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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 11:32

(dépêches)

 

 

La catastrophe aérienne qui endeuille la Pologne, la Russie et le monde...

 


http://www.lefigaro.fr/international/2010/04/10/01003-20100410ARTFIG00432-la-pologne-decapitee-.php#xtor=AL-5
Privé de son président, la Pologne doit s'organiser

Mots clés : crash, avion, POLOGNE, Lech Kaczynski

Par Thomas Vampouille
10/04/2010 | Mise à jour : 17:17 Réactions (36)

Les membres du gouvernement polonais ont tenu samedi matin un conseil d'urgence, qui a débuté par une minute de silence. Crédits photo : AP
Outre le président, plusieurs figures politiques et militaires ont péri dans le crash. Le fonctionnement politique du pays ne devrait toutefois pas être trop perturbé, le rôle du président étant plutôt honorifique.
 
Avec l'annonce du crash de l'avion présidentiel samedi matin, la population polonaise s'est réveillée déboussolée. En la personne de Lech Kaczynski, qui menait le pays depuis 2005, les Polonais perdent leur président mais aussi une figure majeure de leur vie politique.

«Jésus, Sainte Marie, c'est une tragédie inimaginable, un malheur inimaginable», s'est écrié Lech Walesa, chef historique du syndicat polonais Solidarité, qui a été l'un des premiers à réagir. Devant le palais présidentiel, où le drapeau polonais a été mis en berne, la foule endeuillée a aussitôt commencé à affluer avec des fleurs et des bougies. Un deuil national d'une semaine a été décrété.


Élection présidentielle anticipée

Initialement prévu pour octobre - Lech Kaczynski comptait se re présenter - un scrutin présidentiel anticipé aura lieu prochainement, a annoncé le porte-parole du gouvernement. Sa date doit être fixée dans les deux semaines et il doit avoir lieu dans les deux mois, selon les spécialistes du droit constitutionnel. En attendant, conformément à la constitution polonaise c'est Bronislaw Komorowski, le président de la chambre basse du parlement polonais, qui assurera les fonctions de chef de l'Etat en attendant. Un Conseil des ministres polonais a été réuni en urgence.

Si la mort du président et de plusieurs hautes figures de la politique polonaise dans ces conditions très brutales est un choc pour le pays, le fonctionnement politique ne devrait pas être trop affecté. En effet, selon la Constitution polonaise, les pouvoirs éxécutifs du président de la République sont limités, ses fonctions étant plutôt honorifiques. La direction politique de l'exécutif est essentiellement concentrée dans les mains du premier ministre. Donald Tusk a tenu samedi un première réunion d'urgence avec son gouvernement, avant de se rendre sur les lieux du drame.


L'armée perd ses généraux

Parmi les autres personnalités importantes qui ont perdu la vie dans le crash, le président de la Banque centrale polonaise, Slawomir Skrzypek, et le vice-ministre des Affaires étrangères, Andrzej Kremer. Plusieurs députés étaient également à bord de l'avion.

Les principaux chefs de l'armée polonaise figurent aussi sur la liste des passagers. Les généraux Franciszek Gagor, chef d'état-major, Bronislaw Kwiatkowski, chef des forces opérationnelles, Tadeusz Buk, chef de l'armée de terre, Andrzej Blasik, chef des forces aériennes ,Wojciech Potasinki, chef des forces spéciales et enfin le vice-amiral Andrzej Karweta, commandant en chef de la marine de guerre. Une réunion de crise de l'état-major de l'armée polonaise est annoncée dans la journée.

LIRE AUSSI

» Lech Kaczynski, président militant

» REACTIONS - Lech Walesa : «c'est une tragédie inimaginable»

» VOS RÉACTIONS - «Ce pays n'aura pas été épargné par l'Histoire»

Par Le Figaro

 Par Thomas Vampouille

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http://www.lefigaro.fr/international/2010/04/10/01003-20100410ARTFIG00461-lech-kaczynski-president-militant-.php

Lech Kaczynski, président militant

Mots clés : crash, avion, POLOGNE, Lech Kaczynski

Par Thomas Vampouille
10/04/2010 | Mise à jour : 17:16 Réactions (6)

Son implication au sein du mouvement Solidarité lui vaut d'être interné onze mois au début des années 1980. Crédits photo : AP
Après trente ans d'engagement contre le communisme, il a fait partie de l'entourage de Lech Valesa avant d'être lui-même élu président en 2005.
 
