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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 10:22
(Dépêches)



Bayrou : la douche froide

PARIS (AP) - Avec quelque 7,4% des voix, c'est une douche froide électorale qu'a subie dimanche soir le MoDem de François Bayrou au premier tour des législatives: il ne devrait obtenir qu'entre 0 et 4 sièges selon les projections.

Dénonçant depuis Pau un "un déséquilibre terriblement marqué" de la représentation à l'Assemblée nationale après la "vague" UMP, le fondateur du MoDem a prévenu: "ce déséquilibre, un jour ou l'autre, la France le regrettera". Car "il n'est pas sain d'avoir des institutions qui, ainsi, portent les uns à un nombre de sièges jamais atteint probablement jusqu'à maintenant et n'offrent aux autres qu'une représentation minorée".

Il devrait donc y avoir une triangulaire au second tour.

Les quelque sept millions d'électeurs qui avaient accordé à François Bayrou 18,57% des voix au premier tour de la présidentielle se sont en grande partie démobilisés. Le tout jeune Mouvement démocrate voit son score fondre en un mois et demi, même s'il fait mieux qu'aux législatives de 2002. Au premier tour, l'UDF avait alors obtenu 4,8% des suffrages.

Selon l'Ipsos, 33% des électeurs de François Bayrou du 22 avril se sont abstenus, 24% ont voté MoDem, 22% pour la droite et 18% pour la gauche.

En 2002, les 4,8% de l'UDF lui avait permis d'obtenir 29 sièges à l'Assemblée nationale. Cela ne sera pas le cas cette fois-ci: le MoDem ne devrait obtenir qu'entre 0 et quatre sièges, selon les différentes projections.

Avec quelque 2% des voix, le Nouveau centre, composé des députés UDF sortants ralliés à l'UMP, devrait en revanche pouvoir constituer un groupe parlementaire, avec une vingtaine de sièges. Avec 50,05% des voix, leur chef de file Hervé Morin, ministre de la Défense, a été réélu dès le premier tour dans sa 3ème circonscription de l'Eure.

La disparition de son groupe parlementaire se confirme en revanche pour François Bayrou, qui entame donc une nouvelle traversée du désert -médiatique et financière- jusqu'à la présidentielle de 2012.

Ces résultats "ne sont "pas une bonne chose pour le pluralisme" et donc pour "la démocratie", a déploré Marielle de Sarnez (MoDem). "Ce n'était pas un suspense qu'il y aurait une vague bleue. A ce point-là, c'est beaucoup (...) Est-ce que c'est une bonne chose? Moi, je ne crois pas", a-t-elle dit.

"Les Français ont validé ce soir l'ouverture" du gouvernement de Nicolas Sarkozy, a estimé de son côté Maurice Leroy, ancien "bayrouiste" rallié à l'UMP. "On voit où mène ce soir (la) stratégie" du Béarnais.

Pour la ministre UMP Valérie Pécresse, François Bayrou "a brouillé son image entre les deux tours" de la présidentielle, "en appelant à ne pas voter Sarkozy". Et "les Français lui font payer ce brouillage d'image".

Les responsables du MoDem vont désormais étudier attentivement les résultats dans chaque circonscription. "J'ai tout à fait l'attention de regarder demain au cas par cas, circonscription par circonscription, quelle est la situation", a confirmé François Bayrou sur France-2. Le fondateur du MoDem n'avait pas fermé la porte à des alliances locales, y compris avec la gauche, en fonction des résultats du premier tour.

Le député-maire socialiste d'Evry (Essonne) Manuel Valls a appelé les électeurs de François Bayrou à faire "le choix de la diversité et donc de la gauche au deuxième tour de l'élection législatives".

Après l'exaltation du premier tour de la présidentielle, la chute est brutale pour François Bayrou, qui se tourne désormais vers les prochaines élections municipales, régionales et européennes, et surtout vers la présidentielle de 2012. Dimanche, il s'est d'ores et déjà fixé pour "objectif" de faire "naître des générations nouvelles de responsables politiques" et de "préparer des idées neuves".

Dimanche 10 juin 2007, 23h26




Vague bleue en vue à l'Assemblée nationale

PARIS (Reuters) - Une vague bleue UMP s'annonce à l'Assemblée nationale après le premier tour des élections législatives, un scénario attendu qui accentue l'affaiblissement de la gauche et relègue le Mouvement démocrate de François Bayrou et le Front national à un score symbolique.

Au vu des projections pour la droite - 383 à 470 sièges -, le président Nicolas Sarkozy devrait disposer le 17 juin de la large majorité qu'il appelait de ses voeux pour mettre en oeuvre son programme de "rupture". Ce serait la première fois depuis 1978 qu'une majorité serait reconduite à l'Assemblée (46,7% pour la droite à l'époque).

Selon les estimations des instituts de sondage, la gauche, avec 36,4% à 38,9%, réalise un meilleur score en voix qu'aux législatives de 2002 (35%), mais la logique du scrutin uninominal à deux tours est sans appel pour le Parti socialiste et ses alliés, crédités de 69 à 185 sièges.

Organisé cinq semaines après le second tour de l'élection présidentielle, le scrutin a été marqué par une désaffection sans précédent de l'électorat depuis 1958 avec une abstention de 37% à 39,5%. Cette faible participation devrait limiter les triangulaires. La participation avait avoisiné les 85% lors de la présidentielle.

