Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 18:47
(Dépêches)



Alliot-Marie : réunion des responsables policiers du 93 dans les 48 heures

PARIS (AFP) - La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a annoncé lundi qu'elle allait tenir "dans les 48 heures", une réunion avec les responsables de la police de Seine-Saint-Denis, département où les relations police-population ont fait l'objet d'un rapport de l'Inhes.

Ce rapport de l'Institut national des hautes études de sécurité (Inhes), qui dépend du ministère de l'Intérieur, finalisé en 2006 et auquel l'AFP a eu accès samedi, dresse un constat accablant des relations entre police et population dans le "93", évoquant un "climat d'insécurité permanent", risquant même de s'envenimer.

"J'ai demandé à ce qu'une réunion puisse être tenue dans les 48 heures avec les principaux responsables des problèmes de police dans le département", a annoncé Mme Alliot-Marie à des journalistes qui l'interrogeaient sur ce rapport, en marge d'une visite à la Brigade de protection des mineurs de la police parisienne.

En outre, "dès la fin des élections législatives, je souhaite que, sur place, il puisse y avoir des réunions avec à la fois les élus, les services de police et probablement des représentants d'associations", a-t-elle ajouté.

D'ores et déjà, selon Mme Alliot-Marie, ce rapport "a donné lieu dès décembre 2006 à des instructions de Nicolas Sarkozy" alors ministre de l'Intérieur, mais elle n'en a pas précisé le contenu.

Dans ce département "très difficile aussi bien sur le plan économique que social, j'ai constaté l'âge très jeune des policiers", a relevé le ministre.

Elle a jugé "nécessaire qu'il puisse y avoir davantage de policiers plus anciens (pour) avoir une certaine histoire, une certaine appréciation dans la durée de ce que sont les problématiques, les personnes".

Concernant la police de proximité, le ministre a estimé que les policiers n'étaient "pas là pour jouer au foot avec un certain nombre de jeunes (mais) ils (étaient) là en priorité pour protéger les habitants des quartiers, poursuivre les délinquants".

En revanche, elle a évoqué "une proximité géographique (...) sur un terrain (avec) la connaissance de ce terrain et la connaissance des personnes" qui devait se maintenir dans la durée. "Quand vous avez une rotation trop rapide, vous n'avez pas cette culture, cette connaissance dans la durée", a conclu Mme Alliot-Marie.

Lundi 4 juin 2007, 14h32


"L'Europe n'est pas l'eldorado", prévient François Fillon

LE MESNIL AMELOT, Seine-et-Marne (Reuters) - François Fillon réaffirme que son gouvernement sera intraitable face à l'immigration clandestine, soulignant que "l'Europe n'est pas l'eldorado".

"Notre pays ne peut pas supporter une augmentation considérable du nombre d'étrangers qui viendraient s'installer sur notre territoire et qui n'auraient pas les moyens de s'y intégrer", a déclaré le Premier ministre lors d'une visite au centre de rétention administrative du Mesnil Amelot, près de l'aéroport de Roissy.

"La générosité, ce n'est pas d'ouvrir grand les frontières sans se préoccuper de savoir comment les gens vont s'intégrer, comment ils vont vivre, comment ils vont subsister", a-t-il dit aux côtés du ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux.

"Si on veut que notre pays continue de se développer, que les droits soient respectés (...) il faut réguler les flux migratoires", a insisté le chef du gouvernement, qui a rendu hommage à la mission "noble" des gendarmes chargés du CRA du Mesnil Amelot.

Ce centre, l'un des plus grands de France avec 140 places, accueille actuellement 118 étrangers en situation irrégulière. Il sera remplacé début 2009 par un nouveau centre de 240 places en construction au Mesnil Amelot.

"En nous aidant à réguler les flux migratoires, vous assurez la protection de notre cohésion nationale", a dit François Fillon aux gendarmes.

"Il faut que nous montrions à tous ceux qui sont candidats à venir en Europe, que l'Europe, ce n'est pas l'Eldorado que parfois on leur promet", a-t-il souligné, évoquant la mort de 18 clandestins la semaine dernière au large de Malte.

