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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 18:21
(Dépêches)



PARIS (AP) - L'UDF "a toute sa place dans la majorité présidentielle", déclare Nicolas Sarkozy dans un entretien publié mercredi par "Le Monde" en n'excluant pas un rééquilibrage de son éventuelle majorité au profit des centristes.

"On peut très bien en parler. C'est une discussion qu'auront les partis politiques au lendemain de l'élection présidentielle", dit le candidat de l'UMP, interrogé sur une possible offre de rééquilibrage de sa part pour les élections législatives au regard des 18,57% obtenus par François Bayrou au premier tour.

"Tout élu de l'UDF qui soutiendra ma candidature avant le 6 mai sera dans la majorité présidentielle et recevra l'investiture de cette majorité", assure M. Sarkozy dans le quotidien daté de jeudi.

Interrogé sur la présence éventuelle de François Bayrou dans cette majorité, il répond que "c'est à lui de choisir". "Il a toujours été dans la majorité de droite et du centre. S'il change, c'est son droit, mais qu'il le dise à ses électeurs", souligne le candidat de l'UMP.

Nicolas Sarkozy précise sa conception de la majorité multipolaire qu'il entend constituer s'il est élu, avec un pôle UMP, un pôle "centriste" et "un pôle de gauche".

Le pôle centriste "pourra porter avec l'identité qui est la sienne les valeurs auxquelles il tient: celles de l'Europe, de l'ouverture sociale, d'une République exemplaire".

L'ancien ministre de l'Intérieur entend également constituer un "pôle de gauche" auquel il "ne demandera pas de renier son engagement, mais qui se reconnaîtra dans la nécessité de faire bouger la France sur un contrat de gouvernement de cinq ans". "Le travail que j'ai engagé avec Eric Besson ne s'arrête pas le 6 mai si je suis élu", assure le candidat UMP en référence à l'ancien secrétaire national du Parti socialiste à l'économie.

Mercredi 25 avril 2007, 12h12




PARIS (AP) - Nicolas Sarkozy a déclaré mercredi qu'il n'attendait "rien du tout" de la conférence de presse de François Bayrou sur la position du candidat centriste pour le second tour de la présidentielle, réaffirmant son refus des "combinaisons d'état-major".

"Je respecte ce qu'il dit, mais moi je ne suis pas propriétaire des voix qui se sont portées sur moi, lui non plus", a dit le candidat de l'UMP lors de la visite d'un chantier de construction de logements destinés au personnel de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, boulevard Serrurier, dans le XIXe arrondissement.

"Il y a un deuxième tour, et au deuxième tour il y a deux candidats qui ont été sélectionnés par les Français, c'est les Français qui ont décidé (...) Ils choisiront Madame Royal ou moi, il faut les laisser choisir librement", a ajouté M. Sarkozy.

"Qu'il dise ce qu'il a à dire et puis voilà", a poursuivi le candidat de l'UMP. "Tous les jours, des parlementaires et des élus centristes me rejoignent, mais ils me rejoignent pour constituer un nouveau rassemblement, et moi je ne ferai pas de combinaisons d'état-major."

Interrogé sur le projet du candidat UDF de créer un nouveau parti du centre, M. Sarkozy a répondu que c'était "son problème". Il a réitéré son engagement de "constituer une majorité présidentielle où tous ceux qui à l'UDF se reconnaissent dans les idées qui sont les (siennes) pourront librement s'exprimer et participer à la constitution de cette nouvelle majorité". "Il y a quand même des électeurs de l'UDF qui sont avec la droite et le centre depuis vingt ou trente ans, ils n'ont pas envie de se retrouver entre le Parti communiste et Madame Laguiller", a-t-il estimé.

Le candidat de l'UMP a réaffirmé son refus des "combinaisons d'état-major" après les déclarations de Ségolène Royal, qui n'exclut pas la présence de ministres UDF dans son gouvernement. "Moi, c'est le rassemblement du peuple de France qui m'intéresse, pas d'aller promettre des postes de ministres aux uns, des places aux autres, des combinaisons", a-t-il dit.

