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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 03:39

(dépêches)


Qui seront nommés au Conseil Constitutionnel ?


http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-823448,50-1308994,0.html
Et les nominés sont...
LE MONDE | 20.02.10 | 14h18  •  Mis à jour le 20.02.10 | 14h19


icolas Sarkozy voulait des nominations transparentes et irréprochables. Il espérait réitérer les "coups" politiques du début du quinquennat, lorsqu'il avait nommé, ouverture à gauche oblige, Dominique Strauss-Kahn au FMI, Jean-Luc Hees à Radio France ou Guillaume Pepy à la SNCF. A mi-mandat, tout se complique. La nomination du successeur de Philippe Séguin à la tête de la Cour des comptes et le remplacement de trois membres du Conseil constitutionnel, qui sera annoncé mardi 23 février, tourne à l'exercice d'équilibrisme byzantin. L'affaire traîne en longueur, faute de solution jugée satisfaisante.


 
Pour le Conseil constitutionnel, M. Sarkozy compte se caler lundi 22 avec le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, et avec celui du Sénat, Gérard Larcher. Le président voulait nommer l'ancien ministre du budget de François Mitterrand, Michel Charasse, 69 ans, sénateur du Puy-de-Dôme, avec lequel il entretient d'excellentes relations. Il devrait y renoncer, se heurtant à M. Larcher. Le président du Sénat veut choisir Hubert Haenel, 67 ans, sénateur du Haut-Rhin, ce qui libérerait de nombreux postes au Palais du Luxembourg. Comme il n'est pas possible de nommer deux sénateurs, M. Sarkozy devrait désigner une femme, la conseillère d'Etat Marie-Laure Denis, 42 ans, membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel, tandis que M. Accoyer nommerait l'ancien commissaire européen Jacques Barrot.

A 73 ans, ce centriste a fait acte de candidature en décembre 2009 auprès de M. Sarkozy, en lui expliquant qu'il fallait insuffler une vision européenne au sein du Conseil . M. Barrot a mis en avant la censure de la taxe carbone, fondée sur une analyse contestée de la réglementation européenne. Vendredi soir, sa candidature tenait la corde. "Mais c'est comme la formation des gouvernements. Tant que tout n'est pas fait, rien n'est fait", prévient M. Barrot.

Le casting, fait de compromis, ne satisfait pas l'entourage du président. "Le résultat est assez minable", déplore un proche. Avec le départ de Pierre Joxe, le Conseil ne comptera plus aucun socialiste. "C'est problématique ", confie le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, partisan de M. Charasse.

Pour corriger ce déséquilibre, l'Elysée envisage de nommer à la Cour des comptes le député socialiste Didier Migaud, 57 ans, actuel président de la commission des finances de l'Assemblée nationale. Sinon, l'Elysée se rabattra sur une femme, avec la promotion interne de Claire Bazy-Malaurie. A 60 ans, elle est présidente de chambre à la cour.

On est loin des aspirations initiales de M. Sarkozy, qui avait trouvé ingénieux de proposer la succession de M. Séguin à Alain Juppé. Un homme aux compétences irréprochables se serait trouvé éloigné de la scène politique. Le maire de Bordeaux a refusé net et l'a fait savoir. Le chef de l'Etat, qui s'est vanté en décembre 2009 devant des militants UMP d'être le "directeur des ressources humaines" du PS, a aussi malicieusement laissé filtrer le nom de François Hollande. Le candidat déclaré à la primaire socialiste pour la présidentielle a décliné.

Lors de son élection en 2007, Nicolas Sarkozy aspirait à débaucher des talents à gauche, à incarner la rupture et à se démarquer de ses prédécesseurs. L'exercice se révèle complexe "Nicolas Sarkozy ne s'est pas donné les moyens de ses ambitions", accuse un proche, qui déplore que le chef de l'Etat n'ait pas injecté du sang neuf dans l'administration, comme il en avait rêvé au début en chargeant un cabinet de chasseur de têtes de recruter à Bercy.

