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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 09:13
(Dépêches)



Shimon Peres élu à la présidence d'Israël

JERUSALEM (Reuters) - Shimon Peres a été élu au poste de président d'Israël, une fonction essentiellement honorifique qui couronne à 83 ans la carrière politique de ce lauréat du prix Nobel de la Paix.

Ce vétéran de la politique israélienne a été élu au second tour par les députés de la Knesset. Il était resté seul candidat en lice après le désistement de ses deux concurrents qui lui ont apporté leur soutien.

L'homme, qui n'a jamais remporté une élection haut la main en Israël, a manqué d'être élu directement à trois suffrages près, remportant les faveurs de 58 parlementaires sur 120 dès le premier tour.

Sa prise de fonctions à la présidence d'Israël signifie qu'il doit se retirer du gouvernement d'Ehud Olmert dont il exerçait les fonctions de vice-Premier ministre et de ministre du Développement régional.

Né en Pologne, Peres a émigré avant la création de l'Etat juif et a fait ses classes au sein du Parti travailliste aux côtés de l'un des pères fondateurs d'Israël, David Ben Gourion.

Alors qu'il était ministre de la Défense dans la fin des années 1950, Peres avait conclu un accord secret avec la France de lancement d'un programme nucléaire dont Israël se serait servi par la suite afin de se procurer l'arme atomique.

L'Etat juif s'est toujours refusé à émettre le moindre commentaire sur ses activités atomiques.

Peres a été par la suite Premier ministre à deux reprises, de 1984 à 1986 puis en 1995 après l'assassinat de Yitzhak Rabin, mais n'a jamais remporté une élection avec une large majorité.

En 1994, le travailliste s'était vu décerner le prix Nobel de la Paix conjointement avec Yitzhak Rabin et Yasser Arafat pour sa participation à l'élaboration des accords d'Oslo un an auparavant.

En 2005, Peres avait quitté le Parti travailliste pour aider Ariel Sharon, Premier ministre de l'époque, à fonder le grand parti centriste Kadima.

PRESTATION DE SERMENT EN JUILLET

Bien qu'officiellement encouragée par Olmert, la victoire de Peres restait incertaine en raison de pressions exercées dans les dernières heures précédant le scrutin par des avocats conservateurs et religieux.

Les doutes se sont dissipés lorsqu'à l'issue du premier tour ses deux adversaires, Colette Avital et Reuven Rivlin, ont appelé à soutenir la candidature de Peres.

L'ancien Premier ministre prêtera serment en juillet à l'expiration du mandat de l'actuel président Moshe Katsav, impliqué dans une affaire de viol et de harcèlement sexuel.

Katsav a toujours nié l'ensemble des charges retenues contre lui.

Mercredi 13 juin 2007, 17h06



Shimon Pérès élu président de l'Etat d'Israël

JERUSALEM (AP) - Sans doute la dernière victoire pour Shimon Pérès: l'ancien ministre et prix Nobel de la paix a été élu mercredi président de l'Etat d'Israël pour succéder à Moshe Katsav, sous le coup d'une enquête pour viol et agressions sexuelles.

Il n'a manqué que trois voix à Shimon Pérès, âgé de 83 ans, pour être élu dès le premier tour de scrutin à la Knesset, le Parlement israélien. Ses deux adversaires, le député et ancien président de la Knesset Reuven Rivlin, du Likoud, et la députée travailliste Colette Avital se sont alors retirés, lui laissant le champ libre pour le second tour. Il a été élu au second tour avec les voix de 86 des 120 députés.

Le prochain président prendra ses fonctions le 15 juillet pour un mandat de sept ans. "Le rôle du président n'est pas de s'occuper de politique partisane mais de représenter ce qui nous unis tous d'une voix forte", a-t-il déclaré devant les députés après sa victoire.

La stature internationale de Shimon Pérès et les circonstances du départ de Moshe Katsav avaient donné un retentissement inhabituel à l'élection du président. Ce poste reste largement protocolaire même si le chef de l'Etat hébreu est censé être le garant de l'unité du pays et un repère moral.