La gauche a lancé un appel à la mobilisation pour le 17 juin afin de limiter les dégâts, l'oeil rivé sur la centaine de circonscriptions où l'écart droite-gauche est inférieur sur le papier à cinq points.

Comme la présidentielle l'avait préfiguré, les législatives confirment un retour de la bipolarisation droite-gauche au détriment des formations minoritaires.

CONTRE-PERFORMANCE DU MODEM

Le centre ne peut prétendre au statut de troisième force, écartelé entre le Nouveau Centre des ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy, qui tirent leur épingle du jeu, et le MoDem de François Bayrou, qui n'a pu capitaliser sur son score du premier tour de la présidentielle (18,6%).

Le Mouvement Démocrate dépasserait de peu les 7% avec des projections de zéro à quatre sièges.

Le scrutin confirme le recul du vote d'extrême droite, désormais majoritairement acquis à l'UMP. Le Front national oscille entre 4,5% et 5%, son plus mauvais score depuis son apparition sur l'échiquier politique dans les années 80.

Onze ministres avaient mis leur destin gouvernemental entre les mains des électeurs.

Le Premier ministre, François Fillon, a été élu dès le premier tour dans la 4e circonscription de la Sarthe avec 53,4% des inscrits (55% en 2002), selon le ministère de l'Intérieur.

Hervé Morin (Eure, 3e), Jean-Louis Borloo (Nord, 21e), Xavier Bertrand (Aisne, 2e), Dominique Bussereau (Charente-Maritime, 4e), Eric Woerth (Oise, 4e), Valérie Pécresse (Yvelines, 2e) sont aussi élus au premier tour.

Le ministre de l'Ecologie Alain Juppé, qui affrontait la partie la plus serrée dans la 2e circonscription de Gironde, est en ballottage favorable avec 43,73%. Christine Boutin, Roselyne Bachelot, Michèle Alliot-Marie sont également en ballottage favorable.

François Fillon, qui avait réuni à Matignon les représentants de la majorité et plusieurs membres du gouvernement, a appelé de ses voeux "une majorité pour agir", se projetant déjà dans l'après-second tour.

LE PEN PLACE SES ESPOIRS EN MARINE

"L'élan est là. Mais il ne peut être concrétisé qu'avec une majorité présidentielle large, cohérente et bien décidée d'aller de l'avant", a souligné le Premier ministre.

Le nouvel exécutif entend faire voter dès le mois de juillet, à la faveur d'une session parlementaire extraordinaire, son premier train de réformes : "paquet" fiscal, autonomie des universités, lois contre la multirécidive et la délinquance des mineurs, service minimum.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, a lancé un appel à "tous les républicains" pour faire barrage à une droite "absolue".

L'ex-candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal a exhorté ses électeurs, jeunes et classes populaires, à revenir vers les urnes "pour la République, la France, la justice sociale".

"Allons-y, mobilisons-nous, il nous reste encore quelques jours pour faire un beau vote", a lancé la secrétaire nationale du Parti communiste, Marie-George Buffet.

"Il y a une démoralisation électorale qui a joué", a jugé pour sa part le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire, Olivier Besancenot, qui a invité à faire "barrage" à la droite.

Les Verts appellent à voter au second tour pour le candidat de gauche le mieux placé mais ne promettent pas de "désistement systématique".

"On n'arrivera pas réellement à empêcher une vague bleue, on peut en revanche empêcher un tsunami bleu", a dit Dominique Voynet.

François Bayrou a mis en garde contre "un déséquilibre terriblement marqué" à l'Assemblée que "la France regrettera".

Le président du MoDem est en ballottage favorable avec 24,56% des inscrits (37,25% des suffrages exprimés) dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, où les candidats UMP et PS sont en mesure de se maintenir au second tour.

Le député-maire socialiste d'Evry (Essonne) Manuel Valls a appelé les électeurs de François Bayrou à faire le choix de la diversité en votant à gauche au second tour.

Quant à Jean-Marie Le Pen, il a prédit que Nicolas Sarkozy "l'illusionniste" descendrait "de scène à un moment donné". Le dirigeant du FN place ses espoirs dans sa fille Marine, deuxième dans la 14e circonscription du Pas-de-Calais derrière le candidat socialiste Albert Facon.

Dimanche 10 juin 2007, 23h33




Le PCF évite la débâcle, espère sauver son groupe à l'Assemblée

PARIS (Reuters) - Bien qu'ébranlé par son échec à la présidentielle, le Parti communiste fait mieux que résister au premier tour des élections législatives mais il aura beaucoup de mal à conserver un groupe à l'Assemblée nationale.

Selon les projections des instituts de sondage, le PCF est crédité de 4 à 5% des voix, soit le niveau de 2002 (4,82%) et pourrait obtenir de 6 à 15 députés. Il en faut 20 pour former un groupe.

"Si ces indications se confirment, cela marquerait un redressement significatif par rapport à celui de la présidentielle", a déclaré Patrice Cohen-Seat, directeur de la communication du PCF.

"Il pourrait même atteindre ou dépasser celui de 2002 qui nous avait permis de conserver un groupe à l'Assemblée nationale", a-t-il ajouté.

Fort de ce résultat, le PCF a appelé à "un désistement républicain général, loyal et déterminé", pour "élire le plus grand nombre de députés de gauche" au second tour.

