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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 03:06

« Nous faisons face évidemment d’abord grâce à l’incroyable dévouement de tout le personnel soignant du pays. Nous faisons face grâce aux moyens exceptionnels que nous mettons en œuvre pour sauver notre économie et pour prendre en compte la situation des Français, la multiplicité des défis et des épreuves qu’ils connaissent. Avec Bruno Le Maire, Gérald Darmanin et Olivier Véran, nous venons aujourd’hui vous présenter les chiffres qui traduisent les moyens que nous mettons en œuvre dans le projet de loi de finances rectificative, conformément aux engagements du Président de la République. Sur le plan budgétaire, alors que nous avions présenté dès la mi-mars une enveloppe exceptionnelle de 45 milliards d’euros en soutien à l’économie et au système sanitaire, nous avons porté le plan d’urgence à un total de 110 milliards d’euros. » (Édouard Philippe, le 15 avril 2020 à la sortie du conseil des ministres).



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Quand les choses sont positives, l’esprit constructif impose de les saluer. Ce que je fais ici. La crise sanitaire d’aujourd’hui est un véritable cauchemar, beaucoup de monde est déboussolé à cause d’elle, tout peut être remis en cause. Les extrémistes groupusculaires cherchent à en tirer honteusement profit pour faire avancer leur idéologie palétristhique (heureusement sans succès). Le gouvernement a su réagir en faisant de la solidarité nationale le principe actif de la France d’aujourd’hui.

Ce n’est pas un hasard si, après l’allocution télévisée du Président Emmanuel Macron écoutée par plus de 36,7 millions de Français (on indique que l’audience des chaînes d’information continue n’a pas été prise en compte !), les sondages laissent entendre que trois quarts des Français aurait été convaincu par Emmanuel Macron.

La pandémie de coronavirus SARS-CoV-2 a tué déjà plus de 154 000 personnes dans le monde, à un rythme fou de plus de  8 000 décès par jour, et hélas, c’est loin d’être terminé, d’autant plus qu’une seconde vague semble arriver d’Asie. La nécessité d’un confinement n’est plus à démontrer (depuis une semaine, les statistiques sont claires à ce sujet) : pour éviter la circulation du virus, il faut éviter les contacts sociaux. Moins on croise de personnes, moins le virus fera de dégâts. En France, des milliers de vies ont été sauvées par le confinement depuis le 17 mars 2020. Ces vies sauvées, elles ne proviennent pas d’une baisse d’agressivité du virus, non, mais du fait que les services de réanimation ont toujours pu accueillir un malade lorsque cela l’imposait, on a réussi à "gérer" les places en réanimation. Sans cela, il aurait fallu "trier".

Mais l’humain est un être social, d’où le véritable problème, évoqué par le président du comité consultatif national d’éthique, le professeur Jean-François Delfraissy, éminent immunologue présidant le conseil scientifique sur le covid-19, devant les parlementaires cette semaine : sans perspective de vaccin à moyen terme, sans perspective de traitement efficace contre le covid-19 à court terme, on ne peut pas non plus maintenir la moitié de la population mondiale sous confinement pour une longue durée.

Je veux ici rendre hommage au Président Emmanuel Macron et au gouvernement dirigé par le Premier Ministre Édouard Philippe pour leur gestion d’une crise sanitaire inédite dans l’histoire de la France et aussi dans l’histoire du monde, puisqu’elle ne concerne, hélas, pas seulement la France. Les critiquailleurs antimacroniens compulsifs devraient se le rappeler de temps en temps, on meurt du covid-19 partout dans le monde, à Wuhan comme à New York, à Paris comme à Madrid, à Bruxelles comme à Amsterdam, à Istanbul comme à Sao Paolo, à Milan comme à Londres, à Qom comme à Moscou, etc.

Qui peut affirmer sérieusement que dans ses décisions, Emmanuel Macron a préféré les considérations économiques aux considérations humaines ? La décision très difficile du confinement, prise même par des pays qui avaient refusé initialement ce principe par libéralisme (États-Unis, Royaume-Uni), est une décision qui prouve l’attachement à la vie humaine du Président de la République : sauver des vies humaines, protéger les personnes, se focaliser sur la santé et l’urgence sanitaire au détriment de l’activité économique. Qui d’ailleurs aurait pu douter de ce choix ? Qui, à sa place, aurait fait un choix différent ? C’est le sens des responsabilités.

De toute façon, même sans confinement, l’activité économique d’un pays isolé, qui ignorerait le virus, qui se moquerait des vies humaines perdues, s’effondrerait aussi en raison du confinement des autres pays, de l’absence de trafic aérien, de la fermeture des frontières, de l’effondrement du commerce international, de la suppression du tourisme, etc.