"Tous ceux qui promettent des papiers pour tout le monde, d'une certaine manière, ont une responsabilité dans ce qui vient de se passer", a estimé le Premier ministre.

"La République française sera extrêmement ferme, elle fera appliquer les lois. Naturellement, ces lois doivent être appliquées avec la plus grande humanité", a-t-il conclu.

François Fillon a martelé son message à l'issue d'une visite aux services des douanes de l'aéroport de Roissy, à laquelle participait également Eric Woerth, ministre du Budget.

"L'Europe est une terre ouverte, la France est un pays d'immigration, elle continuera de l'être, elle continuera à accueillir beaucoup d'étrangers sur son territoire, mais elle ne veut accueillir que les étrangers qu'elle est capable d'intégrer et auxquels elle est capable de donner les moyens de subsistance", a-t-il dit aux journalistes.

Brice Hortefeux a fixé pour objectif au forces de l'ordre la reconduite de 25.000 clandestins aux frontières en 2007.

Lundi 4 juin 2007, 15h06




Immigration : Le Pen s'étonne du déplacement de Brice Hortefeux à Toulon

CALAIS (AFP) - Le président du FN Jean-Marie Le Pen a déclaré lundi à Calais qu'il ne "voyait pas très bien" pourquoi le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux s'était rendu à Toulon à l'arrivée de la frégate La Motte-Picquet ramenant les corps des dix-huit immigrants clandestins repêchés au large de Malte.

"La première manifestation" du nouveau ministre "est d'aller saluer les cadavres repêchés" par un bateau de la Marine française, a déclaré M. Le Pen.

"Je ne vois pas très bien ce que M. Hortefeux va faire dans cette affaire qui ressort, me semble-t-il, de la Marine ou de la Défense" et en tout cas "pas du ministère de l'Immigration", a-t-il ajouté.

"On ne sait pas très bien quels sont les projets de M. Sarkozy sur l'immigration", a regretté M. Le Pen. Pourtant il s'agit "d'une lourde charge pour la France", et qui "va l'être encore plus, jusqu'à un point qui pourrait être le point de submersion", a-t-il ajouté.

M. Le Pen se trouvait lundi à Calais dans le cadre de sa tournée des régions françaises avant les législatives. Il devait se rendre dans l'après-midi à Beauvais (Oise), avant une nouvelle tournée à partir de mercredi dans l'ouest et le sud-ouest de la France.

Lundi 4 juin 2007, 13h52



Paris plancherait sur une force européenne pour le Darfour

PARIS (Reuters) - Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, affinerait son plan d'ingérence au Darfour et envisagerait même un déploiement militaire dans l'est du Tchad sous l'égide de l'Union européenne, selon Libération.

"Corridors humanitaires, conférence internationale à Paris, mise en place d'un Groupe de contact élargi et, désormais, l'évocation d'un déploiement militaire dans l'est du Tchad sous mandat de l'Union européenne : le nouveau locataire du Quai d'Orsay, Bernard Kouchner, veut aller vite", écrit le quotidien.

Plusieurs ONG se sont déclarées opposées à l'idée d'un "corridor humanitaire" au Darfour avancée Bernard Kouchner afin de faciliter l'aide aux victimes du conflit.

"Si ce projet se confirmait, cela nous semblerait préoccupant. La solution pourrait être pire que le mal", a déclaré François Danel, directeur général d'Action contre la Faim (ACF).

Mais selon Libération, Paris souhaite définir une position internationale commune dans le cadre d'un Groupe de contact élargi qui se réunirait à Paris, fin juin, au niveau ministériel, et intégrerait la Chine, proche allié de Khartoum.

"L'idée est de parvenir à un 'Abuja plus'», explique l'entourage du ministre au quotidien.

Parallèlement, Paris plancherait aussi sur le déploiement d'une force sous l'égide de l'Union européenne dans l'Est du Tchad, où le conflit du Darfour a débordé depuis des mois et où la situation humanitaire s'est sensiblement dégradée.

En concertation avec les autorités de N'Djaména, la France envisagerait de dupliquer l'opération Artémis de l'été 2003 en Ituri, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC). A la demande de l'ONU, l'UE avait dépêché 1 500 soldats, essentiellement français, pour stopper un processus quasi-génocidaire dans la région.

