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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 15:30

(dépêches)


Tempête au PS entre Ségolène Royal et Vincent Peillon


http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20091117.OBS8059/face_a_peillon_royal_envisage_den_appeler_aux_militants.html
PARTI SOCIALISTE
Vers un duel Royal - Peillon dans les urnes ?
NOUVELOBS.COM | 17.11.2009 | 14:35
 32 réactions
"Les militants doivent pouvoir choisir eux-mêmes les animateurs de notre sensibilité", a indiqué le porte-parole de l'ex-candidate à l'Elysée. Vincent Peillon est "tout à fait pour".


Ségolène Royal et Vincent Peillon en novembre 2008 (sipa)
Ségolène Royal qui réunit mardi 17 novembre son conseil politique, envisage d'en appeler aux militants socialistes pour choisir les animateurs de sa sensibilité, après la dispute de Dijon avec son ancien lieutenant Vincent Peillon, a-t-on indiqué dans son entourage.
"Il ne s'agit pas d'exclure tel ou tel. Il s'agit simplement que les militants puissent choisir eux-mêmes les animateurs de notre sensibilité, mouvement, au sein du Parti socialiste", a indiqué le député-maire de Laval Guillaume Garot, porte-parole de l'ex-candidate à l'Elysée.
Espoir à gauche est le principal courant du PS issu du Congrès de Reims, et Vincent Peillon s'y est imposé comme leader. A Dijon, la venue surprise de Ségolène Royal à la "rencontre du rassemblement" organisée samedi par l'eurodéputé, a fait éclater au grand jour la discorde et provoqué entre eux une escalade verbale.

"Ce sont les militants qui choisissent"
"Un mouvement qui prône la rénovation ne peut pas fonctionner sur des méthodes archaïques et certainement pas sur l'auto-désignation", a fait valoir Guillaume Garot. "Il faut revenir au principe élémentaire de fonctionnement. Ce sont les militants qui choisissent".
Serait-ce une consultation? "On discutera de tout cela. Il faudra déterminer les meilleures modalités, à la fois transparentes, efficaces et sereines".
Pour lui, Vincent Peillon a "dérapé et confirmé ses propos. Il a pris une responsabilité devant les militants de notre courant".
La rupture est-elle consommée? "Ce serait très dommage parce que les orientations et les analyses sont très convergentes sur le fond", selon ce proche de la présidente de Poitou-Charentes.

Peillon d'accord
Vincent Peillon (PS) s'est dit mardi "tout à fait pour le vote des militants" afin de désigner les animateurs du courant Espoir à gauche, dont Ségolène Royal lui conteste le leadership et s'est violemment querellée avec son ancien lieutenant. "On a toujours choisi nos dirigeants par des votes. Ca ne pose aucun problème", affirme Vincent Peillon."Je suis tout à fait pour le vote des militants. Je suis pour ces pratiques, pour qu'on s'intéresse au courant, pour qu'on respecte les militants, pour qu'on les fasse voter et pour faire la rénovation", a-t-il fait valoir..

(Nouvelobs.com avec AFP)

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20091117.OBS8068/jeanpierre_raffarin_fait_la_lecon_a_francois_fillon.html
PREMIER MINISTRE
Jean-Pierre Raffarin fait la leçon à François Fillon
NOUVELOBS.COM | 17.11.2009 | 13:44
Mis en cause par François Fillon lors d'un déplacement au Vietnam, l'ancien premier ministre rétorque : "On ne critique pas son pays à l'étranger", avant d'ironiser : "Il faudrait quand même que le gouvernement imagine que la politique n'est pas née en 2007".


François Fillon et Jean-Pierre Raffarin (AFP)
On ne critique pas son pays de l'étranger", a lancé mardi 17 novembre Jean-Pierre Raffarin à l'adresse du Premier ministre François Fillon qui avait critiqué ses prédécesseurs à Matignon, de gauche comme de droite, vendredi lors de son déplacement au Vietnam.
"Il faudrait quand même que le gouvernement imagine que la politique n'est pas née en 2007. Quand le Premier ministre critique systématiquement le passé, je lui dis qu'il doit être un peu plus prudent, surtout quand il fait ça de l'étranger, au Vietnam", a déclaré Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre de 2002 à 2005, sur RMC.

Sensibilité "heurtée"
"Lionel Jospin lui a répondu. Je pourrais également lui répondre : on ne critique pas son pays de l'étranger", a ajouté le sénateur UMP de la Vienne.
Vendredi dans une tribune publiée dans Le Monde, l'ancien Premier ministre socialiste avait vivement réagi à des propos de François Fillon quelques jours auparavant dans le même quotidien imputant son échec à la présidentielle de 2002 à des engagements "non tenus".
Conscient d'avoir "heurté la sensibilité" de l'ancien Premier ministre PS, François Fillon avait alors tenu à préciser sa pensée, déclarant depuis Ho Chi Minh-Ville: Lionel Jospin "n'a pas tout à fait compris, je m'adressais à l'ensemble des majorités, dont celle dont j'ai fait partie".

(Nouvelobs.com)

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20091117.OBS7997/affaire_gregory__la_gendarmerie_saisie_de_lenquete.html
AFFAIRE GREGORY
Affaire Grégory : la gendarmerie saisie de l'enquête
NOUVELOBS.COM | 17.11.2009 | 10:01
 5 réactions
Une cellule composée de douze militaires sera chargée d'opérer des comparaisons génétiques visant à élucider le meurtre du petit Grégory Villemin, quatre ans, retrouvé mort le 16 octobre 1984.



