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19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 15:22
(Dépêches)



PARIS (AFP) - François Bayrou a appelé mercredi ses partisans à "offrir une bonne douche froide" à ses rivaux dans la course à l'Elysée, lors d'une réunion publique au palais omnisports de Paris-Bercy.

"Nous ne sommes pas là pour faire un score, pour obtenir un succès, nous sommes là pour une seule chose, nous sommes là pour gagner", a déclaré le candidat UDF à la présidentielle, devant environ 17.000 personnes enthousiastes.

"Même si nous faisions un score formidable et qu'ils gagnent quand même, ils trouveraient le moyen de reconstruire leur forteresse", a-t-il ajouté. "Et tout redeviendrait comme avant!"

"Il faut leur arracher le pouvoir, les renvoyer pour cinq ans au moins à leurs chères études, leur offrir une bonne douche froide pour qu'ils se mettent à réfléchir et qu'ils fassent eux aussi leur révolution culturelle", a-t-il dit.

Le candidat centriste, dont les partisans étaient vêtus de T-shirts orange, la couleur de l'UDF, a appelé à "la révolution orange", "une couleur qui va très bien à la France éternelle".

Le candidat UDF a même détaillé la séquence gagnante qui le mènerait à l'Elysée: "Le 22 avril, les Français renversent l'une des deux citadelles, celle qu'ils veulent, ils prennent l'une des deux Bastilles, celles qu'ils voudront, et ils nous mettent en finale de l'élection présidentielle", a-t-il déclaré.

"Le 6 mai, ils prennent et ils renversent la deuxième Bastille", a-t-il ajouté. "Le nouveau président de la République entre en fonction le 15 ou le 16 mai. Le 17 mai, il nomme son gouvernement de changement et de rassemblement".

"Le 25 mai, il fête son anniversaire", a ajouté M. Bayrou, qui aura 56 ans ce jour-là, déclenchant rires et acclamations.

"Le 10 et le 17 juin, le peuple français donne à ce gouvernement une majorité", a-t-il conclu.

Par ailleurs, M. Bayrou a raillé la "collection d'élus épuisés" qui rejoignent Nicolas Sarkozy et qui constituent selon lui "un repoussoir", après le ralliement de l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing à son rival UMP.

"Nous sommes là pour remplacer le sectarisme par l'ouverture d'esprit, pour remplacer leur monarchie par notre démocratie, pour remplacer l'esprit partisan par l'intérêt général", a déclaré le candidat UDF.

"Et si vous en voulez la preuve absolue, regardez dans quel camp sont tous les dignitaires sans exception des décennies qui s'achèvent, tous affairés à défendre leur monopole et leurs privilèges", a-t-il lancé.

"Et chaque soir comme ce soir, qu'il y en a un de plus qui vient les rejoindre, un dignitaire de plus qui vient en hâte rejoindre leurs rangs inquiets, regardez-les bien", a-t-il ajouté.

"C'est la preuve que nous avons raison, c'est la preuve que nous sommes le changement que la France attend", a-t-il affirmé.

"Leur addition, leur collection, leur assortiment, leur assemblage, leur accumulation, tout cela ne fait pas une vérité, (...), cela ne fait pas une fraîcheur, cela fait un repoussoir", a affirmé M. Bayrou, parlant de "cette collection d'élus épuisés".

Dans un entretien à paraître jeudi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France, l'ancien chef de l'Etat, fondateur de l'UDF, annonce son soutien à Nicolas Sarkozy, et s'en prend à François Bayrou qu'il accuse de préparer des "majorités impuissantes".

Mercredi 18 avril 2007, 22h49



Le "moment de vie" de François Bayrou

PARIS (AP) - "En entrant dans la salle, c'était assez impressionnant", a confié mercredi soir François Bayrou à l'issue d'un meeting à Paris qui a réuni à l'en croire 17.000 personnes "et 2.000 qui ne sont pas rentrées" dans la salle, faute de places.





















"Si vous m'aviez dit: 'est-ce que vous allez remplir Bercy' il y a trois semaines, j'aurais eu un temps d'hésitation", a-t-il lancé devant des journalistes. "C'était un moment de vie".

Le candidat UDF poursuivra jeudi sa campagne chez lui, à Pau, avec son épouse Elisabeth notamment. "Il y aura de l'émotion". Après un déplacement à Rouen vendredi, il "réfléchit" encore à sa "journée du samedi". Parce que "je veux faire campagne jusqu'au dernier moment".

Interrogé sur ses projets pour l'entre-deux-tours s'il est qualifié dimanche, François Bayrou a refusé de répondre: "jamais je ne vendrai la peau de l'ours. Il faut pas y penser avant. Je suis un peu superstitieux".