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Le choix du confinement devait donc se faire sans hésitation. C’est aussi l’époque qui veut cela, un grand progrès social par rapport au passé : les gouvernements se préoccupent de sauver la vie des citoyens. Cette préoccupation n’a pas toujours eu lieu. On retrouve ce mouvement dans la sécurité routière (il y a cinquante ans, on se moquait des 17 000 vies perdues sur les routes de France chaque année), dans la conception des avions (si le tube prend feu, on perd les passagers ; maintenant, on cherche à concevoir de telle manière qu’ils aient une petite chance de s’en sortir, mais cela coûte plus cher)… et le confinement est l’acte de foi inestimable qui dit que l’État, ou plutôt les États considèrent que la vie passe avant l’argent.

Comment comprendre des prétendus anticapitalistes qui continuent encore à taper sur Emmanuel Macron (la France n’est pourtant pas le seul pays touché), rappelant son passé de banquier Rothschild (histoire d’en mettre une couche sur Rothschild, suivez mon regard), et qu’il ne s’occupe pas de la vie de ses concitoyens. La réalité est évidemment tout le contraire.

Alors que son cheval de bataille avait été de faire redémarrer l’économie française après cinq ans de stagnation hollandienne, on peut imaginer que la décision du confinement a dû s’imposer à Emmanuel Macron parce qu’on ne pouvait pas imaginer des centaines de milliers de morts du covid-19 dans le pays, comme les projections hélas mathématiques et incontournables l’indiquaient (on en est malheureusement déjà à 19 000 décès avec un rythme d’environ 800 par jour).

Ce n’est pas de gaieté de cœur qu’Emmanuel Macron a pris cette décision courageuse, personne n’aime contraindre ainsi un peuple, mais elle s’est imposée à lui pour la simple raison qu’il a le sens des responsabilités et de l’intérêt général. Et le premier droit constitutionnel qu’il devait prendre en compte, c’est de protéger ses concitoyens de l’effet dévastateur du coronavirus.

L’effet économique est hélas mécanique. En gros, la population active s’est divisée en trois tiers : un tiers qui travaille, un tiers qui télétravaille et un dernier tiers qui est au chômage partiel. 9 millions de personnes sont en chômage partiel à ce jour. En France le PIB du premier trimestre 2020 a chuté de 6%. On appelle cela "récession" et la chute est historique depuis la Libération. Cette crise économique a été commandée puisque c’est le confinement qui en est la cause.

C’est donc l’occasion de saluer ici quatre membres du gouvernement qui sont de grandes pointures et qui montrent ici toute leur efficacité : Édouard Philippe (Premier Ministre), Bruno Le Maire (Ministre de l’Économie et des Finances), Gérald Darmanin (Ministre des Comptes publics et de la Fonction publique) et Olivier Véran (Ministre des Solidarités et de la Santé). Ces quatre membres du gouvernement ont su réagir avec grande efficacité face à la crise sanitaire. Est-ce un hasard ? Ce ne sont pas des membres du gouvernement issus de la "société civile" mais des personnalités politiques aguerries, passionnées, qui ont été élus depuis un certain temps. Chacun avec un mentor, respectivement Alain Juppé, Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron.

Pourquoi les saluer ? Parce qu’aucun gouvernement au monde n’a pris des mesures d’une aussi grande intensité que celui de la France pour contenir les effets de la crise sanitaire sur le plan économique et social. Ces mesures ont été prises au cours de deux conseils des ministres, celui du 25 mars 2020 et celui du 15 avril 2020.

Celui du 15 avril 2020 a précisément adopté un projet de loi de finances rectificative pour l’année 2020. En clair, elle comporte 110 milliards d’euros pour aider les familles et soutenir l’activité économique. On pourra toujours dire que ce n’est pas assez, mais pour l’instant, la France est championne du monde de l’aide en temps d‘urgence sanitaire. L’objectif, c’est que les Français ne soient pas victimes économiquement et socialement d’un virus qui les a déjà attaqués dans leur chair pour des centaines de milliers d’entre eux.

Certes, cette injection d’argent public va avoir des conséquences financières évidentes : 9% de déficit public pour 2020, et 115% du PIB en dette publique. Je ne doute pas que les opposants politiques d’Emmanuel Macron, peut-être dès 2022, fustigeront cet effroyable bond du déficit et de la dette, et pourront même convaincre les Français qu’Emmanuel Macron gère mal les finances publiques. Après tout, François Hollande a fait le même coup à Nicolas Sarkozy en 2012 en lui reprochant d’avoir augmenté la dette publique en 2008 alors qu’à cette époque, pour accompagner la crise financière mondiale, Nicolas Sarkozy avait justement fait un grand plan de relance (mis en œuvre par Patrick Devedjian), et toujours à l’époque, le PS avait fortement critiqué le gouvernement ...de ne pas en avoir fait assez !

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Dans ces 110 milliards d’euros, le gouvernement a pensé à accompagner tant les ménages à faibles revenus que les entreprises directement impactées par la crise sanitaire (et il y en a beaucoup).

