Dieu », dira plus tard l'un de ses fidèles auditeurs.…
 
    • et, debout, se met à griffonner des pages et des pages… certains jours il y consacrera sept heures d'affilée…
 
    • Quand il n'en peut plus, il s'assied par terre, le dos appuyé à un meuble, et s'endort quelques instants avant de recommencer un travail de mémoire…
 
    • – « C'est que, lorsque je prêche, je parle à des sourds », dira-t-il, « mais quand je prie, je parle au bon Dieu qui n'est pas sourd, Lui. »
 
     
  Contre le péché…
 
    • « Le cabaret, » disait le curé, « c'est le lieu où les ménages se ruinent, où les santés s'altèrent, où les disputes commencent et où les meurtres se commettent. »
 
    • Au bout de quelques années, les cabarets sont fermés et remplacés par des hôtels pour les pèlerins…
 
    • L'abbé Vianney s'attaque également au travail du dimanche.
– « Ce jour là, » dit-il, « c'est le bien du bon Dieu, c'est son jour à Lui, le jour du Seigneur ! »
 
    • C'est ainsi qu'un dimanche, le curé voit venir dans sa direction une voiture de gerbes, mais pas de conducteur…
 
    • Une autre habitude contre laquelle le curé d'Ars lutte avec acharnement est le bal.…
 
    • Le Curé ne peut supporter le moindre péché :
– « Cela fait tellement de peine à Dieu… »
 
    • Peu à peu Ars se transforme…
 
    • Parmi ces hommes, il y en avait un, Louis Chaffangeon, dont le curé aimait à raconter l'histoire au catéchisme…
 
    • L'abbé Vianney se sent exténué, et demande son changement à l'évêque de Belley…
 
    • Inutile de dire la joie des habitants qui aiment de plus en plus leur curé…
 
    • 14- Cependant son apostolat sévère ne va pas sans difficultés. Certains se rebellent contre ses exigences, le calomnient, le couvre d'injures…
 
    • Ces mensonges sont d'ailleurs le fait d'un petit nombre. La plupart des paroissiens, au contraire, retrouvent le chemin qui conduit à Dieu…
 
     
  Bâtisseur d'écoles…
 
    • Quand l'abbé Vianney était arrivé à Ars, il n'y avait pas d'école au vrai sens du mot. Aussi se met-il aussitôt à l'ouvrage…
 
    • Mais il y a des orphelines. Lui-même s'attelle au travail : il apporte des pierres, transporte le mortier…
 
    • Les orphelines affluent rapidement ;
– « Mais, Monsieur le Curé, il n'y a plus de lit… »
– « Allons, il y a le vôtre. »
 
    • Un jour, il ne reste presque plus de farine.
– « Priez, répond-il, et faites votre pain. » A mesure qu'elle pétrit la pâte, celle-ci gonfle, jusqu'au moment où le pétrin est plein !…
 
    • La « Providence » est, un jour, témoin d'un autre miracle…
 
    • Par l'entrebâillement de la porte, voici que le blé commence à couler, un blé qui n'a pas la même teinte que l'ancien…
 
    • Le blé couvre tout le plancher, au point que l'on peut se demander comment les poutres vermoulues n'ont pas cédé sous le poids…
 
    • En même temps il redonne courage aux jeunes filles qui ont accepté la lourde charge de l'orphelinat…
 
    • Elles s'exercent à coudre, à repriser les vêtements, à tricoter, à laver, à repasser, quelques-unes s'initient même au rouet et à la quenouille…
 
 
 Les Ombres réagissent…
 
    • Monsieur le Curé éclairant toutes choses à la lumière de Dieu et de l'Evangile…
 
    • Avant l'arrivée de Monsieur Vianney, on aimait bien tricher sur le poids et la qualité des marchandises. Peu à peu, l'honnêteté grandit et, dans les marchés on ne toléra plus le moindre vol…
 
    • Les offices liturgiques sont l'objet de tous les soins de Monsieur Vianney…
 
    • – « Vous devez être bien fatigué, Monsieur le Curé ? »
• – « Comment voulez-vous, » répond-il. Celui que je portais me portait aussi. »
 