Un gendarme isole un fragment d'un prélèvement d'ADN effectué sur une scène de crime, le 12 octobre 2007 à Cergy-Pontoise (AFP)


Une cellule, composée de douze enquêteurs de la gendarmerie, a été chargée lundi d'opérer des comparaisons génétiques visant à élucider le meurtre du petit Grégory, révèle mardi 17 novembre le site LeFigaro.fr.
Le juge d'instruction Jean-François Pontonnier a officiellement saisi lundi la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) d'une "commission rogatoire technique" afin d'exploiter les résultats des expertises ADN remis fin octobre par le laboratoire Biomnis, selon le site.
La cellule, composée de douze militaires, sera chargée de "vérifier que les traces ADN récemment mises au jour sur plusieurs scellés ne correspondent pas à des contaminations accidentelles imputables aux divers magistrats, greffiers et enquêteurs qui ont eu à les manipuler tout au long de la procédure", précise LeFigaro.fr.
Outre un directeur d'enquête et des spécialistes en analyse criminelle, la cellule regroupera plusieurs "coordinateurs de la criminalistique", chargés de gérer l'ensemble des opérations techniques, ajoute le site internet.

"Je me suis vengé"
Grégory, quatre ans, avait été retrouvé mort le 16 octobre 1984 pieds et poings liés dans la Vologne, une rivière des Vosges. Le lendemain du meurtre, les parents avaient reçu une lettre anonyme: "Ton fils est mort. Je me suis vengé".
Mis en cause par sa belle-soeur Murielle Bolle en novembre 1984, Bernard Laroche, cousin de Jean-Marie Villemin, père de l'enfant, avait été inculpé d'assassinat, écroué puis remis en liberté en février 1985. Il avait été abattu d'un coup de carabine par Jean-Marie Villemin peu après.
En juillet 1985, c'était au tour de la mère de l'enfant, Christine Villemin, d'être inculpée de l'assassinat de son fils. Ecrouée puis remise en liberté sous contrôle judiciaire quelques jours plus tard, elle avait bénéficié d'un non-lieu en février 1993.

(Nouvelobs.com)

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20091117.OBS8057/lue_repousse_la_reconnaissance_dun_etat_palestinien.html
MOYEN-ORIENT
L'UE repousse la reconnaissance d'un Etat palestinien
NOUVELOBS.COM | 17.11.2009 | 12:41
 15 réactions
Carl Bildt estime que les conditions pour que l'Union européenne puisse soutenir la demande de reconnaissance d'un Etat palestinien ne sont pas réunies. Il appelle à une reprise des pourparlers entre Israéliens et Palestiniens.


De jeunes Palestiniens jettent des pierres par dessus le mur de séparation élevé par Israël(AFP)
L'Union européenne a refusé mardi 17 novembre de soutenir le projet palestinien d'obtenir auprès du Conseil de sécurité de l'ONU la reconnaissance d'un Etat palestinien indépendant, sans le consentement de l'Etat israélien. Bruxelles estime une telle démarche "prématurée".
"J'espérerais être en position de reconnaître un Etat palestinien mais il doit d'abord en exister un, donc je pense que c'est un peu prématuré", a déclaré Carl Bildt, le ministre des Affaires étrangères suédoise, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE. Il a expliqué que "les conditions ne sont pas encore là" pour une telle reconnaissance.

Pourparlers sur la paix
Les chefs de la diplomatie des 27 membres de l'UE s'entretenaient pour trouver un moyen de se coordonner avec les Etats-Unis afin de pousser Israéliens et Palestiniens à reprendre les pourparlers sur la paix.
Carl Bildt a estimé que le projet palestinien est "clairement un acte provoqué par la situation difficile (des Palestiniens NDLR) qui ne voient aucune issue".

(Nouvelobs.com)

http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/medias/medias__pouvoirs/20091116.OBS7966/francoise_degois_rejoint_segolene_royal.html
Françoise Degois rejoint Ségolène Royal
NOUVELOBS.COM | 17.11.2009 | 13:09
 17 réactions
La journaliste politique de France Inter a été nommée "conseillère spéciale au cabinet de la présidence" de la région Poitou-Charentes.


Françoise Degois, journaliste politique à France Inter (Sipa)
La journaliste de France Inter Françoise Degois rejoint Ségolène Royal à la présidence de la région Poitou-Charentes où elle a été nommée lundi 16 novembre "conseillère spéciale au cabinet de la présidence", annonce un communiqué du conseil régional Poitou-Charentes.
Françoise Degois "sera notamment chargée de mettre en place les politiques de civilisations sur lesquelles l'Institut de Recherche Edgar Morin, implanté à Poitiers, a fait de nombreuses propositions", précise le communiqué.

Un livre d'entretien avec l'ex-candidate à la présidence
Il ajoute que la journaliste a été nommée "après dix ans passés au service politique de France Inter où elle assurait des fonctions de chroniqueuse politique et de grande reporter".
Françoise Degois est notamment l'auteur de "Femme debout", un livre d'entretiens avec l'ex-candidate PS à la présidentielle de 2007.
(Nouvelobs.com)

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20091116.OBS7863/filippetti_propose_de_retablir_la_fessee_au_ps.html
POLITIQUE
Filippetti propose de "rétablir la fessée au PS"
NOUVELOBS.COM | 17.11.2009 | 12:33
 168 réactions
La députée de Moselle, ex-proche de Ségolène Royal a déclaré "ne pas vraiment comprendre" l'attitude de l'ex-candidate à la présidentielle qui s'est imposée à une réunion organisée par Vincent Peillon, semant la zizanie.


Aurélie Filippetti et Vincent Peillon, samedi 14 novembre, lors des premières rencontres du rassemblement "social, écologie et démocrate" du courant "Espoir à gauche". (Sipa)
La députée PS de Moselle Aurélie Filippetti, ex-proche de Ségolène Royal a proposé lundi 16 novembre de "rétablir la fessée au Parti socialiste" en critiquant l'attitude de la présidente de la région Poitou-Charentes ce week-end à Dijon.
"A l'heure où il y a une proposition de loi qui a été déposée pour interdire la fessée, je pense que peut-être il faudrait rétablir la fessée au Parti socialiste pour nous rappeler à la réalité", a déclaré Aurélie Filipppetti sur France Inter.
"Ca ferait plaisir au moins aux 17 millions d'électeurs qui nous avaient fait confiance à la présidentielle et qui ne supportent plus ces gueguerres de personnes et le spectacle désolant que l'on donne parfois de nous-mêmes", a-t-elle ajouté.
Elle a indiqué "ne pas vraiment comprendre" l'attitude de Ségolène Royal qui s'est imposée samedi à une réunion organisée à Dijon par Vincent Peillon alors qu'elle n'était pas attendue, semant la zizanie.

