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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 13:56
(Dépêches)



Hollande pour la refondation du PS après les législatives

PARIS (Reuters) - La refondation du Parti socialiste dans un rassemblement des gauches est nécessaire après l'échec de la présidentielle, estime François Hollande, mais la priorité est à la mobilisation pour les élections législatives.

"Nous avons perdu parce que nous n'avions pas suffisamment rassemblé les gauches et donc il faut qu'il y ait maintenant ce grand mouvement qui doit fédérer ce qui ne l'a pas été suffisamment", a déclaré le Premier secrétaire du PS sur France Inter en soulignant à l'inverse le savoir-faire du vainqueur.

"Ce qu'a fait Nicolas Sarkozy, c'est la jonction entre l'extrême droite et la droite. Il a réuni les droites. Pour la gauche, l'enjeu il est aussi de réunir les gauches", a-t-il ajouté en critiquant l'émiettement des partis à gauche.

Sept candidats, d'Arlette Laguiller à José Bové en passant par Olivier Besancenot et Gérard Schivardi, représentaient la gauche au premier tour de l'élection présidentielle de 2007.

"C'est plus possible cette organisation de la gauche. Il faut dire à ceux qui veulent travailler avec nous qu'ils s'y mettent tout de suite et pas juxtaposer des petites boutiques politiques qui n'ont plus beaucoup d'intérêt", a dit François Hollande.

Il a toutefois reconnu qu'il serait difficile au PS de travailler avec Olivier Besancenot. "On sait bien qu'il n'est pas dans cette perspective-là. Ne laissons pas penser qu'il pourrait venir avec le Parti socialiste, avec d'autres, travailler pour faire une force de gouvernement", a-t-il dit.

Le compagnon de Ségolène Royal a suggéré que l'échec de la gauche était en outre dû à une insuffisante prise en compte de l'évolution idéologique de la société française.

QUEL LEADER D'UN PS RENOVE ?

Il y a "une évolution de la société dont nous devons absolument comprendre ce qu'elle traduit : sur le travail, sur l'ordre, sur la responsabilité individuelle, mais aussi sur des valeurs collectives. Tout ça doit être repris, regardé, revisité", a estimé François Hollande.

Cet examen de conscience du PS devra se faire après les élections législatives des 10 et 17 juin prochain, a-t-il dit. "On ne va pas faire le travail de refondation là pendant les élections législatives", a souligné François Hollande.

"Ce qu'il faut dans les élections législatives, c'est rassembler le Parti socialiste, la gauche et faire en sorte qu'au lendemain des élections législatives, nous menions ce travail-là, travail d'opposition si nous sommes dans l'opposition, travail de proposition si nous sommes dans une autre situation", a-t-il ajouté.

François Hollande est resté évasif sur la personnalité la mieux à même, à ses yeux, de mener le changement au PS.

"Aujourd'hui, il y a une nécessité qui est de conduire la bataille pour les législatives, avec tous. Ensuite, il faudra refonder la gauche, la rassembler, ouvrir les espaces nécessaires. On verra qui le fera, on en discutera", a-t-il déclaré au micro de RTL.

"Bien sûr qu'il y a avec Ségolène Royal, avec d'autres personnalités, tout ce qu'il faut pour mener ce travail-là. Ségolène Royal a pris depuis déjà plusieurs mois une force qui sera utile à la gauche", a ajouté le premier secrétaire du PS.

François Hollande est de même resté dans le flou sur la nécessité après les élections législatives d'un congrès du PS du genre de celui d'Epinay en 1971.

Ce congrès a été considéré comme celui de la rénovation du Parti socialiste avec la nomination de François Mitterrand comme premier secrétaire sur une ligne d'union de la gauche qui le mena dix ans plus tard à l'Elysée.

"Il faut bien qu'il y ait - on verra la structure - une discussion pour la meilleure forme de la représentation de la gauche et puis, nous aurons à travailler sur nos propositions, nos idées, nos projets", a dit François Hollande. Sur France Inter, il a parlé d'"assises".

Lundi 7 mai 2007, 11h45



François Hollande évasif sur le rôle de Royal et un congrès PS

PARIS (Reuters) - François Hollande a refusé de se prononcer sur la nécessité d'un congrès de refondation du Parti socialiste après la défaite de Ségolène Royal à l'élection présidentielle et sur la personnalité la mieux à même de mener le changement après les élections législatives du mois prochain.

"Aujourd'hui, il y a une nécessité qui est de conduire la bataille pour les législatives, avec tous. Ensuite, il faudra refonder la gauche, la rassembler, ouvrir les espaces nécessaires. On verra qui le fera, on en discutera", a déclaré le premier secrétaire du Parti socialiste au micro de RTL.