La secrétaire nationale, Marie-George Buffet, a invité tous les électeurs de gauche à se mobiliser pour le second tour, affirmant que le Parti communiste n'était pas mort.

"La dernière fois, on nous prédisait entre 10 à 12 députés et on a fini à 21", a-t-elle lancé. "Les premiers résultats de cette élection (...) me donnent à penser que nous serons bien au-delà de ces chiffres pour les députés."

Pour le Parti communiste, garder le maximum de députés est une question de survie politique et financière.

Après le score désastreux de Marie-George Buffet à la présidentielle (1,93%), le PCF veut croire à un large rassemblement autour de ses candidats encore en lice pour le second tour.

Depuis 1958, le PCF a toujours eu un groupe à l'Assemblée nationale, obtenant son meilleur résultat en 1978 avec 86 députés. Il présentait 558 candidats, dont 15 sortants sur 21.

Cette fois, le PCF devait non seulement résister à la vague bleue mais à son allié d'hier, le Parti socialiste, notamment dans l'ex-ceinture rouge parisienne, où se trouvent nombre de ses derniers bastions.

Marie-George Buffet a bon espoir d'être réélue dans la 4e circonscription de Seine-Saint-Denis où elle arrive en tête avec plus de 30% des voix dans un ballotage favorable face à la droite. "Elle a fait six points de plus qu'en 2002", a-t-on souligné dans son entourage.

Dimanche 10 juin 2007, 23h25



Les socialistes perdent le pari de la mobilisation

PARIS (Reuters) - Après une campagne axée sur des appels à la participation, le Parti socialiste a perdu son pari de faire revenir vers les urnes les 17 millions d'électeurs qui avaient voté pour Ségolène Royal à l'élection présidentielle.

Les dirigeants du PS ont appelé au sursaut le 17 juin pour contrer une droite "absolue" après le premier tour des élections législatives marqué par une abstention record.

Selon les instituts de sondages, le PS et ses alliés oscillaient dimanche entre 27,2% et 28,6% des voix, en progression par rapport à 2002. S'il se confirme, ce score serait supérieur à celui obtenu par Ségolène Royal au premier tour de la présidentielle le 22 avril (25,87%).

En revanche, les estimations en nombre de sièges varient presque du simple au triple, de 60 à 170, contre 142 dans l'Assemblée sortante. En 1993, le PS avait été laminé, ne sauvant que 53 sièges - une débâcle à laquelle aucun "éléphant" ne voulait croire dimanche.

Pour favoriser ce "sursaut démocratique", le PS organisera deux grands meetings avant le second tour le 17 juin, l'un mardi soir en région parisienne et l'autre jeudi.

Misant une fois encore sur les reports de voix des centristes - une stratégie qui avait pourtant échoué lors de la présidentielle - François Hollande s'est tourné vers "tous les républicains" pour faire barrage à la vague bleue.

Pour construire une "gauche neuve (...) qui se préparera aux victoires de demain", Ségolène Royal s'est tournée en particulier vers les jeunes qui sont selon elle "les plus menacés" par une vague bleue. "D'autres urnes peuvent parler dimanche prochain", a assuré l'ancienne candidate à l'Elysée.

"LES BANLIEUES N'ONT PLUS PEUR DE SARKOZY"

Pour Claude Bartolone, "il est très difficile ce soir d'avoir une idée de la configuration du groupe et c'est pourquoi il faut une mobilisation totale de tous les électeurs du 6 mai". "Le pari que nous avons perdu, c'est de transformer les électeurs anti-Sarkozy en électeurs socialistes", a déclaré à Reuters le député sortant de Seine-Saint-Denis.

La participation en berne au niveau national a baissé encore plus nettement dans les quartiers populaires, qui avaient offert à Ségolène Royal ses meilleurs scores le 6 mai.

"Les banlieues n'ont plus peur de Sarkozy, c'est l'effet Rachida Dati", dit un proche de Dominique Strauss-Kahn en allusion à la ministre de la Justice, issue de l'immigration.

L'étalage de divisions internes a également joué, estiment nombre de socialistes. Pour Julien Dray, la droite "a mieux tiré la leçon" de l'unité que les socialistes. "Il faut cesser les divisions, cesser les querelles, se mettre à travailler sérieusement, observer, ne pas faire de l'obstruction systématique".

SEGOLENISTES EN DIFFICULTE

Comme une bande annonce de la bataille qui s'annonce au sein du PS, François Hollande, qui quittera son poste lors du prochain congrès, et Ségolène Royal, qui ne cache plus son ambition de lui succéder, se sont exprimés derrière le même pupitre, rue de Solférino, à quinze minutes d'intervalle.

Les deux dirigeants semblaient s'être répartis les rôles. Le premier secrétaire, visage fermé, a mis en garde contre les "majorités écrasantes qui écrasent". Comme au soir de sa défaite face à Nicolas Sarkozy le 6 mai, sa compagne, tout sourire, a appelé à construire "d'autres victoires".

Le message de Ségolène Royal est simple, c'est "séchez vos larmes, soyez debout, la politique est un long combat", a décrypté Julien Dray, proche de l'ancienne postulante à l'Elysée.

La plupart des socialistes ne croient cependant pas à un départ précipité du premier secrétaire en cas de débâcle, espérant une remise en cause collective - à l'inverse de la stratégie adoptée par Ségolène Royal dès le 6 mai au soir.

