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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 12:44

(dépêches)


La nuit du 19 au 20 novembre 2009 : accouchement du premier Président de l'Union européenne


L'Union Européenne choisit son président ce soir

Les dirigeants des Vingt-Sept doivent désigner, lors d'un dîner de travail ce soir à Bruxelles, le président du Conseil européen et le haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étranbgères et la politique de sécurité, les deux nouveaux postes créés par le traité de Lisbonne [lesEchos.fr]. « Cela prendra des heures ou toute la nuit », a indiqué, hier à Stockholm, le Premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt.

Angela Merkel a confirmé pour sa part à son homologue letton, Valdis Dombrovskis, qu’elle continuait à soutenir, avec Nicolas Sarkozy, la candidature du Belge Herman Van Rompuy, favori pour le poste [Libération.fr] mais maintenant contesté dans son pays [leMonde.fr]. Néanmoins, Berlin affirme qu'elle n'opposera pas de veto à la candidature de Vaira Vike-Fraiberga, l'ancienne présidente lettone.

Sauf revirement de dernière minute, il apparait que l'un de ces deux noms sera retenu par l'ensemble des capitales européennes. Le casse tête des nominations [lePoint.fr] relève toutefois plus de petits arrangements entre amis [Presseurop.fr] que d'un véritable processus démocratique. En effet, l'opacité du mode de désignation dénoncée par Daniel Cohn Bendit [Libération.fr] laisse planer l'incertitude quant au résultat final. Si Tony Blair semble avoir peu de chance de décrocher la magistrature suprême, son concitoyen britannique David Miliband pourrait, lui, devenir le prochain Haut représentant pour la politique étrangère, malgré son désistement [euronews.net].

L'absence actuelle de consensus entre les 27 laisse donc supposer que les négociations seront âpres ce soir à Bruxelles. Les "suffragettes" du rond point Schuman (qui ont manifesté pour la désignation d’une femme à l’un de ces postes clés)  auront-elles réussi à ce faire entendre [laCroix.com]? La réponse sera connue demain.

(from : touteleurope.fr 19/11/2009 12:40)


http://www.lesechos.fr/info/inter/020226320764-ultimes-tractations-sur-la-nomination-du-premier-president-de-l-union.htm
Ultimes tractations sur la nomination du premier président de l'Union
[ 19/11/09  ]

Les dirigeants des Vingt-Sept doivent désigner, lors d'un dîner de travail ce soir à Bruxelles, le président du Conseil et le haut représentant de l'Union européenne, les deux nouveaux postes créés par le traité de Lisbonne.
JACQUES DOCQUIERT, Les Echos
de notre bureau de Bruxelles.
L'Europe aura demain soir un président et un haut représentant, chef de sa diplomatie. « Cela prendra des heures ou toute la nuit », a indiqué, hier à Stockholm, le Premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, dont le pays préside l'Union européenne (UE). A vingt-quatre heures de l'échéance, le jeu restait très ouvert et la fumée blanche pourrait tarder à sortir, ce soir, des bâtiments accueillant les dirigeants de l'UE. L'enjeu est, il est vrai, de taille puisque l'Union va ainsi se doter, grâce au traité de Lisbonne, de deux personnalités incarnant sa présence et son poids sur la scène intérieure pour la première et sur la scène internationale pour la seconde. Dans les deux cas, le charisme et le volontarisme des hommes - ou de la femme - choisis donneront à ces postes leurs réelles dimensions, que les auteurs du traité voulaient ambitieuses pour rapprocher l'Union de ses citoyens et faire entendre sa voix dans le monde.

Mais qu'ils s'appellent Van Rompuy, Juncker, Blair, Vaira Vike-Freiberga ou Balkenende pour le président, Miliband, D'Alema, Rehn voire Guigou pour le haut représentant, leur tâche sera rude pour faire oublier l'opacité des débats, les transactions multiples, les arrière-pensées qui ont amené les dirigeants de l'UE à les choisir.

