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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 13:58
(Dépêches)



PARIS (Reuters) - François Bayrou a félicité dimanche soir Nicolas Sarkozy pour son élection à la présidence de la République tout en le mettant en garde contre le "confort" du "pouvoir absolu".

"La campagne électorale nous a souvent opposés mais je veux lui adresser mes félicitations et mes voeux de citoyen pour son mandat", a dit le président de l'UDF à l'adresse du nouveau chef de l'Etat.

"Ces voeux sont en même temps des voeux pour la France", a ajouté François Bayrou lors d'une déclaration au siège de l'UDF, rue de l'Université.

"Je pense à ceux autour de lui qui se réjouissent ce soir en pensant qu'un grand pas a été fait pour eux et pour leur pays. Je souhaite de toutes mes forces qu'ils aient raison", a poursuivi le député des Pyrénées-Atlantiques, qui avait obtenu 18,6% des voix au premier tour de l'élection présidentielle.

"Mais nombreux aussi sont ceux qui sont déçus et inquiets et ceux-là, je ne les oublie pas", a-t-il ajouté.

François Bayrou a mis en garde Nicolas Sarkozy contre les dangers du "pouvoir absolu" tout en se réservant le droit de distribuer des bons points si le gouvernement "fait quelque chose de bien".

"Je le dis à Nicolas Sarkozy : le pouvoir absolu, cela peut être un confort - on peut décider ce qu'on veut, il n'y a personne pour s'y opposer - mais cela c'est l'apparence car il n'y a en même temps personne pour vous empêcher de vous tromper", a fait remarquer l'élu béarnais.

CORESPONSABLES DE L'AVENIR DU PAYS

"C'est pour ça que quand le pouvoir absolu se trompe, il se trompe absolument et c'est tout le pays, toutes les familles qui paient l'addition", a-t-il prévenu. "Il faut équilibrer le pouvoir. C'est cela l'enjeu des élections législatives".

François Bayrou a expliqué la démarche "constructive" du Mouvement démocratique, le nouveau parti que l'UDF réunie en Conseil national devrait faire naître jeudi prochain. Ce nouveau courant compte présenter des candidats dans toutes les circonscriptions en vue des législatives de juin.

"Chaque fois que le président de la République et son gouvernement proposeront quelque chose de bien, quelque chose qui va dans le bon sens, nous le soutiendrons. Dans ces circonstances, nous voterons oui et nous nous engagerons. Nous serons constructifs et positifs, mais nous serons vigilants", a souligné François Bayrou.

"Chaque fois que nous percevrons un risque, nous le dirons, de la même manière, et nous exercerons ainsi un devoir d'alerte", a ajouté le pourfendeur du clivage droite-gauche.

"Le Mouvement démocrate permettra à tous ceux qui veulent renouveler ainsi la politique, ses moeurs et ses pratiques, la reconstruire et la rénover, de se retrouver et d'agir ensemble", a-t-il dit.

Aux yeux du député béarnais, tous les anciens candidats à la présidentielle doivent se sentir coresponsables de la France.

"En vérité, celui qui a gagné et ceux qui n'ont pas gagné, même s'ils ne le savent pas, ils sont coresponsables de l'avenir du pays", a-t-il déclaré.

"Nous avons un grand pays en charge, une grande histoire, un grand peuple. Nous devons à ce peuple de conjuguer nos forces pour préparer son avenir", a conclu François Bayrou.

Lundi 7 mai 2007, 7h53




PARIS (AFP) - Les électeurs de François Bayrou au premier tour se sont répartis à peu près à égalité au second entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, une minorité s'abstenant ou votant blanc ou nul, selon trois sondages publiés dimanche, de la Sofres, d'Ipsos et de CSA.

Les études divergent légèrement sur la proportion d'électeurs de Jean-Marie Le Pen ayant suivi l'appel du candidat d'extrême-droite à l'abstention ou au vote blanc et nul, évaluée à 20% par la Sofres et à 24-25% par CSA et Ipsos.

Selon le sondage Sofres, 40% des électeurs de Bayrou ont voté pour Sarkozy au second tour de la présidentielle, 40% également pour Royal et 20% d'entre eux se sont abstenus ou ont voté blanc ou nul. Le candidat centriste n'avait pour sa part pas donné de consigne de vote, mais avait indiqué qu'à titre personnel, il ne voterait pas pour le leader de l'UMP.

Toujours selon la Sofres, 66% des électeurs de Jean-Marie Le Pen ont voté pour le candidat UMP, contre 15% pour sa concurrente socialiste et 19% qui se sont abstenus, ou ont voté blanc ou nul.

Selon le sondage Ipsos, 40% des électeurs de Bayrou ont voté Sarkozy, 38% Royal, 7% blanc ou nul et 15% se sont abstenus. 63% de ceux de Le Pen ont choisi Sarkozy, 12% Royal, 5% blanc ou nul et 20% n'ont pas voté.

Toujours selon Ipsos, parmi les électeurs d'autres candidats de gauche que Ségolène Royal au premier tour, 72% ont voté pour cette dernière au second tour, 8% ont préféré Sarkozy, 5% ont voté blanc ou nul et 15% se sont abstenus. Enfin, 64% des abstentionnistes du premier tour ont fait de même au second, 21% ont voté Royal et 15% Sarkozy.