Il s'est montré néanmoins convaincu que les indécis, nombreux à en croire les sondages, se porteraient finalement sur lui: "90% des indécis hésitent entre Sarko et moi, Ségo et moi" et "quand on hésite sur un vote classique, cela veut dire qu'on est profondément tenté par un autre vote".

"Les sondages ne mesurent que la moitié de la France", a-t-il affirmé. En particulier, "le vote des banlieues va être très fort pour nous", a assuré celui qui a décrit sa visite à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) le 13 mars comme "un des moments les plus heureux" de sa campagne. C'était "un des rêves de ma vie que puissent se retrouver dans un combat politique des gens qui n'avaient plus d'espoir".

Alors qu'il s'en est pris au candidat UMP Nicolas Sarkozy dans son discours mercredi soir, il n'a pas eu un mot pour la socialiste Ségolène Royal. "C'est difficile d'attaquer une femme", a-t-il expliqué. "Je l'ai un peu fait à Lyon" lundi, mais "les Français n'aimeraient pas que je l'attaque sur le même ton que j'attaque Sarkozy", a-t-il estimé.

Mercredi 18 avril 2007, 23h25





PARIS (Reuters) - En course pour "gagner" l'élection présidentielle, François Bayrou a fait rimer mercredi soir le mot France avec "chance" et "espérance", invitant les Français à faire tomber une à une les citadelles qui emprisonnent selon lui le paysage politique.

"Nous allons faire rimer France avec confiance, avec croissance, assurance, chance, nous allons faire rimer France avec espérance", a lancé le candidat de l'UDF devant plus de 15.000 personnes réunies dans une ambiance festive au palais omnisports de Paris-Bercy.

A quatre jours du premier tour, le député béarnais a rassemblé ses troupes "pour gagner", quitte à faire prendre une "douche froide" à ses adversaires.

"Nous ne sommes pas là pour faire un score, (...) nous sommes là pour gagner", a lancé François Bayrou, que les derniers sondages donnent toujours en troisième position dans les intentions de vote, autour de 20%.

"Il faut leur arracher le pouvoir. Il faut les renvoyer pour cinq ans au moins à leurs chères études", a-t-il dit en direction des gardiens des "forteresses" qu'il dénonce depuis le début de sa campagne. "Il faut leur offrir une bonne douche froide pour qu'ils se mettent à réfléchir, pour qu'ils fassent leur révolution culturelle."

Un coup à droite, un coup à gauche, François Bayrou a renvoyé dos à dos ses adversaires socialiste Ségolène Royal et UMP Nicolas Sarkozy.

"Nous n'avons pas besoin de multiplier les drapeaux tricolores et pas besoin d'un ministère de l'Identité nationale", a-t-il dit, avant de multiplier les piques à l'encontre du président de l'UMP.

L'élu centriste a de nouveau fait voeu d'indépendance en se disant "heureux" de "ne pas recevoir le label de la droite à la mode Sarkozy" ou "de la gauche à la mode Jospin".

"C'est le contraire de ce que j'ai cru et de ce que j'ai voulu toute ma vie", a-t-il assuré. "Il y a de la droite et il y a de la gauche en moi et (...) il y a du centre en moi".

RESISTANCE

Sous les sifflets approbateurs du public, François Bayrou a aussi dénoncé "la France de la dette des déficits", des "quatre millions de chômeurs, des deux millions d'exclus", du minimum vieillesse insuffisant - il propose de l'amener à 90% du smic -, la France où les handicapés ne sont pas respectés et "des 15% d'illettrés".

"Cette France-là ne nous, ne vous convient pas et nous avons décidé de la changer, et elle est en train de changer", a-t-il assuré.

Entre une lettre d'Albert Camus et un poème d'Aragon, François Bayrou a repris l'un de ses thèmes favoris: la résistance.

"Dans la résistance, on ne refuse pas les mains qui se tendent. Si l'on se met dans la résistance à refuser celui qui ne pense pas exactement comme nous, ce n'est plus du sectarisme, c'est de la trahison de l'intérêt national."

Pour illustrer ses dires, François Bayrou a fait applaudir plusieurs personnalités de bords divers l'ayant rejoint ces dernières semaines, présents dans la salle: Azouz Begag et François Goulard, deux ministres du gouvernement de Dominique de Villepin, l'écologiste Corinne Lepage et l'ancien patron du Crédit lyonnais Jean Peyrelevade, venu de la "gauche responsable".

Il a aussi lancé un "salut amical" aux anciens responsables socialistes Michel Rocard, Bernard Kouchner, Claude Allègre, qui ont récemment plaidé en sa faveur.