Dimanche prochain, "si la claque est trop grande, cela voudra dire qu'il n'y a pas d'effet Royal et que l'élection présidentielle, Sarkozy l'a faite en pour et en contre", estime un ancien ministre.

Dans toutes les écuries socialistes, l'heure est à l'étude minutieuse des résultats - les "quadras" à la recherche de signes de renouvellement générationnel, les "éléphants" espérant consolider leur courant interne.

Au cours des dix derniers jours, Ségolène Royal a surtout volé à la rescousse de ses proches en campagne afin d'assurer leur entrée à l'Assemblée, où elle ne siègera pas, et donc leur poids au sein du futur groupe parlementaire.

Plusieurs de ses anciens collaborateurs de campagne présidentielle sont en difficulté, comme Jean-Louis Bianco dans les Alpes-de-Haute-Provence ou Arnaud Montebourg en Haute-Saône, tous deux en ballottage défavorable face à l'UMP.

Dimanche 10 juin 2007, 23h40




L'UMP conforte sa domination cinq ans après sa création

PARIS (Reuters) - Cinq ans après sa création sous la houlette du président Jacques Chirac, l'UMP a conforté sa position dominante sur la scène politique française, lors du premier tour des élections législatives.

Selon les estimations des instituts de sondage, le parti majoritaire dans l'Assemblée nationale sortante a nettement amélioré son score par rapport aux législatives de 2002, dans la foulée de l'élection du président Nicolas Sarkozy le 6 mai.

L'UMP obtiendrait plus de 40% des suffrages (jusqu'à 45,8% avec ses alliés divers droite et du Nouveau Centre). Le 9 juin 2002, l'Union pour la majorité présidentielle, premier avatar de l'UMP, avait obtenu 33,3% des suffrages exprimés.

A 21h30, l'UMP comptait déjà 52 élus dès le premier tour, dont le Premier ministre, François Fillon, et les ministres de l'Economie et du Travail, Jean-Louis Borloo et Xavier Bertrand, Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports, ainsi que leur collègue de la Défense Hervé Morin, venu de l'UDF.

Le ministre de l'Ecologie, Alain Juppé, numéro deux du gouvernement, et ses collègues de l'Intérieur et de la Santé, Michèle Alliot-Marie et Roselyne Bachelot, étaient pour leur part en ballottage favorable.

François Fillon a jugé qu'une "partie du chemin" était faite vers une "majorité présidentielle large" et "cohérente" pour "agir". Mais au vu des premiers chiffres, cela relevait surtout de la précaution de langage.

Le second tour, la 17 juin, devrait confirmer cette "vague bleue" - dont la seule inconnue est l'ampleur - et l'efficacité du rouleau compresseur électoral qu'est devenue l'UMP sous la direction de Nicolas Sarkozy depuis fin 2004.

Au 9 juin 2007, le groupe UMP comptait 359 membres (dont neuf apparentés). Selon les instituts de sondage, il pourrait en avoir plus de 400, voire 420 à 470 dans la prochaine assemblée.

A ces députés s'ajouteraient ceux du Nouveau Centre formé par les élus UDF qui ont rejoint Nicolas Sarkozy entre les deux tours de la présidentielle et crédité de 20 à 25 sièges.

Le nouveau président devrait ainsi obtenir sans surprise la majorité présidentielle confortable qu'il souhaitait pour mettre en oeuvre les réformes promises pendant sa campagne.

Pour Patrick Devedjian, fidèle du chef de l'Etat et secrétaire général de l'UMP, ce résultat "valide totalement la politique d'ouverture" de Nicolas Sarkozy, qui a nommé quatre personnalités venues de la gauche dans son gouvernement, dont le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner.

"DEVOIR D'OUVERTURE"

L'expérience du passé a cependant montré qu'une large majorité n'était pas nécessairement de tout repos. Elle peut constituer un terrain propice aux rivalités de personnes ou aux turbulences en tous genres. Au moins trois batailles internes s'annoncent ainsi pour l'après-second tour des législatives.

La bataille de la présidence de l'Assemblée nationale oppose déjà le président sortant Patrick Ollier et le chef de file des députés UMP sortants, Bernard Accoyer. Avec en outsiders l'ancien ministre de l'Intérieur François Baroin et le président sortant de la commission des Finances, Pierre Méhaignerie.

La bataille pour la présidence du futur groupe UMP ne s'annonce pas moins vive, entre l'ex-ministre délégué au Budget, Jean-François Copé, son collègue à l'Aménagement du territoire, Christian Estrosi, fidèle de Nicolas Sarkozy, et le député libéral Marc Laffineur, jusqu'ici vice-président du groupe.

Patrick Devedjian s'oppose enfin à l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin sur la réforme des statuts du parti.

Dans une interview publiée jeudi par Le Figaro, le chef de l'Etat a renvoyé tout le monde dos à dos.

"Le président de la République peut dire à ses amis, avant de vous concurrencer pour savoir qui présidera quoi, peut-être serait-il plus judicieux de conquérir d'abord la majorité", a-t-il dit à propos des présidences de l'Assemblée et du groupe.

Quant à la controverse entre Patrick Devedjian et Jean-Pierre Raffarin, il a affirmé que, n'étant plus président de l'UMP, il n'avait pas à "avoir d'opinion sur le sujet".

"Il n'est pas absurde qu'une formation politique modifie son organisation dès lors que le président de la République est issu de ses rangs", a-t-il ajouté. "Mais cette affaire de statuts n'intéresse pas les Français, ni le président de la République."