Divorce entre Peillon et Royal
Rappel à l'ordre cinglant d'un côté, attaque en règle de l'autre... Le divorce semble consommé entre Ségolène Royal et son ex-principal lieutenant, Vincent Peillon, pour qui l'ancienne candidate du PS s'est "disqualifiée" pour la présidentielle de 2012.
Visiblement bien décidée à reprendre la main sur son courant L'Espoir à gauche, la finaliste à la présidentielle de 2007 s'est imposée samedi à Dijon aux premières rencontres du rassemblement "social, écologie et démocrate". Au grand dam de l'organisateur, l'eurodéputé PS Vincent Peillon, qui l'a accusée de torpiller ses efforts en vue de promouvoir une nouvelle alliance allant des communistes au MoDem.
La présidente de Poitou-Charentes, qui n'a fait que croiser Vincent Peillon à Dijon, a tancé vertement son ancien bras droit, accusé d'avoir "commis une faute politique et un dérapage verbal qui ne doit pas se reproduire". "Tout naturellement, je reviens travailler dans mon courant", a-t-elle encore prévenu. "Personne ne va décider à quel endroit je dois être [...] et je serai là chaque fois que ce sera utile et nécessaire".

"Cela prouve une chose : le débat est impossible à gauche"
En réponse, Vincent Peillon s'est montré plus définitif encore en affirmant dimanche sur Canal+ que Ségolène Royal ne "pourra pas nous faire gagner en 2012" car elle "s'est disqualifiée" à Dijon. "J'entends Ségolène Royal dire 'je vais recadrer'. Mais il faut qu'elle se recadre elle-même. Je crois qu'elle voulait se recadrer dans un mouvement qui lui échappe", a estimé l'eurodéputé en rappelant qu'elle était absente de la première rencontre organisée en août à Marseille de "L'Espoir à gauche". Il l'a accusée d'avoir "abîmé" le rendez-vous de Dijon, ce qui "rend service à la droite".
"C'est du théâtre de boulevard. C'est des portes qui claquent, des gens qui sortent par la fenêtre, qui rentrent par la cheminée", a d'ailleurs ironisé sur Radio J le ministre du Budget, Eric Woerth.
Le patron de l'UMP Xavier Bertrand a renchéri en se disant "effaré par un tel niveau de haine" au PS. "Cela prouve une chose, c'est que le débat est impossible à gauche", a-t-il estimé sur BFM. "J'ai entendu les propos de Vincent Peillon, la réponse de Ségolène Royal, la riposte de Vincent Peillon. Une telle haine en politique, cela montre une chose, c'est que le Parti socialiste n'est pas seulement dans un rôle d'opposant, ils s'opposent entre eux", a constaté Xavier Bertrand.

Royal "jette sur le PS une certaine forme de discrédit"
Ségolène Royal "fait un procès en infidélité" mais "la réalité, c'est que c'est nous qui [l']avons soutenue", a encore déploré Vincent Peillon. "Tous ses amis s'en vont, [l'avocat] Jean-Pierre Mignard, [l'agent des stars] Dominique Besnehard et nous-mêmes, nous prenons nos distances. Pourquoi ? Parce qu'en réalité, ses comportements ne sont pas bons".
Ségolène Royal, en campagne dans les Deux-Sèvres pour sa réélection au Conseil régional, ne lui a pas directement répondu dimanche, se contentant de réaffirmer que "la politique, c'est rassembler, pas exclure".
Mais son porte-parole Guillaume Garot est monté au créneau pour exiger, dans une déclaration à l'AFP, que "ces agressions verbales répétées contre Ségolène Royal cessent".
Le malaise est bien réel chez les ex-partisans de Ségolène Royal, qui entendent plus que jamais voler de leurs propres ailes. Manuel Valls a ainsi regretté dans Le Journal du Dimanche qu'elle "continue de gâcher ce qu'elle représentait, au détriment des autres". "Elle est allée se donner en spectacle à Dijon en sabotant une tentative de dialogue des gauches, des écologistes et du centre", a-t-il asséné.
Tout juste revenu d'une mission en Corée du Nord, Jack Lang s'est lui dit "atterré par l'attitude" de Ségolène Royal, qui jette sur le PS "une certaine forme de discrédit". "Cela fait un drôle d'effet quand vous revenez d'Asie [une mission en Corée du Nord pour Nicolas Sarkozy, NDLR]. Arrivé en France et à Paris et découvrir ce spectacle, on se pince, 'est-ce vraiment vrai que l'ancienne candidate à l'élection présidentielle a organisé tout ce tintamarre ?'", a expliqué Jack Lang, invité du rendez-vous TV5 Monde/RFI/Le Monde.
"Autant j'approuve à 100% l'initiative de Ségolène Royal, présidente de Poitou-Charentes, de prendre une initiative en faveur de la contraception [...] autant je suis atterré par l'attitude qui a été la sienne au cours de ce week-end et qui jette sur le Parti socialiste une certaine forme de discrédit", a-t-il déploré.

(Nouvelobs.com avec AFP)

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20091116.OBS7897/les_autres_socialistes_tapent_davantage_sur_royal_que_s.html
PARTI SOCIALISTE
Les autres socialistes tapent davantage sur Royal que sur Peillon
NOUVELOBS.COM | 17.11.2009 | 12:33
 157 réactions
A l'exception d'Arnaud Montebourg, qui estime que Vincent Peillon n'avait pas à "abattre la guillotine de cette manière", les socialistes fustigent le comportement de Ségolène Royal tout en appelant au cessez-le-feu.