"Bien sûr qu'il y a avec Ségolène Royal, avec d'autres personnalités, tout ce qu'il faut pour mener ce travail-là. Ségolène Royal a pris depuis déjà plusieurs mois une force qui sera utile à la gauche", a-t-il ajouté.

François Hollande est resté évasif sur la nécessité d'un congrès du parti après les élections législatives.

"Après il faudra sûrement travailler avec toute la gauche parce que ça ne peut plus durer cette dispersion, ces multiples candidats. On a encore vu ça dans l'élection de 2007 : pas moins de six candidats à côté du Parti socialiste", a-t-il dit.

"Il faut bien qu'il y ait - on verra la structure - une discussion pour la meilleure forme de la représentation de la gauche et puis, nous aurons à travailler sur nos propositions, nos idées, nos projets", a dit le compagnon de Ségolène Royal.

En 1971, le congrès d'Epinay avait rénové le Parti socialiste avec la nomination de François Mitterrand comme premier secrétaire sur une ligne d'union de la gauche qui le mena dix ans plus tard à l'Elysée.

Lundi 7 mai 2007, 10h10



L'objectif n'était pas de "marcher sur Solférino", tance Laurent Fabius

PARIS (AP) - "L'objectif était de conquérir l'Elysée, c'était pas de marcher sur Solférino", a déclaré lundi matin Laurent Fabius, alors que Ségolène Royal s'est posée dimanche soir en leader de l'opposition. Le député socialiste de Seine-Maritime a souhaité que la campagne des législatives soit menée de façon "collégiale".

Ségolène Royal "doit faire partie de l'équipe de campagne", a-t-il déclaré sur RTL en saluant sa campagne présidentielle "extrêmement ardente". "Elle a reçu beaucoup de voix mais cette campagne (législative), je le répète, doit être menée d'une manière collégiale".

"L'objectif était de conquérir l'Elysée, c'était pas de marcher sur Solférino, ce sont deux choses différentes", a tancé Laurent Fabius, qui avait été l'un des candidats malheureux à la primaire socialiste. Le siège du PS se trouve rue de Solférino, à Paris.

Au lendemain de la défaite de Ségolène Royal à la présidentielle, il a souhaité que le PS évite deux écueils: "L'erreur, ce serait, après avoir connu une défaite, de faire comme si elle n'avait pas existé. L'erreur, ce serait de nous disputer entre nous. Il faut éviter ces deux erreurs".

"Il faut que la gauche se rassemble rapidement", a prôné Laurent Fabius. "Nous avons déjà une première réunion ce soir pour nous mettre en ordre de bataille d'une façon collective avec une plate-forme législative". Selon lui, "il y a beaucoup de gens ce matin qui sont déçus, il ne faudrait pas ajouter à leur déception des dissensions internes, ce serait absurde".

"La gauche n'est pas morte", a assuré l'ancien Premier ministre, souhaitant qu'elle accomplisse le même "travail qu'a fait Nicolas Sarkozy" à droite. "Il faut décomplexer la gauche. C'est-à-dire qu'il faut que nous assumions à la fois nos valeurs de gauche pleinement, l'égalité, la solidarité, la laïcité, la liberté, la fraternité (...) et il faut que nous regardions le monde tel qu'il est".

"Le PS est un parti de gauche qui doit rassembler sur ses valeurs, qui doit évoluer fortement, qui doit s'adresser à toute la population, mais qui ne doit pas donner le sentiment d'avoir des tractations avec des formations qui, au demeurant, sont des formations de droite", a mis en garde Laurent Fabius.

Lundi 7 mai 2007, 10h42



Il a manqué "une vraie rénovation idéologique" au PS, selon Jean-Louis Bianco

PARIS (AP) - Il a manqué "une vraie rénovation idéologique" au Parti socialiste pour l'élection présidentielle, a estimé lundi matin l'ancien directeur de campagne de Ségolène Royal, Jean-Louis Bianco.

"Qu'est-ce qui a manqué le plus, et là-dessus je suis d'accord avec Dominique Strauss-Kahn, c'est qu'on n'a pas fait, malgré des progrès, une vraie rénovation idéologique", a déclaré l'ancien secrétaire général de l'Elysée sur i>télé. "On n'a pas fait ce que l'UMP a fait".

Si DSK "a raison", "qu'il ne vienne pas dire que c'est la faute aux autres dirigeants socialistes", a observé Jean-Louis Bianco, soulignant que le député du Val d'Oise "est lui aussi dirigeant du Parti socialiste".

"Donc on a tous notre part de responsabilité et c'est Ségolène qui a dû bousculer les limites en trop peu de temps", a-t-il expliqué. "Donc il faut continuer ce travail de rénovation et pas tirer les uns sur les autres".