Plus la victoire de l'UMP sera large, plus Nicolas Sarkozy risque d'avoir du mal à convaincre ses amis du bien-fondé de sa promesse de confier la présidence de la commission des finances à l'opposition et d'aller plus loin dans "l'ouverture".

"Mon devoir de président c'est de rassembler une majorité et le devoir de la majorité c'est de s'ouvrir", disait-il dans Le Figaro. "Si l'opportunité se présente, je proposerai à d'autres personnalités de gauche et du centre de nous rejoindre."

"Avec une telle majorité", a confirmé dimanche Jean-Pierre Raffarin, "c'est un devoir d'ouverture, de poursuite de l'ouverture qui s'impose à nous."

Dimanche 10 juin 2007, 22h35



Le Front national KO debout se raccroche à Marine Le Pen

PARIS (Reuters) - Dans le fil du revers de Jean-Marie Le Pen à la présidentielle, le Front national a enregistré son plus mauvais score aux élections législatives depuis le début des années 80 et passe sous la barre des 5% des voix.

Ce résultat, qui conforte la stratégie de Nicolas Sarkozy, prive l'extrême droite de tout pouvoir de nuisance même si le FN peut se consoler avec la qualification de Marine Le Pen pour le second tour dans la 14e circonscription du Pas-de-Calais.

"Nous serons là demain", a cependant promis Jean-Marie Le Pen en qualifiant le chef de l'Etat "d'illusionniste" qui va devoir "descendre de scène" lorsque les Français se rendront compte que ses promesses ne sont pas tenues.

Le président du FN avait demandé à ses électeurs traditionnels de "ne pas se livrer pieds et poings liés" au nouveau président de la République.

Mais le FN est crédité au premier tour des législatives de 4,2 à 4,6% par les instituts de sondage, loin des 11,34% obtenus en 2002, un score qui lui avait permis d'obtenir un financement public conséquent.

En 1997, le FN avait imposé 75 triangulaires, contribuant à la défaite de la droite. En 2002, en dépit de la qualification de Jean-Marie Le Pen pour le second tour de la présidentielle, il n'était plus présent que dans 37 circonscriptions.

Cette fois, en dehors de la qualification de la vice-présidente du FN, le parti d'extrême droite ne devrait être présent dans aucune autre circonscription au second tour, disait-on en milieu de soirée à la direction du FN.

"Nous avons enregistré un revers. Nous le savions, nous le prévoyions un peu (...) Mais le Front national n'est pas mort", a néanmoins déclaré Marine Le Pen, pour qui le FN a au contraire "un grand espoir dans l'avenir" parce que "Nicolas Sarkozy décevra quoi qu'il arrive".

GOLLNISCH "TRES CONFIANT"

"Je suis très confiant pour l'avenir du FN", a renchéri la délégué général Bruno Gollnisch, soulignant que le parti d'extrême droite avait déjà subi des reculs sévères dans le passé, notamment en 1988, avant de rebondir.

Tenue par une frange du FN pour responsable de l'échec de son père (10,41%) dont elle dirigeait la campagne à la présidentielle, Marine Le Pen a redoré son blason face à son rival Bruno Gollnisch.

De son côté, le délégué général du FN doit assumer la contre-performance des législatives, puisqu'il dirigeait la campagne.

Pour couper court à toute fronde parmi les cadres qui souhaiteraient lui voir passer la main, Jean-Marie Le Pen, qui aura 79 ans à la fin du mois, a répété à plusieurs reprises qu'il serait candidat à sa propre succession lors du congrès prévu en novembre prochain.

Mais l'idée d'une refondation, voire d'un "Epinay de la droite nationale", fait son chemin au sein de l'extrême droite où des militants redoutent de ne plus retrouver avant longtemps un espace politique important.

En mobilisant les électeurs contre l'immigration et pour la défense de l'identité nationale, Nicolas Sarkozy a en effet réussi à "siphonner" dès le premier tour de la présidentielle près d'un million de voix du Front national.

Dimanche 10 juin 2007, 22h25



Sarkozy conforté, malgré une abstention record

PARIS (AFP) - Les Français ont marqué dimanche, au premier tour des législatives, leur volonté de donner à Nicolas Sarkozy la "large" majorité qu'il leur avait demandée, une adhésion cependant ternie par un taux de participation historiquement bas.

Victoire ample ou écrasante ? Les instituts de sondage hésitaient dimanche en milieu de soirée sur le nombre de sièges promis le 17 juin à l'UMP, allant de moins de 400 à plus de 500 sur les 577 de l'hémicycle.

En se rendant peu nombreux aux urnes - l'abstention, entre 37 et 40%, battant les records de premier tour - les Français ont, à l'issue d'une campagne sans intensité, semblé considérer que les jeux étaient faits après la nette victoire de Nicolas Sarkozy le 6 mai.

Forte de 359 députés sur 577 dans l'assemblée sortante, l'UMP, autour de 40% de suffrages, va sans nul doute se renforcer dans la 13è législature de la Vè République.
Les Français resteront ainsi fidèles à leur choix constant: accorder au président nouvellement élu une majorité parlementaire comme ils l'ont fait en 1981, 1988 et 2002.

L'Union pour un Mouvement Populaire et ses alliés sont crédités de plus de 40% des suffrages, environ 10 points au-dessus des voix obtenues par Nicolas Sarkozy le 22 avril.