Ségolène Royal et Vincent Peillon, en 2008 (Sipa)
Les commentaires des responsables socialistes ont un point commun, lundi 16 novembre, après le clash à Dijon entre Ségolène Royal et son ancien allié Vincent Peillon : leur sévérité à l'encontre de l'ancienne candidate à la présidentielle.
Rares sont les socialistes à donner de la voix pour soutenir Ségolène Royal. Son porte-parole, Guillaume Garot, demande ainsi à ce que "ces agressions verbales répétées contre Ségolène Royal cessent". Et tout en regrettant "le spectacle" des rivalités entre socialistes, Arnaud Montebourg estime que Vincent Peillon n'avait pas à "abattre la guillotine de cette manière" sur la présidente de Poitou-Charentes.

"Discrédit"
A ces quelques exceptions près, Ségolène Royal fait plutôt l'unanimité contre elle. Manuel Valls, membre lui aussi du courant l'Espoir à gauche, considère qu'elle a "un problème de cohérence et de crédibilité". "Ses prises de positions", la manière dont "elle s'est invitée à une réunion à laquelle elle n'était pas désirée" sont "une manière de faire de la politique qui est ancienne", affirme-t-il. "La démonstration de ce week-end, c'est qu'il faut changer nos méthodes et qu'il faut changer les visages".
L'ancien ministre Jack Lang estime pour sa part que Ségolène Royal a "jeté une certaine forme de discrédit" sur le PS. "Est-ce vraiment vrai que l'ancienne candidate à l'élection présidentielle a organisé tout ce tintamarre ?", demande-t-il. Le député se dit "atterré par l'attitude qui a été la sienne au cours de ce week-end et qui jette sur le Parti socialiste une certaine forme de discrédit", car "de vrais sujets qui sont occultés par des confrontations de personnes".
Même Aurélie Filippetti, longtemps proche de Ségolène Royal, indique "ne pas vraiment comprendre" son attitude. Et fustige le désordre au PS : "à l'heure où il y a une proposition de loi qui a été déposée pour interdire la fessée, je pense que peut-être il faudrait rétablir la fessée au Parti socialiste pour nous rappeler à la réalité".

"Personne n'y gagne"
Quant à Pierre Moscovici, il renvoie Vincent Peillon et Ségolène Royal dos à dos. "J'ai pu observer cette mauvaise querelle de loin", commente le député du Doubs. "Tout ça est négatif. Je souhaite que cela cesse". "Il faut se détourner de ces enjeux stériles", "personne n'y gagne", ajoute-t-il. Il faut que "les socialistes se remettent au boulot sur l'essentiel", c'est-à-dire "le projet".
"Tout cela est lamentable", renchérit Laurent Fabius, "c'est un adjectif, qui a dû être ressenti par beaucoup de gens".
Lionel Jospin affirme ne pas vouloir se "mêler de la vie interne d'un courant du PS" tout en appelant le PS à "s'unifier". Tandis que Claude Bartolone souligne qu'il ne faudrait pas "mélanger (...)  ce mauvais épisode auquel on a eu droit à Dijon avec ce qui est en train de se passer avec Martine Aubry au Parti socialiste".

(Nouvelobs.com)

http://voyageaucentredups.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/11/16/un-vaudeville.html
16.11.2009
Un vaudeville
Ami lecteur,

 

Le militant socialiste ne s'ennuie pas.

 

Pourtant, au fil des années, il perd beaucoup d'élections nationales, ce qui pourrait conduire au fatalisme, à l'ennui, au désespoir. Ce serait mal connaître un parti qui dispose, comme un roman d'Alexandre Dumas, de réservoirs, de parades, de coups de théâtre et de spadassins à gages. Pour comprendre le Parti socialiste, sans doute faut-il davantage étudier La Reine Margot que Le Capital de Karl Marx.

 

Ce week-end, un courant d'importance, Espoir à gauche, qui rassemblait les troupes soutiens de Ségolène Royal au Congrès de Reims, se réunissait à Dijon. Troupes de Ségolène Royal un jour, troupes de Ségolène Royal pas toujours...Comme la plupart d'entre nous, les soutiens de Mme Royal se sont levés un matin avec une illumination : elle ne gagnera jamais les élections présidentielles en France. Il fallait donc continuer à être poli envers elle, tout en s'émancipant... Vincent Peillon était chargé du mini putsch... Las, le putsch avorta à Dijon ces deux derniers jours. Les journaux, télévisions et blogs accueillirent dès lors les phrases assassines chuchotées ou clamées par les deux candidats à la candidature.

 

Nous voulions être le Parti des usines, nous sommes un Parti de théâtre. Nous voulions construire une épopée ; c'est un vaudeville que nous offrons à la France. Que fait alors le militant socialiste ordinaire ? Il écrit des mails, prend son téléphone. On essaie de comprendre, on croit s'amuser, on est affligé.

 

Ce soir, demain, les sections du Parti bruisseront de rires étouffés, de levers de menton vengeurs et de promesse de révolution. Ayant perdu toute charpente intellectuelle, tout principe d'incarnation, l'aristocratie socialiste s'agite : l'intrigue a remplacé la politique. Ces puissants, ces stars, ces intrigants, les militants commencent à les détester ; ils refuseront un jour que quiconque de ces ambitieux ne parlent encore en leur nom.

 

A l'heure où l'automne finit de s'installer, nous sommes inquiets. Le Parti attend tout de ses primaires à l'italienne, de ce moment de 2011 où les militants éliront un candidat... Trop confiants, les militants confient à ces primaires un rôle messianique : les éliminer tous pour révéler le sauveur... Ingénus, naïfs, enfants que nous sommes ! Ségolène Royal s'est invitée à Dijon... Comment croire que toutes les primaires du monde l'empêcheront de s'inviter aux prochaines élections ?