"Cette fois, le Quai d'Orsay évoque une fourchette de '3.000 à 12.000 hommes'. Paris a déjà sollicité certains de ses partenaires européens, notamment l'Allemagne, pour planifier et participer à une éventuelle opération au Tchad", écrit Libération.

Samedi 2 juin 2007, 14h39



Nicolas Sarkozy va rencontrer le Premier ministre canadien

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy déjeunera mardi avec Stephen Harper, Premier ministre du Canada, annonce le porte-parole de l'Elysée.

"Le président de la République accorde à cette rencontre une importance particulière, compte tenu de la qualité exceptionnelle des relations entre la France et le Canada mais aussi de l'ouverture dès le lendemain du sommet du G8 en Allemagne", précise David Martinon dans un communiqué.

"Cette rencontre sera ainsi l'occasion pour les deux dirigeants de discuter des principaux sujets bilatéraux et des grands dossiers internationaux, notamment ceux qui sont à l'ordre du jour du sommet d'Heiligendamm", ajoute-t-il.

Dimanche 3 juin 2007, 11h54



Universités : "il y a une urgence à réformer", selon Valérie Pécresse

PARIS (AP) - La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a estimé dimanche qu'"il y a une urgence à réformer complètement l'université".

"La loi sur l'autonomie qui va être présentée effectivement à l'été n'est que le socle" de la réforme des universités, a souligné la ministre, invitée de "Dimanche+" sur Canal+ rappelant qu'"il va y avoir toute une autre série de chantiers qui vont être lancés en même temps".

"On a trop souvent tendance à résumer la réforme de l'université, cette refondation de l'université (...) à la simple loi de l'autonomie qui est une loi pour améliorer le fonctionnement des universités et qui est une loi urgente", a précisé Valérie Pécresse.

"Le projet, il est en réalité prêt et mûr depuis quinze ans. En 1993, quand François Fillon était à ma place, on évoquait déjà le sujet de l'autonomie", a tenu à souligner la ministre. "L'autonomie, c'est donner des règles de fonctionnement beaucoup plus simples aux universités, leur permettre de prendre toute seule des décisions: recruter des enseignants, gérer leur patrimoine immobilier, gérer leur moyens financiers".

Valérie Pécresse a jugé que la réforme des universités, dont le premier volet doit être voté dès juillet, doit permettre à l'université "d'être très réactive dans une compétition de l'intelligence qui est mondiale". Elle a confirmé que le montant de cette réforme s'élèverait à environ un milliard d'euros nécessitant "des redéploiements budgétaires et nous allons nous battre pour obtenir ces redéploiements en faveur de l'université".

La ministre de l'Education nationale a souligné qu'aujourd'hui l'Etat "dépense" plus "pour un lycéen que pour un étudiant" jugeant cette situation "unique au monde". Elle s'est engagée à ne pas augmenter les frais de scolarité et ne pas faire une sélection à l'entrée des universités.

"C'est la nation qui financera l'essentiel de l'effort universitaire", a ajouté Valérie Pécresse. La sélection "est exclue" même si elle existe déjà et qu'elle s'appelle le baccalauréat", a-t-elle dit tout en posant la question de l'aiguillage des élèves en prônant une "orientation active". Il faut, a-t-elle expliqué, "aiguiller les élèves dans les bonnes filières universitaires, celles qui correspondent à leur talent, celles qui correspondent à des débouchés, donc l'orientation active".

Dimanche 3 juin 2007, 14h31





François Chérèque s'inquiète de la boulimie de réformes affichée par Sarkozy

Le leader de la CFDT approuve la méthode du gouvernement privilégiant le dialogue, tout en mettant en garde contre "la précipitation". Et fait entendre ses différences sur les projets de réforme.
Oui au dialogue, mais pas de précipitation! Dans une interview au Figaro de ce mardi, le numéro un de la CFDT, François Chérèque, se félicite de la volonté de dialogue affichée par le nouveau président de la République depuis son élection, tout en se démarquant à la fois sur le fond de certains projets et, sur la forme, du nombre de réformes que Nicolas Sarkozy entend lancer en même temps.

