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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 11:32
(Dépêches)



Strauss-Kahn : Hollande est "le principal responsable" de la défaite

PARIS (AFP) - Dominique Strauss-Kahn a affirmé lundi que le premier secrétaire du PS François Hollande était "le principal responsable" de la défaite présidentielle, qui crée "évidemment une crise" au Parti socialiste.

"Le PS, depuis 2002, a été incapable de se renouveler" et François Hollande en est "le responsable principal", a-t-il dit sur RMC et BFM-TV.

Le député du Val-d'Oise a ironisé sur la proposition de François Hollande d'organiser "des assises pour refonder un grand parti de la gauche".

"C'est un aveu (...) Cela veut dire qu'on n'est plus un grand parti de la gauche", a-t-il dit, en déplorant "la tendance à fuir, dans des manoeuvres institutionnelles, la réalité".

Selon Dominique Strauss-Kahn, ce n'est pas le nom du parti qui est en cause, "ce sont les idées". "Nous n'avons pas attiré les Français", a-t-il dit, en plaidant pour "un socialisme du réel, ancré dans la réalité". "Depuis des années, on ne tranche rien" au PS, a-t-il déploré.

De la défaite du 6 mai, "on est tous responsables à la mesure des responsabilités qu'on a exercées". "Plus la responsabilité est grande, plus on est responsable", a-t-il expliqué.

Dominique Strauss-Kahn s'est déclaré opposé à une désignation très rapide du candidat pour la présidentielle 2012, prônée samedi par Ségolène Royal, candidate malheureuse au scrutin 2007, jugeant que "cela n'a pas de sens".

Il a toutefois reconnu que choisir le candidat six mois avant le scrutin, "c'est trop tard". Le mieux, selon lui, c'est de prévoir une désignation "un an ou un an et demi" avant la présidentielle.

Lundi 14 mai 2007, 10h08



François Hollande veut des "assises pour refonder un grand parti de la gauche"

PARIS (AFP) - François Hollande, premier secrétaire du PS, a affirmé dimanche qu'il y aurait après les élections législatives "des assises pour refonder un grand parti de la gauche".

"Il y aura des assises qui permettront de refonder un grand parti de la gauche", a déclaré M. Hollande sur France 3 dans l'émission "France Europe Express".

"Les radicaux de gauche, les amis de Jean-Pierre Chevènement y sont prêts, et nous allons le faire avec tous ceux qui le voudront, après les élections législatives", a-t-il indiqué.

"Il faut refonder la gauche, parce qu'on ne peut pas avoir un grand Parti socialiste" avec "des petites forces, des satellites autour de lui", a-t-il estimé.

Les candidats de gauche, toutes sensibilités confondues, n'ont recueilli au total que 37% des voix au premier tour de la présidentielle, dont 25,87% pour la candidate socialiste Ségolène Royal. Au second tour, Mme Royal a été battue par son rival UMP Nicolas Sarkozy, par 46,94% contre 53,06%.

"Il n'y a pas d'impasse, il faut inventer une nouvelle stratégie: l'invention de cette stratégie, c'est un grand Parti socialiste qui couvre tout l'espace qui va de la gauche, sans aller jusqu'à l'extrême gauche, jusqu'au centre-gauche ou au centre", a affirmé M. Hollande.

Selon lui, "on ne va pas sous-traiter, ni à une gauche radicale qui n'existe plus, ni à un centre qui, lui, existe. On va prendre tout l'espace".

"L'enjeu des prochaines élections - élections législatives, élection présidentielle de 2012 - c'est de constituer ce grand parti", a-t-il ajouté, appelant à "en discuter dans les mois qui viennent".

"La droite a su le faire" en créant l'UMP, a observé le numéro un socialiste.

"Je ne suis plus pour qu'on fasse des accords simplement entre partis politiques. Cette façon de faire de la politique n'est pas compréhensible", a-t-il encore expliqué.

"Il faut que nous fassions l'effort, les socialistes, de dire +maintenant nous allons discuter+ (...) mais il faut le faire sur une ligne politique", a-t-il insisté.

"Si nous ne le faisons pas sur une ligne politique, nous réintroduisons dans ce grand parti tout ce qui est la contradiction au sein de la gauche", a jugé M. Hollande.

A ses yeux, cette "ligne" ne saurait être sociale-démocrate, comme le propose Dominique Strauss-Kahn. La social-démocratie est "un modèle assez vieillissant, c'est un vocabulaire qu'on utilisait dans les années 70 ou 80", a-t-il dit. Quant au "social-libéralisme", il "est peut-être déjà passé de mode".

"Il faut inventer", a lancé M. Hollande.

Ce "grand parti pourrait-il s'appeler "Parti de gauche"? "Pourquoi pas?", a répondu le Premier secrétaire. "Ca ne troublerait pas de s'appeler "la Gauche", c'est même plutôt un honneur".

