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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 16:04

(dépêches)


Nicolas Sarkozy parle de pause et d'un Parlement qui délégiférerait en fin 2011


http://www.lefigaro.fr/politique/2010/03/11/01002-20100311ARTFIG00638-sarkozy-pas-de-remaniement-avant-la-reforme-des-retraites-.php
Sarkozy : pas de remaniement avant la réforme des retraites

Mots clés : INTERVIEW, REGIONALES, ELYSEE, FRANCE, Nicolas Sarkozy De Nagy-bocsa

Par figaro.fr le
12/03/2010 | Mise à jour : 09:28 Réactions (286)

Crédits photo : Élodie Grégoire pour le Figaro Magazine Crédits photo : ELODIE GREGOIRE
EXCLUSIF - Une «nouvelle étape politique» envisageable après la réforme des retraites, des mesures importantes sur l'identité nationale annoncées en avril : dans une interview au Figaro Magazine, Nicolas Sarkozy confie ce qu'il prépare dans les mois à venir. Extraits.
 
Sur son rôle dans la campagne régionale

Le président de la République se défend de s'être engagé dans cette campagne, y compris pendant ses déplacements en province .«Je n'ai pas donné de consigne de vote et je ne le ferai pas. Mais convenez qu'il serait étrange que je sois le seul à ne pouvoir expliquer l'enjeu des élections régionales !». Quant à la convocation des chefs de file de la campagne en Ile-de-France, le président s'agace de «ces polémiques permanentes qui font perdre un temps précieux à la France» :«Qu'y a t-il d'étonnant à ce que je rencontre des élus d'Ile-de-France alors que je suis moi même un élu de cette région depuis 1977 ?». Préoccupé par le taux record d'abstention annoncé pour ce scrutin, Nicolas Sarkozy demande aux Français d'aller voter : «C'est aussi un devoir civique».

Sur les conséquences du scrutin

« Je serai bien sûr attentif à ce que les Français diront». Mais Nicolas Sarkozy est très clair : «Le scrutin des 14 et 21 mars est un scrutin régional : ses conséquences seront donc régionales». Insistant sur la nécessité d'une certaine stabilité pour l'action gouvernementale, le président cite en exemple le record de longévité de Christine Lagarde - seule ministre à être citée dans l'interview - au ministère des Finances : deux ans et demi. Le président envisage peut-être une «nouvelle étape» mais seulement après la réforme des retraites - un texte devrait etre deposé au parlement en septembre - , même s'il n'exclut pas d'ici là «quelques adaptation gouvernementales».

Sur le débat sur l'identité nationale

Se défendant d'avoir arrêté le débat sur l'identité nationale avant les régionales, Nicolas Sarkozy promet «des mesures importantes» qu'il annoncera en avril. Citant la phrase de Claude Lévi-Strauss «l'identité n'est pas une pathologie», le président estime utile pour le rassemblement du pays de «réfléchir ensemble à la direction vers laquelle doit aller notre nation, à son projet, à ses valeurs».

Sur la politique économique et fiscale

Persuadé que la statégie économique actuellement suivie portera ses fruits dès 2010, notamment en matière d'emploi, le président est en revanche préoccupé par la question des deficits publics. « La vérité, c'est que nous tenons la dépense publique et que c'est la crise qui a fait chuter nos recettes fiscales» analyse-t-il. Mais hors de question d'augmenter les impôts, promet-il une nouvelle fois, «ni aujourd'hui, ni demain». «Je ne crois pas à une politique de rigueur qui n'a jamais fonctionné et qui est contre-productive». Le président n'a cependant pas renoncé à l'idée d'une «TVA sociale» - expression qu'il réprouve - car il faut continuer à réfléchir au moyen de financer la protection sociale autrement qu'en taxant le travail. La taxe carbone verra aussi le jour, après une concertation au niveau national et européen.

Sur la réforme des retraites

A l'issue des concertations avec les syndicats, le gouvernement fera des propositions pour qu'un texte soit déposé au Parlement en septembre. Nicolas Sarkozy rappelle son engagement : la réforme concernera les 21 millions de salariés du privé et les 5 millions du public. Et si allongement de la durée de cotisation il doit y avoir, elle concernerait aussi bien le privé que le public. En revanche, sur le mode de calcul des retraites (sur la base des six derniers mois dans le public et des 25 meilleures années dans le privé), le président rappelle que les primes des fonctionnaires ne sont pas intégrées alors qu'elle le sont dans le privé. «Tous ces éléments doivent être sur la table».

Sur la popularité de François Fillon et un deuxième mandat.

«S'il n'était pas populaire, on me dirait : il faut le changer. S'il l'est, on me dit : c'est un problème pour vous. Tout cela, ce sont des conjectures vaines. Mon seul problème, c'est de mener à bien les réformes qu'attendent les Français. N'essayez pas de créer des problèmes là où il n'y en a pas». Quant à sa décision de se réprésenter en 2012, Nicolas Sarkozy repète que la question est prématurée. «Je prendrai position à la fin de 2011, en tenant compte d'un certain nombre de critères collectifs et personnels».