Le chef de l'Etat (53% le 6 mai) et son Premier ministre François Fillon, qui a mené la campagne législative et a été élu dès dimanche dans son fief de Sablé-sur-Sarthe, avaient demandé une majorité "large" pour engager des changements "forts".

Les socialistes et leurs alliés avaient plaidé sans relâche contre une concentration des pouvoirs entre les mains d'un seul parti et d'un seul homme. Aux alentours de 25%, le score du PS serait comparable à celui de sa candidate à l'Elysée Ségolène Royal le 22 avril et à celui du premier tour des législatives de 2002.

Une performance "honorable", a jugé le numéro un du PS François Hollande. Cependant, la mécanique du scrutin majoritaire à deux tours devrait amplifier la traduction en sièges des scores en voix.

Les socialistes étaient 149 dans l'Assemblée sortante. Selon les projections, les estimations divergeaient du simple au triple (de 60 à 170) sur la composition de leur futur groupe.

Avec quelque 7% de voix, le Mouvement Démocrate (MoDem) de François Bayrou est très loin des 18,57% obtenus par le candidat centriste le 22 avril. Il perd à coup sûr l'espoir de constituer un groupe à l'Assemblée, même si son chef de file se retrouve dans son Béarn en ballottage favorable mais dans une triangulaire.

Au contraire, ses anciens amis ralliés à Nicolas Sarkozy et réunis au sein du Nouveau Centre autour d'Hervé Morin, seul ministre issu de l'UDF, devraient franchir la barre des 20 élus nécessaire pour former un groupe parlementaire.

Fait sans précédent, l'Assemblée nationale qui se profile ne devrait compter que trois groupes.

En effet, pour la première fois, le PCF qui fut après 1945 la première force politique française et domina des décennies la gauche, risque fort d'être privé de groupe. Ce qui réduirait considérablement son expression et son audience (temps de parole dans l'hémicycle, moyens logistiques...).

La bipolarisation a donc joué à plein, d'autant que l'abstention historiquement forte a quasiment bloqué la possibilité de triangulaires : dans cette configuration, pour franchir le seuil des 12,5% d'inscrits qui barre l'accès au second tour, il fallait réunir 21% des suffrages.

Face à un second tour qui s'annonce des plus compliqués pour eux, PS et MoDem ont repris leurs arguments de campagne : attention à une démocratie entravée par une UMP obèse, danger d'une domination sans partage du parti présidentiel, risque pour l'impartialité de l'Etat.

"La démocratie a besoin de respirer", a résumé Ségolène Royal, qui, bien que non candidate à sa réélection comme député, entend peser sur l'avenir du PS.

Si elle se confirme, cette nouvelle donne électorale devrait accélérer les aspirations à la rénovation de la gauche. Dès dimanche, Dominique Voynet a demandé à la gauche de "se remettre en cause profondément".

Quant au FN, qui n'avait pas de sortant, il recule par rapport aux 10,44% de son chef Jean-Marie Le Pen. Une consolation pour ce parti: la qualification de Marine Le Pen pour le 17 juin dans le Pas-de-Calais.

Par Corinne Delpuech et Dominique Brule, le dimanche 10 juin 2007, 22h01



Déroute pour le Modem de Bayrou, le Nouveau centre sauvé grâce à l'UMP

PARIS (AFP) - François Bayrou a échoué dimanche à transformer son essai de la présidentielle avec son nouveau parti, le Mouvement Démocrate (MoDem), qui ne devrait pas pouvoir constituer un groupe à l'Assemblée, au contraire du Nouveau centre, rescapé grâce à l'UMP.

Le Nouveau Centre, formé par les députés UDF ralliés à Nicolas Sarkozy, devrait, grâce à son alliance avec le parti majoritaire, avoir une vingtaine de députés.

Quant au MoDem, son score de 7,61% marque un progrès par rapport à celui réalisé par l'UDF au premier tour des législatives de 2002 (4,85%).

Mais il est largement inférieur aux 18,57% de voix recueillis par M. Bayrou le 22 avril, qui lui avait donné la troisième place au premier tour de la présidentielle.

Il est également inférieur aux prévisions des sondages, qui lui accordaient entre 8% et 10% ces derniers jours.

Le MoDem devrait obtenir au mieux quatre sièges à l'issue du second tour, selon les projections. Le taux record d'abstention a réduit le nombre de triangulaires possibles, qui auraient pu donner une chance à certains des 535 candidats du MoDem.

M. Bayrou lui-même devrait sauver son siège dans les Pyrénées-Atlantiques, à l'issue d'une triangulaire. Mais en l'absence de groupe parlementaire, il sera marginalisé et confronté à la tâche difficile de faire vivre un parti revendiquant 80.000 demandes d'adhésion, mais n'ayant que peu d'élus à l'Assemblée.

Depuis Morlaas (Pyrénées-Atlantiques), M. Bayrou a déploré dimanche soir le futur "déséquilibre marqué dans la représentation à l'Assemblée nationale".

Interrogé sur d'éventuels désistements en cas de triangulaire, il a indiqué qu'il examinerait lundi "les résultats circonscription par circonscription".

Prévoyant qu'"il faudra que les deux à quatre députés (MoDem) se battent comme des lions", il a jugé que "c'est le commencement d'un centre indépendant en France qui se fait dans la difficulté, le choc".