Fournir les impulsions politiques
Le président du Conseil européen, désigné à la majorité par ses pairs pour deux ans et demi renouvelables, est censé préparer, organiser et soumettre les indispensables compromis à la plus haute instance décisionnelle européenne - le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement - en prenant le pas sur la présidence semestrielle tournante de l'Union. Mais cette dernière n'est pas supprimée pour autant et la coexistence du nouveau président avec le chef d'Etat ou de gouvernement d'un « grand » pays s'annonce pour le moins délicate. Pour permettre à l'Union de décider mieux et plus vite, le nouveau président ne doit pas être un simple secrétaire du Conseil. Il doit être capable de fournir les impulsions politiques indispensables et
d'imposer des compromis ambitieux pour que les accords qu'il aura facilités constituent de réelles avancées pour l'Union, et non pas le plus simple dénominateur commun entre des exigences parfois contradic-
toires. Le choix de Van Rompuy, l'actuel Premier ministre belge qui reste favori, par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, la chancelière allemande, ne s'explique sans doute pas que par la recherche de cette subtile alchimie. « Il ne fera pas d'ombre à Paris et Berlin », résume brutalement un diplomate. Mais Van Rompuy, et plus généralement l'homme, ou la femme finalement choisi, devra rapidement briser ce carcan en affirmant son autorité.

Principal porte-parole
Le poste de haut représentant semble, à certains égards, le plus prometteur. En cumulant pendant cinq ans ce poste avec celui de vice-président de la Commission, celui qui l'occupera sera doté d'une administration qui faisait cruellement défaut à son prédécesseur. Il devrait ainsi devenir un vrai ministre des Affaires étrangères de l'Europe en étant son principal porte-parole dans toutes les enceintes et les conférences internationales. Mais les critères guidant le choix de ce haut représentant ne garantissent pas que le meilleur candidat sera retenu : il doit venir d'un grand pays à longue tradition diplomatique et appartenir à la famille socialiste pour obtenir l'indispensable investiture du Parlement européen. L'actuel chef de la diplomatie britannique, David Miliband, répond à ces critères tout en semblant particulièrement qualifié pour le poste. Et beaucoup parient qu'il devrait finir par l'accepter lorsque l'échec de Blair pour la présidence aura été consommé.



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Lire également l'éditorial d'Henri Gibier page 14.

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2009/11/conseil-europ%C3%A9en-van-rompuy-toujours-favori-vikefreiberga-en-embuscade.html
18/11/2009
Conseil européen : Van Rompuy toujours favori, Vike-Freiberga en embuscade
 Au cours d’un entretien téléphonique, en début de soirée, Angela Merkel a confirmé à son homologue letton, Valdis Dombrovskis, qu’elle continuait à soutenir, avec Nicolas Sarkozy, la candidature du Belge Herman Van Rompuy à la présidence du Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement. L’entretien, organisé lundi à la demande allemande, était attendu fébrilement par les Lettons qui craignaient un veto de Berlin à la candidature de leur ancienne présidente, Vaira Vike-Fraiberga. Il n’en a rien été.

La chancelière allemande a d’abord demandé au Premier ministre letton d’expliquer sa position, ce qu’il a fait, en allemand, un argumentaire écrit ayant été soigneusement préparé. Angela Merkel l’a écouté puis, à son tour, a expliqué les raisons de son soutien à Van Rompuy. Puis elle a raccroché. Mais, à aucun moment, elle n’a cherché à tuer la candidature de Vike-Fraiberga, ce qui laisse entrevoir à Riga un possible ralliement de Berlin si le Premier ministre belge se heurte à une minorité de blocage organisée par les Britanniques.


Pour l’instant, en dehors de la Lituanie, la Lettonie n’est assurée que du soutien italien : Rome , selon mes informations, votera au premier tour pour l’ancien premier ministre travailliste Tony Blair, le candidat de Londres, puis se ralliera à Vike-Fraiberga, Riga soutenant l’Italien Massimo D’Alema pour le ministère européen des affaires étrangères, son ancienne étiquette communiste ne la gênant absolument pas.

Les autres pays d’Europe centrale et orientale ont certes de la sympathie pour la candidature de l’ex-présidente, mais n’ont donné aucune assurance formelle. On note, à Riga, que l’ensemble des pays de l’Est dispose d’une minorité de blocage, ce qui leur donne un certain poids quand ils font valoir que tous les postes à responsabilité de l’Union ne peuvent pas aller systématiquement à des pays d’Europe occidentale (ce qui serait le cas si le couple Van Rompuy/D’Alema l’emportait, le Portugais José Manuel Durao Barroso étant déjà président de la Commission) (photo: Van Rompuy, AFP).