Avenir des réformes, autres grands chantiers, politique d'ouverture, dossier brûlant du nucléaire... Retrouvez l'intégralité de l'interview de Nicolas Sarkozy dans le Figaro Magazine à paraître vendredi 12 mars.

Par figaro.fr le

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http://www.lemonde.fr/elections-regionales/article/2010/03/11/sarkozy-envisage-une-pause-dans-les-reformes-a-la-fin-2011_1317877_1293905.html
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-1293905,50-1317877,0.html
Sarkozy envisage "une pause" dans les réformes à la fin 2011
LEMONDE.FR | 11.03.10 | 17h21  •  Mis à jour le 12.03.10 | 07h23


ans un entretien publié vendredi dans le "Figaro Magazine", et dont LeFigaro.fr publie des extraits, Nicolas Sarkozy se défend à nouveau de s'être engagé dans la campagne des régionales : "Je n'ai pas donné de consigne de vote et je ne le ferai pas. Mais convenez qu'il serait étrange que je sois le seul à ne pouvoir expliquer l'enjeu des élections régionales !" Le chef de l'Etat a pourtant multiplié les déplacements dans des régions que la droite espère voir basculer le 21 mars : en Franche-Comté, dans la région Centre, en Picardie ou en Corse. (Lire : Les déplacements très stratégiques de Nicolas Sarkozy)

 
Le Figaro Magazine paraît exceptionnellement vendredi, plutôt que samedi, pour publier cet entretien avec le chef de l'Etat à deux jours du scrutin. Une date de publication qui a irrité à gauche : lundi matin, Benoît Hamon, le porte-parole du PS s'est élevé contre un "mélange total des genres", fustigeant "le cadeau de M. Dassault, patron du Figaro, à son ami Nicolas Sarkozy".

S'il répète que "les conséquences seront régionales", le président de la République concède qu'il "sera bien sûr attentif à ce que les Français diront". Le président de la République écarte tout remaniement d'ampleur immédiatement après les élections régionales. Il envisage peut-être une "nouvelle étape" mais seulement après la réforme des retraites – un texte devrait être deposé au Parlement en septembre –, même s'il n'exclut pas d'ici là "quelques adaptation gouvernementales", précise LeFigaro.fr.

Interrogé sur son rôle dans la campagne de Valérie Pécresse – il avait convoqué les têtes de liste de la majorité à l'Elysée – il dit déplorer "ces polémiques permanentes qui font perdre un temps précieux à la France", et interroge à son tour : "Qu'y a-t-il d'étonnant à ce que je rencontre des élus d'Ile-de-France alors que je suis moi-même un élu de cette région depuis 1977 ?" Nicolas Sarkozy a été député et président du conseil général des Hauts-de-Seine.

UNE PAUSE DANS LES RÉFORMES EN 2011


Pour la première fois de son mandat, le président évoque un ralentissement de sa politique de réformes à la fin de l'année 2011, avant la présidentielle de 2012. Une fois les dossiers de la retraite et de la dépendance "bouclés, je proposerai au Parlement de compléter toutes les réformes pour les améliorer", affirme M. Sarkozy. "Ensuite, au second semestre 2011, le gouvernement marquera une pause pour que le Parlement puisse, s'il le souhaite, délégiférer", ajoute-t-il.

Mais le président de la République ne compte pas revenir sur sa politique fiscale "ni aujourd'hui ni demain". Excluant toute "politique de rigueur", il n'écarte pas la possibilité d'une TVA sociale.

Nicolas Sarkozy a également écarté toute rivalité avec François Fillon :  "Je travaille très bien avec le premier ministre. Il met en œuvre avec le gouvernement le programme que j'ai défini", affirme le président au "Figaro Magazine". "N'essayez pas de créer des problèmes là où il n'y en a pas", ajoute-t-il, comme en réponse à la "une" du Point paru le 4 mars, qui titrait sur "Le président Fillon". (Lire l'enquête : François Fillon, l'équilibriste)



Le Monde.fr

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Les socialistes dénoncent une "manœuvre"
Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a qualifié de "manoeuvre électorale" l'annonce d'une pause dans les réformes fin 2011. Nicolas Sarkozy "a de plus en plus de difficulté à maintenir le cap d'une politique qui fait du mal aux Français", a souligné M. Hamon. "A trois jours du premier tour des régionales il s'agit d'une manoeuvre électorale pour limiter la portée d'un vote sanction des Français dimanche", a estimé le porte-parole du PS.

http://regionales.blog.lemonde.fr/2010/03/05/les-deplacements-tres-strategiques-de-nicolas-sarkozy/
05 mars 2010
Les déplacements très stratégiques de Nicolas Sarkozy

 Il l’a dit clairement, le 25 janvier, à Laurence Ferrari, puis devant les téléspectateurs de TF1 : Nicolas Sarkozy ne s’engagerait pas dans la campagne des régionales. “Non ! Le rôle du président de la République n’est pas de faire campagne pour les présidents de région”. Pourtant, les déplacements du chef de l’Etat depuis le début de l’année semblent l’amener fréquemment dans les régions où l’UMP place ses espoirs de conquête. Il suffit, pour le constater, de prendre l’agenda du président de la République:

- Le 18 janvier, il se rend à Mayotte, où il apporte “un soutien discret à Didier Robert”, tête de liste UMP en région Réunion, selon La Croix .