Les Israéliens espèrent que Shimon Pérès pourra contribuer à réhabiliter une fonction ternie par le scandale. Moshe Katsav avait en effet été obligé de quitter provisoirement ses fonctions pour se défendre contre des accusations de viol ou agression sexuelle sur quatre anciennes employés. Il n'a pas été encore officiellement inculpé dans cette affaire.

Shimon Pérès a pris sa revanche, puisque la présidence lui avait échappé en 2000, l'un des revers aussi cinglants qu'inattendus qui ont émaillé six décennies d'une longue et prestigieuse carrière politique. Moshe Katsav l'avait emporté notamment grâce au soutien de l'influent rabbin Ovadia Yossef du parti ultra-orthodoxe Shass, qui cette fois a donné sa bénédiction à M. Pérès.

C'est "peut-être ma dernière chance de servir le pays", avait lancé Shimon Pérès en annonçant sa candidature le mois dernier. L'un des principaux conseillers du premier chef de gouvernement de l'Etat hébreu, David Ben-Gourion, il a été élu pour la première fois à la Knesset en 1959 et aura occupé tous les grands postes ministériels: défense, finances et affaires étrangères. Mais il n'aura jamais été Premier ministre que par intérim ou provisoirement, jamais après avoir conduit son camp à la victoire.

En tout, il servira trois fois brièvement à la tête du gouvernement, la première en 1977 à la suite de la démission de Yitzhak Rabin; en 1984, il devient Premier ministre pour deux ans avant de céder la place à son rival du Likoud Yitzhak Shamir à la suite d'un accord de coalition inhabituel, aucun vainqueur net n'étant sorti des urnes; en 1995, il assure à nouveau l'intérim après l'assassinat de Yitzhak Rabin par un extrémiste juif, mais c'est le Likoud de Benyamin Nétanyahou qui remporte une victoire surprise sept mois plus tard.

Pendant presque toute sa vie politique, Shimon Pérès a été membre du Parti travailliste. Mais en 2005, les travaillistes préfèrent élire Amir Peretz à leur tête. Ce camouflet l'incite à rejoindre Kadima, la nouvelle formation centriste fondée par son ami de longue date et rival politique de toujours Ariel Sharon.

Ses défaites électorales lui donnent une image de perdant souvent raillée dans son pays mais ses efforts en faveur du processus de paix israélo-palestinien lui valent aussi un grand prestige à l'étranger. Il était à la tête de la diplomatie israélienne lors de la signature des accords d'Oslo à la Maison Blanche en 1993. En 1994, il a partagé le prix Nobel de la paix avec Yitzhak Rabin et le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat.

Mercredi 13 juin 2007, 17h20



Shimon Peres, au sommet de l'Etat

A 83 ans, Shimon Peres, le doyen de la politique israélienne terminera sa carrière avec les honneurs en occupant le poste de président essentiellement honirifique et protocolaire qui lui avait échappé en 2000 face à Moshé Katsav

Jouissant d'une grande aura internationale mais souvent mal aimé dans son propre pays, Peres est l'unique survivant de ce grand élan d'espoir que furent les accords d'Olso de 93, entre Israel et les Palestiniens. Depuis, jamais le second d'Itzack Rabin n'aura eu de cesse de défendre ce processus de paix et l'autorité palestinienne qui en a découlé. L'année suivante, les trois protagonistes de cette victoire, Peres, Rabin et Arafat reçoivent le prix Nobel de la paix. A cette époque, tout le monde croit à une paix possible au Proche-Orient. Mais la paix a ses ennemis. Au soir du 4 novembre 1995, au cours d'un meeting à Tel Aviv, Itzack Rabin est assassiné par un extrémiste israélien. Shimon Peres assiste au crime. Le processus de paix ne s'en relèvera pas.

Né en Pologne, Shimon Perske de son vrai nom, a 11 ans quand sa famille émigre en Palestine. A 25 ans il s'engage dans les forces israéliennes de défense et est nommé par David Ben Gourion comme chef des ressources matérielles et humaines. Elu pour la première fois député en 52, il devient directeur du ministère de la Défense, un poste qui lui vaut aujourd'hui d'être considéré comme le "père" du programme nucléaire israélien. S'il avait gagné en 1996 face à Benyamin Netanyaou, l'histoire peut-être aurait été différente, mais cette fois-ci comme quatre autres fois il échouera à être élu.