Lundi 7 mai 2007, 10h48


Appel des "Gracques" pour un accord de gouvernement PS/centre

PARIS (AFP) - Les "Gracques", collectif d'anciens collaborateurs des gouvernements socialistes, lancent un appel en faveur d'un "accord de gouvernement" entre le PS et le centre et à des "désistements mutuels" aux législatives, dans une tribune parue lundi dans le Nouvel Observateur.

"La gauche (traditionnelle) est morte. Vive la gauche (moderne)!", écrivent en guise de préambule les Gracques, qui avaient appelé avant le premier tour de la présidentielle à une alliance entre Ségolène Royal et François Bayrou.

"François Bayrou a démontré la vitalité d'un courant social-démocrate autonome vis-à-vis de la droite. Sa force réunie à celles de la gauche ouvrait la voie à la victoire. Mais le PS n'a pas osé".

A leurs yeux, "pour franchir de nouvelles étapes, il faut un aggiornamento de la pensée socialiste dont la traduction la plus tangible serait un accord politique en bonne et due forme avec le centre aux législatives" des 10 et 17 juin, avec un "accord de gouvernement" et des "désistements mutuels".

"De même que le trop faible report des voix de François Bayrou a fermé la porte de l'Elysée à Ségolène Royal, des triangulaires dans de nombreuses circonscriptions interdiraient une puissance parlementaire à la gauche", expliquent-ils.

Ils font valoir que "cette mécanique des accords électoraux et de gouvernement doit refléter un accord de programme".

Pour eux, lors de la présidentielle, "la gauche a perdu la bataille des idées, non pas tellement sur les questions de société (...) mais sur la stratégie économique et sociale".

Ils estiment qu'une "alliance avec le centre peut être décisive pour aider le PS à se réinventer" et notent que sur le terrain économique, "c'est au parti socialiste d'accomplir l'essentiel du chemin" vers le compromis avec le centre.

Ils proposent une plate-forme autour de 10 points allant de l'investissement dans la recherche et la formation à la relance de la construction européenne, en passant par la stabilisation à terme puis à la réduction de la dette.

Pour eux, ce mouvement vers le centre "est inéluctable" et "retarder cette "nouvelle alliance" porterait "le risque "d'une nouvelle défaite".

Lundi 7 mai 2007, 10h59



Hollande prévient qu'il ne tolèrera aucun règlement de comptes chez les socialistes

PARIS (AFP) - François Hollande, premier secrétaire du PS, a prévenu lundi qu'il "ne tolérerait" aucun "règlement de comptes" au PS au moment où il y a "un défi à relever" avec les élections législatives des 10 et 17 juin.

Après la défaite de Ségolène Royal qui a obtenu dimanche 46,94% des suffrages face à Nicolas Sarkozy, François Hollande a déclaré sur France 2 qu'il "n'était pas, dans ce moment-là, pour des règlements de compte ou des analyses rétrospectives".

"Il y a sans doute des décisions à prendre mais là je ne tolérerai rien", a-t-il dit, car "en ce moment, il y a un défi à relever". Selon le numéro un du PS, les législatives doivent permettre l'émergence "de contre-pouvoirs", car "ceux qui ont eu le suffrage (dimanche) veulent tout, veulent décider de tout". Il a ajouté que "Ségolène Royal a pris une force qui sera utile à la gauche".

Un peu plus tard sur France Inter, M. Hollande a souligné que Mme Royal "a pris une position forte dans cette campagne", mais "qu'il y a aussi un premier secrétaire du Parti socialiste qui a joué tout son rôle". "La légitimité du PS c'est ce que j'incarne, la légitimité de la candidate c'est Ségolène Royal, et il y a aussi la légitimité de ceux qui peuvent être utiles, pas seulement à eux-mêmes, pas seulement à leur famille politique, mais utiles à la France", a-t-il dit.

Pour M. Hollande, "la gauche doit être maintenant en ordre de bataille". "L'enjeu est trop important, trop grave. Il est de savoir si c'est l'UMP qui doit avoir tous les pouvoirs ou si on crée une force d'équilibre et de préparation de l'avenir". "Ma responsabilité c'est d'amener tout le monde dans cette bataille, et de faire en sorte ensuite de rénover autant qu'il sera possible la gauche, de la refonder, la rassembler, l'élargir, l'ouvrir, bref de la mettre dans la perspective de 2012", a poursuivi le numéro un PS.