Président de la Pologne depuis 2005, il devait briguer cette année un deuxième mandat. Mais Lech Kaczynski, tué samedi à 60 ans dans le crash de son avion, n'aura pas eu le temps de se lancer dans cette nouvelle bataille. Avant d'accéder aux plus hautes fonctions, l'homme était engagé depuis plus de trente ans dans la vie politique de son pays.

Dès la fin des années 1970, alors que la Pologne est sous domination soviétique, le jeune homme prend part à la lutte anti-communiste. Son implication au sein du mouvement Solidarité, premier syndicat libre du monde communiste, lui vaut d'être interné lors de l'imposition de la loi martiale, le 13 décembre 1981. Relâché au bout de onze mois, il devient un très proche collaborateur du chef historique de «Solidarnosc», Lech Walesa.

Devenu chef de la sécurité nationale sous la présidence de Walesa, Lech Kaczynski s'est éloigné du pouvoir après avoir refusé d'entendre les appels à renoncer à la «thérapie de choc» des réformes économiques. Il est plus tard revenu au gouvernement en tant que ministre de la Justice de Jerzy Buzek.


Les jumeaux Kaczynski, tandem atypique

Avec son jumeau, Jaroslaw, ils formaient un tandem atypique dans le paysage politique. A 12 ans, ils jouent ensemble dans un film pour enfants, intitulé «L'histoire des petits voyous qui ont décroché la lune». Quarante ans plus tard, les deux fondateurs du parti Droit et Justice (PiS) gouvernent ensemble la Pologne. De juillet 2006 à novembre 2007, Lech en est le président et Jaroslaw le premier ministre.

Lors de la victoire de 2005, Lech Kaczynski expliquait que son frère, alors président de leur parti victorieux, l'avait «toujours poussé en avant». «Nous ne sommes pas tout à fait identiques», précisait-il toutefois. Lui était marié, père d'une fille et grand-père, alors que Jaroslaw était célibataire et vivait avec leur mère. «Sur le plan politique, on a les mêmes opinions. Elles sont nées du patriotisme que nos parents, membres de la résistance pendant la Seconde guerre mondiale, nous ont transmis», avait confié Lech Kaczynski. En 2007, après la victoire des centristes aux législatives, Jaroslaw doit quitter la tête du gouvernement. Il est remplacé par Donald Tusk, qui entreprend de restaurer les relations avec l'Allemagne et la Russie, mises à mal sous son prédécesseur.

Conservateur, profondément catholique, Lech Kaczynski a prôné une réforme en profondeur de la Pologne, «dans la justice, la solidarité et l'honnêteté». Soucieux de faire la lumière sur la sombre période du communisme, il a mené une «réforme de lustration» qui a provoqué bien des controverses dans le pays. Lech Kaczynski passait pour un politique incorruptible, qualité rare parmi les leaders post-communistes d'Europe de l'est. Connu pour ses positions tranchées, l'eurosceptique notoire avait tout de même fini par ratifier le traîté de Lisbonne, comme il avait promis de le faire en cas de «oui» au référendum irlandais.