    • Une singulière protection semble planer sur le village…
 
    • Durant des nuits entières, le presbytère retentit de bruits bizarres. On dirait que la porte est frappée à coups de massue, que les rideaux du lit se déchirent, on entend des rugissements, des pas lourds dans le grenier…
 
    • Mais le curé a remarqué que le démon se déchaîne surtout quand de grands pécheurs viennent à Ars pour se confesser et changer de vie…
 
    • On comprend que Satan ait cherché à tout mettre en œuvre pour briser l'action de Monsieur Vianney…
 
     
  Dans sa paroisse…
 
    • Le bureau délivre des billets aller-retour pour Ars, et ceux-ci sont valables 8 jours car il faut bien 8 jours pour pouvoir s'approcher du curé…
 
    • Et tous se pressent pour approcher celui qui eut autrefois tant de mal à recevoir le sacerdoce parce qu'il n'arrivait pas à apprendre le latin…
 
    • On se loge comme on peut, beaucoup dorment à la belle étoile, ; on attend patiemment son tour.
Monsieur Vianney restait au confessionnal jusqu'à 14 et 15 heures par jour. Quel supplice d'être ainsi rivé des heures et des heures au même siège
 
    • Impossible au pécheur de cacher quoi que ce soit devant ce prêtre ; s'il le fait, Monsieur Vianney lui rappelle aussitôt les péchés qu'il a oublié…
 
    • Il devine, sans avoir vu la personne, si celle-ci est pressée, soit parce qu'elle est venue en cachette, soit parce qu'elle attend depuis longtemps…
 
    • Depuis trois jours, elle attend son tour, mais en vain : impossible d'approcher.
– « Vous n'êtes guère patiente, mon enfant, il n'y a que trois jours que vous êtes ici, et vous voulez repartir. »
 
    • – « Courrez vite, » dit celui-ci, « Elle passe actuellement derrière l'orphelinat… »
 
    • Qui dira jamais le nombre de personnes qui se sont converties, alors qu'elles étaient à genoux devant le saint prêtre ?…
 
    • Un groupe de Lyonnais vient en pèlerinage à Ars. Tous sont de bons chrétiens, sauf un vieillard venu « pour faire plaisir à la jeunesse… »
 
    • – « Réfléchissez bien. Il y a 33 ans vous étiez à tel endroit.
• – Vous avez raison, Monsieur le Curé. »
 
    • Vers 1840, arrive à Ars le père Rochette, venu conduire son petit garçon qui est bien malade…
 
    • Et le prêtre le guide, commence par lui rappeler certaines fautes oubliées depuis longtemps.
Le lendemain, le père Rochette communiait au côté de sa femme, et tous deux quittaient Ars avec leur fils guéri…
 
    • Il y avait alors à Lyon un nommé Maissiat, professeur à l'Ecole des Arts et Métiers, libre-penseur et athée bien connu…
 
    • La messe finie, le curé se dirige tout droit vers lui, lui pose la main sur l'épaule et lui fait signe de le suivre…
 
    • Le libre-penseur se lève et va se placer devant la statue de la sainte, dans une attitude de défi. Stupeur ! Il se met à verser des larmes sans savoir pourquoi…
 
    • – « Votre vocation vient du Ciel, vous serez religieuse. » Louise se relève, radieuse. Plus tard, elle put entrer en religion, ses parents n'y mettant plus obstacle…
 
    • Peu à peu, les prêtres viennent nombreux à Ars, demandant au modeste curé de cette petite paroisse de les aider à mieux remplir leur mission sacerdotale…
 
    • – « Maintenant que je ne suis plus professeur de séminaire, que me conseillez-vous ?… »
 
    • Mais combien d'hommes aura-t-il arraché aux griffes du démon, lui qui, dans son presbytère, priait… priait… pour obtenir de Dieu, lumière et repentir pour tous ceux qui venaient à lui !…
 
     
  Des journées bien remplies…
 
    • Essayons, si tu le veux, de passer une journée à Ars au temps de Monsieur Vianney…
 
    • Il y restera jusqu'à 6 ou 7 heures, sans discontinuer, apportant la paix du Seigneur à ceux qui ont fait parfois des centaines de kilomètres pour venir se réconcilier avec Dieu…
 