Selon l'enquête CSA, 45% des électeurs de Bayrou ont voté Sarkozy, 47% Royal et 8% se sont abstenu. 58% de ceux de Le Pen ont choisi le candidat UMP, 18% la candidate socialiste et 24% ne se sont pas déplacés. Enfin, 75% des électeurs d'Olivier Besancenot se sont reportés sur Royal, 6% sur Sarkozy et 19% se sont abstenus.

Sondage Sofres pour TF1 et Le Figaro réalisé dimanche par téléphone auprès d'un échantillon national de 1.200 personnes, représentatif de l'ensemble de la population française, sélectionné selon la méthode des quotas.

Sondage Ipsos réalisé pour France 2, Europe 1, Le Point, 20 minutes et Dell par téléphone dimanche auprès de 3.609 personnes (échantillon représentatif de la population inscrite sur les listes électorales, méthode des quotas).

Sondage CSA réalisé dimanche pour France 3, France Info, France Inter, Le Parisien/Aujourd'hui en France par téléphone auprès d'un échantillon de 1.030 personnes âgées de plus de 18 ans représentatif de la population française et inscrites sur les listes électorales (méthode des quotas).

Dimanche 6 mai 2007, 23h59






PARIS (AFP) - L'électorat de François Bayrou, considéré comme une des clés du scrutin avant le second tour de l'élection présidentielle, n'aura finalement pas fait la différence, se répartissant à peu près de façon égale sur les deux candidats, avec des disparités géographiques toutefois.

Globalement, à l'analyse des résultats, on constate un meilleur report des voix bayrouistes du premier tour sur Ségolène Royal dans les départements de la façade ouest et du sud-ouest, là où elle a souvent été majoritaire dimanche.

En revanche, dans la moitié est et dans le nord de la France, où Nicolas Sarkozy l'a emporté, l'électorat centriste s'est plus souvent reporté sur le président élu.

Malgré des écarts assez importants dans les chiffres, les instituts de sondage qui ont mesuré dimanche et lundi les reports de voix, mettent tous en avant ce partage des voix : Mme Royal aurait recueilli entre 38% et 45% des voix Bayrou, M. Sarkozy entre 32% et 47%, le reste des électeurs choisissant l'abstention ou le vote blanc.

Selon LH2, on constate également une différence parmi les électeurs Bayrou selon qu'ils se définissent ou non comme sympathisants UDF. Ceux là ont majoritairement opté pour M. Sarkozy lorsqu'ils ont voté: 69% contre 31% à Mme Royal. Une tendance que l'on constate notamment dans les départements où les élus UDF avaient appelé à voter Sarkozy.

Dans leur ensemble, les électeurs Bayrou qui ont voté se seraient répartis à 56% pour Mme Royal et 44% pour M. Sarkozy, selon cet institut.

Des chiffres qui semblent indiquer que les nouveaux électeurs Bayrou, notamment les jeunes, se seraient plutôt tournés vers la candidate socialiste. Ce phénomène est notamment sensible dans certaines localités de la région parisienne, dont Paris, et dans de nombreuses grandes villes, notamment universitaires, où Mme Royal réalise de très bons scores.

Nicolas Sarkozy aura réussi à rassembler massivement l'électorat de droite, mais aussi d'extrême droite. Après un premier tour où il avait déjà rassemblé sur son nom une bonne part des soutiens du FN, il a achevé le travail au second. Entre 55% et 65% des électeurs de Jean-Marie Le Pen se sont reportés sur lui, un taux qui atteint 85% chez ceux qui ont voté.

Le nouveau président réalise d'ailleurs ses meilleurs résultats dans les régions qui avaient accordé ses plus forts scores au leaders frontistes lors des précédentes présidentielles: l'Alsace, PACA, Rhône-Alpes, Champagne-Ardenne notamment.

Mais il recueille également de très bons reports de voix lepénistes en région parisienne. Le même phénomène se constate aussi dans les vieilles terres socialistes comme le Nord ou la Seine-Maritime, où M. Sarkozy l'a emporté dimanche.

Dans ces départements, la candidate socialiste a surtout pâti de la faiblesse du score de la gauche, au premier tour, dû pour partie à l'érosion des positions traditionnelles du PS dans l'électorat populaire mais aussi à l'effondrement du PCF. Même si Ségolène Royal a obtenu des reports assez corrects de la part des électeurs de la gauche anti-libérale du premier tour: environ 70%.

Dans les catégories réputées traditionnellement favorables à la gauche, Ségolène Royal a fait à peine mieux que Nicolas Sarkozy: elle dépasse juste les 50% chez les employés et les professions intermédiaires, et est autour de 55% chez les ouvriers, selon les chiffres moyens des instituts de sondage.

A l'inverse, M. Sarkozy a massivement mobilisé l'électorat traditionnel de la droite : l'électorat rural (67% des agriculteurs ont voté pour lui), les artisans et commerçants (82%), les électeurs les plus âgés (à près de 70%).

Par Tristan MALLE, le lundi 7 mai 2007, 20h55





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Résultats officiels
de l'élection présidentielle 2012
 


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