Les législatives de juin, "ce n'est pas la revanche", a toutefois estimé M. Hollande. "L'élection présidentielle est terminée, il y a un président, ce n'est pas celui que j'ai choisi mais il est là. Maintenant il s'agit de choisir quelle Assemblée nationale on propose". "Il y a des élections, donc tout est ouvert. Beaucoup ont dit qu'il ne faut pas qu'il y ait une concentration du pouvoir dans les mêmes mains, les électeurs ont demain cette capacité d'équilibre (...) Il faut mener pleinement cette bataille là, et ne pas le faire d'une manière défensive", a-t-il ajouté.

Le porte-parole de campagne de Ségolène Royal, Vincent Peillon, a pour sa part appelé le PS à "mettre les compteurs à zéro" lundi, au lendemain de la défaite de la candidate socialiste, et à "se tourner vers l'avenir" mais "pas avec la génération en arrière". Pour ce travail de "refondation politique", M. Peillon a souligné qu'il ne fallait "pas revenir à des gens qui ont déjà exercé la responsabilité, à la génération en arrière".

"On a entendu hier sur le plateau parler du +fabuleux combat entre Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius+. Mais le peuple de gauche n'en veut pas, nous voulons aller de l'avant. Rangez vos querelles d'ego dans les poches revolver de vos costards", a-t-il poursuivi. Pour M. Peillon, l'avenir du PS "ce n'est pas François Hollande, c'est tous les autres". "Ségolène Royal a dû mettre les compteurs à zéro, maintenant travaillons pour une politique nouvelle".

Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a estimé lundi sur France Info que Ségolène Royal "doit être au coeur" de la bataille des législatives et que "l'entreprise de rénovation qu'elle a engagée doit se poursuivre". Pour lui "le PS n'a pas fait suffisamment l'analyse de son échec de 2002. Tout le monde a une part de responsabilité, qu'il s'appelle Laurent Fabius ou Dominique Strauss Kahn", a-t-il assuré. Il s'en est pris à Dominique Strauss-Kahn qui "a sa part de responsabilité aussi dans cette situation". "Ce n'est pas la peine d'essayer de se positionner comme challenger, comme s'il y avait là un enjeu personnel, cela ne sert à rien", a-t-il souligné.

Jean-Louis Bianco, l'un des deux directeurs de campagne de Ségolène Royal, a estimé lundi matin qu'il avait manqué au PS "une vraie rénovation idéologique" pour avoir une chance de gagner l'élection présidentielle. "Qu'est-ce qui a manqué le plus?", s'est interrogé M. Bianco sur i-TELE. Et de répondre: "Là-dessus, je suis d'accord avec Dominique Strauss-Kahn, c'est qu'on n'a pas fait, malgré les progrès, une vraie rénovation idéologique. On n'a pas fait ce que l'UMP a fait."

"On a tous notre part de responsabilité et c'est Ségolène qui a dû bousculer les lignes en trop peu de temps. Donc il faut continuer ce travail de rénovation et pas tirer les uns sur les autres", a ajouté l'ancien ministre de François Mitterrand. Quant aux législatives du 10 et 17 juin, M. Bianco a estimé qu'elles se dérouleraient, pour le PS, sous la bannière du Premier secrétaire François Hollande.

"C'est François Hollande qui conduira le Parti socialiste à la bataille des législatives, c'est une évidence", a-t-il dit.

Lundi 7 mai 2007, 15h46


Vincent Peillon veut remettre "les compteurs à zéro" au PS

PARIS (AP) - Vincent Peillon, ancien porte-parole de Ségolène Royal, a réclamé lundi que le Parti socialiste mette "les compteurs à zéro" et engage son "travail de rénovation" après la défaite à l'élection présidentielle.

"Les compteurs à zéro!", a exigé le député européen sur Canal+. "Ségolène Royal est venue mettre les compteurs à zéro, maintenant, franchement, travaillons à produire une offre politique nouvelle".

Pour Vincent Peillon, la "refondation idéologique, et la stratégie politique pour gagner quand on est républicain de progrès en France, ne sont pas encore au point". "Celle qui a fait le travail en six mois, à peine six mois, c'est Ségolène Royal", a-t-il ajouté. "C'était trop court et, tout le monde l'a bien compris, elle était un peu trop seule".

Et d'ajouter que Ségolène Royal est "à l'évidence" le chef de file du PS pour les législatives à venir, malgré "une défaite honorable" face à Nicolas Sarkozy.

Lundi 7 mai 2007, 11h05


"La flamme de la rénovation qui est maintenant allumée ne doit pas s'éteindre", pour Jean-Marc Ayrault

PARIS (AP) - "La flamme de la rénovation qui est maintenant allumée ne doit pas s'éteindre", a affirmé lundi Jean-Marc Ayrault, estimant que "le Parti socialiste a perdu du temps".