Qu'il s'agisse des préfets, des ambassadeurs ou des directeurs d'administration centrale, l'appareil d'Etat est sous la férule non pas du président, mais du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, et du conseiller diplomatique, Jean-David Levitte. Souvent, le chef de l'Etat grommelle. Comme ce jour où M. Levitte lui proposa un candidat pour une grande ambassade européenne. "Vous n'avez pas trouvé plus c... ?" demanda M. Sarkozy... qui laissa passer la nomination. Parfois, il place un pion en un lieu stratégique, comme son ex-conseiller Boris Boillon, nommé ambassadeur en Irak à 39 ans, au grand dam des caciques du quai d'Orsay, mais il ne peut tout diriger. "Il faut faire la distinction entre le tout-venant et les postes qui lui paraissent extrêmement importants", explique un autre conseiller du président.

Les médias tiennent une place à part, chez un homme qui veut tout contrôler - il a fait changer la loi pour nommer les présidents de l'audiovisuel public - mais mise sur l'ouverture pour faire passer la pilule. Là, il agit seul, sans ses ministres. Et il sait tenir un secret, comme en témoigne la nomination à la tête de Radio France de Jean-Luc Hees, qui a fait équipe avec l'ancien patron de Charlie Hebdo, Philippe Val. Mais les personnalités choisies se trouvent gênées par leur encombrant parrain. Les rédactions se crispent, craignant déceler partout la main de l'Elysée.

Le renouvellement de la direction de France Télévisions, cet été, pourrait se transformer en piège pour l'Elysée, alors que son président, Patrick de Carolis, met habilement en avant son bilan. "Carolis ne sait pas à quelle sauce il va être mangé. C'est bizarre, alors que Sarkozy prétendait gérer la France et ses entreprises dans la durée", accuse un proche de M. Sarkozy. "Il n'y a pas un droit automatique à un deuxième mandat", rétorque l'Elysée.

Pour les entreprises, M. Sarkozy exige de connaître les personnes nommées et accrédite l'idée d'une pénurie de talents, au risque de faire tourner la France en vase clos. Henri Proglio a été choisi à la tête d'EDF, car il était, dixit l'Elysée, le seul candidat. "Dans un pays de 64 millions d'habitants, on n'a pas énormément de candidats sur les postes à très haute responsabilité", assure Franck Louvrier, conseiller en communication de l'Elysée. Ainsi, M. Sarkozy n'a pas perçu le problème posé par la double casquette de M. Proglio resté président non exécutif de Veolia. "Je ne comprends pas que Sarkozy ait laissé passer une telle nomination après l'affaire de son fils Jean à la Défense", s'afflige un conseiller. "J'ai fait le choix du meilleur pour la meilleure des entreprises", a tranché M. Sarkozy sur TF1 en janvier. Le "meilleur" était aussi au Fouquet's, le soir de l'élection de M. Sarkozy.

S'il n'est pas nécessaire d'être intime pour être choisi, il faut avoir côtoyé le président. "Il a dit de moi : "Je le connais"", confirme l'ancien ministre d'ouverture Jean-Pierre Jouyet, nommé ensuite à la tête de l'Autorité des marchés financiers (AMF). Quand il prépare une nomination, M. Sarkozy teste les noms des candidats auprès de ses interlocuteurs, alimentant ainsi les rumeurs dans Paris. Les plus proches décrochent naturellement des postes stratégiques, à l'instar de Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde, devenu président de France Télécom. Les autres militent auprès des ministres et des "visiteurs du soir", Alain Minc, Henri de Castries (Axa) ou Nicolas Bazire (LVMH).

Mais rien ne vaut un fait d'arme avec M. Sarkozy. Guillaume Pepy l'a emporté contre Anne-Marie Idrac, présidente sortante de la SNCF, en raison de son projet mais aussi de son soutien lors de la réforme des retraites des cheminots en 2007. Mme Idrac avait peu de chance, dans un système où les sortants ne sont jamais reconduits. A l'exception de Pierre Mongin, président de la RATP : à l'été 2009, il fallait se montrer grand seigneur avec l'ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin.