Lundi 14 mai 2007, 7h26




François Hollande prône la création après les législatives d'un "grand parti de la gauche" allant jusqu'au centre

PARIS (AP) - Le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande a annoncé dimanche soir sa volonté de fonder "un grand parti de la gauche" qui irait jusqu'au "centre", mais pas avant les législatives de juin prochain.

"Qu'est-ce qu'il faut comme nouvelle stratégie? Un grand parti socialiste qui couvre tout l'espace qui va de la gauche, sans aller jusqu'à l'extrême gauche, car l'extrême-gauche a son identité, jusqu'au centre-gauche, au centre", a déclaré M. Hollande lors de l'émission "France Europe Express" sur France-3 et France-Info.

"Il y aura des assises qui permettront de refonder un grand parti de la gauche pour les années qui viennent", a-t-il annoncé, en précisant que "nous allons le faire avec tous ceux qui le voudront, mais je le dis bien, après les élections législatives".

Prenant pour exemple l'UMP, M. Hollande a souhaité la formation d'un "instrument plus fort" pour les prochaines élections législatives et présidentielle en 2012, "parce qu'on ne peut pas avoir des petites forces autour, des satellites autour de lui".

Il a par ailleurs indiqué que le candidat socialiste devra être désigné "sans doute deux ou trois ans avant" la prochaine élection présidentielle, et qu'il "y aurait une logique que ce candidat soit le chef du parti".

Evoquant le cas des personnalités socialistes approchées par le président élu ces derniers jours, M. Hollande a jugé que celles qui "s'engagent avec Nicolas Sarkozy", en réalité, "rejoignent (son) programme".

"A ce moment-là, convenons-en, elles ne peuvent plus se réclamer de la gauche, mais des droites, des droites républicaines", a déclaré le premier secrétaire du PS.

Enfin, s'agissant des Verts, qui ont refusé dimanche l'accord électoral proposé par le PS pour les législatives, M. Hollande a expliqué: "Nous disons au Verts: vous devez prendre cet accord, au moins pour être à l'Assemblée nationale de bonne manière, et puis ensuite nous discuterons".

"Et je crois qu'ils ne sont pas dans la capacité, et je le regrette, de prendre une décision", a-t-il conclu.

Lundi 14 mai 2007, 2h33



DSK s'insurge contre la proposition de François Hollande de créer de "un grand parti de la gauche"

PARIS (AP) - Dominique Strauss-Kahn s'est insurgé lundi contre la "tendance à fuir dans les manoeuvres institutionnelles" après la proposition du Premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande de créer un "grand parti de la gauche".

"Si on a besoin de refonder un grand parti de la gauche, c'est qu'il y a un problème", a-t-il lancé sur RMC-Info, regrettant "cette tendance à fuir dans les manoeuvres institutionnelles".

"Ce n'est pas ça le problème. Le problème, c'est que la gauche au premier tour a fait le score le plus faible qu'elle ait connue depuis des décennies", a poursuivi DSK. "Savoir si on change de parti, de nom, cela ne change rien à tout ça. Ce sont les idées qui sont en cause, c'est le fait que nous n'avons pas attiré les Français (...) On ne résout pas les problèmes par des institutions".

"Quand on vient de subir un échec comme celui qu'on a connu, évidemment qu'il y a une crise", a poursuivi Dominique Strauss-Kahn. "Quand il y a un problème, on est tous responsables à la mesure de la responsabilité qu'on a exercée. Plus la responsabilité est grande, plus on est responsables".

Interrogé sur la responsabilité de Ségolène Royal, il a répondu que l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle avait une "responsabilité importante" dans la campagne, mais "pas obligatoirement dans l'organisation du PS".

"Le Parti socialiste, au cours des cinq dernières années, depuis l'échec de 2002, a été incapable de se renouveler", a-t-il déploré. "Je pense que c'est le responsable principal", a-t-il ajouté en référence à François Hollande.

Lundi 14 mai 2007, 9h24



Strauss-Kahn ironise sur la refondation voulue par Hollande

PARIS (Reuters) - Dominique Strauss-Kahn a ironisé lundi sur l'appel de François Hollande à la refondation d'un grand parti de gauche, y voyant un aveu d'échec et une fuite dans les manoeuvres institutionnelles.

Interrogé sur BFM TV et RMC, l'ancien ministre socialiste des Finances a également jugé que le premier secrétaire du PS était "le responsable principal" de l'échec du PS à l'élection présidentielle.

"Qui peut être contre refonder un grand parti de la gauche?", s'est demandé Dominique Strauss-Kahn sur un ton ironique.

"D'abord c'est un aveu, ça veut dire qu'on n'est plus un grand parti de la gauche, il faut quand même en rechercher les responsabilités", a-t-il expliqué, ajoutant: "Surtout, il y a toujours cette tendance de fuir dans les manoeuvres institutionnelles".

"C'est pas ça le problèmes, le problème c'est que la gauche au premier tour a fait le score le plus faible qu'elle ait connue depuis des décennies. Ce n'est pas parce qu'on change de parti, le nom, ça ne change rien tout ça, c'est les idées qui sont en cause, c'est le fait que nous n'avons pas attiré les Français", a ajouté Dominique Strauss-Kahn.