Mercredi 25 avril 2007, 11h21



PARIS (AFP) - Jean Peyrelevade, ancien président du Crédit Lyonnais et proche de François Bayrou, a qualifié mercredi d'"avances inconvenantes" la main tendue par Ségolène Royal au candidat centriste, l'accusant de vouloir faire une alliance "à l'arraché, dans l’humiliation du partenaire hier vilipendé".

Dans un commentaire diffusé sur le site des Echos, M. Peyrelevade ajoute que "les propositions obscènes et donc maladroites" de Mme Royal sont "sans doute contre-productives en termes électoraux".

Il condamne l'initiative de la candidate socialiste pour "des raisons de forme" et "de fond".

"Comment peut-on aujourd’hui proposer un débat, des ministres, demain Matignon peut-être, à quelqu’un dont on disait hier qu’+il n’était pas le troisième homme, qu’il était un homme de droite+?", se demande-t-il.

Selon lui, "l'ouverture de Ségolène Royal constitue une double erreur de diagnostic". D'abord, "l'objectif de François Bayrou n'est pas de devenir ministre de qui que ce soit, mais de construire une force nouvelle et centrale capable de rénover la vie politique française".

Ensuite, le PS, qui "n’a plus de ligne directrice dominante", "n'est plus en état de gouverner durablement le pays", affirme Jean Peyrelevade.

Avant d'envisager quoi que ce soit avec entre la gauche et le centre, il faudrait que le PS "surmonte sa crise et se réforme".

"A terme, l’alliance de sa composante sociale-démocrate et du centre est la seule chance pour la gauche de gouvernement de revenir au pouvoir. Mais cela nécessite du soin, du temps, un long mûrissement et ne se fait pas à l’arraché, dans l’humiliation du partenaire hier vilipendé".

M. Peyrelevade estime que ce sont "le centre et François Bayrou qui seront en fait le vrai moteur, les vrais pivots du changement, pas le PS".

Mercredi 25 avril 2007, 14h53




PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy, candidat UMP à l'élection présidentielle, a dénoncé mercredi à Paris "les petites combinaisons partisanes", en faisant allusion à un possible accord entre Ségolène Royal et François Bayrou, en vue du second tour, le 6 mai.

"Je respecte ce que dit François Bayrou, mais moi, je ne suis pas propriétaire des voix qui se sont portées sur moi, lui non plus", a affirmé M. Sarkozy.

Le candidat UMP s'exprimait lors d'une visite d'un chantier de construction de 100 logements destinés au personnel de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, Boulevard Serrurier, dans le XIXe arrondissement.

"C'est la liberté en France. Il y a un deuxième tour, (les Français) choisiront Mme Royal ou moi, il faut les laisser choisir librement. Mais les petites combinaisons partisanes, on a connu çà. En Italie, ça donne le gouvernement Prodi qui a déjà démissionné deux fois", a-t-il déclaré.

"Si je suis élu président de la République dans onze jours par les Français, je constituerai une majorité présidentielle où tous ceux qui à l'UDF se reconnaissent dans les idées qui sont les miennes pourront librement s'exprimer et participer à la constitution de cette nouvelle majorité".

Il a observé que "des électeurs de l'UDF sont avec la droite et le centre depuis vingt ou trente ans" et "n'ont pas envie de se retrouver entre le Parti communiste et Mme Laguiller".

M. Sarkozy a indiqué qu'il n'attendait "rien du tout" de la conférence de presse du président de l'UDF, mercredi après-midi.

Mercredi 25 avril 2007, 12h01




PARIS (AP) - Jean-Pierre Raffarin a accusé mercredi Ségolène Royal d'avoir "un peu de mépris pour l'électeur centriste" et a annoncé la création d'un blog de discussion entre électeurs UMP et UDF.

"Je trouve qu'il y a chez Mme Royal un peu de mépris pour l'électeur centriste", a estimé l'ancien Premier ministre UMP sur France-3. "Je ne crois pas, moi qui connais bien l'UDF -j'en suis issu, j'en ai été secrétaire général-, que la confiture ministérielle sera du goût des électeurs centristes. Ce qu'ils veulent, c'est entendre des messages importants".

Jean-Pierre Raffarin a également annoncé que l'UMP allait lancer mercredi après-midi "un blog pour que, sur le net on puisse, entre électeurs UMP et électeurs UDF, échanger nos convictions, nos points d'accord, nos points de désaccord, de manière à ce qu'on se parle".