 

La réforme de la taxe professionnelle, le débat fascisant sur l'identité nationale, l'insécurité qui explose, la fiscalité d'Ancien Régime, le sommet de la faim à Rome... Nos sections parlent de tout cela, nos blogs, nos interventions et nos articles aussi. Oubliez les porte-paroles et les présidentiables, ils n'ont plus, eux, grand-chose à dire.

 

 

15:54 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : vaudeville, dijon, peillon, ségolène royal


Commentaires
Monsieur,


Votre militantisme politique et votre optimisme vous honore...
Pour ma part, en 2002 j ai hésité à prendre ma carte au PS, je ne l'ai pas fait et sincèrement je ne le regrette pas...

Ecrit par : christophe | 16.11.2009

Votre article plein de sacarsmes à l'égard des dirigeants PS résume assez bien la réalité des ressentiments de la base.
Pour ma part, pour reprendre la phraséologie de Christophe, je fus longtemps militant socialiste, mais les bagarres internes lors du processus de désignation interne de la tête de liste pour les municipales, m'a valu pour un an. Je n'ai pas l'envie, ni la motivation d'y revenir dans ce panier de crabes où les luttes d'égo paralysent tout débat idéologique et la fraternité n'est plus qu'un vieux souvenir
Thierry du 93

Ecrit par : jetevoiskosar | 16.11.2009

Je partage entiérement les vues de l'auteur. A cela il faut ajouter le sentiments d'inutilité que ressent le militant (1ere adhésion en 1972 ). Non seulement la désignation des candidats du parti aux régionales se fait par les appareils des tendances et le militant n'est qu'un béni oui oui mais encore il n'aura meme plus la possibilité d'etre le seul à voter pour désigner la candidat de son parti aux présidentielles .Attention nous nous radicalisons ...socialistes et le parti n'est bientot plus qu'un ensemble d'élus locaux accrochés a leurs prébendes ...rendons le parti aux militants et la rénovation sera réelle et non plus une arme aux mains de tel ou tel courant

Ecrit par : m.rabouin | 16.11.2009

Ah oui Vincent Peillon liste les défauts de Royal et si on listait les siens?

-Arrogant, hypocrites, traitre,méprisant,sectaire,felon,incompétent,diviseur et égocentrique. Il reproche à Royal tout ce qu'il fait, la médiatisation,c'est lui le premier est allé voir son ami Askolovitch pour dénigrer et insulter Royal, il organise des réunions sectaires, prenant les adhérents en otages pour ses amibitions personnelles.

C'est un faux derche en qui on ne peut faire confiance, un manipulateur aigri et pervers. Plus jamais il n'aura ma voix, s'il avait été capable de rassembler il serait secrétaire. la réalité c'est que personne n'a voulu de lui non plus au Ps.

Il a toujours trahi et Hollande l'avait si bien dit dans l'express il ya 2 ans, nous y voila/ Peillon est un serpent.

Il a perdu toute crédibilité. Et sa réaction disproportionnée le prouve. EAG n'est pas sa propriété privée. Il se trompe de combat, qu'il se fasse déjà élire sans problème et garde ses mandats. Avant de la ramener !!!

Ecrit par : Pablo Paciente | 16.11.2009

Vous exprimez très bien ce que ressentent les militants sincères .
Cet épisode renvoie dos à dos Mme Royal et M. Peillon et pourtant les médias ont tout mis sur le dos de la présidente de Charente Poitou . Faut-il en conclure qu'elle est vraiment incompétente ? Met-elle en pratique une politique de gauche et écologique ? Apparemment, il faut l'éliminer, c'est tout !

Ecrit par : Lagi | 16.11.2009

Merci à l'auteur de l'article, je partage ses remarques.
L'événement médiatisé de Dijon, par l'un, par l'une, à la grande joie des médias, est un soubresseau d'après séisme. En effet, la période ouverte en 2002 s'est a demi refermée fin Août 2009 à la Rochelle, il y faut encore du temps pour que certains acceptent de réfréner leur hyper-égocentrisme.
La RENOVATION est une réalité, le vote de 92000 militants le 1er Octobre 2009 en est le point de départ: non cumul des mandats, parité, autorité indépendante pour assurer la sincérité des scrutins, éthique, primaires ouvertes...un nouveau Parti Socialiste va naître.
Il était tant, pour moi qui dès 2002 fut de la belle aventure du NPS. Il aura fallu les congrès de Dijon, du Mans et de Reims, tous ratés, pour qu'enfin se déssine une voie. Rien ne va être facile car les électeurs de gauche se sont éloignés du PS, mais il faut réussir...sinon"fermer Solférino".

Ecrit par : AUBERT | 16.11.2009

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http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20091116.OBS7959/_lump_raille_le_caca_nerveux_de_segolene_royal.html
PARTI SOCIALISTE
L'UMP raille le "caca nerveux" de Ségolène Royal
NOUVELOBS.COM | 17.11.2009 | 12:33
 138 réactions
"Mme Royal n'était pas la vedette" à Dijon, "elle nous a fait un caca nerveux pour avoir les spotlights et les caméras sur elle-même", commente Dominique Paillé.


Ségolène Royal et Vincent Peillon, en 2008 (Sipa)
L'UMP fait dans l'humour scatologique pour se gausser du clash entre Ségolène Royal et Vincent Peillon, après le déplacement de la première, à Dijon, au rassemblement organisé par le second. Le porte-parole adjoint de l'UMP, Dominique Paillé, n'hésite pas à parler d'un "caca nerveux de Mme Royal".
"Mme Royal n'était pas la vedette", "elle nous a fait un caca nerveux pour avoir les spotlights et les caméras sur elle-même", a lancé Dominique Paillé lors du point de presse hebdomadaire. Cette nouvelle péripétie au sommet du PS "montre la vacuité de sa pensée et la vanité de ses leaders", selon lui.