Un diplomate letton m’a expliqué que l’élection de Vike-Fraiberga constituerait un formidable signal de solidarité vis-à-vis de l’Est, mais aussi à l’égard de la Lettonie qui ne croit plus en son avenir à la suite de la crise. Déjà, le mouvement de sympathie qui a accueilli la candidature de l’ancienne présidente de la République en Europe occidentale a sidéré et ravie une opinion publique déboussolée.

Reste que, pour l’instant, les chances que les Vingt-sept parviennent à un accord demain soir sont minces, à tel point que la présidence suédoise de l’Union envisage froidement une prolongation du sommet tout au long du week-end et, en cas d’échec, la convocation d’un nouveau Conseil européen avant le 1er décembre. Déjà, elle a commandé les plateaux de petit-déjeuner pour vendredi matin. Cet après-midi, Silvio Berlusconi, le premier ministre italien, a estimé que l’Union était encore « très loin » d’un accord. La nuit s’annonce longue et je vais vous la faire vivre.



Rédigé le 18/11/2009 à 22:38 dans Avenir de l'Europe, Conseil européen | Lien

http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/11/18/pressenti-a-la-tete-de-l-ue-le-premier-ministre-belge-est-conteste-dans-son-pays_1268739_3214.html
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3214,50-1268739,0.html
Pressenti à la tête de l'UE, le premier ministre belge est contesté dans son pays
LE MONDE | 18.11.09 | 15h58  •  Mis à jour le 18.11.09 | 15h58
Bruxelles Correspondant


epuis que Herman Van Rompuy est cité parmi les prétendants sérieux à la présidence du Conseil européen, le chef du gouvernement belge a vu pleuvoir questions et critiques. Un sommet se tiendra, jeudi 19 novembre à Bruxelles, pour décider des nominations à la tête de l'Europe, aux postes instaurés par le traité de Lisbonne. M. Van Rompuy n'est, officiellement, candidat à rien. Le leader chrétien-démocrate flamand s'est contenté de rappeler le nécessaire "consensus" qui doit préluder au choix du candidat.


 
Ses détracteurs évoquent, pêle-mêle, son absence de notoriété sur la scène mondiale, son faible charisme ou le fait qu'il soit issu d'un pays traditionnellement fédéraliste. Rien que de très attendu. Le premier ministre n'avait pas prévu, en revanche, qu'il serait l'objet d'une attaque venue de son propre pays. Pire : d'un élu de sa coalition.

Le député francophone Denis Ducarme, membre du Mouvement réformateur (MR, libéral), l'un des cinq partis actuellement au pouvoir, a rompu le pacte tacite conclu en Belgique. Il ne veut pas d'un Flamand à la tête du Conseil des Vingt-Sept parce que, selon lui, "la Flandre ne respecte simplement pas le droit européen". "Comment penser que M. Van Rompuy pourrait, demain, contrer des Etats membres qui remettraient en cause des droits fondamentaux alors qu'il tolère, chez lui, des situations comparables ?", s'emporte M. Ducarme.

Le député francophone égrène les mesures discriminatoires prises récemment par le pouvoir régional flamand, dont le fait que l'achat de biens publics soit conditionné à la connaissance du néerlandais. Idem pour l'obtention d'un logement social. "La Flandre viole les règles du libre établissement et de la libre circulation, maltraite ses minorités et développe une action contraire aux idéaux européens", affirme M. Ducarme.

Nomination "très positive"

Il s'est déjà plaint auprès de la Commission européenne et entend plaider devant la commission des libertés du Parlement européen. Il devrait rappeler, aussi, que les responsables de la Flandre refusent de nommer trois maires francophones élus démocratiquement dans la périphérie flamande de Bruxelles.

A cela, M. Van Rompuy pourra répliquer qu'il est ministre fédéral, et non ministre-président régional. "Les Européens s'en moquent : il appartient au premier parti de Flandre et aurait pu éviter cela", objecte M. Ducarme. Le parti de ce dernier évoque "une prise de position personnelle". Selon le MR, la nomination de M. Van Rompuy serait "très positive pour la Belgique".