Selon l'ancien prétendant à l'investiture présidentielle du PS, adepte d'un "socialisme du réel", "on ne résout pas ces problèmes-là par des institutions".

François Hollande a souhaité dimanche soir que des assises soient organisées après les élections législatives de juin pour refonder un grand parti de la gauche.

"Qu'est-ce qu'il faut comme nouvelle stratégie ? Un grand parti socialiste qui couvre tout l'espace qui va de la gauche - sans aller jusqu'à l'extrême gauche, car l'extrême gauche a son identité - jusqu'au centre gauche, au centre", avait déclaré le premier secrétaire du PS dans l'émission France Europe Express sur France 3 et France Info.

Lundi 14 mai 2007, 9h14



PS : "Ne bousculons pas les échéances", plaide Elisabeth Guigou

PARIS (AP) - La députée socialiste Elisabeth Guigou a jugé dimanche qu'il "ne faut pas bousculer les échéances", notant que le Parti socialiste doit se "concentrer" sur les législatives de juin et faire "taire les ressentiments, les rancoeurs".

"François Hollande est le Premier secrétaire et le restera jusqu'au prochain congrès", a rappelé la députée lors de l'émission "Dimanche+" sur Canal+. "Il ne faut pas bousculer les échéances et la première des échéances, c'est les législatives" de juin prochain.

"Il faut se concentrer là-dessus et il faut faire taire les ressentiments, les rancoeurs, les reproches", a-t-elle averti soulignant que "c'est la responsabilité" du PS pour "essayer d'avoir le maximum de députés à l'Assemblée nationale".

Lors du conseil national du PS samedi, Ségolène Royal a jeté un pavé dans la mare en proposant que le PS désigne son candidat pour 2012 dès son prochain congrès du parti, dénonçant par ailleurs les "attaques internes" dont elle a été l'objet pendant la campagne présidentielle.

"Ce qui est important, c'est de reconnaître qu'il y a eu grâce à Ségolène Royal (...) un élan, un enthousiasme. On a vu revenir des gens qui s'étaient détournés de la politique", a estimé Elisabeth Guigou. La candidate socialiste "va avoir bien entendu une place éminente. A partir de là, nous avons cinq ans devant nous. Ne bousculons pas les échéances".

La députée socialiste de Seine-Saint-Denis a mis en garde ceux qui après les législatives "feraient du nombrilisme plutôt que de parler aux Françaises et aux Français". "Travaillons tous ensemble parce que l'on a besoin d'une vraie refondation et pas d'une refondation sur des histoires d'appareils". "Prenons le temps d'analyser, d'aller au fond des choses. On en assez de la guerre des chefs", a conclu Mme Guigou.

Dimanche 13 mai 2007, 15h24




PS : Royal, "un leader pas tout à fait comme les autres", selon Chevènement

PARIS (AP) - Ségolène Royal ne pouvait pas faire en cinq mois de campagne ce qui aurait dû être fait depuis 15 ans au Parti socialiste, a estimé dimanche Jean-Pierre Chevènement en relevant que la candidate malheureuse à la présidentielle n'était "pas une dirigeante comme les autres". Selon lui, le PS peut avoir à la fois un secrétaire général et un "leader charismatique".

"Il n'y a pas de courage à accabler aujourd'hui Ségolène Royal de critiques qu'on ferait bien quelquefois de s'appliquer à soi-même", a déclaré le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) lors du "Grand Jury" RTL-"Le Figaro"-LCI.

"Vous ne pouvez pas faire en cinq mois ce qui aurait dû être fait depuis 15 ans", a ajouté Jean-Pierre Chevènement qui soutenait la candidate socialiste durant sa campagne. "Il y a eu une réflexion chez beaucoup de socialistes, mais il n'y a pas eu une réflexion collective suffisamment profonde".

Il lui semble "que Ségolène Royal a acquis un certain nombre de titres, 17 millions même, qui sont les suffrages des Français, pour être un leader pas tout à fait comme les autres. Mais il y a aussi d'autres responsables qui doivent pouvoir jouer leur rôle".

"Nous n'avons pas de trop de tous les talents", a considéré l'ancien ministre. Assurant qu'il ne contestait pas la légitimité du premier secrétaire François Hollande, il a noté: "le parti peut avoir un secrétaire général, c'était le cas de Paul Faure, et puis un leader charismatique, c'était Léon Blum".

Alors que Ségolène Royal a souhaité que le futur candidat socialiste à l'Elysée soit désigné lors du premier congrès après les législatives, Jean-Pierre Chevènement a jugé que "la priorité, c'est une refondation de la gauche".

"Mais je pense qu'il serait judicieux en effet de désigner assez longtemps à l'avance -enfin, d'ici 2012 nous avons un peu de temps- le candidat", a poursuivi le président d'honneur du MRC. "Pour moi, ça doit venir après l'acte de refondation mais ça peut arriver en même temps".

Dimanche 13 mai 2007, 20h07

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