"C'est comme ça qu'on peut éclairer le choix. Les électeurs sont libres, on ne les attire pas avec de la confiture", a-t-il expliqué.

Mercredi 25 avril 2007, 13h03




PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy invite les élus UDF à le soutenir au second tour de l'élection présidentielle, sous la menace à peine voilée de leur opposer des candidats UMP lors des élections législatives de juin s'ils s'y refusent.

Dans une interview publiée mercredi par Le Monde, le candidat de l'UMP à l'Elysée promet d'autre part d'associer les déçus de la gauche qui le rejoindraient à la mise en oeuvre d'un "contrat de gouvernement de cinq ans".

"Je ne rentre pas dans la négociation partisane. Je dis simplement que tout élu de l'UDF qui soutiendra ma candidature avant le 6 mai sera dans la majorité présidentielle et recevra l'investiture de cette majorité (pour les législatives)", dit l'ancien ministre de l'Intérieur.

"L'UDF a toute sa place dans la majorité présidentielle", ajoute-t-il. "Je vais même plus loin : ceux qui viendront de la gauche, dans le cadre d'un contrat de gouvernement, y auront également leur place."

Il se dit prêt à discuter d'un rééquilibrage de la place de l'UDF dans sa future majorité, s'il est élu, pour tenir compte des 18,6% de suffrages de François Bayrou au premier tour. Il renvoie cependant cette discussion au lendemain du second tour : "On peut très bien en parler. C'est une discussion qu'auront les partis politiques au lendemain de l'élection présidentielle.

Il promet de nouveau à ceux qui le rejoindront avant le 6 mai qu'ils n'auront pas à renier leur identité.

"Dans la majorité présidentielle, il y aura un pôle UMP et place pour un autre, issu du centre, qui pourra porter, avec l'identité qui est la sienne, les valeurs auxquelles il tient."

"Un troisième pôle s'ajoutera aux deux premiers, un pôle de gauche, auquel je ne demanderai pas de renier son engagement mais qui se reconnaîtra dans la nécessité de faire bouger la France sur un contrat de gouvernement de cinq ans", ajoute-t-il.

"Le travail que j'ai engagé avec Eric Besson ne s'arrête pas le 6 mai si je suis élu", ajoute-t-il.

Eric Besson, ancien "M. Economie" du Parti socialiste, a claqué la porte du PS en février à la suite de désaccords avec la direction du parti et l'équipe de campagne de sa candidate, Ségolène Royal. Il a annoncé son ralliement à Nicolas Sarkozy dimanche soir et participe désormais quotidiennement à des réunions de travail au QG de campagne du candidat de l'UMP.

QUE BAYROU "DISE CE QU'IL A DIRE"

Le pôle centriste se fera-t-il avec ou sans François Bayrou? "C'est à lui de choisir", répond Nicolas Sarkozy. "Il a toujours été dans la majorité, de droite et du centre. S'il change, c'est son droit mais qu'il le dise à ses électeurs."

Le président de l'UDF devait annoncer ses intentions lors d'une conférence de presse dans l'après-midi.

Lors de la visite d'un chantier de construction de logements, dans la matinée à Paris, Nicolas Sarkozy a été interrogé par des journalistes sur ce qu'il attendait de cette conférence de presse. "Rien du tout", a été sa réponse.

"Qu'il dise ce qu'il a à dire et puis voilà", a-t-il ajouté. "Je respecte ce qu'il dit mais (...) il y a quand même des électeurs de l'UDF qui sont avec la droite et le centre depuis 20 ou 30 ans. ils n'ont pas envie de se retrouver entre le Parti communiste et Mme Laguiller", a souligné le candidat de l'UMP.

Arlette Laguiller, candidate de Lutte ouvrière, vient de livrer sa dernière campagne présidentielle et a appelé à voter en faveur de Ségolène Royal.

"Au deuxième tour (les Français) choisiront Mme Royal ou moi, il faut les laisser choisir librement", a souligné Nicolas Sarkozy. "Mais les petites combinaisons partisanes, on a connu ça. En Italie, ça donne le gouvernement Prodi qui a déjà démissionné deux fois."

Interrogé sur le projet prêté au président de l'UDF de créer un nouveau parti du centre, il a répondu : "C'est son problème."