LIRE AUSSI

» EN IMAGES - La Pologne endeuillée

» AUDIO - «Les Polonais n'arrivent pas à y croire»

» La Pologne décapitée

» REACTIONS - Lech Walesa : «c'est une tragédie inimaginable»

 Par Thomas Vampouille

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http://www.liberation.fr/monde/0101629579-crash-de-l-avion-du-president-kaczynski-l-enquete-commence?y=1
Monde 11/04/2010 à 09h36
Crash de l'avion du président Kaczynski: l'enquête commence
18 réactions

 
Débris de l'avion Tupolev qui s'est écrasé avec le président polonais Lech Kaczynski à bord près de Smolensk, le 10 avril 2010. (AFP Maxim Malinovsky)

      
Des enquêteurs ont commencé à étudier les enregistrements des pilotes de l'avion du président polonais Lech Kaczynski qui s'est écrasé samedi en Russie, a annoncé dimanche le Parquet russe. Outre ces enregistrements et l'examen des débris d'appareil, des expertises médico-légales ont été entreprises.

«Les corps et des fragments des corps» retrouvés sur le site de l'accident ont été acheminés dans des établissements spécialisés de Moscou et «des expertises médico-légales sont en cours», a dit le Parquet dans un communiqué publié sur son site officiel.

«L'enquête étudie les enregistrements des entretiens (des pilotes) avec les services aéroportuaires», a précisé le Parquet, alors que les autorités russes mettent en cause les pilotes polonais, affirmant que ceux-ci ont ignoré les ordres des aiguilleurs russes.

«Des expertises des boîtes noires sont en cours», selon la même source.

Le catastrophe aérienne s'est produite samedi matin près de Smolensk, à plus de 400 kilomètres à l'ouest de Moscou. Les 97 occupants de l'avion ont péri, dont le président Kaczynski avec son épouse et de nombreux autres hauts responsables polonais.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/0101629021-poutine-et-tusk-a-katyn-70-ans-apres-le-massacre-des-officiers
Monde 08/04/2010 à 00h00
Poutine et Tusk à Katyn, 70 ans après le massacre des officiers
Le Premier ministre russe a invité son homologue polonais à une cérémonie sur les lieux de l’exécution de 22 000 militaires polonais par les Soviétiques en 1940.

4 réactions
Par MAJA ZOLTOWSKA à Varsovie, VERONIKA DORMAN (à Moscou)

 
Les dirigeants russe et polonais, Vladimir Poutine et Donald Tusk, à Katyn (Russie), devant le mémorial du massacre, le 7 avril 2010 (AFP Alexey Nikolsky)

       Une page vient de se tourner dans les relations entre la Russie et la Pologne. Soixante-dix ans après l’exécution de 22 000 officiers polonais par le NKVD (la police secrète soviétique), le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, a rendu personnellement hommage aux victimes du massacre de Katyn en présence du chef de gouvernement polonais et des familles de ces anciens militaires. A Varsovie, on parle d’«événement historique». Même si le Premier ministre russe n’est pas allé jusqu’à présenter des excuses. «Un mensonge cynique a recouvert pendant des décennies la vérité sur les fusillés de Katyn, mais ce serait un autre mensonge que d’en faire endosser la responsabilité au peuple russe», a dit Poutine. Ce tournant, chez l’homme qui avait rétabli l’hymne soviétique lors de son arrivée au pouvoir, n’en finit pas d’étonner Varsovie. «C’est Poutine lui-même qui est à l’origine de l’invitation», dit Andrzej Przewoznik, secrétaire du Conseil national de sauvegarde de la mémoire de Pologne.

Rapprochement. Ces dernières années, les dirigeants polonais se rendaient en privé dans la forêt de Katyn, lieu symbolique de la mémoire nationale, situé en Russie près de la ville de Smolensk. Là, tout a changé. Moscou veut améliorer ses rapports avec Varsovie, un acteur de poids au sein de l’Union européenne et allié fidèle de Washington, avec lequel les relations se décrispent un peu chaque jour. «Poutine a sans doute un intérêt politique défini, que nous ignorons pour l’instant, souligne Andrzej Skapski, président de la Fédération des familles de Katyn, qui regroupe les proches des victimes. Nous, nous attendons surtout de connaître enfin le sort de plus de 7 000 disparus dont on n’a jamais retrouvé les corps.»