Jean-Pierre Stroobants
Article paru dans l'édition du 19.11.09

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-11-18/marathon-union-europeenne-le-casse-tete-des-nominations/924/0/396484
Publié le 18/11/2009 à 20:42 Le Point.fr

MARATHON

Union européenne : le casse-tête des nominations
AFP



Les dirigeants de l'UE se retrouvent jeudi soir à Bruxelles pour désigner le premier président stable du Conseil européen et le Haut Représentant pour la politique étrangère de l'Union © Jean-Marc LOOS/PHOTOPQR/L'ALSACE

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Buzzer !sur Yahoo! Les chefs d'État et de gouvernement de l'UE semblent condamnés à un épuisant marathon jeudi pour surmonter leurs différences et trouver les oiseaux rares qui présideront et porteront la parole de l'Europe au cours des années à venir. "Nous n'avons toujours pas de consensus, je crois que certains ont sous-estimé la complexité de la tâche", a précisé mercredi une source proche de la présidence suédoise de l'Union européenne. "Aurons-nous les nouveaux visages de l'Europe jeudi soir ? Franchement, je ne sais pas. Cela peut se régler en quelques heures, il faudra peut-être toute la nuit", a reconnu de son côté le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt à Stockholm. Il n'est pas exclu que le sommet se prolonge vendredi matin.

Les dirigeants de l'UE se retrouvent jeudi à partir de 18 heures à Bruxelles pour désigner le premier président stable du Conseil européen et le Haut Représentant pour la politique étrangère de l'Union. Ce conclave qui semblait une formalité après la ratification du traité de Lisbonne par le président tchèque Vaclav Klaus s'annonce plus compliqué que prévu. La France et l'Allemagne décideront en commun du choix d'un candidat à la présidence de l'Union européenne, a réaffirmé mercredi la chancelière allemande Angela Merkel. La décision sur le choix d'un candidat n'est pas encore arrêtée, mais "je suis optimiste (sur le fait) que nous aurons un accord (jeudi) soir", a souligné cette dernière.

Confusion

Le Premier ministre belge, Herman Van Rompuy, est toujours favori pour la présidence, face, entre autres, au Luxembourgeois Jean-Claude Juncker et au Britannique Tony Blair, toujours soutenu bec et ongles par Londres au point que certains dirigeants européens s'agacent en privé de la "rigidité" britannique. Mais d'autres noms sont apparus, comme celui de l'ex-présidente lettone Vaira Vike-Freiberga, 71 ans, qui surfe sur la vague "féministe" qui a déferlé ces derniers jours à Bruxelles. Hasard du calendrier ? Elle est justement attendue jeudi à Bruxelles... pour une conférence sur la parité.

La confusion est encore plus grande au sujet du Haut Représentant, qui sera également de facto vice-président de la Commission européenne. Le chef de la diplomatie britannique, David Miliband, considéré favori, s'est retiré, mais son nom continue de circuler. L'Italien Massimo D'Alema est soutenu par les socialistes européens, qui revendiquent le poste, mais la candidature de cet ancien communiste est contestée par certains pays de l'ancien bloc soviétique. Et, selon le quotidien espagnol El Pais , le chef du gouvernement socialiste espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, entend pousser son ministre des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos.

Une des difficultés de la présidence suédoise est de contenter tout le monde. Il faut répondre à des critères "gauche-droite, grands et petits pays, homme ou femme et le point d'équilibre est difficile", a admis Fredrik Reinfeldt. En cas d'absence de consensus, les chefs d'État et de gouvernement européens pourraient désigner les prochains président et "ministre des Affaires étrangères" de l'Union à la majorité qualifiée, un système compliqué où chaque pays dispose d'un certain nombre de voix en fonction de sa taille et de sa population, a expliqué Fredrik Reinfeldt, en marge d'un sommet UE-Russie à Stockholm.

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http://www.presseurop.eu/fr/content/article/139631-petits-arrangements-entre-amis
La vie des 27

Conseil européen
Petits arrangements entre amis
Publié le 18 novembre 2009  |   Presseurop
 Qui sera désigné à la présidence du Conseil européen et à la tête de sa diplomatie ? La réponse dans les prochains jours. Photo: Tiago Cabral
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Les dirigeants des Vingt-Sept doivent choisir le 19 novembre qui présidera le Conseil et la diplomatie de l’UE. Mais ce qui aurait dû marquer une étape de la construction européenne ressemble plus à une obscure foire aux postes, regrette la presse.


