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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 10:11





























Photograhie prise dans la bibliothèque
du Palais de l'Élysée le lundi 21 mai 2007
par Philippe Warrin.





(Dépêches)



Le portrait officiel du président Sarkozy dévoilé dans les JT

PARIS (AP) - Le portrait officiel du nouveau président de la République Nicolas Sarkozy, qui sera accroché dans toutes les mairies et les lieux publics, a été dévoilé mardi soir lors des journaux télévisés de 20h avant d'être officiellement présenté mercredi à la presse.

Nicolas Sarkozy pose de trois quart face, à côté du drapeau français et du drapeau européen, dans l'une des bibliothèque du palais de l'Elysée renouant ainsi avec la tradition du général de Gaulle, de Georges Pompidou et de François Mitterrand. Jacques Chirac avait posé dans les jardins. Le portrait a été réalisé lundi par Philippe Warrin, photographe de l'agence Sipa.

Habitué des portraits glamour et de mannequins, Philippe Warrin a réalisé la série de photos le soir de la victoire du nouveau président. Content du résultat, ce dernier l'a appelé le lendemain et lui a proposé de réaliser son portrait.

"Je sais qu'avec lui il faut travailler vite et bien, il pose, il vous donne tout ce que vous voulez, mais c'est très court, c'est pour cela qu'il m'a laissé vingt minutes", a expliqué le photographe sur France-3. "J'ai vu Mme Sarkozy ce matin (NDLR: mardi matin) qui a trouvé ce portrait très bien", a-t-il ajouté.

Mardi 22 mai 2007, 21h41





Petites histoires de la photo présidentielle

Le nouveau président de la République a demandé à Philippe Warrin, photographe réputé de la presse people, d'immortaliser son élection à l'Élysée. L'occasion de rappeler les coulisses de cette coutume - la photo officielle - depuis le général de Gaulle.

Il s'agit d'un rite. Républicain. Nicolas Sarkozy s'y est prêté lundi dernier. De bonne grâce. Sans faire de chichi. Sans s'impatienter non plus. En professionnel. Après, il a dit merci au photographe, à son assistant et à la maquilleuse qui les accompagnaient.

Comme le général de Gaulle et François Mitterrand, le vingt-troisième président de la République a choisi de poser pour son portrait officiel devant la bibliothèque du Palais de l'Élysée. Parce que c'est la pièce qu'il préfère.

Habituellement, la séance est entourée d'un protocole plus ou moins contraignant. Les conseillers sont légions. Chacun donne son avis et plusieurs mouches du coche, au dernier moment, voudraient tout chambouler. À cause d'une ombre ou d'une lumière. Surtout pour se donner de l'importance.

Nicolas Sarkozy n'est pas homme à supporter ces pesanteurs, ces lenteurs, tous les bla-bla. « Le président, dit Philippe Warrin, qui a réalisé le cliché, n'aime pas que trop de monde tourne autour de lui à ne rien faire. Cécilia est juste passée avant le début de la séance pour dire bonjour, puis elle est retournée dans son bureau. Une conseillère est restée. Mais, au moment du shoot, j'étais seul avec mon assistant et la maquilleuse face à Nicolas. ».

Sur la photo qui ornera - le don est gratuit pour les municipalités - les 36 664 communes de France, sans compter les commissariats, les écoles, les préfectures et les ambassades, le président arbore un costume gris anthracite, une chemise bleu ciel à rayures et une cravate sombre. « Nicolas, précise Philippe Warrin, voulait du classique. Il a posé debout. On voit derrière lui le drapeau français ainsi que celui de l'Union européenne. J'avais suggéré cette innovation. Le président l'a adoptée. Après les préparatifs d'usage, la séance proprement dite n'aura duré que vingt minutes. ».

Pour immortaliser son image, Charles de Gaulle avait choisi, en 1958, Jean Marie Marcel qui, en 1945, avait déjà réalisé un portrait de lui, menton haut et cigarette au coin des lèvres. Jean Marie Marcel, en ce temps-là, avait déjà fermé son studio de la place Vendôme, mais il a repris ses objectifs sans barguigner. Le photographe prendra deux clichés du général, le premier en uniforme, le second en civil avec l'Ordre de la Libération autour du cou. C'est celui que Charles de Gaulle choisira. Une photo académique.

Celle de Georges Pompidou le sera également. Mais il est le dernier président à poser en habit de cérémonie. Après lui, Valéry Giscard d'Estaing bouscule la tradition. Il veut « rénover » l'image républicaine, la rajeunir, la dépoussiérer. VGE fait appel à Jacques-Henri Lartigue qui n'est pas à proprement parler un portraitiste.