François Chérèque conteste ainsi le projet de détaxation des heures supplémentaires. "Comment vont réagir les salariés l'an prochain quand ils vont se rendre compte qu'ils travaillent plus, avec des semaines de 44 heures, sans gagner plus? Une des réussites des 35 heures, c'est que la France a la productivité horaire la plus forte. Avec la démarche et le slogan dogmatique de Nicolas Sarkozy, on va mettre à bas ces accords d'annualisation qui ont permis la hausse de la productivité et la flexibilité. Sans compter que ce ne sont pas les salariés qui choisissent leur temps de travail: je mets au défi les employeurs de nous dire comment ils vont faire le volontariat!"

Jugeant "totalement injuste" le projet de franchises médicales destiné à contribuer à renflouer l'assurance-maladie, le responsable de la CFDT se réjouit en revanche de l'organisation à l'automne d'une conférence tripartite sur l'emploi et le pouvoir d'achat. Mais il est plus réservé sur la déductibilité des intérêts des emprunts immobiliers. Non pas sur le fond du projet, qui "peut être très important pour l'accès au logement et le pouvoir d'achat", mais plutôt sur son impact sur les finances publiques. "Il n'est pas sérieux, selon lui, de décider en même temps d'importantes dépenses comme celle-là et de vouloir fortement baisser les impôts. On ne peut pas nous faire croire que l'on va faire une pause dans la réduction des déficits, on va les creuser!"

Sur le service minimum, François Chérèque se dit prêt à "marier dialogue social, utilisation exceptionnelle de la grève et respect des usagers et du service public". Comme à "poser le problème de l'anticipation des conflits partout dans la fonction publique d'Etat". Pour lui, "on parle de service minimum parce que le dialogue social n'est pas organisé". Dans l'Education nationale, il estime qu'il "faut associer le droit de grève des enseignants et l'accueil des élèves".

Dans la négociation sur le marché du travail proposée par le Premier ministre, le responsable de la CFDT entend "protéger davantage l'employé et développer les droits individuels, notamment en termes de formation" pour s'attaquer au "paradoxe de notre système: nous avons une législation du travail rigide mais des parcours professionnels peu sécurisés".

Sur la méthode employée, enfin, il juge que "la précipitation conduit souvent à des erreurs". "Si on veut que les réformes soient partagées, il faut le temps que chacun se les approprie et comprenne les enjeux...", conclut-il.

Par La Tribune, le mardi 05 juin, 10h57



La France rappelée à ses obligations sur les déficits

LUXEMBOURG (Reuters) - La France a été rappelée lundi à ses obligations et à ses engagements de réduction des déficits publics par ses partenaires européens, qui redoutent l'impact budgétaire des mesures envisagées par Nicolas Sarkozy.

Les ministres des Finances de la zone euro se sont réunis lundi avec leur nouveau collègue français, Jean-Louis Borloo.

Leur but était de rappeler à chacun l'engagement qu'ils ont pris en avril dernier à Berlin d'équilibrer les finances publiques en 2010 en tirant parti de la forte croissance économique actuelle -- 2,6% dans la zone euro cette année.

Car à peine arrivé au pouvoir Sarkozy a fait peu de cas de l'objectif 2010, puisqu'il a reporté à 2012, à la fin de son quinquennat, l'échéance pour l'équilibre des comptes.

Il a également jeté aux orties le programme de stabilité de la France qui a été approuvé le 30 janvier et qui prévoit une réduction importante du déficit dès 2007 afin de parvenir à un déficit proche de zéro et à un endettement inférieur à 60% du PIB à l'horizon de la fin de la décennie, et non en 2012.

En outre, le gouvernement entend engager très rapidement des dépenses importantes et se prépare à biffer nombre de recettes.

Bouclier fiscal, suppression des droits de succession, réduction de l'impôt sur les sociétés, déduction des intérêts de l'emprunt immobilier du revenu imposable, augmentation des dépenses de recherche et développement et exonération de charges sociales: tout cela coûtera cher.

"CRÉER UN CHOC DE CONFIANCE"

Le ministre français de l'Economie et des Finances, Jean-Louis Borloo, a expliqué cette stratégie, qui sera détaillée après les législatives, à son arrivée à Luxembourg.