Homme ou femme ? De droite ou de gauche ? Personnalité de premier plan ou plus discrète ? A la veille du sommet informel des dirigeants de l'Union européenne à Bruxelles, les spéculations vont bon train sur l'identité du président du Conseil européen et du Haut représentant pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité. 
Les chefs d’Etat et de gouvernement, qui doivent se mettre d’accord au cours d’un dîner, ont "toutes les cartes dans les mains", estime le quotidien roumain Jurnalul National qui explique qu’entre les capitales européennes, "les lignes des téléphones rouges ont chauffé pour trouver le juste compromis".

Mais à Madrid, El País constate que "le chaos s'est imposé dans le processus d´élection du président de l'UE, au point qu'à Bruxelles on doute de voir le sommet du jeudi aboutir à des résultats". "Merci au pays qui préside l'UE: la Suède", ironise le Standaard. Le quotidien belge remarque que le 9 novembre lorsque les dirigeants se sont retrouvés à Berlin, le gouvernement suédois "a hésité et laissé passer ce moment historique" où il aurait pu "mettre en place la première pièce du puzzle". Puis le 16 novembre, Carl Bildt, le ministre des Affaires étrangères, s'est débarrassé de la question par une réponse cliché : "Il nous reste encore trois jours. Presqu'une éternité en termes politiques". La procédure de sélection risque donc de s’apparenter "une partie de flipper", craint le journal.



 

"L'UE doit arrêter de fonctionner comme l'Union soviétique"

Aujourd’hui, se lamente un diplomate est-européen dans le Daily Telegraph, "tenter de deviner qui sera le président du Conseil européen équivaut à décoder qui était en disgrâce ou pas au Kremlin dans les années 70. Il est étrange pour beaucoup d’entre nous que 20 ans après la chute du mur de Berlin, nous devions dépoussiérer notre savoir-faire en kremlinologie ici à Bruxelles." Une situation que le quotidien estonien Postimees attribue à l’absence d’opinion publique en Europe.

Pour l'heure, le favori est le Premier ministre belge Herman Van Rompuy, mais seuls trois postulants ont officiellement fait acte de candidature : le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, et deux Baltes, la Lettone Vaira Vike-Freiberga et le président estonien Toomas Hendrik Ilves. La Pologne, quant à elle, a officiellement demandé, avant de se rétracter, que toutes les candidatures soient officielles et des auditions soient organisées. Une proposition soutenue par Vaira Vike-Freiberga, qui appelé l’UE à "arrêter de fonctionner comme l’Union soviétique". Ce n’est pas un hasard que cette remise en cause des habitudes européennes provienne de "trois nouveaux Etats-membres, qui n'ont pas encore compris la méthode à adopter", remarque le Volkskrant. "Dans l'arène diplomatique, cela a tendance à susciter de petits rires sournois", ajoute le quotidien néerlandais, pour lequel les nouveaux Etats-membres qui "n'ont pas baigné un demi-siècle dans les eaux bruxelloises, croient toujours que l'Union est une union".

Gare aux gorilles dans la brume


Si la plupart des postulants préfèrent "agir dans l’ombre", c’est parce que le corps électoral qui nommera les personnalités à la tête de l'UE "n'est composé que de 27 personnes", décrypte Libération. "Sa décision sera d'abord le résultat d'un délicat équilibre géographique, politique et de parité hommes-femmes, les qualités personnelles des lauréats n'intervenant qu'en second rang. (…) Les tractations se déroulent donc en secret et la présidence suédoise ne cachent pas qu'elles sont d'une rare complexité"."A cela, une raison simple, répond Die Presse. "Personne ne peut perdre la face". "Rien ne serait plus embarrassants pour les chefs de meute que d'être considérés comme candidat potentiel et finir par perdre", analyse le quotidien viennois qui compare les politiciens européens à des "gorilles dans la brume".

Malheureusement, regrette Libération dans un éditorial, si les dirigeants des Etats membres sont prêts à "nommer des ectoplasmes" à la tête de l'UE, c'est parce qu'ils craignent de voir ces deux fonctions prendre trop d’importance. "C’est faire tourner à l’envers la roue de l’histoire sur une planète de plus en plus interdépendante", dénonce le quotidien. "La désignation d’un président de l’Europe et d’un ministre des Affaires étrangères aurait dû être un pas vers l’intégration", or l'Europe qui semble se mettre en place est très intergouvernementale et va à contre-sens, paradoxalement, de la logique voulue par le traité de Lisbonne.