Le leader centriste a obtenu 37,25% dans sa circonscription, devant l'UMP Jean-Pierre Mariné (25,92%) et la candidate PS Marie-Pierre Cabanne (23,32%).

En 2002, il était arrivé en tête au premier tour avec 41,8% des voix, mais il n'avait pas alors de candidat UMP en face de lui.

Un fidèle de M. Bayrou, le député des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle, se maintient également pour le second tour en triangulaire, mais est devancé par le candidat UMP.

D'autres proches, les députés Gilles Artigues (Loire) et Anne-Marie Comparini (Rhône), ainsi que l'eurodéputée Marielle de Sarnez, qui se présentait à Paris, ont été battus. Tout comme l'ancien ministre Azouz Begag dans le Rhône, qui a appelé à voter pour l'adjoint au maire socialiste de Lyon Jean-Louis Touraine.

En Seine-Saint-Denis, le sortant Jean-Christophe Lagarde, investi par le MoDem mais qui a fait campagne en candidat libre, est en ballottage très favorable.

Elisabeth Doineau (Mayenne) et Thierry Benoit (Ille-et-Vilaine) se maintiennent au second tour.

De son côté le Nouveau Centre, qui présentait 80 candidats, n'a obtenu qu'autour de 2% des voix. Mais, fort de son accord avec l'UMP, il devrait obtenir de 20 à 25 sièges.

Le ministre de la Défense Hervé Morin, chef de file de ce nouveau parti formé par 18 députés UDF voulant rester dans la majorité présidentielle, a été réélu au premier tour dans l'Eure (50,05%).

Quatre autres représentants du Nouveau Centre, François sauvadet (Côte d'Or), Charles de Courson (Marne), Philippe Vigier (Eure-et-Loir) et Francis Hillmeyer (Haut-Rhin), ont également été élus.

Par Pascale Juilliard, le lundi 11 juin 2007, 1h17


Le MoDem ou les lendemains qui déchantent

PARIS (Reuters) - Noyé par la vague bleue annoncée, crédité de 7,3% à 7,5% des voix selon les estimations, l'UDF-Mouvement Démocrate a échoué à traduire aux élections législatives la percée de François Bayrou à la présidentielle.

Malgré 535 candidats, le parti créé le 10 mai pourrait n'obtenir qu'au maximum quatre sièges dans la nouvelle assemblée, selon les projections. Loin des 20 députés nécessaires pour créer un groupe.

La vague UMP "dont tout le monde connaît l'ampleur" va créer "dans la représentation de l'Assemblée nationale un déséquilibre terriblement marqué", a estimé François Bayrou après l'annonce des estimations qui accordent entre 440 et 470 des 577 sièges de l'Assemblée nationale au camp du président Nicolas Sarkozy.

"Ce déséquilibre, un jour ou l'autre, la France le regrettera", a prédit le député béarnais sortant, qui avait fait campagne sur le thème du pluralisme et du droit des citoyens à avoir un débat au Palais-Bourbon.

Aux yeux de l'ancien ministre, qui réclame le retour de la proportionnelle aux législatives, "il n'est pas sain d'avoir des institutions qui ainsi portent les uns à un nombre de sièges probablement jamais atteint jusqu'à maintenant et n'offre aux autres qu'une représentation minorée".

La députée européenne Marielle de Sarnez, candidate du MoDem dans le XIVe arrondissement de Paris, y voit un danger pour la démocratie.

"Je ne pense pas que ce soit une bonne chose pour le pluralisme, et si ce n'est pas une bonne chose pour le pluralisme (...) ce ne sera pas une bonne chose pour la démocratie", a-t-elle déclaré sur TF1.

François Bayrou a précisé que d'éventuels accords pour le second tour, dimanche prochain, se feraient "au cas par cas, circonscription par circonscription".

Dans sa deuxième circonscription des Pyrénées-Atlantiques, le leader centriste est en ballottage favorable, avec 37,2% des voix, devant l'UMP Jean-Pierre Marine (25,9%) et la candidate socialiste Marie-Pierre Cabanne (23,3%). Il devrait donc y avoir une triangulaire au second tour.

NOUVELLE TRAVERSÉE DU DÉSERT

Outre François Bayrou, seuls Anne-Marie Comparini (en difficulté dans le Rhône, selon les premières estimations), Jean Lassalle (en ballottage dans les Pyrénées-Atlantiques où il a recueilli 29,5% des voix) et Gilles Artigues (Loire) étaient restés fidèles au MoDem parmi les députés sortants.

Jean-Christophe Lagarde s'était présenté sans étiquette en Seine-Saint-Denis.

Ce scrutin législatif devrait marquer le début d'une traversée du désert pour François Bayrou, lâché par les trois quarts des 29 députés UDF sortants malgré un score de 18,6% et sept millions de voix engrangés le 22 avril.

Avec 21 et 24 sièges annoncés selon les projections, le Nouveau Centre (ou Parti social libéral européen PSLE), créé par des élus centristes ralliés à l'UMP, devrait quant à lui être en mesure de constituer un groupe à l'Assemblée.

Son chef de file, le ministre de la Défense Hervé Morin, a été réélu dès le premier tour dans la troisième circonscription de l'Eure.

Pour préparer l'avenir - à commencer par les municipales de 2008 et en attendant la présidentielle de 2012 -, François Bayrou veut compter sur les ressources des militants du MoDem.