Les rapports entre Moscou et Varsovie sont meilleurs depuis que le libéral Donald Tusk a remplacé le conservateur Jaroslaw Kaczynski à la tête du gouvernement polonais. Un rapprochement s’était ébauché en septembre, lors de la venue de Poutine à Gdansk pour la commémoration du 70e anniversaire du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Le Premier ministre russe et son homologue polonais avaient décidé de créer une commission conjointe d’historiens pour travailler sur Katyn, dans le but de «régler les blessures du passé». Un mois plus tard, le président russe, Dmitri Medvedev, condamnait les crimes du stalinisme avec une vigueur que l’on n’avait plus vu depuis une décennie.

Vendredi, la chaîne publique russe Kultura a diffusé le film du cinéaste polonais Andrzej Wajda intitulé Katyn, une première dans le pays. «La décision de le diffuser a sans doute été prise au sommet du pouvoir», souligne l’influent quotidien Gazeta Wyborcza. Lors du débat qui a suivi le film, des historiens ont fait valoir que Russes et Polonais ne devraient pas considérer Katyn comme une tragédie qui les oppose «mais comme un drame qui unit les deux peuples, victimes du même système».

charniers. Le massacre de Katyn a eu lieu alors que la Pologne, envahie par l’Allemagne nazie depuis septembre 1939, était divisée en deux selon les termes du pacte germano-soviétique. Le 5 mars 1940, Moscou décide d’éliminer les officiers polonais capturés - pour la plupart des civils réservistes -, des «ennemis irréformables du pouvoir soviétique» aux yeux du NKVD. Ils sont tués dès le 3 avril 1940 à Katyn, Kharkiv (Ukraine) ou Miednoïe (Russie) d’une balle dans la nuque. En avril 1943, les Allemands, qui ont envahi l’URSS, découvrent les charniers et révèlent les atrocités des Soviétiques. Les Russes, eux, accusent les nazis des massacres, un mensonge qui durera cinquante ans.

Il a fallu attendre 1990 et Gorbatchev pour que Moscou reconnaisse sa responsabilité. Vingt ans plus tard, la justice russe a classé l’affaire, jamais qualifiée de crime contre l’humanité et encore moins de génocide. Les actes judiciaires sont restés secrets. Lundi, le chef de l’Agence fédérale des archives a annoncé que de nouveaux documents sur Katyn avaient été retrouvés dans les archives russes et qu’ils allaient être déclassifiés. «Nous espérons que Poutine nous transmettra les documents qui permettront d’établir le nombre et la liste des morts et surtout l’endroit où ils reposent», dit Andrzej Skapski, fils d’un procureur tué à Katyn. Il est aujourd’hui présent dans la délégation polonaise. Contrairement à d’autres, il a retrouvé la tombe de son père. Ce n’est pas le cas de Jan Dowgiallo. Katyn est pour lui une tombe symbole. «Je n’attends rien de Poutine. Ces documents retrouvés subitement sont encore un coup de théâtre, une farce. Seules les affaires personnelles des victimes ont pour nous une véritable valeur», dit-il. Lui se rendra jeudi à Katyn en train avec 250 proches des victimes. Il fera ce voyage deux jours après le passage de Poutine, lors de cérémonies indépendantes.

http://www.liberation.fr/monde/0101629532-la-pologne-en-deuil-pour-une-semaine
Monde 10/04/2010 à 14h44 (mise à jour à 15h52)
La Pologne, en deuil pour une semaine, se prépare à une élection anticipée
175 réactions

 
Des personnes sont rassemblées le 10 avril 2010 au soir devant le palais présidentiel à Varsovie en hommage aux victimes de l'accident d'avion (AFP Janek Skarzynski)

      
La Pologne sera en deuil pour une semaine après la mort du président Lech Kaczynski et d'autres hauts responsables dans l'accident de leur avion qui s'est écrasé samedi près de Smolensk, dans l'ouest de la Russie. C'est ce qu'a annoncé Bronislaw Komorowski, chef de l'Etat par intérim.

«J'ai signé un décret sur le deuil national pendant une semaine», a déclaré à la presse le président de la Diète (chambre basse du Parlement) qui vient de prendre les fonctions de président de la République, conformément à la Constitution.