 

Mots-clés  Carl Bildt Conseil européen Union Européenne Haut représentant pour les affaires étrangères Herman Van Rompuy Jean-Claude Juncker Président de l’UE Toomas Hendrik Ilves Traité de Lisbonne
 Vaira Vike-Freiberga La vie des 27
 
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2009/11/cohnbendit-la-d%C3%A9signation-du-pr%C3%A9sident-du-conseil-europ%C3%A9en-est-une-caricature-de-d%C3%A9mocratie.html
18/11/2009
Cohn-Bendit: la désignation du président du Conseil européen est "une caricature de démocratie"
Daniel Cohn-Bendit, coprésident du groupe Vert au Parlement européen, dénonce l'opacité de la  procédure de nomination du président du Conseil européen et du ministre des affaires étrangères de l'Union. Cet entretien est paru aujourd'hui dans Libération, dans le cadre d'un évènement de trois pages consacré à ce sujet.


À deux jours du Sommet européen, les négociations de couloir vont bon train. Cette façon de procéder donne-t-elle une bonne image de l’Union ?

Ces tractations sont désespérantes. C’est à une caricature de démocratie à laquelle on assiste. On a le sentiment que les Vingt-sept, et surtout Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, cherchent des personnalités qui ne leur feront pas d’ombre. Ils y sont déjà parvenus avec la nomination de José Manuel Durao Barroso à la présidence de la Commission et ils cherchent à refaire le même coup pour le président du Conseil européen : celui-ci devra seulement savoir organiser les petits-déjeuners et les déjeuners afin que tout le pouvoir reste aux mains des États membres. C’est une Europe très intergouvernementale qui se met en place.


Le Parlement européen ne semble pas beaucoup s’émouvoir de cette opacité.

Il a laissé passer une chance de s’affirmer dans l’espace institutionnel européen. Il aurait dû lui-même organiser des auditions des différèrent candidats pour obliger le Conseil européen à la transparence, même s’il n’a, en l’occurrence, aucun pouvoir dans le processus de nomination du président du Conseil européen qui est élu par les seuls chefs d’État et de gouvernement. Mais symboliquement, cela aurait été fort. Cela étant, le Parlement a déjà manqué une occasion de montrer son poids en votant l’investiture de Barroso comme le demandaient les États, les confirmant ainsi dans leur conviction que le Parlement n’a au fond pas grand-chose à dire sur l’orientation de l’Europe. C’est à une succession d’occasions manquées auxquelles on assiste. Comme toujours, l’Europe avance à reculons vers la démocratie.

 Quelle aurait été la procédure idéale ?

Il faut noter que, pour la première fois dans l’histoire européenne, certaines personnalités se sont portées officiellement candidates à la présidence du conseil européen, ce qui est déjà positif : c’est notamment le cas de Jean-Claude Juncker, le premier ministre luxembourgeois, de Vaira Vike-Freiberga, l’ancienne présidente de Lettonie, et de Toomas Hendrik Ilves, le président d’Estonie. Même chose pour le poste de ministre des Affaires étrangères, Massimo D’Alema ayant fait connaître son intérêt. Cela montre qu’il aurait été possible d’instaurer de la transparence dans la procédure. On aurait dû créer une commission chargée de sélectionner les candidats et de procéder à des auditions publiques afin que chacun explique sa conception du poste et son programme. Et en fonction de ces auditions, le Conseil aurait pu voter. À tout le moins, il faudrait que les délibérations du Conseil soient publiques et qu’il n’hésite pas à voter pour en finir de la culture paralysante du consensus.

Quels sont vos candidats idéaux ?

Pour le poste de président du Conseil européen, je penche pour l’ex-présidente de Lettonie, Vaira Vike-Freiberga, ou pour la présidente de Finlande, Tarja Halonen. Mais cette dernière est sociale-démocrate alors que les socialistes ont réclamé le poste de ministre des Affaires étrangères de l’Union. J’aime bien aussi le démocrate-chrétien Jean-Claude Juncker, mais il a sans doute été trop inactif au moment de la crise financière et économique. Pour le poste ministre des Affaires étrangères, Joschka Fischer, l’ancien chef de la diplomatie allemande, Carl Bildt, l’actuel ministre des affaires étrangères suédois, ont ma préférence. Il faut absolument à ce poste quelqu’un qui était contre la guerre en Irak pour faire contrepoids à Barroso qui, lui, était pour. Quoi qu’il en soit, il faut au moins une femme à un de ces deux postes.

