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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 19:17
(Dépêche)





PARIS (Reuters) - François Bayrou annonce son intention de créer une nouvelle formation au centre de l'échiquier politique français, le Parti démocrate.

Son apparition pourrait signifier la disparition de l'Union pour la démocratie française (UDF) créée en février 1978 à l'initiative de Valéry Giscard d'Estaing.

L'UDF, dont le nom s'inspire de l'ouvrage de VGE intitulé Démocratie française, fut fondée à la veille des élections législatives de 1978. Son but était de contenir les assauts du RPR (néo-gaulliste) créé en décembre 1976 par Jacques Chirac contre Valéry Giscard d'Estaing, chef de l'Etat élu en 1974.

L'UDF fut d'abord une fédération libéralo-centriste composée de formations du centre droit et de la droite non-gaulliste.

Elle rassembla au début :

- Le Centre des démocrates sociaux (CDS), d'origine démocrate-chrétienne, dont le chef de file était Jean Lecanuet, candidat à l'élection présidentielle de 1965. Le CDS, qui se transforma en Force Démocrate (FD) en 1995, revendiquait l'héritage du Mouvement républicain populaire (MRP), parti créé en 1944 par Georges Bidault et issu de la résistance démocrate-chrétienne, qui connut son apogée sous la IVe République.

- Le Parti républicain (PR), nettement à droite, dont faisait partie VGE, transformé en juin 1997 en Démocratie Libérale (DL) sous la houlette d'Alain Madelin et qui quitta l'UDF en 1998.

- L'aile droite du Parti radical, d'inspiration laïque, l'aile gauche se transformant en Parti radical de gauche (PRG) et allié au Parti socialiste.

- Le Mouvement démocrate socialiste de France (MDSF), né d'une scission de droite du PS sous la direction de Max Lejeune, qui devint ensuite le Parti social-démocrate (PSD), dirigé par André Santini, qui fusionna ensuite dans Force Démocrate en 1995.

- L'association des Adhérents directs de l'UDF (UDF-AD) composée de personnalités diverses.

- La Fédération nationale des Clubs perspectives et réalités qui devient ensuite, sous la présidence d'Hervé de Charette, le Parti populaire pour la démocratie française (PPDF).

"NOUVELLE UDF"

L'UDF fut présidée par Jean Lecanuet de 1978 à 1988, puis par Valéry Giscard d'Estaing de 1988 à 1996, par François Léotard de 1996 à 1998, et depuis lors par François Bayrou.

L'UDF fut le principal partenaire du RPR au gouvernement au long de ces dernières décennies, tout en gardant une certaine indépendance. En 1988, l'ancien Premier ministre Raymond Barre se présenta à l'élection présidentielle avec le soutien de l'UDF. Il recueillit 16,5% des suffrages exprimés.

Au scrutin présidentiel suivant, en 1995, la quasi-totalité de l'UDF se rangea derrière la candidature d'Edouard Balladur qui obtient 18,6% des voix. Le PPDF et plusieurs dirigeants comme Alain Madelin ou Charles Millon préférèrent soutenir Jacques Chirac dès le premier tour.

A l'occasion des élections régionales de 1998, l'UDF éclata à propos des alliances avec le Front national (FN). François Bayrou, alors président de FD, condamna fermement ces accords. Alain Madelin et ses amis de DL quittèrent la fédération centriste. Quelques dirigeants de DL restèrent à l'UDF comme François Léotard ou Gilles de Robien pour se regrouper au sein du Pôle républicain indépendant et libéral (PRIL).

François Bayrou, devenu président de l'UDF, décida de fusionner FD, l'UDF-AD et le PRIL pour créer une "nouvelle UDF" ancrée en centre de l'échiquier politique. Le Parti radical et le PPDF choisirent de garder leur autonomie.

François Bayrou, qui présenta une liste aux élections européennes de 1999 où il recueillit 9,27% des suffrages puis en 2004 où il obtint 11,95% des votes, fut candidat à l'élection présidentielle de 2002 où il capta 6,8% des suffrages exprimés.

Il ne put s'opposer à la création de l'UMP et au départ d'une grande partie des élus centristes vers ce nouveau parti née de la fusion du RPR, de DL et de la majorité de l'UDF.

"UN PARTI LIBRE"

Après les législatives de juin 2002, l'UDF parvint à former un groupe au Palais-Bourbon avec 29 élus, présidé par Hervé Morin. L'UDF comptait 215 élus en 1993 et 114 en 1997. L'UDF compte aussi 33 sénateurs et 11 députés européens.

En 2004, l'UDF a quitté le Parti populaire européen-Démocrates européens (PPE-DE) pour créer avec d'autres députés européens le Parti démocrate européen (PDE) qui, avec les libéraux, forment au Parlement européen le groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe.

Tout au long de la législature qui s'achève, le groupe UDF a pris progressivement ses distances avec le gouvernement et l'UMP, n'hésitant pas à voter une censure avec la gauche ou bien encore à voter contre le budget et celui de la Sécurité sociale.

Des décisions qui ne firent pas l'unanimité au sein du groupe, plusieurs de ses membres - un tiers - préférant l'alliance privilégiée avec l'UMP.

Lors d'un congrès extraordinaire fin janvier 2006, les adhérents de l'UDF décidèrent par un vote massif (91,1% des votants) de soutenir François Bayrou dans sa nouvelle ligne visant à faire de la formation centriste un "parti libre".

La minorité favorable aux liens privilégiés avec l'UMP s'organisa autour de Gilles de Robien, seul ministre UDF du gouvernement qui avait été suspendu de ses fonctions exécutives au sein de la formation centriste.

A l'approche de l'élection présidentielle, une demi-douzaine de députés UDF rassemblés autour d'André Santini lancèrent un appel en faveur de Nicolas Sarkozy, le candidat de l'UMP. Un appel repris au lendemain du premier tour par nombre de députés centristes, beaucoup d'entre eux étant tributaires des électeurs UMP pour conserver leur siège aux législatives des 10 et 17 juin.

François Bayrou a obtenu 18,57% des suffrages exprimés le 22 avril au premier tour, ce qui le place en position d'arbitre pour le second tour du scrutin, le 6 mai, où Nicolas Sarkozy, arrivé en tête, affronte la socialiste Ségolène Royal.

Mercredi 25 avril 2007, 16h43



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