-  Le 2 février, le chef de l’Etat se rend en Corse, officiellement “sur le thème du développement durable”. En pratique, il profite du voyage pour tenir une réunion devant 600 militants UMP et les responsables du parti dans l’Ile de Beauté, en évoquant les régionales et la nécessité de se mobiliser. Il est d’ailleurs accompagné du secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand. L’Express.fr avait interrogé l’Elysée sur ce déplacement. La présidence avait répondu que Nicolas Sarkozy avait eu “un déjeuner privé et une réunion privée” en marge de son voyage officiel, ce qui ne changeait “strictement rien au coût de son déplacement”.

- Le 9 février, Nicolas Sarkozy est en déplacement “sur le thème de l’avenir des territoires ruraux”. Une fois encore, l’agenda officiel n’indique pas le lieu de ce déplacement. Il s’agit du Loir-et-Cher, en région Centre. L’accompagne, entre autres, le secretaire d’Etat au commerce, à l’artisanat et aux PME, Hervé Novelli. Qui se trouve être également tête de liste UMP dans la région, où il faisait figure de favori jusqu’à de récents sondages le plaçant en difficulté.

- Le 18 février, il se rend en Haïti et en Martinique. Mais aussi – l’agenda officiel ne l’indique pas – en Guyane, où Rodolphe Alexandre, maire UMP de Cayenne, a de sérieuses chances de l’emporter.

- Le 1er mars, jour de l’ouverture de la campagne officielle, Nicolas Sarkozy fait un déplacement exceptionnel en Vendée et en Charentes Maritimes après la tempête. Il visite la côte en compagnie du président du conseil général de Vendée, Philippe de Villiers, qui n’est pas candidat, mais reste une figure de la droite. Arrivé à La Rochelle, le chef de l’Etat refuse que la présidente de région, Ségolène Royal assiste à la réunion de travail organisée à la préfecture.

- Le 2 mars, il est à Laon, dans l’Aisne pour un déplacement centré sur “l’avenir de la fonction publique”. L’UMP n’a que peu de chances de l’emporter en région Picardie, où le président socialiste sortant, Claude Gewerc, fait figure de grand favori. La candidate du parti présidentiel, Caroline Cayeux, est tout de même parmi les invités lors du discours du chef de l’Etat. Le matin même, il avait reçu à l’Elysée Valérie Pécresse, candidate UMP en Ile-de-France. Une convocation qui intervient au lendemain de la publication d’une longue interview du chef de l’Etat dans la revue Architecture d’Aujourd’hui, sur le thème… du Grand Paris.

- Le 4 mars, Nicolas Sarkozy part “en province” pour évoquer des “Etats généraux de l’Industrie“. Une fois encore, l’agenda ne précise pas le lieu de ce déplacement. Il s’agit d’une usine Eurocopter de Marignane (Bouches-du-Rhône), en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, où il est accueilli par le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, accompagné du candidat de l’UMP, Thierry Mariani. Un déplacement que M. Gaudin ne peut s’empêcher de justifier auprès de journalistes : “Nicolas Sarkozy fait son métier de président, il fait son boulot, il ne fait pas les élections. Les élections, c’est nous. Et on va vous surprendre parce qu’on va les gagner. Enfin je n’en suis pas si sûr…”

Cette série de coïncidences commence à faire grincer des dents au sein de certains partis. Jeudi 4 mars, un candidat MoDem a choisi d’évoquer franchement le sujet. Christophe Grudler, tête de liste de la formation centriste en région Franche-Comté, dit avoir appris par la presse que le chef de l’Etat viendrait mardi 9 à Morteau et à Pontarlier, deux communes du Haut-Doubs. La Franche-Comté est l’une des régions susceptibles de basculer à droite et la tête de liste de l’UMP n’y est autre qu’Alain Joyandet, secrétaire d’Etat à la Coopération.

Christophe Grudler a donc écrit à l’Elysée une lettre ouverte expliquant que “si, en tant que Francs-Comtois, nous sommes toujours heureux d’accueillir le président de la République, président de tous les Français, nous sommes en revanche choqués de le voir transformé en ‘chef de bande’, venu promouvoir l’un des siens à la veille du scrutin, notamment en visitant deux villes, Morteau et Pontarlier, dont les maires figurent sur la liste régionale”. Un appel qui n’a pas eu beaucoup d’effet. Vendredi 5 mars, le journaliste Jean-Claude Bourdin, de RMC, annonce sur Twitter que Nicolas Sarkozy donnerait une interview au Figaro Magazine, qui sortirait le 13 mars, à la veille du scrutin.

Samuel Laurent

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05 mars 2010 Publié UMP, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Aquitaine, Centre | Lien permanent | Alerter





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