Pour l’instant, il n’y a quasiment aucune femme aux postes de direction de l’Union.

La nouvelle Commission risque d’être la moins féminisée depuis longtemps. Il est dommage que Barroso n’ait pas imposé aux États de désigner chacun deux candidats commissaires, un homme et une femme, afin de lui laisser le choix. Il devrait dire au Conseil européen qu’il ne peut former sa commission avec les noms qui lui sont soumis afin de forcer les gouvernements à lui proposer des femmes. En aura-t-il le courage ?

L’un des problèmes de l’Union n’est-il pas que les gouvernements envoient à Bruxelles des  politiciens nationaux en fin de carrière ou dont on cherche à se débarrasser ?

Tout à fait. D’ailleurs, Angela Merkel vient de démontrer son manque total d’intérêt pour l’Europe en nommant le ministre-président du Bade-Wurtenberg, Günther Oettinger comme commissaire, un personnage sans envergure qui ne s’est jamais exprimé sur l’Europe : c’est une décision de politique intérieure et encore de politique intérieure à la démocratie chrétienne allemande, la chancelière. Au fond, la seule chose qui intéresse les États, c’est le portefeuille qu’obtiendra leur commissaire qui n’est plus que le porte-parole des intérêts nationaux au sein de la Commission. C’est pour cela qu’on envoie à Bruxelles des gens sans personnalité ou sans influence afin qu’ils restent totalement dépendants de leurs gouvernements. Alors que les commissaires devraient être les défenseurs de l’intérêt commun européen face aux États.

Rédigé le 18/11/2009 à 18:26 dans Avenir de l'Europe, Conseil européen | Lien permanent

http://fr.euronews.net/2009/11/19/ue-plus-de-transparence-dans-la-nomination-des-postes-cles/
monde


Union européennemonde
UE : plus de transparence dans la nomination des postes-clés ?19/11 07:13 CET

smaller_textlarger_textprint_articlePlus de transparence dans le processus des nominations à Bruxelles, c’est ce que souhaite l’une des candidates à la présidence de l’Union européenne, la Lettonne Veira Vike-Freiberga :

“Plus de transparence et d’ouverture seraient à conseiller, d’autant plus que c’est la première fois que nous faisons cet exercice. Cela aurait été une merveilleuse opportunité d’ouvrir le processus et de répondre aux besoins, aux attentes des citoyens qui veulent être informés de ce qui se passe dans les coulisses du pouvoir”.

La Suède, qui occupe l’une des dernières présidences tournantes de l’Union, est très critiquée pour sa manière de gérer les candidatures aux postes-clés. Non seulement il n’y a pas de consensus des 27 autour du futur et premier président de l’Union. Mais il n’y a pas non plus de choix arrêté sur le prochain chef de la diplomatie.

Si Tony Blair semble avoir peu de chance de décrocher la magistrature suprême, son concitoyen britannique David Miliband pourrait, lui, devenir le prochain Haut représentant pour la politique étrangère.

Un portefeuille qui devrait revenir à une personnalité de gauche, contrairement à la présidence. L’Italien Massimo D’Alema serait intéressé mais son passé communiste joue en sa défaveur.

Plus consensuelle, l’ancienne ministre autrichienne des Affaires étrangères, Ursula Plasnik, pourrait succéder à Javier Solana.

Copyright © 2009 euronews

tags: Haut représentant pour la politique étrangère, Président du Conseil européen

http://www.la-croix.com/Journal-de-campagne--Les-suffragettes-du-rond-point-Schuman/article/2401903/4077
18/11/2009 12:42
Journal de campagne : Les suffragettes du rond-point Schuman

Sébastien Maillard, envoyé spécial permanent à Bruxelles de "La Croix", tient pour la-Croix.com le journal quotidien du processus de désignation du président du Conseil européen qui doit s'achever le 19 novembre

Tandis que La Croix poursuit sa séquence sur les générations « Place aux jeunes ! Place aux vieux ! », mercredi 19 novembre à Bruxelles, c'est place aux femmes !

A la veille du sommet qui doit réunir, à partir de jeudi 19 novembre au soir, les 27 chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE pour attribuer les nouveaux postes de président du Conseil européen et de Haut représentant aux affaires étrangères, une manifestation contre les « costumes-cravates » est organisée par des députés européennes ce mercredi 18 novembre à 13 heures devant le siège du Conseil, à Bruxelles.