Le photographe, une célébrité mondiale, cherche à saisir l'instant, le mouvement, l'éphémère. Dans son journal, Jacques-Henri Lartigue raconte que le vingtième président de la République voulait une « photo gaie ».

Elle sera effectivement plus vivante que tous les clichés représentant ses prédécesseurs. Prise sur le perron de l'Élysée, la photo est très légèrement « bougée » parce que le vent joue avec le drapé du drapeau français. Quant à VGE, il esquisse une ébauche de sourire. C'est une première. Le fait que Jacques-Henri Lartigue ait été rémunéré, également.

Philippe Warrin n'a pas parlé d'honoraire avec Nicolas Sarkozy. Les conseillers du président lui ont dit qu'il aurait des droits d'image (le portrait officiel du président est disponible à la Documentation française pour la modique somme d'un euro), mais le photographe ne s'en soucie guère.

Photographe de l'agence Sipa, Philippe, même s'il fait la grimace lorsqu'on le lui dit, est surtout un spécialiste des « people ». Déjà, les docteurs es médias glosent sur le choix de Nicolas Sarkozy. Pour les uns, il s'agit d'une illustration de la « rupture » prônée par le président.

Pour d'autres, c'est le triomphe du « côté glamour ». Et de maugréer : la France n'est pas l'Amérique. Il serait dangereux pour le président de jouer les Kennedy. Trop de paillettes... Les plus chagrins ironisent aussi sur les photos prises par Philippe Warrin au château de la « Star Ac' », à Dammarie-les-Lys. Lui, il hausse les épaules. Son téléphone n'arrête plus de sonner. On l'interroge, on le presse, on le flatte. Ou bien on l'agresse : « Vous avez votre carte de l'UMP ? ».

Pourquoi ce photographe ? Philippe Warrin ne cherche ni à se hausser du col, ni à feindre l'humilité. Avant de suivre Nicolas Sarkozy - c'est lui qui, au soir du deuxième tour, prendra les photos de la soirée au QG de campagne et au Fouquet's -, il a bien « fait un peu de DSK » (Dominique Strauss-Kahn), mais n'était pas branché sur la « politique ». Il ne l'est toujours pas. Son histoire avec le président commence, il y a trois ans, lorsque Cécilia Sarkozy le choisit comme photographe pour illustrer le reportage qu'un magazine prépare sur elle.

Plus tard, c'est encore elle qui lui propose de les accompagner lorsque le couple se rend aux États-Unis, puis au Maroc. Mais c'est Nicolas Sarkozy lui-même, au soir du deuxième tour de l'élection présidentielle, qui proposera à Philippe Warrin de faire son portrait officiel.

François Mitterrand avait désigné pour cet exercice obligé une vieille dame de 87 ans, Gisèle Freund, qui avait réalisé des clichés de presque tous les écrivains de son temps : Virginia Woolf, James Joyce, Colette, Malraux, Sartre et Simone de Beauvoir, Samuel Beckett également.

Assis devant la bibliothèque, François Mitterrand tient un livre entre ses mains : les Essais de Montaigne. Rien dans cette sobre mise en scène n'est laissé au hasard. Tout, depuis la photographe, née en Allemagne en 1908, exilée en France pour fuir le nazisme, puis en Amérique du Sud pendant la guerre, jusqu'à l'ouvrage que le président a sorti de la bibliothèque, campe le personnage que François Mitterrand souhaite représenter : un lettré, un humaniste. Gisèle Freund restera insatisfaite de son portrait. Trop guindé de son propre aveu.

En 1995, Jacques Chirac fera appel à Bettina Rheims. La photographe passe pour sulfureuse avec ses « nus ». Son image est « sexy ». Donc, en principe, moderne. Le président se veut de son temps. Donc « proche des gens ». On ne les appelle pas encore des « vrais gens » mais l'expression, comme bien d'autres niaiseries, va bientôt faire florès.

De même que Gisèle Freund, Bettina Rheims n'est pas époustouflée par « l'honneur » qui lui est fait. Elle parlera d'un « cahier des charges impossible ». Elle dira surtout qu'elle ne retrouve pas son propre style dans le portrait, finalement très solennel, qu'elle a réalisé. Philippe Warrin, lui, ne cache pas son bonheur.