"Une telle haine..."
Le porte-parole Frédéric Lefebvre a pour sa part regretté "les discussions stériles au PS sur l'identité d'un de ses courants".
Il a aussi estimé que les divisions au PS et à l'UMP n'étaient pas de même nature. "Je préfère qu'il y ait des voix divergentes sur le fond, qu'on ait des débats, que ça puisse être vif parfois même, mais qu'à la sortie, on aboutisse à des réformes et des décisions", alors qu'à gauche avec "les querelles de personnes", "à la sortie vous n'avez rien du tout", a lancé Frédéric Lefebvre.
Dimanche, le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand s'est dit "effaré par le niveau de haine" entre Vincent Peillon et Ségolène Royal. "J'ai entendu les propos de Vincent Peillon, la réponse de Ségolène Royal, la riposte de Vincent Peillon. Une telle haine en politique, cela montre une chose, c'est que le parti socialiste n'est pas seulement dans un rôle d'opposant, ils s'opposent entre eux", a commenté Xavier Bertrand. "J'ai renoncé à suivre tous les épisodes. A un moment, Peillon était très bien avec Ségolène Royal, après il ne l'était plus. Mais très franchement, un tel niveau de haine et être à ce point éloigné des priorités des Français... La sortie de crise, la sécurité, la réponse face au chômage... Visiblement, tout cela ne les intéresse pas".

(Nouvelobs.com)

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20091117.OBS8000/montebourg_conseille_la_super_glue_aux_socialistes.html
PARTI SOCIALISTE
Montebourg conseille la "super glue" aux socialistes
NOUVELOBS.COM | 17.11.2009 | 12:33
 29 réactions
"Si j'avais une recommandation à faire à tous les socialistes, c'est qu'on s'achète de la super glue pour se coller les uns aux autres, plutôt que d'organiser en permanence des divisions et des subdivisions", a déclaré le député après le clash Peillon-Royal.


Arnaud Montebourg en novembre 2009 à l'Assemblée (Sipa)
Le député PS Arnaud Montebourg a recommandé lundi 16 novembre aux socialistes de la "super glue pour se coller les uns aux autres", préférant "renvoyer dos à dos" Vincent Peillon et Ségolène Royal après leur clash.
"Si j'avais une recommandation à faire à tous les socialistes, c'est qu'on s'achète de la super glue pour se coller les uns aux autres, plutôt que d'organiser en permanence des divisions et des subdivisions", a déclaré Arnaud Montebourg sur France Info.

"renvoyer chacun dos à dos"
Interrogé sur l'échange de propos peu amènes entre Vincent Peillon et Ségolène Royal, qui s'était imposée à sa réunion le week-end dernier à Dijon, le député de Saône-et-Loire a répondu avoir "envie de renvoyer chacun dos à dos".
"Si ce sont des responsables politiques, il faut qu'ils agissent en responsable, c'est-à-dire qu'ils protègent l'ouvrage collectif qu'est le Parti socialiste", a expliqué Arnaud Montebourg.
"Je ne peux que condamner cet épisode", a-t-il assuré, estimant que cela démontrait que les socialistes n'avaient pas "réussi à recoller les morceaux dans la période de l'après Hollande".
Arnaud Montebourg avait estimé dimanche que Vincent Peillon n'avait pas à "abattre la guillotine de cette manière" sur Ségolène Royal, dont il fut le porte-parole de campagne lors de la présidentielle de 2007.

(Nouvelobs.com)


http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/revues_de_presse/francaise/20091117.OBS8010/segolene_royal_et_le_ps.html
Ségolène Royal et le PS
NOUVELOBS.COM | 17.11.2009 | 09:42
Les commentaires de la presse, mardi 17 novembre, sur Ségolène Royal et le PS.

LA MONTAGNE
(Daniel Ruiz)

"(...) À vouloir théâtralement signifier que rien ne se fera sans elle et que, désignée ou non, elle sera candidate en 2012, Ségolène Royal s'est largement discréditée. Dans ce retentissant ratage, elle a provisoirement carbonisé Vincent Peillon, son ancien et fidèle lieutenant, dont l'excès d'adrénaline tend à démontrer qu'il n'est pas encore à la hauteur de son ambition. On ne s'en plaindra pas à la direction du PS où sa petite officine à préparer l'alternance en dehors du parti n'attirait guère de sympathies. Deux lignes apparaissent désormais clairement au parti socialiste. Celle des exhibitionnistes qui jouent personnel et celle, plus discrète et méthodique, de Martine Aubry. Armée d'une autre gestion du temps, elle ne se préoccupe guère, pour le moment, des mesures d'opinion et ne se perd pas en jeux stupides. Même si en la circonstance, elle n'aurait rien pu faire pour empêcher la piteuse démonstration dont les ricochets ne contribueront guère à la visibilité de ses propositions.(...)"

LA PRESSE DE LA MANCHE
(Jean Levallois)

"(...)Le problème est simple, mais bien réel. Elle a été battue en 2007. Ce n'est pas infamant, mais cela veut dire qu'elle n'a pas été élue, et que l'épisode est clos. Pour l'heure, elle préside le conseil régional de Poitou-Charentes, ce qui est très honorable, mais ne donne aucun droit, aucune autorité particulière à régenter le Parti socialiste. En se comportant comme elle le fait, elle ne donne pas le sentiment d'une présidentiable, mais d'un petit chef qui ne veut voir qu'une seule tête quand elle siffle la fin de la récréation. C'est sans doute cela qu'a voulu dire Vincent Peillon en affirmant qu'elle ne sera pas élue en 2012, en d'autres termes, pour lui, elle n'a pas les qualités requises. Ou alors, Mme Royal devra reprendre pied dans le réel et se placer sur la même ligne que tous les prétendants. Parce que la notoriété n'est pas forcément synonyme d'adhésion."