Fort de quelque 78.000 adhérents attirés en moins d'un mois, plus jeunes et plus urbains que ne l'étaient ceux de l'UDF historique, le jeune courant est en mesure de faire naître "une génération nouvelle de responsables politiques", a assuré le député béarnais dimanche soir sur France 2.

"Nous avons aussi à préparer des idées neuves ne serait-ce que pour le fonctionnement de la démocratie française et pour que nous portions un projet de société qui corresponde à l'attente des Français et aux exigences du temps", a-t-il dit.

Dimanche 10 juin 2007, 22h44



L'UMP doit "tendre la main" à François Bayrou, selon Jean-Pierre Raffarin

PARIS (AP) - L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a souhaité lundi que l'UMP "tende la main" au président du Mouvement démocrate (MoDem) François Bayrou pour remporter "un certain nombre de duels difficiles" contre la gauche.

"Nous allons en discuter. Il faut, vis-à-vis du centre, avoir une attitude positive. Si ce n'était que moi, nous en discuterions tous ensemble", a déclaré Jean-Pierre Raffarin sur France-2. "Il faut tendre la main au centre puisqu'il faut s'élargir, c'est notre éthique politique".

"François Bayrou a eu des choix stratégiques qui n'étaient pas les bons, mais je suis toujours pour qu'on tende la main. Quand on gagne, on tend la main", a-t-il plaidé. "Nous avons un certain nombre de duels difficiles à gagner".

Le sénateur UMP de la Vienne a expliqué qu'"il faut nous mobiliser pour gagner ces duels. Je pense que nous devons battre Arnaud Montebourg en Saône-et-Loire" et le candidat socialiste dans la Vienne.

"Nous avons une série de circonscriptions dans lesquelles nous appelons nos électeurs à se mobiliser, pas simplement pour gagner à l'UMP mais aussi pour faire en sorte que l'UMP soit représentative de cette France qui veut bouger", a-t-il ajouté.

L'ancien Premier ministre a prévenu que son parti ne doit pas "se replier sur lui-même", doit éviter "tout verrouillage et égoïsme" car il doit être "moteur de l'ouverture". "L'UMP doit engager sa mutation, assumer ses nouvelles responsabilités, qui ne sont pas minces, l'UMP doit ouvrir ses fenêtres, et rassembler davantage les Françaises et les Français".

"Nous devons être le parti qui accompagne le président de la République et le Premier ministre dans sa mutation, sa volonté de réforme", a-t-il observé. "Il faut faire pour l'UMP ce que Nicolas Sarkozy a fait pour la France".

Lundi 11 juin 2007, 10h38



Ségolène Royal va contacter François Bayrou avant le 2e tour

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal annonce qu'elle souhaite rencontrer François Bayrou pour favoriser un rassemblement des électeurs centristes sur les candidats du Parti socialiste au second tour des élections législatives.

"A partir du moment où l'enjeu de ces élections législatives c'est d'empêcher la concentration excessive des pouvoirs entre les mains du même parti, ce que François Bayrou a d'ailleurs souligné hier, (…) il est évident que les électeurs du Modem doivent rejoindre les candidats du PS", a expliqué l'ex-candidate présidentielle du PS sur RTL.

Elle a précisé qu'elle ne souhaitait pas le faire "pour des raisons électoralistes" mais pour contrer "une majorité écrasante" de l'UMP.

Priée de dire si elle allait prendre contact avec François Bayrou, elle a répondu : "oui je vais le faire".

Lundi 11 juin 2007, 8h51



François Hollande en appelle aux électeurs du MoDem

PARIS (AP) - Le Premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande a appelé lundi "les candidats et électeurs du MoDem" de François Bayrou à voter pour les candidats socialistes "pour qu'il puisse y avoir un équilibre au sein de l'Assemblée nationale".

"Je lance un appel aux électeurs du Modem, (même si) beaucoup ne sont pas de gauche (...), à faire le choix qui permet d'équilibrer, de maîtriser une Assemblée qui aurait une majorité dominante et ne serait pas le lieu du débat, de l'expression, du compromis", a-t-il lancé sur France Info.

"Si on veut éviter qu'il y ait une majorité écrasante et qui écrasera, il faut que notamment candidats et électeurs du MoDem fassent en sorte qu'il puisse y avoir un équilibre au sein de l'Assemblée nationale", a expliqué François Hollande. "Il est normal d'appeler tous ceux qui ont concouru au suffrage pour qu'ils fassent le choix du pluralisme".

Interrogé sur de possibles désistements de socialistes en faveur de candidats du Mouvement démocrate, le No1 du PS a souligné que "dans la quasi totalité des circonscriptions encore en lice, c'est un socialiste ou une socialiste face à un candidat de l'UMP: il faut que chacun prenne sa responsabilité".

Quant aux deux cas des circonscriptions de François Bayrou et Jean Lassalle, il a estimé que "le candidat socialiste ne pourra même pas rester au second tour". Mais "à chaque fois que nous sommes en situation d'être au second tour, nous resterons au second tour".

"S'il peut rester au second tour, il restera, s'il ne le peut pas il fera en sorte que le pluralisme sera respecté", a-t-il ajouté.

Quant au fait que Ségolène Royal prenne directement contact avec François Bayrou, François Hollande a rétorqué qu'il "n'empêche personne de parler avec qui que ce soit". "Ils se sont déjà parlé notamment entre les deux tours de l'élection présidentielle".

Lundi 11 juin 2007, 9h26



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