Jeudi, jour du sommet, la fondation Robert Schuman a invité la seule candidate femme déclarée, Vaira Vike-Frebeirga, à une conférence intitulée « L'Europe au féminin. Pour une vraie parité ».
"Ca suffit !"

Les suffragettes dans la rue ? D'accord, ce terme fleure les luttes féministes du début siècle dernier mais il n'est pas si anachronique. Le droit de vote pour désigner ces deux fonctions prestigieuses est, de fait, pour l'essentiel masculin à regarder l'actuelle composition du Conseil européen. Hormis la chancelière allemande, Angela Merkel - dont l'influence dans la décision est certes loin d'être négligeable -, que de messieurs autour de table des Vingt-Sept.

« Ca suffit ! », a scandé la co-présidente du groupe des Verts, l'Allemande Rebecca Harms, mardi 17 novembre au Parlement européen mais en s'en prenant cette fois à la future Commission européenne, qui risque, elle aussi, de compter très peu de femmes.

Avec une social-démocrate danoise, une libérale britannique et une écologiste néerlandaise, elles menacent - mais combien de voix représentent-elles ? - de ne pas cautionner un collège de commissaires qui ne comprendrait pas « au moins huit femmes » sur les 27 postes de commissaires. Le prochain collège en compte pour l'heure quatre.

La présidence suédoise du Conseil vient de montrer l'exemple mardi en désignant son actuelle ministre aux affaires européennes, Cécila Malmström, comme future commissaire. La Suède s'ajoute au Luxembourg, à la Bulgarie et à l'Irlande, qui ont aussi chacun annoncé envoyer une femme à Bruxelles.
Barroso plaide non coupable

Le reste dépend de la volonté des autres Etats membres. José Manuel Barroso, le président de la Commission, plaide non coupable. « Je ne peux pas refuser un commissaire parce que c'est un homme ! », répète-t-il. Le président de l'exécutif communautaire s'est d'ailleurs fendu d'une lettre le mois dernier à ses « collègues » du Conseil européen pour les inviter à envoyer des femmes.

Mais, comme l'a expliqué à La Croix l'actuelle commissaire luxembourgeoise chargée des télécommunications, Viviane Reding, les quelques femmes dans le collège sortant détiennent en fait les postes clés : Neelie Kroes au poste stratégique de la concurrence - et que les Pays-Bas pourraient en fait reproposer - ; Catherine Ashton aux compétences quasiment fédérales de commissaire au commerce ; Mariann Fischer Boel gérant le très épais portefeuille de l'agriculture (PAC) ; Danuta Hübner, longtemps commissaire au non moins épais portefeuille des aides régionales ; Meglena Kuneva, qui a su faire des consommateurs européens un thème médiatique.

Sans oublier l'incontournable Catherine Day, au poste devenu ô combien central de secrétaire général de la Commission. Cela « vaut aujourd'hui largement un poste de commissaire ! », tempête un membre du collège.
"This is a man's Europe !"

Avant de prêter son nom à notre continent, Europa, faut-il le rappeler, était une jeune femme, selon la mythologie grecque. D'Isabelle la Catholique à l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche, l'histoire ne manque pas de puissantes reines. Mais la construction communautaire, elle, ne compte que des « pères fondateurs » : Robert Schuman, Jean Monnet, Paul-Henri Spaak, Joseph Bech, Altiero Spinelli, dont les François Mitterrand, Helmut Kohl et Jacques Delors ont été les héritiers.

Bien sûr, il faut mentionner Simone Veil puis Nicole Fontaine à la tête du Parlement européen. Mais la seule grande dame ayant alors marqué, ou plutôt perturbé, la construction européenne fut l'inénarrable Margaret Thatcher.

Aujourd'hui, des allées du Parlement européen à Strasbourg (environ 2/3 d'hommes sur 736 députés), à la Commission et au Conseil européen à Bruxelles, en passant par la Cour européenne de justice à Luxembourg (7 femmes sur 35 juges et avocats-généraux), il n'y a pas photo : « This is a man's Europe ! ». Et puisqu'il faut toujours balayer devant sa porte, notons que la presse française accréditée à Bruxelles est une gente aussi très masculine. Serait-ce au fond pour cela que l'Europe a tant de mal à se vendre ?  
Sébastien MAILLARD, à Bruxelles

 


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