Les hasards de l'histoire lui permettront toutefois d'occuper par deux fois le poste de Premier ministre. Figure historique du parti travailliste au sein duquel il a effectué toute sa carrière politique, il se rallie en 2006 à Kadima, le parti centriste d'Ehud Olmert qu'Ariel Sharon avait créé. C'est sous cette étiquette qu'il s'est présenté aux élections présidentielles.

Par EuroNews, le mercredi 13 juin 2007, 20h23



Israël : le vétéran Shimon Peres élu président

JERUSALEM (AFP) - Shimon Peres, 83 ans, a été élu mercredi président de l'Etat d'Israël lors d'un vote au Parlement, point d'orgue d'une carrière politique d'une longévité exceptionnelle.

Doyen du Parlement, sur le devant de la scène politique depuis près d'un demi-siècle, Shimon Peres était assuré de la victoire après le retrait de ses deux concurrents à l'issue d'un premier tour.

Il a été élu au second tour par 86 voix contre 23, les députés étant appelés alors à se prononcer pour ou contre son élection.

La Knesset compte 120 membres. 119 députés ont participé au vote. Il y a eu huit bulletins blancs et deux bulletins nuls.

Au premier tour, M. Peres avait obtenu 58 voix, un populaire député du Likoud (droite) Reuven Rivlin 37 voix et la députée travailliste Colette Avital 21 voix.

La Knesset était appelée à élire le neuvième président de l'Etat d'Israël, une fonction avant tout protocolaire, pour succéder à Moshé Katzav, tombé en disgrâce en raison de son implication dans une affaire de viol et harcèlement sexuel.

Le mandat de sept ans de M. Katzav, suspendu fin janvier de ses fonctions, arrive à expiration en juillet.

M. Rivlin, ex-président du Parlement et considéré comme un "faucon" au sein de la droite, avait, outre l'appui de son parti, le Likoud, celui des formations d'extrême droite qui lui savent gré d'avoir marqué avec force son opposition au retrait unilatéral de la bande de Gaza et à l'évacuation manu militari de ses colonies en 2005.

Une candidate du parti travailliste, la députée et ancienne diplomate Colette Avital, 67 ans, soutenue seulement par sa propre formation, était considérée comme une outsider.

M. Peres, numéro deux du gouvernement d'Ehud Olmert, bénéficiait du soutien de Kadima, la formation centriste dont il est membre ainsi que du parti des retraités, également représenté au gouvernement, et des ultra-orthodoxes du Shass.

Prix Nobel de la paix et ancien Premier ministre, M. Peres jouit d'une aura internationale et d'un fort soutien de l'opinion pour occuper la fonction symbolique de rassembleur et d'autorité morale qui est celle du président.

Il s'est dit prêt en présentant sa candidature à apporter ainsi une "ultime contribution" au pays, après un destin et une carrière politique hors du commun.

Au sein de la population, M. Peres arrivait très largement en tête avec 60%, selon un récent sondage, contre 22% pour M. Rivlin et 6% pour Colette Avital.

Le vote avait débuté peu après l'ouverture de la séance de la Knesset par la présidente de la Chambre Dalia Yitzik, qui assurait l'intérim à la présidence de l'Etat depuis la suspension de M. Katzav.

Les uns après les autres et sous l'oeil des caméras de télévision qui retransmettaient toutes les opérations en direct, les députés étaient appelés à glisser leur bulletin de vote derrière l'isoloir placé dans l'hémicyle.

Pour essayer d'éviter d'éventuelles défections parmi les députés en faveur de M. Peres, M. Olmert avait tenté en vain de faire voter une loi pour organiser un vote à main levée. M. Peres a réussi cette fois-ci à faire mentir sa réputation d'éternel perdant.

Il avait en effet été battu à la surprise générale lors de la dernière élection présidentielle en 2000 face à M. Katzav, le candidat de la droite, des députés ayant changé d'allégeance à la dernière minute dans l'isoloir, après l'avoir assuré de leur soutien sans faille.

Par Jacques Pinto, le mercredi 13 juin 2007, 18h38



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