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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 10:11

(dépêches)


Le buste de Néfertiti de Berlin n'aurait qu'une centaine d'années



http://www.tdg.ch/actu/culture/buste-nefertiti-berlin-faux-2009-04-03
Le buste de Néfertiti à Berlin serait un faux
Egypte | Henri Stierlin s’attaque à la statue pharaonique la plus célèbre du monde.


© AFP | La Néfertiti de Berlin. Pour Henri Stierlin, il s’agit d’un faux expérimental sculpté en 1912. Le Musée de Berlin, lui, parle d’un original très retouché pour devenir plus séduisant.
ÉTIENNE DUMONT | 04.04.2009 | 00:00


En octobre, si tout va bien, le Neues Museum de Berlin proposera ses nouvelles salles égyptiennes. Les collections auront été déménagées de l’ancien musée de Charlottenburg. Dans un écrin dessiné par l’architecte ­David Chipperfield, le célébrissime buste polychrome de Néfertiti jouera les vedettes. Pas de chance! Pour Henri Stierlin, il s’agit là d’un faux. Le Genevois d’adoption s’en explique dans un petit livre, récemment paru chez Infolio.

«Je dois dire que ce buste m’a toujours dérangé», confie l’écrivain. «Je le trouve kitsch. Un peu Art nouveau, déjà Art déco, il correspond trop à l’esthétique à la mode lors de son exhumation en 1912 par l’archéologue allemand Ludwig Borschardt.» Intrigué, Henri Stierlin s’est penché sur cette sculpture supposée remonter au XIVe siècle av. J.-C. «J’ai trouvé que, des épaules coupées droit à l’œil manquant, tout sortait des normes dans cette œuvre, dont la découverte reste par ailleurs bien obscure.»

Expérience scientifique

Durant un quart de siècle, notre interlocuteur a donc investigué. «Je savais qu’il me faudrait de solides arguments pour aller contre l’admiration générale.» L’homme ne possède aucune preuve matérielle de la supercherie. «Mais c’est impossible! Le buste est fait de plâtre, avec un noyau de pierre. Ces matériaux échappent à l’analyse chronologique. Quant à la peinture, elle est forcément d’époque. Borschardt avait mis au jour un important stock de pigments pharaoniques.»

Avec un faisceau d’indices, Henri Stierlin a fini par reconstituer l’histoire probable de la statue. «Au départ, à mon avis, il n’y a pas malhonnêteté. Borschardt a exhumé d’admirables têtes de Néfertiti. Mais tous restaient lacunaires. Le chercheur a donc demandé au sculpteur restaurateur de sa mission archéologique, qui s’appelle Mark ou Marx, de lui en fabriquer une, en s’appuyant, pour compléter les manques, sur des bas-reliefs existants.» Bref. L’Allemand a agi comme le font aujourd’hui les scientifiques en utilisant l’ordinateur pour reconstituer une œuvre ancienne.

Le grand malentendu

Manque de pot! Débarquent alors sur le Nil des membres de la famille régnante de Saxe. Visite de courtoisie sur le chantier de Tell-el-Amarna. Deux princesses s’extasient sur le buste, qu’elles trouvent sublime. Nul n’ose les détromper. «C’eût été là un crime de lèse-majesté.» L’œuvre sort d’Egypte en 1913, par la valise diplomatique. Il s’agit moins de voler l’œuvre que de l’escamoter. A Berlin, elle ne finit d’ailleurs pas au musée, mais chez le mécène de la campagne archéologique. «C’est sous la pression des amateurs d’art que Borschardt bâcle, en 1923 seulement, un vague rapport sur sa pseudo-découverte.»

C’est maintenant trop tard pour revenir en arrière. La statue entre en fanfare dans les collections publiques. Le grand mensonge commence. Tout pourrait s’arranger en 1930 avec une Egypte s’estimant spoliée. Un échange est prévu. Le buste contre quelques très belles statues. L’accord tombera. «Hitler adorait hélas le buste. Il croyait que Néfertiti était une princesse hittite et par conséquent aryenne.» On sait que l’Egypte réclame aujourd’hui l’œuvre à cor et à cri. Le directeur des antiquités Zahi Hawass multiplie les interventions dans ce sens.