Outre le président Kaczynski et son épouse, les principaux chefs de l'armée polonaise, le gouverneur de la banque centrale et le chef du Comité olympique polonais ont péri dans l'accident.

Election anticipée

Le gouvernement s'est réuni d'urgence en début d'après-midi pour déterminer la marche à suivre. Le Premier ministre Donald Tusk a appelé les Polonais à «garder une attitude digne d'un temps de deuil national», sans donner de détails sur les discussions qu'il venait de mener. Il a annoncé qu'il se rendait dans la région de Smolensk, et qu'une autre réunion serait organisée à son retour.

Le che de l'Etat par intérim, Bronislaw Komorowski dispose désormais d'un délai de 14 jours pour fixer la date de l'élection anticipée «en choisissant un jour férié dans les 60 jours à compter de la date de l'annonce du scrutin».

L'élection présidentielle régulière était prévue en Pologne en octobre. Elle aurait probablement opposé le conservateur Lech Kaczynski à Bronislaw Komorowski, candidat officiel du parti libéral Plateforme civique (PO) de Donald Tusk.

Coup dur pour l'armée

Sur le front politique, «l'issue de la présidentielle semble certaine: deux importants candidats, des deux principaux partis d'opposition ont péri dans cet accident», a noté la politologue Lena Kolarska Bobinska, dans une allusion à Lech Kaczynski, candidat virtuel du parti conservateur Droit et Justice et à Jerzy Szmajdzinski, candidat officiel de l'Alliance de la gauche démocratique (SLD).

«La campagne présidentielle sera calme et silencieuse, sans conflits», prédit Lena Kolarska Bobinska, soulignant que le parti PiS (Droit et Justice) de Lech Kaczynski, qui a perdu plusieurs personnalités clés dans l'accident, «aura du mal à s'en remettre».

L'état-major de l'armée polonaise s'est aussi réuni samedi. De nombreux haut-gradés sont morts dans l'accident de Smolensk. «Un changement de générations interviendra dans l'armée polonais. C'est un processus qui a déjà commencé, mais le sort le fait se précipiter», a déclaré la politologue Lena Kolarska Bobinska.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/0101629505-l-avion-du-president-polonais-lech-kaczynski-s-ecrase-en-russie
Monde 10/04/2010 à 09h49 (mise à jour à 17h46)
Le président polonais Kaczynski tué dans le crash de son avion
853 réactions

 
(REUTERS/Sergei Karpukhin)

      
Le président polonais Lech Kaczynski est mort samedi matin dans le crash de son avion près de Smolensk, en Russie. Le drame est survenu lors de la phase d'atterrissage. Une erreur du pilote pourrait en être à l'origine.


«Peu avant la sortie de l'avion de la zone de responsabilité bélarusse, des collègues russes nous ont demandé de transmettre à bord des informations sur les mauvaises conditions météorologiques pour l'atterrissage à Smolensk», a indiqué un responsable bélarusse à Interfax.

«Les aiguilleurs du ciel bélarusses ont transmis cette information à bord de (l'avion) Tu-154, mais les pilotes polonais ont décidé de poursuivre le vol sur Smolensk», a-t-il ajouté. Une information confirmée par l'armée russe.

=> Lire le portrait de Lech Kaczynski ici



Quatre-vingt seize personnes se trouvaient à bord de l'avion qui s'est écrasé, tuant tous ses occupants. Outre le président polonais - dont le corps a été retrouvé dans les débris - et son épouse, nombre d'autres hauts responsables polonais étaient à bord de l'appareil, parmi lesquels les principaux chefs de l'armée polonaise.

Le gouverneur de la région, Sergueï Antoufiev, a précisé au téléphone à la chaîne de télévision Vesti-24 qu'en s'approchant de la piste d'atterrissage, «l'avion s'est accroché à des arbres, est tombé et s'est décomposé».