"Le Parti socialiste a perdu du temps, la gauche a perdu du temps", a déclaré le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, appelant lui-aussi à un travail de rénovation du PS. "Après 2002 nous aurions dû faire davantage ce travail mais c'est notre responsabilité collective".

Selon Jean-Marc Ayrault, "Ségolène Royal a repris tout ça en main, il a fallu qu'elle fasse très très vite et elle a fait très vite, il y a une sorte d'accélération de l'histoire". "Mais je pense que ce travail n'a pas suffi, mais cet élan a été donné, il ne doit pas retomber. La flamme de la rénovation qui est maintenant allumée ne doit pas s'éteindre".

Le maire de Nantes a donc estimé que Ségolène Royal "doit jouer un rôle primordial" dans la campagne pour les législatives "parce que derrière elle, il y a tout un mouvement populaire et il ne faut pas que ce mouvement retombe".

Quant à Dominique Strauss-Kahn, qui s'est déclaré dimanche soir "disponible" pour mener la rénovation, "il a, comme les autres, la même responsabilité", a jugé M. Ayrault. "Ce n'est pas ceux qui n'ont pas apporté les idées qu'il fallait apporter le moment venu qui maintenant vont faire la leçon", a-t-il lancé. "Ce n'est pas non plus Laurent Fabius qui a divisé le Parti socialiste en appelant à voter non au référendum de 2005. Tous ces gens-là ont des responsabilités importantes".

Lundi 7 mai 2007, 11h27



"Restons unis" lance Ségolène Royal au lendemain de sa défaite

PARIS (Reuters) - Au lendemain de sa défaite dans la course à l'Elysée, Ségolène Royal exhorte les socialistes à rester unis dans la perspective des prochaines échéances électorales.

"Il faut continuer, travailler, reprendre les choses et surtout il faut rester unis. Restez unis!", a déclaré l'ex-candidate socialiste à la présidentielle à son arrivée à son siège de campagne, boulevard Saint-Germain.

Interrogée sur son rôle à venir pendant la campagne des législatives, la présidente de la région Poitou-Charentes a répondu qu'il fallait "prendre le temps de faire l'évaluation des choses" tout en posant des jalons pour la suite.

"Moi, je suis heureuse d'avoir donné un message d'espoir parce que (...) je sais qu'il y a beaucoup de gens déçus et tristes, je ne veux pas qu'ils le soient. Je prends ma force intérieure pour continuer à leur communiquer de l'énergie", a-t-elle ajouté.

Elle s'est ensuite enfermée au troisième étage du "2 8 2", qui était le centre névralgique de sa campagne depuis le mois de janvier, avec ses proches collaborateurs, dont son codirecteur de campagne, Jean-Louis Bianco.

Après le déjeuner, l'équipe devait avoir une réunion de travail à quelques heures de la tenue d'un Bureau national du PS où l'ex-candidate a prévu de se rendre, au siège du parti, rue de Solférino, a-t-on appris dans son entourage.

L'emploi du temps de Ségolène Royal pour les jours à venir reste flou. Le PS doit tenir un Conseil national - le Parlement du parti - extraordinaire et elle a dit son intention d'organiser un "grand meeting du remerciement" sous dix jours, à La Courneuve, sans donner plus de détails.

Lundi 7 mai 2007, 13h58


DSK lie la défaite de Ségolène Royal au manque de clarté du PS

PARIS (Reuters) - Dominique Strauss-Kahn impute la défaite de Ségolène Royal au manque de clarté du Parti socialiste sur plusieurs questions, dont les retraites, le nucléaire, et la protection de l'économie française.

"Quand au bout du compte on n'est pas clair sur ce qu'on dit aux Français, les Français ne peuvent pas nous suivre", a déclaré l'ancien ministre de l'Economie sur Europe 1.

"Nous parlons aux Français des retraites mais nous ne leur disons pas exactement ce que nous voulons faire parce que nous n'osons pas aller jusqu'au bout de la difficulté du problème", a-t-il expliqué.

"Nous parlons aux Français du nucléaire mais nous ne sommes pas clairs sur le sujet. Nous parlons aux Français du protectionnisme et de la TVA aux frontières mais comme au sein du PS toutes les positions existent, eh bien nous ne sommes pas clairs non plus", a ajouté Dominique Strauss-Kahn.

Lundi 7 mai 2007, 11h22


 
Royal engage une offensive pour s'assurer le leadership du Parti socialiste

PARIS (AFP) - Une bataille est engagée entre Ségolène Royal et d'autres ténors du PS pour s'assurer le leadership sur le parti, fixer les contours de sa refondation et trancher la question d'éventuelles alliances au lendemain de la lourde défaite à l'élection présidentielle.