    • un autel magnifiquement paré, et une foule en prière dans une attitude de respect et de foi… […] Il faut voir avec quelle ferveur, avec quel amour il célèbre !…
 
    • –Pendant une heure, il parle, passe d'un sujet à l'autre […] L'église est toujours comble, tout le monde écoute avec une grande attention ces paroles qui vont droit à l'âme…
 
    • Car les paroles du curé d'Ars frappe les auditeurs comme si chacun se sentait visé directement…
 
    • Tous les jours, la foule se presse à cet endroit : malades ou infirmes, enfants ou vieillards qui ne peuvent entrer dans l'église et y rester longtemps…
 
    • Il prend une poignée de médailles qu'il lance à la volée. Pendant que les gens se bousculent pour les ramasser, il se précipite dans la cour du presbytère, verrouille sa porte…
 
    • Une foule de gens l'accompagne, avides de recevoir ses conseils pour transformer leur vie où trouver un peu d'espérance dans leurs épreuves…
 
    • Et tous les jours, pendant de longues années, ce fut le même régime de vie écrasant. Jamais un "humain" ne peut assumer des journées aussi chargées pendant si longtemps…
 
     
  A la recherche du silence…
 
    • L'abbé Vianney a eu la tentation de se retirer dans la solitude pour passer ses journées à prier Dieu…
 
    • …alors qu'il préside le mois de Marie, le curé s'écroule dans la chaire, épuisé par son labeur harassant…
 
    • Mais on a découvert sa retraite ; bientôt, Dardilly voit arriver les foules de pèlerins…
 
    • Les paroissiens sont rassemblés sur la place, beaucoup en tenue de travail.
Très ému, le Curé les bénit :
– « Je ne vous quitterai plus, mes enfants… Je ne vous quitterez plus !… »
 
    • Dix ans plus tard, cependant, la hantise du silence et de la prière dans un monastère le reprend.
Une nuit, il quitte le presbytère…
 
    • Tout le monde rebrousse chemin vers Ars. Durant le trajet, les supplications des paroissiens redoublent…
 
     
  Reproduit malgré lui…
 
    • Rien n'a jamais pu amoindrir l'humilité de l'abbé Vianney…
 
    • L'abbé Vianney ne voulut jamais se laisser photographier…
 
    • – « Qui a fait cela ? » demande-t-il tout confus. Cabuchet se présente.
• – « Vous m'avez désobéi, dit le curé, dois-je vous pardonner ? »
 
     
  Amour de la pauvreté…
 
    • Sa pauvreté est légendaire. Lui, par les mains de qui passent des sommes fabuleuses, n'a rien à lui…
 
    • Il se trouve en face d'un malheureux vêtu de loques et dont les chaussures ne méritent plus le nom de souliers. Il s'arrête, ôte les siennes et les lui donnent sur-le-champ…
 
     
  Le voilà Chanoine…
 
    • Monseigneur Devie ne cessa d'avoir pour lui une très grande estime, dès qu'il eût pris conscience que les attaques dont le curé était l'objet n'étaient que de pures calomnies…
 
    • – « Monsieur le curé, Monseigneur est là ! »
Un peu troublé, l'abbé sort, toujours revêtu de son surplis, et se précipite vers la porte d'entrée de l'église…
 
    • L'évêque annonce que Monsieur Vianney est nommé chanoine honoraire…
 
    • « On eût dit un supplicié que l'on mène à l'échafaud, la corde au cou », écrit la comtesse des Garets…
 
    • Il doit subir les louanges de l'évêque… Celui-ci écoute, tout décontenancé, si grande est son humilité…
 
    • Ce dernier se frottait les mains en disant :
– « Que Monseigneur m'en donne un autre, et j'en ferai de l'argent ! »
 
     
  Refus de la Légion d'Honneur…
 
    • – « Non, c'est une simple distinction honorifique ! »
• – « Dans ce cas, puisque les pauvres n'ont rien à y gagner, dites à l'Empereur Napoléon III que je n'en veux point »…
 
    • Monsieur Vianney reçoit une lettre de la chancellerie de la Légion d'Honneur : on lui demande douze francs pour l'expédition de la croix.
– « Mais j'ai refusé, » dit-il…
 