LA CHARENTE LIBRE
(Jacques Guyon)

"(...) Comment ne pas s'interroger sur cette façon de galoper de radio en radio, de barboter allégrement sur les ondes ou sur les sites internet plutôt que de prendre le temps de se poser, de réfléchir, d'élaborer des alternatives, bref de construire un projet politique. Il y a dans cette frénésie du paraître la signature d'un abandon de l'essentiel au profit des paillettes. A la réflexion, aux contributions, on préfère ce fameux "buzz" dont se gobergent la sphère communicante et ceux qui la nourrissent. On ne peut que regretter que la même personne qui le vendredi avait mis tout son enthousiasme militant à défendre le pass contraception au nom de la liberté de la femme et de la lutte contre les discriminations sociales se soit crue autorisée le lendemain à s'imposer dans une réunion où elle n'était pas invitée. Venant d'une personne aussi bien élevée, c'est au minimum une faute de goût. Venant de quelqu'un qui nourrit des ambitions toujours intactes, c'est surtout une faute de conduite. De celles qui peuvent vous coûter le permis pour se présenter en 2012."

(Nouvelobs.com)
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2347/articles/a411873-.html?xtmc=ps&xtcr=15
Nº2347SEMAINE DU JEUDI 29 Octobre 2009
 
À la Une < Le Nouvel Observateur < Peillon : balle au centre
      

Téléphone rouge


Peillon : balle au centre





Vincent Peillon agace ses petits camarades du PS. L'eurodéputé, qui organise prochainement une journée de débat sur l'éducation avec des représentants de tous les partis et notamment du MoDem, a accordé une longue interview au «Parisien» sur la question des alliances le 22 octobre. «Ce type est incroyable, il se permet de nous donner des leçons dans la presse alors qu'il n'a pas ouvert la bouche quand nous avons débattu de ce sujet ensemble au bureau national la veille !», s'énerve un membre de la direction du PS.


 


Le Nouvel Observateur



http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2349/articles/a412612-.html
Nº2349SEMAINE DU JEUDI 12 Novembre 2009
 
À la Une < Le Nouvel Observateur < Opération Peillon
      

«Personne ne gagnera tout seul...»


Opération Peillon

L'ex-lieutenant de Ségolène Royal veut rapprocher socialistes, écologistes, centristes, ex-communistes. Objectif : définir les contours d'une nouvelle majorité pour 2012



On les avait quittés mi-août, attablés dans un restaurant dominant le Vieux-Port de Marseille. Trois mois plus tard, les voilà qui remettent le couvert à Dijon. Ce samedi 14 novembre, à l'invitation du socialiste Vincent Peillon, la centriste Marielle de Sarnez, le communiste Robert Hue et la radicale Christiane Taubira participeront à une journée de débats sur l'éducation avec de nombreux syndicalistes, des représentants des parents d'élèves et des experts. Seul Daniel Cohn-Bendit manquera à l'appel. Le leader d'Europe Ecologie ne boude pas, même s'il a trouvé la mise en scène marseillaise immortalisée dans «Paris Match» un peu «ridicule». Il se remet doucement d'une opération à la hanche. En gage de bonne volonté, Dany a envoyé à Dijon son frère Gaby pour le représenter.
Rassembler des gens qui ont passé plus de temps à se concurrencer et à s'invectiver qu'à travailler ensemble pour préparer l'alternance en 2012, c'est le pari audacieux lancé par Vincent Peillon. L'ancien premier lieutenant de Ségolène Royal a franchi la première haie cet été. A Marseille, Marielle de Sarnez, en accord avec François Bayrou, était venue tendre la main à la gauche, transformant un coup médiatique en événement politique de la rentrée. Un résultat d'autant plus spectaculaire que rien n'avait été vraiment calé. La n° 2 du MoDem avait juste demandé à pouvoir faire un discours plutôt que de participer à une table ronde. Quant à Daniel Cohn-Bendit, il était arrivé les mains dans les poches, en voisin, venant de Nîmes où les Verts tenaient leur université d'été.


«Dépasser les petites boutiques»
Trois mois plus tard, l'attelage est encore fragile, mais il roule. «L'esprit de Marseille», selon la formule de Marielle de Sarnez, continue de souffler. Chacun a fait fi de ses désaccords historiques. Et plus personne ou presque ne s'étonne de voir l'ancien «no- niste» Vincent Peillon, hier camarade de courant d'Henri Emmanuelli et de Benoît Hamon au PS, inviter une ex-giscardienne à dialoguer avec le successeur de Georges Marchais ! Leurs partis respectifs peuvent bien tordre le nez, ceux-là sont persuadés qu'une victoire contre Sarkozy, en 2012, ne sera possible que si les principales composantes de l'opposition acceptent de dialoguer, de clarifier leurs convergences et leurs désaccords pour - qui sait ? - gouverner un jour ensemble. Ce qui n'empêche pas bien sûr quelques arrière- pensées. ..
C'est le paradoxe de la manoeuvre : le rassemblement fonctionne aussi parce que chacun voit midi à sa porte. Pour Vincent Peillon, chef de file du courant arrivé en tête au dernier congrès du PS, c'est l'occasion de s'imposer comme un premier secrétaire bis et de dépasser un appareil qu'il considère condamné. Pour le MoDem, qui s'est émancipé de la droite, le moment est venu de prendre les premiers contacts à gauche, histoire de définir les contours d'une nouvelle majorité pour 2012. François Bayrou n'en fait d'ailleurs pas mystère : «Personne ne gagnera tout seul, explique- t-il. J'ai cru comme d'autres en 2007 qu'une victoire au premier tour permettrait de surmonter les clivages, mais aujourd'hui il est évident pour tout le monde, moi compris, qu'il faut plus de compréhension réciproque pour y arriver.» Daniel Cohn-Bendit enfin, qui se désole de voir les Verts s'enferrer dans une stratégie trop «classique» à l'egard du PS, y voit une opportunité de fédérer la gauche dans un rassemblement où son mouvement Europe Ecologie pourrait jouer un rôle central.