"Vous savez que la France est de retour en Europe", a-t-il dit. "Ce que nous souhaitons, c'est créer un choc de confiance en France et je crois qu'il est là, mais le choc de confiance en France va aussi avec un choc de confiance avec nos partenaires."

Prié de dire s'il comptait rassurer ses partenaires européens lors de l'Eurogroupe, il a répondu: "Je crois qu'ils ne sont pas inquiets, ils sont heureux de voir la France dans une nouvelle donne, une nouvelle dynamique."

Cette assurance est peut-être prématurée.

Le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück, dont le pays préside actuellement l'UE, a aussi rappelé les engagements.

"Il y a une obligation qu'on a décidé de s'imposer selon laquelle tous les pays veulent ramener leur déficit structurel à zéro en 2010. C'est une décision", a-t-il déclaré.

Auparavant, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, avait tapé sur le même clou dans un discours prononcé devant un cercle de réflexion bruxellois.

"Nous avons un consensus (sur 2010), toutes les économies et tous les pays sont absolument d'accord pour considérer que c'est absolument essentiel pour la cohésion de la zone euro", a-t-il dit. "C'est donc un point très important."

Mais les partenaires européens de la France lui ont accordé le bénéfice du doute en attendant le programme du gouvernement après le second tour des élections législatives, le 17 juin.

PARIS SAIT "À QUOI S'EN TENIR"

Le président de l'Eurogroupe, le Premier ministre et ministre des Finances luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a rappelé que le pacte de stabilité de l'euro obligeait les Etats membres à consolider leur déficit en période de vaches grasses.

"La France doit pleinement se conformer au pacte de croissance et de stabilité, toutes ces bonnes ou ces mauvaises idées doivent entrer dans les règles du pacte de croissance et de stabilité", a-t-il martelé. "Le pacte est le pacte."

Mais il a ajouté, comme s'il n'avait pas entendu les déclarations de Nicolas Sarkozy, n'avoir eu "aucune indication que la France, sous la direction du nouveau président et du nouveau premier ministre, veut s'éloigner de cette ligne."

"Je ne doute pas un seul instant que la France saura satisfaire aux exigences du pacte de stabilité", a-t-il expliqué en précisant que "M. Borloo a insisté sur le point que la France reste engagée à réduire le niveau de la dette et du déficit."

Il a toutefois démontré qu'un certain flou s'insinuait.

"En règle générale, le principe (de comptes équilibrés en 2010) fut reconfirmé", a-t-il ajouté avec un autre bémol: "En principe, nous en restons aux décisions prises à Berlin.

Juncker compte sur le fait que Borloo a écouté ses collègues et que, parmi ceux-ci, "aucun ne revenait sur ses engagements".

"Le gouvernement français à venir (...) saura exactement à quoi s'en tenir", a conclu le Premier ministre luxembourgeois.

C'est que la France est loin d'être dans une position aussi confortable que l'Allemagne, qui devrait cette année présenter un déficit d'à peine 0,6% du PIB, ce qui lui vaudra d'ailleurs de sortir officiellement mardi de la procédure pour "déficits excessifs" ouverte à son encontre en 2002.

A 2,4% de déficit prévu cette année, la France reste en effet le plus mauvais élève avec le Portugal, le déficit moyen pour la zone euro étant de 1% du PIB en 2007, et se trouve très près de la limite fatidique des 3% du PIB.

Ce cavalier seul annoncé est par ailleurs contradictoire avec la volonté affichée de faire de l'Eurogroupe un véritable forum de coordination des politiques économiques.

Lundi 4 juin 2007, 23h00




Budget 2008 : Fillon souligne "le nécessaire redressement des finances publiques"

PARIS (AFP) - François Fillon rappelle sa volonté de "poursuivre le nécessaire redressement des finances publiques, tout en respectant les engagements pris devant les Français", dans la lettre de cadrage adressée aux ministres pour la préparation du budget 2008, a indiqué mardi Matignon.
Le Premier ministre indique qu'après les projets de loi de la session extraordinaire (heures supplémentaires, mesures fiscales), le gouvernement va élaborer "une stratégie pour les finances publiques sur l'ensemble de la législature, qui guidera les décisions qui seront prises dès les arbitrages sur le projet de loi de finances pour 2008".