Il a par ailleurs ironisé sur la proposition de Ségolène Royal de faire entrer des ministres UDF dans son gouvernement si elle est élue : "Si elle pense que pour gagner il faut des combinaisons d'état-major ..."

"Moi, c'est le rassemblement du peuple de France qui m'intéresse, pas d'aller promettre des postes de ministres aux uns, des places aux autres, des combinaisons", a-t-il ajouté.

Mercredi 25 avril 2007, 13h19



SAINT-ETIENNE (AP) - Le député UDF de la Loire Gilles Artigues, proche de François Bayrou, a annoncé mercredi vouloir "voter blanc au deuxième tour de l'élection présidentielle".

Gilles Artigues explique dans un communiqué que "c'est la seule façon, à mes yeux, de ne pas décevoir les sept millions d'électeurs qui ont cru à un changement profond de la vie politique française, en votant pour François Bayrou".

"Aucun des deux candidats ne porte en lui la volonté réelle et sincère de faire travailler ensemble des gens compétents de sensibilités différentes, capables de reconstruire le pays, et les tentatives de débauchage des uns et des autres sont pitoyables", estime l'élu stéphanois, président de l'UDF dans la Loire.

Gilles Artigues, qui en mai dernier avait voté la motion de censure déposée par les députés socialistes dans le cadre de l'affaire dite "Clearstream", souligne que "le nouveau parti que François Bayrou va créer sera beaucoup plus large que l'UDF dont l'histoire faisait qu'elle était surtout tournée à droite". "C'est la seule vraie bonne nouvelle pour l'avenir du pays. En fait, les 18,6% de François Bayrou ce dimanche ne sont pas une fin en soi mais le début d'une grande et nouvelle aventure", conclut-il.

Mercredi 25 avril 2007, 11h44




PARIS (AP) - "Il y a un moment où il faut donner un coup de rein supplémentaire dans une campagne", a expliqué mercredi le ministre de l'Outre-mer Hervé Mariton, interrogé sur l'éventualité de la présence de Dominique de Villepin lors du grand meeting parisien de Nicolas Sarkozy dimanche.

"Dominique de Villepin a reçu Nicolas Sarkozy, il lui a dit son soutien et sans doute ira-t-il au meeting à Bercy dimanche", a dit le ministre, sans confirmer complètement les informations publiées par "Le Figaro". "C'est un soutien chacun dans son rôle. Le candidat c'est Nicolas Sarkozy", a ajouté ce proche du chef du gouvernement, interrogé à la sortie du Conseil des ministres.

Le Premier ministre, qui n'a participé à aucun meeting pour le moment, "a depuis des semaines dit son engagement avec Nicolas Sarkozy et puis il y a un moment où il faut donner un coup de rein supplémentaire dans une campagne", a expliqué Hervé Mariton. "Il y a un moment où les complémentarités doivent se faire, où il faut additionner toutes les volontés, toutes les énergies."

Le ministre a insisté sur "l'unité de famille" qui est "tout entière engagée pour ce deuxième tour de l'élection présidentielle". "On a une famille totalement rassemblée, avec une seule idée: convaincre les Français que ce projet est le seul possible avec Nicolas pour poursuivre notre modernisation et notre redressement", a renchéri le ministre délégué au Budget Jean-François Copé.

Mercredi 25 avril 2007, 13h25



PARIS (Reuters) - Le traité constitutionnel sur l'Europe, rejeté par la France et les Pays-Bas en 2005, est mort et proposer un nouveau référendum aux Français serait une folie et sonnerait l'arrêt de mort de l'Europe, estime Nicolas Sarkozy.

Interrogé dans une interview accordée au Monde publié mercredi sur la proposition de Ségolène Royal et de François Bayrou de soumettre un nouveau texte à référendum, le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle répond :

"C'est une folie. La Constitution préparée de façon excellente par Valéry Giscard d'Estaing est morte, parce que les Français ont dit non, et les Néerlandais aussi. Le rapport de forces en Europe ne permet pas d'avoir une nouvelle constitution".

"Faire voter un nouveau référendum, c'est se mettre en situation de faire battre l'Europe et donc de la démanteler (...). Aux électeurs du centre qui croient en l'Europe, je veux dire qu'un nouveau référendum tuerait l'Europe", dit Nicolas Sarkozy.