A très court terme cependant, selon des responsables socialistes, une direction resserrée et collégiale pourrait être mise en place autour du premier secrétaire François Hollande pour conduire la campagne des élections législatives et tenter d'éviter les déchirements internes.

Dès dimanche 20H00, Ségolène Royal a cherché à prendre la direction des opérations et à se poser en architecte d'une nouvelle maison de la gauche, affirmant que dans sa campagne "quelque chose s'est passé qui ne s'arrêtera pas". "Vous pouvez compter sur moi pour approfondir la rénovation de la gauche et la recherche de nouvelles convergences au-delà de ses frontières actuelles".

"Si on gagne, on ne s'arrête pas, si on ne gagne pas, on continue", avait confié Mme Royal à quelques journalistes, dimanche à Melle.

En dépit du score le plus bas depuis 1965 au second tour d'une présidentielle, pour un socialiste, ses partisans font bloc. "La gauche a désormais une grande dirigeante", a déclaré le porte-parole du PS Julien Dray. François Rebsamen, co-directeur de campagne de la candidate, a préconisé "une rénovation idéologique profonde, pour prendre le virage amorcé par Ségolène Royal".

Pour les législatives, le PS devra trancher la question d'une éventuelle alliance avec le "Mouvement démocrate" que veut créer François Bayrou. Mme Royal en est partisan sur le principe, d'où sa déclaration sur le dépassement "des frontières actuelles" de la gauche.

Les jospinistes et la gauche du parti y sont résolument hostiles. "On n'a pas vocation à aider à la création du Mouvement démocrate", souligne Harlem Désir (jospiniste). Strauss-kahniens et fabiusiens attendent de voir la plate-forme programmatique du parti de M. Bayrou, et soulignent que "la refondation idéologique du PS ne doit pas être subordonnée à la question des alliances".

L'offensive "royaliste" n'est pas du goût de tous. "L'objectif était de conquérir l'Elysée, ce n'était pas de marcher sur Solferino", siège du PS, a glissé Laurent Fabius.

Le leadership de Mme Royal "ne coule pas de source", estime le strauss-kahnien Laurent Baumel. "On ne peut pas interpréter un score de 47% comme une étape encourageante vers de futurs succès", ajoute-t-il.

"Personne n'est en situation de se proclamer leader", renchérit Harlem Désir, qui juge "déplacée" l'attitude de Mme Royal.

Pour tous ceux-là, les socialistes doivent "serrer les rangs" pour aborder au mieux les élections législatives. "Rester unis", a déclaré lundi la battue du 6 mai.

Le premier secrétaire François Hollande a averti qu'il "ne tolérerait" aucun "règlement de comptes" au PS. Il entend rester en fonction, assurant que "(sa) responsabilité c'est d'amener tout le monde dans cette bataille" des législatives. Mais il est affaibli par l'échec de Ségolène Royal, sa compagne.
Dominique Strauss-Kahn a ainsi porté un jugement "sévère" sur "le fonctionnement du parti socialiste depuis cinq ans".

Les fabiusiens prônent, eux, une direction resserrée pour mener cette campagne. En feraient partie sept personnes : Mme Royal, ses ex-challengers dans la compétition présidentielle, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, et les chefs de courants.

Par Thierry MASURE, le lundi 7 mai 2007, 20h06


Au nom des législatives, le PS joue la concorde

PARIS (Reuters) - Les socialistes ont tenté tant bien que mal lundi d'effacer le souvenir d'une soirée électorale à couteaux tirés après la défaite présidentielle de Ségolène Royal, dans le souci de préserver une unité - même de façade - en vue des législatives.

Vingt-quatre heures après la victoire de Nicolas Sarkozy, l'ex-candidate du PS, du PRG et du MRC a brandi le "talisman de l'unité".

Glissement sémantique ou temporisation stratégique après ses déclarations de dimanche soir, la présidente de Poitou-Charentes a affirmé que les socialistes seraient "bien sûr tous" engagés "de façon très homogène" dans la bataille électorale à venir, troquant une première personne du singulier pour un "nous" plus collectif.

Devant le Bureau national (BN) du PS, elle a expliqué qu'elle était "disponible pour la suite" auprès des candidats aux législatives.

Au cours de cette réunion, "il y a eu une analyse très sereine et très apaisée des résultats" de la présidentielle, a-t-elle affirmé à sa sortie de la rue de Solférino, se refusant toujours à prononcer le mot "défaite".

"Il y a eu d'abord des applaudissements et des remerciements pour cette belle campagne" mais "pas de critiques", a-t-elle assuré en quittant le siège. L'ensemble du BN a salué "sa détermination, son courage et son courage", a confirmé Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande.