Arnaud Leparmentier
Article paru dans l'édition du 21.02.10





http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20100222.OBS7687/cour_des_comptes_conseil_constitutionnel__les_pronostic.html
NOMINATIONS
Cour des comptes, Conseil constitutionnel : les pronostics
NOUVELOBS.COM | 23.02.2010 | 12:40
 13 réactions
Nicolas Sarkozy, Gérard Larcher et Bernard Accoyer procèdent à quatre nominations sensibles. Le point sur les pronostics.


Trois nouveaux "Sages" vont bientôt siéger au Conseil constitutionnel (Reuters) (c) Reuters
C'est cette semaine que la majorité procèdera à quatre nominations sensibles : on saura alors qui prend la présidence de la Cour des comptes et qui sont les trois nouveaux "Sages" siégeant au Conseil constitutionnel. La presse du lundi 21 février y va de son petit jeu des pronostics.
Pour succéder à Philippe Séguin, le président de la République envisage plusieurs possibilités:
- Anne-Marie Idrac (Nouveau centre), actuelle secrétaire d'Etat au Commerce extérieur
- Didier Migaud (PS), président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale
- Alain Lamassoure, ancien ministre des Affaires européennes et du Budget, actuel député européen UMP
- Claire Bazy-Malaurie, rapporteur général de la Cour des Comptes.
Nicolas Sarkozy tranchera par un décret en Conseil des ministres, mardi 23 février.

Charasse en outsider
En revanche, du côté du côté du Conseil constitutionnel, on ignore si la liste des lauréats sera communiquée dès mardi. Un temps pressenti pour rejoindre le Conseil constitutionnel, le sénateur Michel Charasse (ex-PS) ne tient plus la corde. "Si les choses doivent se terminer comme ça, j’aurais préféré qu’on me le dise plus tôt !", se plaint l'intéressé dans les colonnes du Parisien. Avec le départ de Pierre Joxe, le Conseil constitutionnel ne comptera plus aucune personnalité de gauche. Les observateurs estiment qu'une nomination de Michel Charasse constituerait un geste d'"ouverture". Le sénateur avait déjà soutenu Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle de 2007.

Trois personnalités de droite ?
Le journal Le Monde croit savoir que les jeux sont quasiment faits. Ce serait finalement trois personnalités de droite qui rejoindraient la rue de Montpensier. Jacques Barrot, Marie-Laure Denis et Hubert Haenel. Le quotidien s'appuie sur des sources concordantes, et cite Jacques Barrot, qui ne dément pas mais prévient que "les jeux ne sont pas faits". Profession Politique évoque le même tiercé.
Le président du Sénat, Gérard Larcher, voudrait nommer Hubert Haenel, 67 ans, sénateur du Haut-Rhin. Cela "libérerait de nombreux postes au Palais du Luxembourg", estime Le Monde. Et donc favoriser la réélection de Gérard Larcher à la tête de la Chambre haute.
Mais Hubert Haenel reste prudent. Interrogé par Les Dernières nouvelles d'Alsace, il confirme seulement faire partie des "prétendants".
Du côté de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer choisirait l'ancien commissaire européen Jacques Barrot. Ce centriste aurait pour volonté "d'insuffler une dimension européenne au sein du conseil".
Pour sa part, Nicolas Sarkozy aurait l'intention de nommer la conseillère d'Etat Marie-Laure Denis, 42 ans, membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel. A moins que Marie-Laure Denis ne soit nommée par Bernard Accoyer, comme le pense Le Parisien ? Une femme, en tout cas, dans un Conseil constitutionnel qui n'en compte actuellement que deux - et en perdra une avec le renouvellement.
Reste que le scénario peut encore changer. D'ailleurs, Gérard Larcher et Bernard Accoyer "ont rendez-vous lundi à l’Elysée", affirme Le Parisien.

Baptiste Legrand - Nouvelobs.com





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