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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 14:20
(Dépêches)
























Fête à la Concorde, affrontements à la Bastille

PARIS (AFP) - La place de la Concorde à Paris avait retrouvé son calme vers 01H30, après avoir accueilli quelque 30.000 personnes venues fêter la victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle, qui a provoqué des heurts en région parisienne et en province.

Nicolas Sarkozy a été élu président de la République, battant la socialiste Ségolène Royal avec 53,06 % des voix contre 46,94, selon les résultats définitifs du ministère de l'Intérieur.

La place de la Concorde était noire de monde vers 23H00 et quelque 30.000 personnes selon la police se s'étaient pressées devant la scène où se sont succédé des soutiens de M. Sarkozy: Jean-Marie Bigard, la chanteuse Tina Arena, Enrico Macias et Gilbert Montagné. A l'annonce des résultats, des militants UMP, en majorité des jeunes, ont hurlé de joie, sauté en l'air, applaudi, puis se sont embrassés, à la Concorde.

Si l'ouest de Paris semblait triompher, à l'est en revanche, désarroi et colère étaient visibles. Les forces de l'ordre ont chargé dimanche soir à coups de grenades lacrymogènes, place de la Bastille à Paris, des manifestants anti-Sarkozy qui leur lançaient pavés et projectiles. Les forces de l'ordre ont fait usage d'un canon à eau.

Place de la république, une manifestation itinérante, partie de la Bastille s'est finalement dispersée vers 1H30 après de brefs échanges de projectiles. Gare de Lyon quelques vitrines ont été cassées et des scooters et voitures renversés.

"La France n'a pas compris le message de ce qui s'est passé en octobre novembre 2005" (émeutes), a réagi pour sa part le président d'AC le Feu Mohamed Mechmache, à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Le collectif a néanmoins appelé les banlieues à ne pas "répondre par la violence" à la victoire de Nicolas Sarkozy, alors que plus d'une centaine de véhicules ont été brûlés notamment en Seine-saint-Denis, dans le Val-de-Marne et dans le Val-d'Oise.

En province, à Toulouse, environ 2.500 personnes, selon des journalistes, 1.000 à 1.200 selon la police, surtout des jeunes, ont manifesté dimanche soir leur hostilité à Nicolas Sarkozy, tandis que des incidents éclataient dans le centre-ville.

Après s'être rassemblés sur la place du Capitole, où quelques manifestants ont escaladé la façade de l'Hôtel de ville pour y décrocher des drapeaux bleu-blanc-rouge, ils se sont rendus devant le siège de l'UMP, tout proche, qu'ils ont caillassé, avant d'être dispersés par les forces de l'ordre à l'aide de gaz lacrymogène. Le gros des manifestants se sont dispersés vers 1H30.

A Lyon, plus de 500 personnes ont manifesté dimanche soir au centre-ville leur hostilité à la suite de l'élection de Nicolas Sarkozy et les forces de l'ordre essuyaient des jets de projectiles, a constaté une journaliste de l'AFP. 25 personnes ont été interpellées, selon la police.

De légers incidents se sont également déroulés sur la Grand Place à Lille et le quartier populaire de Lille-sud après l'annonce de la victoire de Nicolas Sarkozy: ils se sont soldés par quelques interpellations et une soixantaine de feux de mobilier urbain ou de véhicules.

Lundi 7 mai 2007, 13h14



Lourd bilan pour les incidents de la nuit de l'élection

PARIS (Reuters) - Des incidents, entre échauffourées et voitures brûlées, ont éclaté dans plusieurs villes de France après la victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle dimanche soir.

Ils se sont soldés par 730 voitures incendiées, 78 policiers et gendarmes blessés et 592 arrestations, selon un bilan de la Direction générale de la police nationale (DGPN).

Ce bilan, le second, a été diffusé lundi après-midi mais ne rend pas compte de la totalité des dégâts enregistrés dans le pays si l'on tient compte de chiffres obtenus auprès de préfectures et d'institutions régionales.

Le bilan de la DGPN ne fait ainsi pas mention d'attaques d'autobus au cocktail Molotov en région parisienne, ni de l'incendie criminel de l'école de la Lanterne à Evry (Essonne), ni d'une tentative d'incendie contre un centre d'action sociale dans la même ville, attestés de source policière.

Il ne fait pas état non plus de magasins ravagés et pillés, comme à Lyon, où selon un décompte réalisé par Reuters, une vingtaine de devantures de magasins de la Presqu'Ile ont été brisées, ainsi que des abribus et des cabines téléphoniques. Dans la ville, la préfecture de police fait état de 13 blessés, dont 10 dans les rangs de la police, et 54 voitures incendiées.

Dans le département du Nord, une centaine de voitures ont été incendiées, en particulier dans les villes de Lille et de Roubaix, rapportent les pompiers. Des dizaines d'abribus ont été brisés, des feux de poubelles observés. Environ 70 personnes ont été interpellées à Lille, selon la police.

GAUCHISTES ET JEUNES DE BANLIEUE

Dans un document interne, dont Reuters a eu connaissance, la DGPN estime que "le second tour des élections présidentielles n'a pas généré de grandes manifestations de violences urbaines dans les quartiers sensibles".

Elle ajoute que le niveau des violences de la nuit a été "au-dessus de celle d'un 14 juillet" mais inférieur à un Réveillon de la Saint-Sylvestre.

Selon elle, environ 10.000 personnes ont manifesté dans toute la France contre le résultat de l'élection présidentielle.

La police estime que les violences ont été provoquées par deux milieux distincts, des jeunes des banlieues pauvres, notamment autour de Paris, et des militants d'extrême gauche, anarchistes ou "autonomes" dans les centres des grandes villes.

Les seconds, rejoints parfois par des militants socialistes, ont par exemple affronté les forces de l'ordre durant plusieurs heures place de la Bastille à Paris, lieu traditionnel de rassemblement de la gauche lors des soirées électorales.

Les manifestants, qui jetaient feux d'artifice et bouteilles, ont été dispersés que par un véhicule anti-émeute blindé équipé de canons à eau, a-t-on constaté sur place.

En province, outre Lyon et Lille, des échauffourées se sont déroulées à Bordeaux, Nantes, Rennes et Toulouse notamment.

A Nantes, où une manifestation contre Nicolas Sarkozy a rassemblé un millier de personnes, 26 personnes ont été placées en garde à vue, selon Yves Monard, directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) de Loire-Atlantique.

Parmi elles, trois mineurs accusés d'avoir cassé un abribus. Six policiers ont été légèrement blessés. Du côté des manifestants, une personne a été touchée par un tir de flash ball, mais ses jours ne semblent pas en danger.

Dans des quartiers sensibles de la ville, 33 véhicules ont été incendiés ainsi que de nombreuses poubelles. Plusieurs vitrines de commerçants ont été endommagées.

"Il ne s'agissait pas d'une manifestation spontanée, mais d'un mouvement préparé par un noyau dur de militants anarchistes et d'extrême gauche", a estimé Yves Monard.

En Normandie, la police a procédé à vingt interpellations à Rouen et à Caen, lors d'incidents survenus en marge de manifestations dans la nuit de dimanche à lundi.

Quatre policiers ont été légèrement blessés à Caen où des dégâts matériels - dégradations, bris de vitrines, voitures endommagées, tentative d'incendie de la permanence UMP - ont été commis. Dans l'agglomération de Rouen, une dizaine de voitures ont été incendiées.

Lundi 7 mai 2007, 18h16

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