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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 14:49
(Dépêches)




En campagne à la campagne, François Fillon endosse l'habit d'élu local

LA SUZE (AFP) - En campagne samedi dans son fief de la Sarthe, le Premier ministre François Fillon a soigné son image d'élu local venant, presque comme les autres, à la rencontre de ses électeurs.

"Une campagne, ça se fait sérieusement", lâche-t-il à son arrivée à la gare du Mans aux quelques journalistes qui l'attendent sur le quai, mêlés à une présence policière très discrète.

Il y a une semaine, il avait réservé à son fief de Sablé-sur-Sarthe son premier déplacement en province en tant que Premier ministre. Mercredi 30 mai, il sera en réunion publique à Loué, au nord de la circonscription, et d'autres déplacements sarthois sont à prévoir d'ici au 1er tour le 10 juin.

Débarquant, en veste sport et sans cravate, de sa voiture au port fluvial de plaisance de La Suze, il suit les élus locaux pour une visite à pied des emplacements sur lesquels vont être construits une médiathèque et des logements.

"Je n'ai pas encore l'habitude de vous appeler Monsieur le Premier ministre", dit en s'excusant presque Jean-Luc Godefroy, le maire (non-inscrit) de La Suze. La réplique fuse : "Ah non, pas de ça!"

Le Premier ministre se veut ici, plus encore que le candidat, l'élu local implanté depuis 26 ans. Il est dans la petite ville (3.600 habitants) pour "rencontrer les gens" et "dialoguer avec eux".

"Ici, je connais tout le monde", insiste-t-il en rappelant être devenu le député de la circonscription en 1981, à l'âge de 27 ans.

François Fillon fait dans les rues une campagne de terrain très classique. A sa manière sobre, sans tambours ni trompettes, il embrasse les enfants, serre des mains, écoute les doléances des uns et des autres. Un signe trahit son nouveau statut national: on lui fait signer des autographes.

Devant le "pot de l'amitié", une heure plus tard, il défendra une commune voulant allier "les charmes du territoire rural et les atouts du territoire urbain" à 20 kilomètres du Mans, la puissante préfecture détenue par le PS Jean-Claude Boulard.

De l'enjeu national des législatives, il sera peu question. "Aujourd'hui, le gouvernement peut gérer les affaires courantes, mais pas engager les réformes" et c'est pourquoi il faut "une majorité à l'Assemblée nationale", résume en quelques mots François Fillon.

Le député UMP sortant Marc Joulaud était son suppléant en 2002 et l'est à nouveau. Malgré sa grande taille, il se fait discret, parle peu.

La 4e circonscription, à cheval sur le Maine rural et des cantons de l'Ouest du Mans, n'a accordé que 50,4% des voix à Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle et la gauche y progresse régulièrement. A La Suze, Ségolène Royal avait obtenu 55,4% des suffrages le 6 mai.

Le Premier ministre est toutefois largement favori face au socialiste Stéphane Le Foll, un enfant du pays pourtant, qui est aussi le directeur de cabinet du patron du PS François Hollande.

M. Fillon et son suppléant visent-ils une réélection au 2e tour, comme en 1997 et en 2002 ?

"On ne dit pas cela", répond prudemment Marc Joulaud, concédant seulement que "des électeurs l'évoquent quand on les rencontre".

Par Christophe Schmidt, le samedi 26 mai 2007, 19h01






Corrèze : la 3e circonscription s'émancipe de la "Chiraquie"

USSEL (AFP) - L'adieu au pouvoir suprême de Jacques Chirac a scellé l'acte d'émancipation de la 3e circonscription de la Corrèze, fief sur lequel il a imposé sa tutelle directe ou indirecte pendant quarante ans au point que ce petit bout de France était surnommé la "Chiraquie".

Cet état de fait a brutalement pris fin le 11 mars, quand l'ancien président de la République a officiellement renoncé à solliciter un troisième mandat.

Son électorat traditionnel s'est soudain retrouvé orphelin et, phénomène admis tant à droite qu'à gauche, a "retrouvé ses réflexes radical-socialistes" pour voter majoritairement (51,97%) en faveur de Ségolène Royal au deuxième tour de l'élection présidentielle, le 6 mai.

Les projections pour les élections législatives passent par ce prisme. Le député sortant, Jean-Pierre Dupont (UMP), suppléant de Jacques Chirac avant de lui succéder, en 1995, admet que cette campagne "mobilise un peu plus les militants que les précédentes".

Ce septuagénaire, président du Conseil général de la Corrèze, où siège encore Bernadette Chirac, indique que "Sarkozy n'est pas, ici, superposable à Chirac". "Seule la couleur politique les unit. Mais les hommes sont très différents", analyse l'ancien vétérinaire.

M. Dupont se déclare convaincu que "le discours sécuritaire de Nicolas Sarkozy a peu de poids chez nous". Aussi cultive-t-il le mythe de celui qui l'a adoubé. Il ne manque jamais, par exemple, de rappeler qu'il est président de la Fondation Jacques Chirac.

La socialiste Martine Leclerc, vice-présidente du Conseil régional du Limousin, émerge du lot des douze autres candidats à la députation. Fait original, elle propose un tandem avec Sophie Dessus, maire d'Uzerche, à l'extrême nord d'une circonscription qui s'étend sur plus de la moitié du département.

Ces deux jeunes femmes surfent sur la vague des succès politiques. La candidate a emporté, en 2004, le canton de droite réputé imprenable d'Ussel-ouest. Sa suppléante a, pour sa part, ravi son siège de conseiller général (2000) puis son poste de maire (2001) à un ancien vice-président RPR du Conseil général de la Corrèze, Valentin Larrivière.

Sage femme en activité, Mme Leclerc retient que "la population rejette la succession de Chirac". "Les gens me disent spontanément qu'ils ont voté Chirac parce qu'il était sensible à la chose sociale mais que Sarkozy leur fait peur", dit-elle.

"Sans l'effet Chirac, le scrutin est très ouvert et M. Dupont ne peut plus espérer rallier 57% des suffrages, comme la dernière fois. Des gens qui ont voté en majorité pour Ségolène Royal à la présidentielle ne vont pas voter à droite aux législatives", estime-t-elle. Elle croit "sincèrement en (ses) chances de l'emporter" en proposant "un tandem dynamique, une équipe qui gagne et veut faire progresser la Corrèze".

Par Patrick Babielle, le
vendredi 25 mai 2007, 13h34



Mme Buffet confie qu'elle a pris "le coup sur la tête" à la présidentielle

PARIS (AFP) - La secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet a confié lundi sur France Inter qu'elle a pris "le coup sur la tête" à l'élection présidentielle, et a confirmé qu'elle passera probablement la main fin 2008.

"Je suis fatiguée, j'ai mené plusieurs campagne d'affilée. J'ai pris comme beaucoup de camarades le coup sur la tête, puis ensuite la victoire de la droite, tout ça bien sûr secoue (...) Mais je retrouve le moral", a déclaré Mme Buffet, interrogée sur son score au premier tour de la présidentielle (1,93%) et l'avenir du PCF.

"Nous allons tenir un congrès extraordinaire en décembre", qui sera précédé d'un grand débat populaire, a ajouté Mme Buffet, avant de rappeler qu'il y aura aussi un congrès ordinaire, fin 2008.
"Il était prévu, j'avais dit qu'il faudrait un jour me remplacer. J'avais prévu que ce soit au congrès ordinaire, ce sera certainement le cas. Mais il n'y a pas de panique à bord", a-t-elle précisé.

Lundi 28 mai 2007, 12h17
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