"Les objectifs en termes de norme de dépenses et de remplacements des départs en retraite seront communiqués très prochainement", précise le communiqué de Matignon.

Le chef du gouvernement appelle les ministres à faire preuve d'"esprit de responsabilité" dans leurs demandes budgétaires, "en prenant en compte l'objectif commun d'alléger la charge de la dépense de l'Etat et d'en améliorer l'efficience pour le service public".

Il leur rappelle "la contrainte que constitue la progression forte de dépenses inéluctables, qu'il s'agisse des pensions ou de la charge de la dette". "Des mesures de réforme ambitieuses devront être proposées intégrant les enseignements tirés des audits de modernisation et du premier exercice de rapports annuels de performances, relatifs à l'année 2006", ajoute-t-il.

"Le Premier ministre arbitrera ensuite les plafonds de crédits et d'emplois" et "les lettres plafonds seront envoyées vers le 20 juillet, afin de permettre qu'un temps suffisant soit consacré à la répartition des crédits au sein des enveloppes et à la préparation des documents budgétaires, qui devront tenir compte de la nouvelle structuration des portefeuilles ministériels".

Le projet de budget est généralement présenté en Conseil des ministres vers la mi-septembre.

Les premières mesures fiscales annoncées par Paris ont suscité de l'inquiétude au sein de l'Union (000910.KS - actualité) européenne.

Plusieurs responsables, dont le président de l'Eurogroupe, le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, ont mis en garde contre des risques de dérive du déficit public français.

Mardi  05 juin, 10h23



Sondage : 67% des Français satisfaits de Sarkozy, 63% de Fillon

PARIS (AP) - L'état de grâce se poursuit: 67% des Français approuvent l'action du président Nicolas Sarkozy à l'Elysée, et 63% celle de son Premier ministre François Fillon à Matignon, selon le tableau de bord politique de l'Ifop pour "Paris-Match" à paraître mercredi.

Ainsi, 80% jugent que Nicolas Sarkozy renouvelle la fonction présidentielle, 79% qu'il défend bien les intérêts de la France à l'étranger, 78% qu'il mène une bonne politique européenne et 77% que le chef de l'Etat est capable de réformer le pays. Ils sont 76% à juger les débuts du quinquennat plutôt réussis, dont 55% à gauche.

De même, 74% des sondés considèrent que le Premier ministre François Fillon dirige bien l'action de son gouvernement, 69% qu'il est un homme de dialogue, 65% qu'il est capable de réformer le pays.

Parmi les réformes prioritaires, 27% citent la détaxation des heures supplémentaires, 23% l'instauration de peines planchers pour les multirécidivistes et 14% le service minimum dans les transports.

Au classement des personnalités, le trio Bernard Kouchner (78%), François Bayrou (75%) et Jean-Louis Borloo (71%) caracole en tête. Nicolas Sarkozy est 4e avec 70%, en forte hausse de 14 points depuis avril. C'est autant que son prédécesseur Jacques Chirac (+10). Classé 8e à 41%, François Fillon bondit de 28 points. Testée pour la première fois, la garde des Sceaux Rachida Dati est 10e avec 62%.

A gauche, la première personnalité est Bertrand Delanoë à la sixième place avec 68%, en nette hausse de 7 points. Ségolène Royal obtient 59% (+2), soit autant que Dominique Strauss-Kahn (59, -1). François Hollande, lui, recule de 6 points à 44%.

- sondage Ifop réalisé par téléphone du 31 mai au 1er juin auprès d'un échantillon national de 1.008 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

Lundi 4 juin 2007, 18h22



Partager cet article
Repost0

commentaires

Résultats officiels
de l'élection présidentielle 2012
 


Pour mettre la page en PDF :
Print


 




Petites statistiques
à titre informatif uniquement.

Du 07 février 2007
au 07 février 2012.


3 476 articles publiés.

Pages vues : 836 623 (total).
Visiteurs uniques : 452 415 (total).

Journée record : 17 mai 2011
(15 372 pages vues).

Mois record : juin 2007
(89 964 pages vues).