Tout d'abord, parce qu'il trouve sa photographie réussie « avec un je ne sais quoi dans le regard ». Ensuite, parce que dans chaque mairie désormais, il pourra se dire « ça, c'est de moi » et se réjouit d'avance de le raconter, un soir, avec ou sans chandelle, à ses petits-enfants. Enfin, parce que le fait de devenir, du jour au lendemain, célèbre à 44 ans ne le rend pas maussade. Bouder son plaisir ? Ce n'est pas son genre. Ce n'est pas non plus celui de Nicolas Sarkozy. Sur sa photo officielle, on voit bien qu'il est fier, heureux d'être président. Absolument déterminé à ne pas s'en cacher.
Hier en fin d'après-midi, Philippe Warrin est retourné à l'Élysée avec les épreuves de ses photos. Pour les soumettre au président. Afin qu'il choisisse, lui-même, le portrait qui sera dans toutes les mairies. Les écoles, les commissariats, les préfectures et les ambassades.

Image d'un homme ou d'une fonction ? Depuis Napoléon III, dont le portrait fut dessiné, jusqu'à Jacques Chirac, exception faite pour Valéry Giscard d'Estaing, le rite républicain sacrifiait l'homme à la fonction. Et si Nicolas avait l'ambition, le toupet de vouloir rester lui-même tout en assumant le rôle qui est devenu le sien ? La photo officielle du chef de l'État témoigne de cette volonté. De cet entêtement. À gouverner. Et vivre.

Irina De Chikoff (Le Figaro), le 23 mai 2007, 07h27



Le style Sarkozy, ou la décontraction au risque du "people"

PARIS (AFP) - Une photo officielle signée d'un habitué des vedettes, une touche de glamour pour l'investiture, jogging et baignade : le "style décontracté" de Nicolas Sarkozy rompt avec le passé, mais s'expose au risque de mélanger politique et "people", selon des analystes.

Aux premiers jours de son mandat, le chef de l'Etat marque, par une série de signes, "une rupture réelle avec le style assez guindé" de ses précécesseurs, estime le spécialiste des médias Dominique Wolton, interrogé par l'AFP.

Changement de génération, d'abord. Clôturant ostensiblement l'ère Chirac, de plus de 20 ans son aîné, M. Sarkozy, 52 ans, "bouscule les choses, introduit de l'énergie et de la jeunesse", dit-il.
Une façon de "briser le protocole" et d'inventer "un style décontracté" qui correspond à "la modernité, l'air du temps", note M. Wolton.

Valéry Giscard d'Estaing (48 ans lors de son élection) s'était également essayé à dépoussiérer l'image élyséenne, mais aucun président n'est allé "aussi loin", estime un autre spécialiste de la communication politique, Jean-Louis Missika.

Un style Sarkozy fait de "transparence" sur le mode de vie (jusqu'à fêter la victoire au Fouquet's et à s'offrir des vacances controversées sur le yacht d'un milliardaire), juge-t-il.

A cela s'ajoute une "dimension familiale inédite", illustrée par la cérémonie d'investiture, qui a fait la part belle à l'épouse du chef de l'Etat, Cécilia (via un baiser "présidentiel" très commenté), et à leurs enfants (leur fils Louis et les quatre issus de leurs précédents mariages).

Un "côté glamour" qui est une "mine d'or pour les magazines spécialisés", souligne M. Missika, le risque étant toutefois d'"en faire trop, de tomber dans l'anecdotique et le fabriqué".

Ce nouveau style menace de heurter l'idée même du pouvoir politique, renchérit Dominique Wolton.
"Un président de la République, surtout sur le Vieux continent, c'est quelqu'un qui prend en charge une culture historique", analyse-t-il, mettant en garde contre une "reprise d'un modèle américain", un "style people" inspiré de Kennedy.

Dans d'autres pays européens, fait-il valoir, les responsables politiques peuvent être "très peu formels" sans verser pour autant "dans une logique de show".

"Le choix n'est pas entre la queue de pie et le jogging", insiste-t-il, soulignant le "paradoxe" entre une image décontractée et une conception très "centralisatrice" du pouvoir.

A l'inverse, pour Jean-Louis Missika, cette image va de pair avec "le style de gouvernance", "efficace" et "moderne", visé par M. Sarkozy. "Plus un job qu'une fonction": c'est aussi une "rupture dans la conception du pouvoir", selon lui.

Cette nouvelle manière devra passer l'épreuve du temps. "Ce qui est promis dans ce style, c'est une relation plus égalitaire entre Etat et société civile, la question est de savoir si la promesse sera tenue", relève M. Missika.

Pour Jean-Daniel Lévy (institut CSA), l'essentiel est qu'actuellement, "les Français perçoivent un président à la tâche", sur le terrain et se saisissant des grands dossiers.