Fort brouillard
L'accident s'est produit à l'extrémité de la ville de Petchorsk de la région de Smolensk «dans la situation d'un fort brouillard», a précisé un responsable du département d'enquête du parquet, Vladimir Markin, cité par l'agence RIA Novosti.

 Source Russia Today

Le président polonais devait se rendre à Smolensk pour marquer les commémorations du 70ème anniversaire du massacre de Katyn. Il avait accédé à la présidence de la Pologne en 2005.

Le président russe Dmitri Medvedev, «immédiatement informé» du crash, a dépêché le ministre des Situations d'urgence Sergueï Choïgou sur les lieux du drame, a indiqué le service de presse du Kremlin cité par les agences russes.

Intérim du président de la Diète


Le président de la Diète, chambre basse du parlement polonais, Bronislaw Komorowski, assurera les fonctions de chef de l'Etat conformément à la constitution polonaise, après la mort du président Lech Kaczynski.

Bronislaw Komorowski, candidat officiel du parti libéral Plate-forme civique (PO) pour l'élection présidentielle prévue cet automne, devait affronter Lech Kaczynski, candidat virtuel de la droite conservatrice.

Une réunion d'urgence du Conseil des ministres polonais doit se tenir à Varsovie dès que possible, a annoncé par ailleurs le porte-parole du gouvernement, Pawel Gras. Le Premier ministre Donald Tusk et les ministres de son gouvernement sont en route vers la capitale, a-t-il ajouté

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/0101629512-herve-morin-exprime-sa-tristesse-apres-le-crash-de-l-avion-du-president-polonais
Monde 10/04/2010 à 10h56 (mise à jour à 16h48)
Une mort «épouvantable» pour le monde, selon Barack Obama
316 réactions

      
La catastrophe aérienne en Russie où le président polonais Lech Kaczynski et d'autres hauts responsables de ce pays ont péri samedi matin a aussitôt suscité une vive émotion et une cascade de réactions à travers l'Europe.

Le président russe Dmitri Medvedev et le Premier ministre Vladimir Poutine ont très vite présenté leurs condoléances et ont promis une «enquête minutieuse» sur ce drame qui a fait au moins 96 morts près de Smolensk. Un deuil national d'une semaine a été décrété en Pologne.

«Jésus, Sainte Marie, c'est une tragédie inimaginable, un malheur inimaginable», s'est écrié l'ex-président polonais Lech Walesa, chef historique du syndicat Solidarité en apprenant l'accident de l'avion qui se rendait à Katyn (Russie) où ont été massacrés il y a 70 ans des milliers d'officiers polonais sur ordre de Joseph Staline.


Le président américain Barack Obama a estimé samedi que le décès du président polonais Lech Kaczynski dans un accident d'avion était «épouvantable pour la Pologne, les Etats-Unis et le monde», exprimant ses «plus sincères» condoléances aux autorités polonaises.

Le président Kaczynski, écrit-il dans un communiqué, «était un homme d'Etat qui a joué un rôle-clé dans le mouvement Solidarité, et qui était très admiré aux Etats-Unis en tant que dirigeant dévoué à la liberté et la dignité de l'homme». Le fait que la délégation polonaise se rendait à Katyn pour commémorer le massacre d'officiers polonais il y a 70 ans «témoigne de la force du peuple polonais».

Une «enquête minutieuse» promise

L'Union européenne, par la voix de sa présidence tournante assurée par l'Espagne, a exprimé sa «solidarité avec la population et la nation polonaise». La chancelière allemande Angela Merkel s'est déclarée «profondément consternée», tandis que le Premier ministre britannique Gordon Brown s'est dit «choqué et affligé» par la mort du président Kaczynski et de son épouse Maria.

Lech Kaczynski «a été l'un des acteurs les plus importants de l'histoire politique moderne de la Pologne», a observé Gordon Brown. Le président français Nicolas Sarkozy a exprimé sa «très grande émotion» et sa «profonde tristesse».

«Inlassable défenseur des idées auxquelles il croyait, (Lech Kaczynski) s'est toujours battu avec conviction pour les valeurs qui ont fondé son entrée en politique: la démocratie, la liberté et la lutte contre le totalitarisme», a dit Nicolas Sarkozy en notant la «tragique épreuve qui endeuille la Pologne toute entière».