"C'est pourquoi je propose de la doter de quelques règles institutionnelles qui lui permettront de mieux fonctionner : un président, une règle de l'unanimité modifiée", ajoute-t-il.

S'il est élu le 6 mai, le président de l'UMP souhaite "aller vite" pour relancer le processus européen et s'engage, dès la première semaine de sa prise de fonctions, à se rendre à Bruxelles et à Berlin.

"Il faut régler les choses entre la présidence allemande de ce semestre et la présidence française" du second semestre de 2008, estime-t-il.

A Bruxelles, il proposera de suspendre tout élargissement avant l'adoption de nouvelles institutions. A Berlin, il prévoit d'engager avec la chancelière Angela Merkel une discussion sur "la refondation de l'axe franco-allemand et son contenu".

Nicolas Sarkozy, qui, à l'instar de sa rivale socialiste, a accusé la Banque centrale européenne de pratiquer une politique de taux d'intérêt trop élevés qui pénalisent les exportations, réfute l'idée qu'il ait pu modérer ses attaques dernièrement contre la BCE.

"Je n'ai pas fait machine arrière ! Je continuerai de poser le problème de la politique de la BCE", dit-il, avant d'ajouter : "La France sera de retour sur la scène européenne".

Mercredi 25 avril 2007, 12h56



PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy confirme son opposition à l'introduction d'une dose de scrutin proportionnel dans les élections législatives, dans une interview publiée par le quotidien Le Monde.

"Je dis non à la proportionnelle aux législatives mais oui en ce qui concerne le Sénat", déclare le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle.

L'un de ses proches, le ministre délégué aux Collectivités territoriales Brice Hortefeux, avait déclenché une polémique avant le premier tour en se prononçant, dans une interview au Figaro, pour une dose de proportionnelle aux législatives.

Cette déclaration avait alimenté des accusations de connivence entre Nicolas Sarkozy et le président du Front national, Jean-Marie Le Pen.

"Si un jour il devait y avoir une ouverture à l'Assemblée nationale, cela ne pourrait se faire que par la suppression d'un certain nombre de sièges de députés élus dans les circonscriptions", déclare Nicolas Sarkozy dans cet entretien accordé au Monde.

Le président de l'UMP confirme d'autre part l'abandon de sa proposition d'octroi du droit de vote aux étrangers lors des élections locales.

"Proposer aujourd'hui le vote des étrangers serait faire reculer le débat", dit l'ancien ministre de l'Intérieur, qui confirme en revanche son intention de créer un "statut de l'opposition" et de recevoir régulièrement, s'il est élu, les élus de l'opposition.

"En outre, je ne serai pas choqué que la présidence de la commission des finances (à l'Assemblée nationale) soit confiée à un élu de l'opposition", dit-il.

Mercredi 25 avril 2007, 13h29



PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a promis mercredi d'ouvrir sa "majorité présidentielle" à tous les membres de l'UMP qui se reconnaissent dans ses idées.

"Tous les jours, des parlementaires et des élus centristes me rejoignent mais ils me rejoignent pour constituer un nouveau rassemblement", a déclaré à des journalistes le candidat de l'UMP à l'Elysée en marge d'une visite de chantier, à Paris.

"Si je suis élu président de la République dans onze jours par les Français, je constituerai une majorité présidentielle où tous ceux qui, à l'UDF, se reconnaissent dans mes idées (...) pourront librement s'exprimer et participer à la constitution de cette nouvelle majorité", a-t-il ajouté. "Moi, je ne ferai pas de combinaison d'état-major", a-t-il dit.

Nicolas Sarkozy est arrivé en tête du premier tour avec plus de 31% des suffrages, dimanche. Le 6 mai, il disputera à la candidate socialiste Ségolène Royal les voix qui se sont portées sur le président et candidat de l'UDF, François Bayrou.

Il visitait mercredi matin le chantier de construction de 100 logements destinés au personnel de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, dans le XIXe arrondissement.

Prié de dire ce qu'il attendait de la conférence de presse que François Bayrou devait tenir dans l'après-midi, le candidat de l'UMP a répondu : "Rien du tout. Je le respecte. Qu'il dise ce qu'il a à dire et puis voilà."