Ce sondeur n'observe pas, pour l'heure, de confusion entre l'homme public et l'homme privé: "ce que font les hommes politiques dans la vie privée n'est pas très structurant dans le rapport qu'ont avec eux les Français".

Mais, prévient M. Lévy, "si on a le sentiment que le côté 'paillettes' prend le pas sur la dimension politique, il peut y avoir un basculement de l'opinion".

Alors, résume M. Wolton, gare à l'"effet boomerang"...

Par Thomas Morfin, le mardi 22 mai 2007, 18h24




Nicolas Sarkozy promet de ne pas regarder la France "d'un nuage"

DUNKERQUE, Nord (Reuters) - Nicolas Sarkozy a de nouveau manifesté mardi son intention d'intervenir activement dans la gestion des dossiers intérieurs et de ne pas se cantonner aux dossiers internationaux, contrairement à son prédécesseur à l'Elysée, Jacques Chirac.

"Ma vision de la présidence de la République, ce n'est pas d'être sur un nuage et de regarder les problèmes de tellement haut (...) que je ne peux pas articuler trois mots", a déclaré le nouveau chef de l'Etat devant des représentants du personnel et de la direction du Centre hospitalier de Dunkerque.

"Mon problème de président de la République n'est pas simplement de m'occuper des crises internationales. Bien sûr que c'est mon rôle", a-t-il ajouté. Mais les Français "ont voté pour avoir un président qui s'occupe aussi de la France, qui ait des idées, qui s'engage."

Six jours après son installation à l'Elysée, il effectuait mardi son deuxième déplacement de chef de l'Etat en province, cette fois sur le thème de la santé et de l'hôpital, après avoir été réaffirmer à Toulouse, la semaine dernière, ses positions sur le dossier EADS.

Selon son porte-parole, David Martinon, il a l'intention d'effectuer "très régulièrement" ce type de visite sur le terrain "pour garder la proximité avec les Français".

Héritage de son histoire industrielle, le Nord-Pas-de-Calais est une des régions de France les plus touchées par les pathologies lourdes, comme le cancer ou les maladies liées à l'amiante, et par la surmortalité.

Plus que d'autres, cette région connaît également des problèmes de recrutement de médecins et d'infrastructures.

"Le rôle d'un président de la République c'est d'aller là où ça ne va pas, pas d'aller où ça va bien", a dit Nicolas Sarkozy. "Je veux être le président de la France qui a des problèmes."

"JE N'AI PRIS PERSONNE EN TRAITRE"

Il était accompagné par la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, à qui il a distillé ses instructions - lancer une "grande concertation" sur les missions de l'hôpital, se pencher sur la question des heures supplémentaires ...

"Avec Roselyne on se connaît bien depuis très longtemps. Elle fera son travail et je ferai le mien, mais le mien ce n'est pas de voir ça avec une vision stratosphérique", a-t-il dit.

"Moi, j'ai des idées sur l'hôpital (...) Je demande à Roselyne (...) de mettre en oeuvre plutôt mes idées", a ajouté le président de la République. Ce à quoi la ministre de la Santé n'a pu qu'acquiescer.

Nicolas Sarkozy a répondu implicitement au passage, sans le nommer, au nouveau Haut commissaire du gouvernement aux Solidarités actives, Martin Hirsch, qui a déclaré lundi ne pas approuver le projet présidentiel de franchise non remboursable pour les dépenses de santé.

"Pendant la campagne présidentielle j'ai tout dit, y compris sur la franchise. Je n'ai pris personne en traître", a déclaré Nicolas Sarkozy.

Ce déplacement, qui avait encore un petit air de campagne, était accessoirement aussi un geste de soutien du président de la République à Franck Dhersin, un de ses anciens proches collaborateurs à l'UMP, aujourd'hui candidat aux élections législatives à Dunkerque.

Maire de Téteghem, une commune voisine, Franck Dhersin a été député de Dunkerque de 1997 à 2002. Malgré la réélection de Jacques Chirac à la présidence de la République en 2002, il a perdu son siège cette année-là au profit du maire socialiste de Dunkerque, Michel Delebarre, qui est de nouveau son adversaire.

C'est une circonscription "prenable", estime Franck Dhersin sur la foi du score qu'y a réalisé Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle, le 6 mai (52,3%) contre la candidate socialiste Ségolène Royal.

"Je ne sais pas si mon adversaire est dans un tel état qu'il faille commencer par un service d'urgence. La réanimation aurait peut-être été utile", a ironisé Michel Delebarre, qui a accompagné le chef de l'Etat, Roselyne Bachelot et Franck Dhersin pendant toute sa visite du centre hospitalier.

Mardi 22 mai 2007, 18h57



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