«Un ami» d'Israël
La mort du président Kaczynski représente pour l'Italie «un grave deuil», a déclaré le chef du gouvernement italien Silvio Berluconi. Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a transmis «à tout le gouvernement de Pologne et à ses institutions sa solidarité face à la perte irréparable de la figure du président» Kaczynski.

Le président tchèque Vaclav Klaus a déploré une «immense perte» après l'accident d'avion. «La mort tragique du président polonais Lech Kaczynski, de son épouse et d'autres personnalités est un événement horrible qui m'a bouleversé, choqué, attristé et personnellement frappé», a indiqué le chef de l'Etat à la presse de Prague.

Le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen a exprimé ses «profondes condoléances» au peuple polonais après «la tragédie» nationale consécutive à l'accident d'avion. Enfin, les dirigeants israéliens ont présenté leurs condoléances au peuple polonais après «la mort tragique» du président Kaczynski, considéré comme «un ami» d'Israël. Des messages ont été envoyés sans attendre la fin du shabbat, samedi soir, ce qui est rare.

(Source AFP)


http://www.liberation.fr/monde/0101629523-lech-kaczynski-un-anti-communiste-profondement-catholique
Monde 10/04/2010 à 12h47
Lech Kaczynski, un anti-communiste profondément catholique
11 réactions

 
Le président polonais Lech Kaczynski le 21 janvier 2010. (AFP Michal Cizek)

       Lech Kaczynski, élu président de la Pologne en octobre 2005 et décédé samedi à 60 ans dans un accident d'avion à Smolensk (Russie), était comme son frère jumeau et ex-Premier ministre Jaroslaw, un juriste conservateur, profondément catholique, issu du mouvement anti-communiste Solidarité de Lech Walesa.

Engagés dès la fin des années 1970 dans l'opposition anticommuniste, fondateurs du parti Droit et Justice (PiS), ces jumeaux identiques ont gouverné ensemble la Pologne de juillet 2006 à novembre 2007, Lech comme président, Jaroslaw comme Premier ministre.

Successeur du social-démocrate Aleksander Kwasniewski, Lech Kaczynski, dirigiste, prônait la réconciliation avec l'Allemagne et la Russie, tout en exploitant la peur chez certains polonais de leurs deux grands voisins. Il prônait également une réforme en profondeur de la Pologne, «dans la justice, la solidarité et l'honnêteté».

Lors de la victoire de 2005, Lech Kaczynski expliquait que son frère, son aîné de 45 minutes, président de leur parti victorieux, l'avait «toujours poussé en avant». Pour ne pas entraver la marche de Lech vers la présidence de l'Etat, Jaroslaw avait renoncé en 2005 au poste de Premier ministre. Mais il avait gardé des leviers de commande et principalement le poste très influent de président du parti.

Lech et Jaroslaw ont fait un parcours professionnel et politique quasi similaire, commencé à l'âge de 12 ans quand ils ont interprété des jumeaux dans un film pour enfants, intitulé «L'histoire des petits voyous qui ont décroché la lune». Son engagement contre le communisme au pouvoir avait valu à Lech d'être interné avec des milliers de militants de Solidarité, lors de l'imposition de la loi martiale, le 13 décembre 1981.

Relâché au bout de onze mois, il était devenu, avec son frère, très proche collaborateur du chef historique du premier syndicat libre du monde communiste, Lech Walesa, avant de se brouiller avec lui au début des années 1990.

«Nous ne sommes pas tout à fait identiques», disait Lech, marié, père d'une fille et grand-père, alors que Jaroslaw était célibataire et vivait avec leur mère. «Sur le plan politique, on a les mêmes opinions. Elles sont nées du patriotisme que nos parents, membres de la résistance pendant la Seconde guerre mondiale, nous ont transmis», avait confié Lech Kaczynski.

(Source AFP)

 

 

 

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