COLLECTIF

Sur le fond, malgré une défaite très nette, Ségolène Royal n'a rien lâché, estimant avoir fait le bon diagnostic de la société française et proposé les bonnes réponses - l'ordre juste ou les rapports "gagnant-gagnant", rapporte un jeune élu ayant assisté aux échanges.

La réunion s'est prolongée sans elle pendant près de deux heures. Ses deux co-directeurs de campagne, François Rebsamen et Jean-Louis Bianco, n'ont pas pris la parole et son "conseiller spécial" Julien Dray n'y a fait qu'une brève apparition.

Le premier secrétaire, qui s'exprimait après sa compagne, a déclaré qu'il prenait toutes ses responsabilités et mènerait la bataille des législatives à la tête d'une équipe collective.

Le PS doit réunir son Conseil national - le parlement du parti - samedi, probablement dans la salle de La Mutualité à Paris, pour décider d'un programme législatif - "quatre ou cinq propositions" tirées du projet présidentiel du PS et du "pacte présidentiel" de Ségolène Royal - créer une équipe collégiale et régler la questions des investitures.

Selon Claude Bartolone, cette direction devrait compter, outre le premier secrétaire, Ségolène Royal, ses deux rivaux malheureux pour l'investiture, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, et des représentants des courants socialistes - soit une dizaine de personnes.

Se posant une nouvelle fois en rassembleur d'un parti en ébullition, François Hollande avait prévenu dès lundi matin qu'il ne "tolérerait rien" qui puisse ressembler à des "règlements de comptes" afin de ne pas compromettre la création d'une "force d'équilibre" face à l'UMP.

"COUCOU SUISSE"

Le Bureau national, première rencontre des dirigeants socialistes après la troisième défaite présidentielle de suite, a-t-elle été l'occasion d'une autocritique ?

"Il y a eu une retenue", a expliqué Stéphane Le Foll au lendemain d'une soirée électorale où plusieurs "éléphants" avaient sévèrement attaqué la candidate, sa campagne et le leadership du PS.

Quelques minutes après l'annonce des résultats, Dominique Strauss-Kahn avait évoqué une "très grave défaite" et s'était déclaré disponible pour lancer la rénovation social-démocrate du PS.

Lundi, l'ancien ministre de l'Economie a assuré ne pas être "dans les questions de personnes" et son entourage s'est attaché à gommer un discours trop abrupt sans renier la critique de fond.

"De temps à autre, il faut parler vrai. On ne peut pas faire comme en 2002 et repartir sans chercher les raisons de la défaite", estime l'un de ses conseillers.

A leur arrivée au BN, plusieurs "éléphants" ont mis en garde l'ex-candidate et la direction du PS sur les alliances à venir.

"La social-démocratie à la française (...) ne peut pas correspondre à courir derrière l'UDF", a prévenu Bernard Poignant, adressant une critique à peine voilée à Ségolène Royal. "Toute distance prise avec le PS est forcément une mauvaise idée", a ajouté le député européen, proche de Lionel Jospin.

Sur l'aile gauche du parti, Jean-Luc Mélenchon ne veut même pas entendre parler de virage social-démocrate - qui revient "comme un coucou suisse" chaque fois que le PS perd une élection.

"Il faut quand même garder ses nerfs et éviter de profiter de la tristesse pour nous refiler une marchandise dont on ne veut pas".

Lundi 7 mai 2007, 23h03



Le PS cherche à se concentrer sur les législatives

PARIS (Reuters) - Dans les soubresauts de la défaite de Ségolène Royal, les socialistes de tous bords ont posé des jalons en vue d'un Conseil national de crise destiné à préparer les législatives.

Le PS doit réunir cette instance - le Parlement du parti - samedi à Paris, à moins d'une semaine avant le dépôt des listes pour les scrutins des 10 et 17 juin - une bataille dans laquelle Ségolène Royal entend jouer "un rôle central", selon ses proches.

Après les vives critiques sur sa campagne formulées dès l'annonce des résultats, la présidente de Poitou-Charentes a appelé les socialistes à rester unis.

Les traits tirés mais très souriante, elle est arrivée à la mi-journée à son QG de campagne, boulevard Saint-Germain, et s'est à nouveau déclarée prête à "continuer" sur sa lancée.

"On va travailler, rénover, refonder, préparer les prochaines échéances", a-t-elle expliqué à quelques heures d'un Bureau national avancé à lundi soir pour cause de jour férié mardi. Il faut "prendre le temps de faire l'évaluation des choses", a-t-elle jouté.

Va-t-elle conduire la campagne législative? "On verra, on verra", a dit Ségolène Royal. Les couteaux sont-ils tirés au PS? "Non je ne pense pas", a voulu croire la dirigeante socialiste avant de s'enfermer au "2 8 2" avec ses proches collaborateurs.

