Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 09:50

(dépêches)


Philippe Séguin sera enterré le lundi 11 janvier 2010 à 15h00 aux Invalides



http://info.france2.fr/france/Obs%C3%A8ques-lundi-de-Philippe-S%C3%A9guin-aux-Invalides-60065983.html
Obsèques lundi de Philippe Séguin aux InvalidesUn républicain intransigeant
 
Réactions: émotion et estime
 

  Lire     Vidéos     Commentaires    Philippé Séguin dans son bureau de président de la Cour des Comptes, 31 octobre 2007

AFP/PATRICK KOVARIK Le président de la Cour des comptes sera enterré lundi aux Invalides en présence de Nicolas Sarkozy
Le président de la République prendra la parole au cours de cette cérémonie qui sera retransmise en direct sur France 2 à partir de 15H.

Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac se sont recueillis jeudi soir devant la dépouille de Philippe Séguin au funérarium des Batignolles, dans le nord de Paris.

 Vidéo
 
 Phillipe Séguin est mort
Voir cette vidéo  Nicolas Sarkozy rend hommage à Philippe Séguin
Voir cette vidéo  P.Séguin : l'hommage de François Fillon
Voir cette vidéo  Décès Ph. Séguin : témoignage de JP Raffarin
Voir cette vidéo  Philippe Séguin : l'émotion à Epinal
Voir cette vidéo  Reaction Seguin: Alain Cayzac
Voir cette vidéo  Réaction seguin: Raymond Haddad
Voir cette vidéo Toutes les vidéos
Le chef de l'Etat n'a fait aucune déclaration à sa sortie du bâtiment où a été transporté le corps du premier président de la Cour des comptes, décédé jeudi.

L'ancien président Jacques Chirac s'est lui aussi rendu en fin de journée au funérarium, où il a exprimé sa tristesse, soulignant que la France venait "de perdre un grand serviteur." "C'est une vraie émotion, il aimait la France (...) Il était un ami, je lui dois beaucoup", a-t-il dit aux journalistes.

Droite et gauche ont rendu hommage jeudi à Philippe Séguin, "républicain", "grand serviteur de l'Etat" et figure du "gaullisme social". Ancien ministre, ancien président de l'Assemblée nationale et ancien président du RPR, le premier président de la Cour des comptes est mort à 66 ans d'une crise cardiaque dans la nuit de mercredi à jeudi.

Après le décès de M. Seguin, C'est Alain Pichon, doyen des présidents de chambre et qui, à ce titre, assure l'intérim en tant que premier président de la Cour des Comptes.

Un républicain intransigeant
Philippe Séguin est né le 21 avril 1943 à Tunis dans une famille modeste.  Il a un an quand son père Robert meurt à l'âge de 22 ans, pendant la Seconde Guerre mondiale, en septembre 1944.


Après des études au lycée Carnot de Tunis, il poursuit ses études aux lycées Alphonse-Daudet de Nîmes où il passe son baccalauréat, puis à l'École normale d'instituteurs du Var. Licencié ès-lettres à la Faculté des lettres d'Aix-en-Provence, il est ensuite diplômé d'études supérieures d’histoire et diplômé de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence. Il fait ensuite l'ENA, promotion « Robespierre » (janvier 1968 - mai 1970) et entre à la Cour des comptes.

Entre 1973 et 1978, il occupe plusieurs postes dans des cabinets ministériels, tant sous la présidence de Georges Pompidou que celle de Valéry Giscard d'Estaing..

Député des Vosges

En 1978, il est élu député des Vosges (1ère circonscription) en avril, mandat qu'il conservera jusqu'en juin 2002. Il est également vice-président du Conseil régional de Lorraine de 1979 à 1983 puis est élu maire d'Épinal en mars 1983 jusqu'en octobre 1997.

En 1981, il prononce un discours pour soutenir l'abolition de la peine de mort à l'Assemblée nationale; il est un des rares députés d'opposition à soutenir cette réforme emblématique du Président François Mitterrand.

En mars 1986, il est nommé Ministre des Affaires sociales et de l'Emploi dans le gouvernement du Premier ministre Jacques Chirac sous la présidence de François Mitterrand, lors de la première cohabitation. A la fin des années 80, au sein de la droite, il participe à un mouvement de rajeunissement des cadres au sein du groupe des "rénovateurs" aux côtés de personnalités comme Bayrou, Barnier, de Villiers ou Fillon.

En 1992, la carrière politique de Philippe Séguin prend un tournant : il s'engage pour le « non » au traité de Maastricht. Fidèle à la tradition gaulliste et attaché à l'implication de l'État dans le domaine social, il estime que le traité européen est une menace pour l'indépendance de la France. Il craint surtout une Europe trop libérale. François Mitterrand alors président de la République, accepte même un débat télévisé avec lui.

En avril 1993, après la victoire de la droite aux élections législatives, Philippe Séguin devient président de l'Assemblée nationale. Son combat consiste à protéger l'autonomie des parlementaire face au gouvernement. Lors de la campagne présidentielle de 1995, Philippe Séguin apporte son soutien à Jacques Chirac. Il joue un rôle clé puisqu'il est l'un des inspirateurs du discours de Jacques Chirac sur la fameuse "fracture sociale" avec Henri Guaino. Après la victoire de Jacques Chirac, il voit son concurrent Alain Juppé entrer à Matignon et il reste au perchoir...jusqu'à la dissolution de 1997.