Pour «dépasser les petites boutiques de chacun», Vincent Peillon a commencé par donner l'exemple, en faisant passer la sienne en arrière-plan. A Marseille, c'était son courant qui organisait. Aujourd'hui, c'est l'affaire d'un flambant neuf Rassemblement social, écologique et démocrate, qui se décline désormais sur le web (voir encadré). Le député européen est conscient que l'avantage décisif de son équipage est d'avoir démarré le premier. Alors tant pis si certains trouvent qu'on va un peu vite, comme Daniel Cohn-Bendit, qui regrette «qu'on fasse comme si le rassemblement existait déjà alors que ce n'est pas le cas». «On avance en marchant», répond l'eu- rodéputé socialiste, qui confesse ne pas connaître encore «le point d'arrivée». Les cinq francs-tireurs de Marseille, qui ne se sont pas revus tous ensemble depuis leur déjeuner sur le Vieux-Port, ont d'ores et déjà accepté de se retrouver en janvier pour discuter des institutions, puis en avril pour débattre des enjeux économiques. A condition que la campagne des prochaines élections régionales ne vienne pas tout polluer...


 

Matthieu Croissandeau
Le Nouvel Observateur



http://clairefleury.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/11/16/la-fessee-d-aurelie.html
mardi, 17 novembre 2009
La fessée d’Aurélie et les fèces de Dominique
Ah ! Enfin, une femme politique au PS qui joue sur le registre de l'humour. Après des mois de zizanie on pensait la chose impossible. Et bien non, avec Aurélie Filippetti, enfin on se gondole !

Une députée propose en effet d'interdire les châtiments corporels contre les enfants ? Hop ! La jeune députée détourne la proposition en suggérant de rétablir la fessée pour régler les chamailleries socialistes. Comprenez une fessée pour Ségolène ! Un : on ridiculise Madame Royal, deux : on met les rieurs de son côté .

Et oui, en France, la fessée fait toujours rire ! Et quand c'est une jeune femme comme Aurélie Filippetti qui lance l'idée, ça fait jeune et branché. La ringarde de l'histoire c'est Edwige Antier, cette dame pas toute jeune (oh ! la honte), élue UMP (oh ! la réac) et qui veut nous empêcher de torgnoler nos gosses (oh ! la liberticide).

On s'en fiche si chaque année des petits giflés finissent handicapés mentaux parce que leur cerveau en a pris un coup. On s'en fiche si presque tous les hommes violents (tous les deux jours une femme  meurt sous les coups de son mari) ont eux-même été battus enfants. On ne comprend juste pas bien pourquoi Madame Filipetti a porté plainte contre son ex-conjoint pour violences conjugales (il n'y a pas si longtemps, c'était légal). On comprend juste une chose : En politique, tous les coups sont permis.

PS1 : En Suède, les châtiments corporels (y compris les gifles et des fessées) sont interdits depuis... 1979, rappelle le Conseil de l'Europe.

PS 2 : certains lecteurs répondent qu'il ne faut pas confondre une petite tape sur les fesses et des coups.  Le problème est qu'aucun adulte ne peut évaluer sa "force de frappe" sur un enfant (sans même parler de la peur et de l'humiliation)

PS 3 : après la fessée, les fèces.  Qui a dit  que Ségolène Royal avait fait un "caca nerveux" ? Mais non, ce n'est pas Jean-Marie Bigard. Il n'est pas assez grossier pour s'exprimer ainsi. C'est Dominique Paillé, le nouveau porte-parole de l'UMP. l'homme qui fait regretter Frédéric Lefèbvre

 

08:41 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : aurélie filippetti, ps, fessée, ségolène royal, edwige antier, ump


Commentaires
PS : et en Arabie Saoudite la lapidation fait toujours partie des châtiments couverts par la loi. Incroyable, non ?

Ecrit par : arielle | lundi, 16 novembre 2009

Tout a fait d' accord. Filipetti s est totalement discréditée sur ce coup.
Décidément au PS les gens convenables et responsables se comptent sur les doigts de la main: royal, Badinter, Lebranchu, ..

Ecrit par : Jerome | lundi, 16 novembre 2009

Je ne vois pas le rapport entre une fessée donnée a un enfant et les coups qu'a apparemment reçu Mme Filipetti par son ex-conjoint. Je donnerai surement des fessées a mes enfants (j'en ai recu moi-même et je ne m'en porte pas plus mal), mais je suis en revanche incapable de frapper ma copine, et je ne compte pas "gifler" mes enfants au point de les rendre handicapés !
Bref, votre article est un peu schématique.

Ecrit par : Pabilo | lundi, 16 novembre 2009

Comment exister sur le dos de Ségolène Royal... que cela soit Peillon ou cette parfaite anonyme, ils se sucrent sur le compte de Ségo. Le maire de Dijon a invité Royal, ce n'était pas la surprise partie de Peillon que je sache non ? Ségolène Royal fait partie intégrante du Parti Socialiste, elle a été invitée par le maire de Dijon, alors je ne comprends pas pourquoi Peillon a insulté Royal de pic-assiette comme si c'était lui le grand chef ? Le parti socialiste est gangréné par tous ces arrivistes et par tous ces barons qui utilise les médias pour insulter les personnes.

Ecrit par : Ben | lundi, 16 novembre 2009


http://leblogdedenisolivennes.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/11/16/ss.html
16.11.2009
DSK sauveur du PS ?
RTL - FACE A FACE - Samedi 14 novembre  2009

Denis Olivennes/Franz-Olivier Giesberg

Une émission présentée par Bernard Poirette, le samedi à 8h55 sur RTL

Pour écouter l'émission cliquer sur ici

http://www.rtl.fr/fiche/5930487088/face-a-face-franz-olivier-giesbert-denis-olivennes.html



 

Thème du Face à Face :

Dominique Strauss-Kahn sauvera-t-il le Parti socialiste en 2012 ?

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