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« Seul est éternel le devoir
envers l'être humain
comme tel. »


Citation de
la philosophe Simone Weil
tirée de son livre "L'Enracinement"
(éd. Gallimard) publié
en 1949 après sa mort.

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Mercredi 4 avril 2007
Avec la vague de reniements et de ralliements, plus rien n’était sûr.

Le soutien actif de Bernard Stasi à la candidature de François Bayrou et sa présence à son meeting de Reims du 2 avril 2007 m’ont fait grand plaisir.

Il faut dire que trois personnalités me sont vraiment chères dans la vie politique française.

Il y avait André Diligent, l’ancien sénateur-maire de Roubaix, disparu en 2002, qui m’avait dit un jour que j’avais le privilège de discuter avec lui (en 1994 je crois) : "C’est grâce à des gens comme vous que je continue mon combat".

Il y a Raymond Barre, dont la candidature en 1988 me paraissait tellement évidente que son échec m’avait terriblement atterré, et alors que je croyais pouvoir être le dernier barriste, ses récents propos m’ont vraiment déçu.

Et enfin, il y a Bernard Stasi, dont la jeunesse d’esprit est toujours présent malgré une vie déjà bien remplie, marquée avant tout par le soutien aux valeurs humanistes.

Dans un article au Monde que je reproduis ici, Bernard Stasi refuse d’être associé à l’incompréhensible ralliement de Simone Veil à la candidature de Nicolas Sarkozy, l’inventeur du ministère de l’immigration et de l’identité nationale, et il estime ainsi que la démarche de François Bayrou consacre aujourd’hui, enfin, cette troisième voie qui a eu tant de mal à trouver une traduction politique depuis quarante ans.

Merci Bernard Stasi de ta fidélité aux principes qui ont fondé ton engagement.



http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-890717,0.html

Point de vue

Antoine Veil se trompe, par Bernard Stasi

LE MONDE | 02.04.07 | 14h00  •  Mis à jour le 02.04.07 | 16h01

« Antoine Veil s'est autorisé, et il a bien fait, de me citer au nombre de ceux qui, dans l'été 1962, ont créé le Centre démocrate. Avec quelques-uns, dont Jean Lecanuet, nous voulions représenter et promouvoir une France moins souverainiste et plus européenne et contribuer ainsi, par ce nouveau courant de pensée, à l'enrichissement de la vie politique française.

Tant avec le Centre démocrate qu'avec le Centre des démocrates sociaux (CDS) en 1976, puis avec l'UDF en 1978, ce mouvement central et d'ouverture n'a cessé de dépasser les clivages archaïques pour s'établir durablement dans le coeur de l'Europe.

Ce combat est ma passion. Député maire d'Epernay, je me suis efforcé, souvent avec succès, de faire travailler ensemble des élus de tout bord avec pour seul objectif l'intérêt général. Président de région et député européen, je n'ai rien fait d'autre : il m'est toujours apparu comme une évidence que les problèmes les plus difficiles ne pouvaient être résolus que par la recherche obstinée d'un consensus.

C'est cette recherche de convergences entre sociaux-démocrates et sociaux-libéraux qui était d'ailleurs la raison d'être du Club Vauban, créé par Antoine Veil, et auquel j'ai apporté mes contributions pendant de nombreuses années.

Nous nous retrouvions, prétendument de droite ou de gauche, confrontant nos points de vue autour des grands thèmes économiques, sociaux ou politiques de notre pays. Là encore bien souvent, nous constations, parfois avec surprise, que beaucoup d'entre nous se rejoignaient dans une conviction commune, au-delà de la diversité de nos engagements politiques.

Seul aujourd'hui un candidat propose aux Français cette recherche d'une majorité de convictions, c'est François Bayrou.

Les Français ne sauraient accepter une démarche d'affrontement, une logique de rapport de force, à l'heure où, tous ensemble, les responsables politiques ont l'impérieux devoir de les réconcilier avec l'idée d'une France tolérante, attachée à sa diversité, et européenne.

C'est cette démarche de réconciliation nationale et cette quête de majorité de convictions qui donneront au nouveau président de la République toute sa légitimité.

Depuis Pierre Mendès France, avec Jean Lecanuet, Jacques Delors, Raymond Barre et Valéry Giscard d'Estaing, la France a toujours cherché celui qui incarnerait cette voie. Aujourd'hui, c'est François Bayrou.
»

Bernard Stasi, ancien ministre, est ancien médiateur de la République.
Article paru dans l'édition du 03.04.2007
Par Sylvain Rakotoarison - Publié dans : Portraits, personnalités, hommages ou disparitions
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