De l'éducation à l'université en passant par le non cumul des mandats et le "small business act" qu'il souhaite développer pour les entreprises, François Bayrou a ensuite déroulé les principaux points de son programme.

"Vous avez tout compris, contrairement aux autres", lui a lancé une femme dans la salle au milieu de son discours, qui a duré plus d'une heure et demie. "Merci de votre soutien", lui a répondu François Bayrou.

Jeudi 19 avril 2007, 7h16




PARIS (AP) - Devant plus de 15.000 personnes massées au Palais omnisports de Paris-Bercy, François Bayrou a prédit mercredi soir une "révolution orange" dimanche pour la France et une "douche froide" pour l'UMP et le PS: "Nous ne sommes pas là pour faire un score (...) Nous sommes là pour gagner!".

Quatre jours avant le premier tour de l'élection présidentielle, le candidat UDF a fait le plein pour son deuxième meeting parisien. Etaient présents le chanteur Nilda Fernandez, l'acteur Vincent Lindon ou encore le judoka Djamel Bourras. Côté politique, assistaient notamment au meeting Corinne Lepage, Jean-Luc Romero, Azouz Begag et François Goulard. François Bayrou a aussi adressé son "salut amical" à quelques absents: les socialistes "Michel Rocard, Bernard Kouchner et Claude Allègre"...

C'est "la plus grande réunion publique qu'aucun des candidats à cette élection ait organisée", s'est enthousiasmé le candidat centriste après avoir traversé le public survolté, scandant "Bayrou président!".

Espérant dépasser la socialiste Ségolène Royal sur le fil dimanche, il s'est adressé d'emblée aux indécis, "ces citoyens qui réfléchissent" et se demandent "quel va être le vote le plus efficace, le plus juste pour obtenir le changement en France".

"Puisqu'ils sont tous contre lui, alors c'est la certitude qu'il ne reviendra pas en arrière, qu'il va vraiment changer les choses, qu'il n'y aura pas de retraite et de retrait", a-t-il assuré à propos de lui. Il a ironisé, sans le citer, sur le ralliement de Valéry Giscard d'Estaing à Nicolas Sarkozy, "un dignitaire de plus qui vient en hâte rejoindre leurs rangs (...) C'est la preuve que nous avons raison, que nous sommes le changement".

François Bayrou s'en est pris à Nicolas Sarkozy, copieusement sifflé, qui l'a qualifié récemment de "candidat de gauche". Pour le candidat UMP, c'était "une vraie insulte. C'est presque comme s'il avait dit que j'étais un immigré ou que j'égorge les moutons dans ma baignoire ou que je suis un pervers génétique", a ironisé le centriste.

Quant à l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin, "du haut de son expérience et de ses succès, il a déclaré hier: François Bayrou est à droite". "On sent que chez lui c'est presque comme s'il disait que je suis un trotskiste déviationniste", a-t-il attaqué.

Le Béarnais s'est dit "heureux de ne pas recevoir le label de la droite à la mode Sarkozy" et "le label de la gauche à la mode Jospin". Car dans les deux cas, "c'est le contraire de ce que j'ai cru et voulu toute ma vie". Et "quand Sarkozy m'accuse d'être de gauche et Jospin d'être de droite, alors je suis sûr d'être à ma place", "du côté de la France ouverte" et "réaliste", a-t-il lancé.

"Il y a de la droite en moi parce que je veux de la rigueur" et "de la sécurité", a-t-il poursuivi. "Il y a de la gauche en moi" parce que "je veux l'égalité des chances, l'égalité des droits, de la solidarité avec les plus faibles". Et "il y a du centre en moi", a-t-il ajouté, en citant les "valeurs du centre: équité, justice, fraternité".

François Bayrou a comparé la situation politique à "la résistance". "Je le dis aux sectaires des deux bords : (...) dans la résistance, on ne refuse pas les mains qui se tendent", a martelé celui qui veut faire "rimer France avec croissance".

Il s'est fixé la victoire comme seul objectif. Parce que "même si nous faisons un score formidable et qu'ils gagnent quand même, ils trouveraient le moyen, n'en doutez pas (...), de reconstruire leur Bastille" et "tout redeviendrait comme avant". Dès lors, "il n'y a qu'une seule chose à faire: (...) il faut leur arracher le pouvoir, les renvoyer pour cinq ans au moins à leurs chères études" et "leur offrir une bonne douche froide pour qu'ils se mettent à réfléchir et qu'il fassent eux aussi leur révolution culturelle".

Le candidat UDF doit tenir jeudi un meeting chez lui, à Pau, avant un ultime déplacement vendredi à Rouen.

Mercredi 18 avril 2007, 21h21

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