Echec à Paris

Après l'échec de la droite aux législatives, ces nouvelles affinités lui permettent de prendre la tête du RPR en juillet 1997. Poste qu'il garde jusqu'en avril 1999. Cet homme au caractère souvent présenté comme ombrageux ("Il passe du plus charmant au plus odieux", écrivait Nicolas Sarkozy) connaît alors un véritable échec. Lors des municipales à Paris, il ne réussit pas à unifier la droite divisée (candidature Tibéri) et subit un cuisant échec.

Après la victoire de Chirac en 2002, il refuse d'entrer dans le nouveau parti présidentiel, l'UMP, et annonce son retrait de la politique. Alors que certains de ses proches ont rejoint l'équipe de Nicolas Sarkozy (Fillon, Guaino), il a préféré conserver son poste de premier président de la Cour des comptes à qui il a apporté son poids médiatique.



Réactions: émotion et estime
Nicolas Sarkozy a exprimé jeudi dans un communiqué  sa "très grande tristesse" et "très vive émotion" à  l'annonce de la mort de Philippe Séguin, "l'une des grandes figures et l'une des  grandes voix de notre vie nationale".

Jacques Chirac: "La France perd aujourd'hui un homme d'honneur, un homme d'Etat d'une exceptionnelle intelligence", estime l'ancien chef de l'Etat dans un communiqué.  "Je perds, pour ma part, un ami pour lequel j'avais un grand respect et une profonde affection".

Jean-Louis Debré (président du Conseil constitutionnel) a salué un homme qui a marqué la  vie politique "par sa capacité d'indépendance, de résistance" et qui avait "une  certaine idée de la France, un grand respect de la République".

Alain Juppé (ancien premier Ministre): "C'est une grande perte pour la République".

Charles Pasqua (ancien ministre de l'Intérieur): "C'est un homme qui n'avait pas d'ambition personnelle mais une ambition pour la France. Si les circonstances s'y étaient prêtées, cela aurait certainement fait un excellent Premier ministre et il avait l'étoffe d'un président"

Jacques Toubon (ancien ministre UMP): "C'était un homme du Sud d'abord. On  peut dire que c'était un mauvais caractère, mais ce caractère c'était la colère  mais aussi une passion intransigeante. Il était indépendant".

François Bayrou (président du MoDem) : "Il était républicain par son  parcours et par ses valeurs" (...) Il ne renonçait pas à combattre même s'il  apparaissait seul contre tous (...) "Tout le monde entendait bien derrière son  grand rire, une trace de mélancolie. Cette fêlure sur fond de tristesse le  rendait plus attachant aux yeux de ceux qui l'aimaient".

Martine Aubry (première secrétaire du PS): "Un très grand serviteur de  l'Etat qui a eu toute sa vie une passion pour l'intérêt général. Un républicain  respecté bien au-delà de son camp qui a profondément marqué la vie politique  (...) Il était devenu pour la République un sage dont la voix était une  référence et une boussole".

Ségolène Royal (présidente PS de Poitou-Charentes): "un homme de  convictions qui savait garder une véritable liberté d'esprit. Il avait ainsi  gagné l'estime et le respect au-delà de sa famille politique".

Jean-Pierre Chevènement (MRC) a salué un "homme  politique de grand talent", un "républicain et un patriote", tout en regrettant  que "rien n'ait été possible entre les républicains des deux rives".

Mohammed Moussaoui (président du Conseil français du culte musulman): le CFCM demande à "l'ensemble des musulmans de France, à l'occasion de la grande prière hebdomadaire du vendredi, d'avoir une pensée particulière en sa  mémoire."

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a  rendu hommage jeudi au président de la Cour des comptes décédé dans la nuit,  saluant "avec tristesse" la mémoire de Philippe Séguin qui fut "le symbole d'une  fidélité exigeante au message gaulliste". "Avec tristesse, je tiens à saluer aujourd'hui la mémoire de Philippe   Séguin", écrit dans une déclaration à l'AFP M. de Villepin, actuellement en  voyage au Moyen-Orient selon son secrétariat.

"La France perd avec lui un homme au sens aigu du service de l'Etat, de  l'intérêt général et de la solidarité, le symbole d'une fidélité exigeante au  message gaulliste, une voix qui traduisait la valeur de l'indépendance d'esprit  et des valeurs républicaines", ajoute l'ex-secrétaire général de l'Elysée de  Jacques Chirac.

http://www.lepost.fr/article/2010/01/08/1875842_france-2-retransmettra-en-direct-les-obseques-de-philippe-seguin.html
France 2 retransmettra en direct les obsèques de Philippe Séguin
 Philippe Séguin, obsèques, Médias, Télévision, Politique
 Par Mika1983 le 08/01/2010 à 09:12, vu 493 fois, 2  


 




France 2 annonce sur son site Internet que Philippe Séguin, Président de la Cour des Comptes, décédé en milieu de semaine, sera enterré lundi aux Invalides en présence du Chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy devrait prononcer un discours-hommage au cours de la cérémonie qui sera retransmise en direct sur France 2 à partir de 15 heures.

 

Par Mika1983 pour LePost

 

Crédit Photo : Ouest France / Philippe Renault

Source : France2




Partager cet article
Repost0

commentaires

Résultats officiels
de l'élection présidentielle 2012
 


Pour mettre la page en PDF :
Print


 




Petites statistiques
à titre informatif uniquement.

Du 07 février 2007
au 07 février 2012.


3 476 articles publiés.

Pages vues : 836 623 (total).
Visiteurs uniques : 452 415 (total).

Journée record : 17 mai 2011
(15 372 pages vues).

Mois record : juin 2007
(89 964 pages vues).