"Je respecte ce qu'il dit mais, moi, je ne suis pas propriétaire des voix qui se sont portées sur moi, lui non plus", a souligné l'ex-ministre de l'Intérieur. "Il y a quand même des électeurs de l'UDF qui sont avec la droite et le centre depuis 20 ou 30 ans. ils n'ont pas envie de se retrouver entre le Parti communiste et Mme Laguiller."

Arlette Laguiller, candidate de Lutte ouvrière, vient de livrer sa dernière campagne présidentielle et a appelé à voter en faveur de Ségolène Royal.

"C'est la liberté en France", a poursuivi Nicolas Sarkozy. "Au deuxième tour il y a deux candidats qui on été sélectionnés par les Français (...) Ils choisiront Mme Royal ou moi, il faut les laisser choisir librement. Mais les petites combinaisons partisanes, on a connu ça. En Italie, ça donne le gouvernement Prodi qui a déjà démissionné deux fois."

Interrogé sur le projet prêté au président de l'UDF de créer un nouveau parti du centre, il a répondu : "C'est son problème."

Il a également ironisé sur la proposition de Ségolène Royal de faire entrer des ministres UDF dans son gouvernement si elle est élue : "Si elle pense que pour gagner il faut des combinaisons d'état-major ..."

"Moi, je veux être compris du peuple français je ne propose pas de combinaisons d'appareil", a-t-il ajouté. "Moi, c'est le rassemblement du peuple de France qui m'intéresse, pas d'aller promettre des postes de ministres aux uns, des places aux autres, des combinaisons."

Mercredi 25 avril 2007, 11h35



PARIS (AP) - "C'est l'existence même de l'UDF qui est en jeu" d'ici au second tour de la présidentielle, estime ce mercredi Gilles de Robien dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France", estimant que François Bayrou "doit se décider entre la droite plus le centre ou bien la gauche".

"Un premier tour de la présidentielle, c'est une démarche personnelle. Maintenant, c'est l'existence même de l'UDF qui est en jeu", déclare le ministre de l'Education, alors que François Bayrou doit s'exprimer ce mercredi après-midi lors d'une conférence de presse.

Estimant que le président de l'UDF est dans "une impasse" et qu'il a "perdu son pari", Gilles de Robien "doit se décider entre la droite plus le centre ou bien la gauche" et que "le temps pour lui est venu de choisir".

Quelques heures avant la conférence de presse de François Bayrou, Gilles de Robien a confié sur France-Info qu'il s'attendait à "une non-décision, du flou intégral". "L'élection d'un président de la République, ça engage cinq ans de la vie de la France. Le rôle d'un parti politique, d'un responsable politique, c'est d'indiquer un vrai choix", a tancé le ministre (UDF) de l'Education nationale, qui a soutenu Nicolas Sarkozy "dès le premier tour".

Il a fustigé "la cuisine" de Ségolène Royal, qui n'a pas écarté d'accueillir des ministres UDF dans son éventuel gouvernement. "Ca ne se passe pas comme ça avec Nicolas Sarkozy", a assuré Gilles de Robien. "Vous voudriez que l'on dise: voilà je vais mesurer le nombre de ministres qu'il pourrait y avoir" mais "ce n'est pas à la hauteur de l'enjeu qui va se passer dimanche 6 mai".

Mercredi 25 avril 2007, 10h24




PARIS (AP) - "Je n'attends pas de position de François Bayrou", a déclaré mercredi matin Xavier Bertrand, porte-parole de Nicolas Sarkozy, affirmant que le candidat UMP "n'a pas l'intention de créer un parti centriste".

"Les élus centristes, comme les électeurs de François Bayrou peuvent soutenir, voter pour Nicolas Sarkozy sans rien renier de leur fidélité, de leur amitiés et de leurs idées", a estimé le ministre de la Santé sur BFM-TV RMC Info.

Selon lui, "Nicolas Sarkozy n'a pas l'intention de créer un parti centriste parce que sa vocation, en tant que président de la République, c'est de rassembler les Français", et pas "d'organiser un parti politique".