Une vache à lait

Publié discrètement ( Je ne voulais pas subir de pressions de Berlin, comme c’eût été le cas avec un ouvrage de luxe annoncé à l’avance), le livre actuel modifiera-t-il le crédit de la statue? Rome n’a jamais déclassé le « Trône Ludovisi», relief grec archaïque dénoncé comme faux par l’expert Federico Zeri. «Je ne le pense pas. Néfertiti est la Joconde de Berlin. Sa vache à lait. Les conservateurs risquent moins de revenir sur leur position que ceux du Louvre. Ils viennent d’accepter la fausseté d’un objet de verre égyptien d’une importance capitale.»

Le hasard faisant bien les choses, le Neues Museum vient de se fendre d’un communiqué. Il admet d’importantes «retouches» au buste. Disparue, la bosse sur le nez. Creusées à la Marlene Dietrich, les deux joues. Néfertiti aurait ainsi été rendue conforme à l’idéal féminin de la première moitié du XXe siècle.

S’agit-il là d’un premier pas?

«Le buste de Néfertiti, une imposture de l’égyptologie?» d’Henri Stierlin aux Editions ­Infolio, 137 pages.




http://pietonnecairote.wordpress.com/2009/04/23/le-visage-cache-de-nefertiti/
Le visage caché de Nefertiti
2009
Dans le Monde du 14 avril, on apprend que la célèbre Néfertiti, épouse chérie d’Akhenaton, cache un visage de pierre sous sa face lisse de plâtre peint. Le fait était déjà connu, mais grâce aux progrès de l’imagerie médicale, on a pu comparer les deux versions successives du sculpteur et constaté que le nez avait été affiné, certaines rides gommées mais d’autres ajoutées. Il ne s’agissait donc pas d’un embellissement de l’original, mais d’une « personnalisation », affirme le responsable de l’opération.

La sculpture, vieille de 3400 ans, a été découverte par un archéologue allemand en 1912, et emportée à titre de « butin de fouilles » comme c’était la règle à l’époque. Zahi Hawass, le Directeur des Antiquités égyptiennes, demande sa restitution pour la faire figurer dans une exposition temporaire. Or le buste est estimé à presque 300 millions d’euros et il tient à Berlin la place de la Joconde à Paris. Même en admettant que l’Egypte tienne sa promesse de le renvoyer en Allemagne, comment prendre le risque de s’en séparer ?

Depuis deux ans, de scanner en tomographie, on évalue à Berlin le degré de fragilité de la statuette. On apprend dans l’article du Monde que l’archéologue découvreur s’appelle Ludwig Borchardt, le radiologue spécialiste en tomographie Alexander Huppertz, et le directeur du Musée égyptien de Berlin Dietrich Wildung. Quant au directeur des Antiquités égyptiennes, il doit s’appeler Le Caire, comme indiqué dans la phrase : « Le Caire a déjà demandé à plusieurs reprises la restitution de cette pièce majeure de l’art égyptien ».

Bonne nouvelle pour « Berlin » : la statue présente, d’après les analyses, plusieurs fissures intérieures qui rendent son déplacement en Egypte impossible. CQFD.

 



 

 

En cherchant un peu, je découvre dans la Tribune de Genève du 4 avril dernier, que la statuette tant convoitée pourrait être un faux. Un dénommé Henri Stierlin, trouvant sa fameuse « modernité » suspecte, a mené l’enquête et affirme qu’elle aurait été sculptée par le restaurateur de la mission de 1912, en prenant comme modèles diverses statuettes et bas-reliefs existants.

 

Seule la découverte de la momie de la reine permettrait de trancher le débat, du moins si ce troisième visage a encore figure humaine.

 

Authentique ou en toc, le buste de Néfertiti relance le débat sur l’éthique de l’art antique, si l’on peut dire, dont l’absence avérée fait l’affaire de nombreux musées occidentaux.

 

A lire :

L’affaire Néfertiti dans un numéro de Magalif en 2007.

L’article de la Tribune de Genève, 4 avril 2009




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