Se posant une nouvelle fois en rassembleur d'un parti en ébullition, François Hollande a prévenu qu'il ne "tolérerait rien" qui puisse ressembler à des "règlement de comptes".

"En ce moment, il y a un défi à relever", celui des législatives, a-t-il souligné sur France 2. "L'enjeu est trop important, trop grave. Il est de savoir si c'est l'UMP qui doit avoir tous les pouvoirs ou si on crée une force d'équilibre et de préparation de l'avenir".

Pas de "guerre des éléphants", a plaidé pour sa part Jean-Marc Ayrault qui a jugé sévèrement la sortie de Dominique Strauss-Kahn dimanche soir. "Ce n'est pas la peine d'essayer de se positionner comme challenger, comme s'il y avait là un enjeu personnel, cela ne sert à rien", a déclaré le président du groupe PS à l'Assemblée.

Ancien rival de Ségolène Royal pour l'investiture présidentielle, Dominique Strauss-Kahn s'était déclaré "disponible" pour la rénovation du PS quelques instants après l'officialisation de l'échec socialiste dimanche soir.

UNE COURSE ENTRE GAZELLE ET ÉLÉPHANTS

Lundi matin sur Europe 1, l'ancien ministre de l'Economie a précisé qu'il ne réclamait "la tête de personne".

L'ex-candidate a "évidemment toute sa place" au sein de la direction du PS. Ce n'est pas "une question de hiérarchie entre les individus, c'est une question de fond. Je veux une gauche moderne", a-t-il fait valoir.

Porte-parole de la "génération qui subit la défaite" de plein fouet, Razzye Hammadi, président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) a appelé les caciques du PS à "faire preuve de responsabilité".

Pour construire "l'alternative", la "refondation" est nécessaire", a-t-il déclaré à Reuters. Mais elle "doit se faire autour du PS et non pas dans un zoo où les éléphants écrasent toujours impunément et où les gazelles pensent toujours aller plus vite que les autres sans direction précise".

A un mois des législatives, il faut rapidement se mettre au travail, a estimé de son côté Laurent Fabius sur RTL. La campagne qui s'annonce doit être menée "d'une manière collégiale", a-t-il répété, renouvelant implicitement ses critiques sur la campagne en solo de Ségolène Royal.

L'ancien Premier ministre s'est élevé à mots couverts contre l'attitude de Ségolène Royal qui s'est déclarée prête pour d'autres "combats démocratiques" quelques minutes après avoir échoué.

"L'erreur, ce serait après une défaite de faire comme si elle n'avait pas existé", a ajouté l'ancien Premier ministre. "L'objectif était de conquérir l'Elysée, pas de marcher sur Solférino", siège du Parti socialiste. "Ce sont deux choses différentes".

"Il faut qu'elle comprenne qu'elle a perdu", renchérit un élu proche de Laurent Fabius. "Ce qu'elle fait est choquant. Elle disait être la candidate du réel, qu'elle commence par le réel électoral" et qu'elle s'efface, estime-t-il.

"Elle a été désignée pour être candidate à l'Elysée, pas au poste de premier secrétaire", explique un autre jeune responsable socialiste.

Lundi 7 mai 2007, 17h01



La nécessité du renouveau

"Ce soir, je suis triste pour la France et pour la gauche. Nous avons connu une grave défaite.

Mes pensées vont d’abord à Ségolène Royal qui a mené ces derniers mois une campagne innovante et courageuse.

Elles vont ensuite aux milliers des militants et sympathisants socialistes qui ont porté et diffusé le pacte présidentiel de notre candidate dans des réunions publiques, sur les marchés, partout dans le pays.

Je partage leur déception de voir l’espoir de renouveau porté par la gauche rejeté dans les urnes. Je partage aussi leurs inquiétudes sur ce qui peut arriver en France dans les mois et les années à venir.
Pour autant, nous devons dire la vérité aux Français et à la gauche, c’est notre devoir.

La gauche a perdu cette élection présidentielle dès le premier tour. Jamais la gauche n’avait connu un score aussi faible. Pourquoi ? Parce que depuis cinq ans, nous ne nous sommes pas assez renouvelés. Nous nous sommes laissés bercer par les illusions des victoires aux élections régionales et européennes, alors que les Français ne faisaient que rejeter massivement la politique de Jacques Chirac.

Nos concitoyens ne veulent plus des solutions du passé. Ils voient bien que la gauche doit apporter autre chose que ce qu’elle a toujours dit. J’ai tenté une révolution social-démocrate pendant la primaire socialiste. Elle n’a pas abouti. Ce renouveau est aujourd’hui nécessaire."

Dominique Strauss-Kahn, le 06 mai 2007

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