Quant aux propos de François Fillon affirmant qu'en cas de non-soutien de François Bayrou à Nicolas Sarkozy, l'UMP présenterait des candidats contre l'UDF aux élections législatives, Xavier Bertrand a déclaré qu'"on n'est pas dans une logique ni de menace, ni de chantage".

Enfin, selon le porte-parole de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal "cherche à réaliser un grand écart qui est impossible à réaliser". "Elle est dans des manoeuvres désespérées pour donner le sentiment qu'elle peut même nommer des ministres UDF alors qu'il y a une semaine, elle disait 'la présidentielle n'est pas une combinaison d'alliances'", a-t-il ajouté.

Mercredi 25 avril 2007, 10h10



PARIS (Reuters) - A onze jours du second tour de l'élection présidentielle, François Bayrou lève mercredi le voile sur sa stratégie.

Le président de l'UDF devrait rendre leur liberté, sans consigne de vote, à ses quelque 6,8 millions d'électeurs convoités par l'UMP et le PS et annoncer la création d'une grande formation "démocrate".

Le candidat centriste, qui a recueilli 18,57% des suffrages au premier tour, dimanche dernier, donne une conférence de presse à 15h30 dans un grand hôtel parisien.

"Nous sommes un parti libre et indépendant qui a reçu près de sept millions d'électeurs. Nous leur laissons la liberté de vote absolue", résume le député des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle, vice-président de l'UDF.

François Bayrou devrait également annoncer que l'UDF présentera un candidat par circonscription (577) aux élections législatives, au risque de s'attirer les foudres de l'UMP.

"Je le respecte. Qu'il dise ce qu'il a à dire et puis voilà. Tous les jours, des parlementaires et des élus centristes me rejoignent, mais ils me rejoignent pour constituer un nouveau rassemblement et moi je ne ferai pas de combinaisons d'état-major", a commenté Nicolas Sarkozy lors de la visite d'un chantier de construction de cent logements destinés au personnel de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris.

Xavier Bertrand, son porte-parole, a démenti sur BFM-TV l'intention prêtée au candidat de l'UMP de créer un parti centriste avec le renfort des ralliés de l'UDF.

Selon Sud-Ouest, François Bayrou aurait refusé en février 2004 "une alliance contre Chirac" proposée par Nicolas Sarkozy.

Le président de l'UDF a livré cette information le 16 mars lors d'une interview au quotidien, que l'on peut écouter sur son site internet. "On ne peut pas rencontrer plus différents que Nicolas Sarkozy et moi. Je n'ai pas parlé avec lui depuis trois ans", précise François Bayrou.

"UNE OCCASION HISTORIQUE"

Dans le camp de Ségolène Royal, qui a renouvelé son offre de débat avec François Bayrou et promis d'ouvrir son gouvernement à des ministres centristes si elle est élue le 6 mai, on presse le président de l'UDF d'être "logique avec lui-même" au regard de ses désaccords avec le président de l'UMP.

"Nous avons là une occasion historique de faire que la donne change", a estimé Dominique Strauss-Kahn sur Europe 1. "Elle est entre les mains de tous, il n'y a pas de négociations. Il ne faudrait pas que, simplement parce qu'on ne s'est pas assez parlé, parce qu'on n'a pas voulu se parler, on reste dans la bonne vieille politique traditionnelle", a-t-il dit.

Selon François Rebsamen, l'un des directeurs de campagne de Ségolène Royal, il n'y a pas de rencontre prévue entre la candidate socialiste et François Bayrou.

Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), a suggéré sur France 2 "des accords de désistement mutuel" entre candidats socialistes et UDF aux législatives des 10 et 17 juin.

Des appels du pied qui irritent le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon, l'une des voix du parti à s'élever contre les choix tactiques de Ségolène Royal pour compenser un déficit de voix historique (moins de 37%) à gauche.

"François Bayrou, c'est la droite", dit-il dans Le Figaro. "Il n'y a pas de majorité présidentielle possible avec Bayrou".

Le président de l'UDF "doit se décider entre la droite plus le centre ou bien la gauche", juge le ministre UDF de l'Education Gilles de Robien.

"Un premier tour de la présidentielle, c'est une démarche personnelle. Maintenant, c'est l'existence même de l'UDF qui est en jeu", prévient-il.

Mercredi 25 avril 2007, 12h10




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