     
  Les miracles…
 
    • Dieu, en effet se plaît à souligner la sainteté de son fidèle serviteur en permettant de nombreux miracles du vivant même de Monsieur Vianney…
 
    • – « Eh bien ! marchez, ma bonne », lui dit-il…
 
    • Elle pousse dans une pauvre voiturette son garçon de huit ans, incapable de marcher…
 
    • – « Voyons, cet enfant est trop grand pour être porté ainsi. Allons, mettez-le à terre.
• – Mais il ne peut pas !
• – Il le pourra.…
 
    • Il s'agenouille lui même, reste à genoux près d'une heure, puis se lève.
– « J'ai faim », dit-il. Il court en chaussettes jusqu'à la porte…
 
    • Il n'y a pas que les guérisons : l'abbé Vianney, de son regard de feu, lit dans les âmes…
 
     
  La veuve d'un suicidé…
 
    • – « Si, il est sauvé ; il est en purgatoire et il faut prier pour lui. Entre le parapet du pont et l'eau, il a eu le temps de se repentir.
 
    • Votre mari était irréligieux, mais il s'est parfois uni à votre prière !… »
 
     
  Les dernières années…
 
    • – « Avec la Sainte Vierge, nous nous connaissons bien », dit-il un jour avec un sourire. Il lui est arrivé même de se plaindre quand il reste quelque temps sans avoir de célestes visites…
 
    • On ne vit pas pendant quarante ans avec deux ou trois heures de sommeil, et un seul repas par jour, sans sentir le corps s'user, la fatigue s'accumuler…
 
    • – « Ah ! je n'en puis plus !
• – Asseyez-vous un instant. » dit Catherine, « je vais vous faire chauffer du lait. »
• – « Oh ! non, » dit-il, « c'est mon lit qu'il me faut. »
 
    • Le soir, il avoue à Catherine :
– « Tout de même, je crois que sans votre lait, je n'aurais pas pu aller au bout de la journée. »
 
    • De temps en temps, il tombe en faiblesse. et il lui arrive de s'assoupir à son confessionnal…
 
    • Le curé va chercher de la paille et des branches pour faire du feu. Mais tout est humide, et le feu ne prend pas. « Cela ne fait rien, dit Pauline, je suis habituée au froid. Donnez-moi plutôt un peu d'espérance. »
 
    • Il semble pressentir la date de sa mort…
 
    • Le 29 juillet 1859 est sa dernière journée de ministère. Il y avait de l'orage, il se sentait malade dès le lever…
 
    • Le 2 août, on lui donne les derniers sacrements.
– « Que Dieu est bon, » dit-il, « quand on ne peut plus aller Le voir, c'est Lui qui vient. »
 
    • Et le jeudi 4 août, à 2h00 du matin, le saint curé rend son âme à Dieu, pendant qu'auprès de lui, un prêtre achève les prières des agonisants…
 
     
  Saint patron des prêtres…
 
    • En 1925, devant 70 000 pèlerins du monde entier, Jean-Marie Vianney est proclamé « saint »…
 
    • Depuis 1859, le petit village d'Ars n'a pas cessé d'être un lieu de pèlerinage…
 
     
  N'adorez pas la "Bête"…
 
    • – « Laissez une paroisse sans prêtre pendant 20 ans, et l'on y adorera la Bête… » 
 

N.d.l.r. - Hélas ! Il y a de nos jours beaucoup -et de plus en plus- de paroisses sans prêtre…


Le saint curé d'Ars… Jean-Baptiste-Marie Vianney
Aux éditions FLEURUS
est en vente chez votre libraire… il peut le commander !

L'auteur est l'abbé Claude Falc'Hun - 1957
Les illustrations sont de Jean Dupin et Pierre Leconte



Partager cet article

Repost0

commentaires

Résultats officiels
de l'élection présidentielle 2012
 


Pour mettre la page en PDF :
Print


 




Petites statistiques
à titre informatif uniquement.

Du 07 février 2007
au 07 février 2012.


3 476 articles publiés.

Pages vues : 836 623 (total).
Visiteurs uniques : 452 415 (total).

Journée record : 17 mai 2011
(15 372 pages vues).

Mois record : juin 2007
(89 964 pages vues).