Des principales mesures de soutien économique et social, citons la première, celle de financer le chômage partiel de plus de 9 millions de salariés en perte temporaire d’activité (24 milliards d’euros). C’est un point essentiel. On voit par exemple comment l’absence d’une telle mesure se décline aux États-Unis avec plus de 5 millions de nouveaux chômeurs. L’idée du gouvernement, au-delà d’aider les employeurs et les salariés, c’est qu’au redémarrage de l’activité économique, les entreprises puissent conserver leurs compétences, leurs ressources humaines, et pouvoir redémarrer immédiatement, de manière opérationnelle. C’est un élément clef qui donne les meilleurs espoirs de reprise économique. Ce coût sera largement amorti par ce qu’il se serait passé sans cette aide.

D’autres mesures d’accompagnement ont été prises.

Une enveloppe de 20 milliards d’euros est prévue pour, le cas échéant, intervenir dans le capital des entreprises en difficulté (voire pour les nationaliser).

7 milliards d’euros sont aussi consacrés dans le fonds de solidarité en faveur des très petites entreprises et des indépendants qui ont beaucoup perdu dans la crise sanitaire.

Le gouvernement a prévu une dotation exceptionnelle (et historique) de 8 milliards d’euros en faveur du système sanitaire pour les dépenses exceptionnelles durant cette crise, la moitié en équipements et matériels, l’autre moitié pour le personnel soignant (avec une prime exceptionnelle pouvant aller jusqu’à 1 500 euros dans les départements les plus touchés, une revalorisation de 50% des heures supplémentaires, etc.).

Pour faire face aux frais supplémentaires de nourriture (absence de cantine scolaire, obligation d’acheter dans des magasins aux prix plus élevés, etc.), le gouvernement a décidé que les ménages au RSA ou à l’ASS recevraient le 15 mai 2020 une prime de 150 euros plus 100 euros par enfant. Pour les autres ménages, ceux bénéficiaires es APL auront 100 euros par enfant. 4 millions de foyers seront ainsi aidés.

L’État a proposé dès le mois de mars 2020 une garantie pour des prêts aux petites entreprises dont la trésorerie est affaiblie par la crise sanitaire, pour éviter la dépôt de bilan.

Édouard Philippe, le 15 avril 2020 lorsqu’il a présenté ces mesures, a affirmé que tout n’était pas encore conçu : « Nous devrons prolonger ce plan, une fois la crise sanitaire maîtrisée, par des mesures ambitieuses de relance pour aider notre économie à redémarrer vite et fort. L’objectif aujourd’hui est de sauvegarder, demain il sera de relancer. ».

À ces mesures exceptionnelles, il faut rappeler les deux premières mesures très fortes de la crise sanitaire : l’aide aux parents qui sont considérés comme en congé maladie pour garder leurs enfants et la gratuité totale des soins pour tous les  malades du covid-19 (notamment, pas d’avance à faire pour les téléconsultations médicales sur Doctolib). Ces deux mesures sont des mesures sanitaires et pas sociales (on comprend que pour protéger les autres, il faut soigner toutes les personnes contaminées, pas seulement celles qui sont solvables ou qui ont une couverture d’assurance-maladie).

En outre, l’audiovisuel public a fait son boulot d’informer le grand public sur le virus, la maladie, les mesures gouvernementales, celles contraignantes du confinement mais aussi sur les aides du gouvernement aux entreprises et aux ménages. Il suffit par exemple de voir les très nombreux courriers reçus ces derniers temps par le médiateur de Radio France qui vont dans ce sens.

Les reproches que l’on peut faire au gouvernement sur les masques et autres équipements et sur les tests, la plupart des peuples l’ont fait à la plupart des gouvernements du monde, pour une raison simple : trop de demande par rapport à la capacité de production mondiale. Là encore, c’est facile de critiquer, mais personne n’aurait fait mieux que les gouvernements en place. On pourra juste en tirer des leçons pour l’avenir, mais dans la gestion de l’urgence sanitaire, avec une situation de fait, cela aurait été difficile de faire mieux sans yaka fokon très inefficaces.

D’ailleurs, Édouard Philippe fera une conférence de presse ce dimanche 19 avril 2020 pour évoquer les perspectives du déconfinement et initier un débat public sur le sujet. Toutes les bonnes idées sont donc les bienvenues. La difficulté est de pouvoir être efficace sur le plan sanitaire et compatible avec notre Constitution, ce qui a amené l’Élysée à déclarer dès le 17 avril 2020 qu’il n’était pas question de partitionner le peuple français selon l’âge ou les comorbidités (au-delà des principes constitutionnels d’égalité et de liberté, il faut aussi rappeler ce qu’est le secret médical).

Le gouvernement a non seulement fait de la santé des Français sa priorité, pour enrayer au mieux la pandémie en France, mais aussi il a tenté l’impossible pour que cette période cauchemardesque du confinement soit la moins douloureuse possible aux Français sur le plan économique et social.

On pourra toujours critiquer les choix du gouvernement, celui du confinement, le choix est largement approuvé, les choix pour soutenir économiquement et socialement le pays, approuvés, ils le seront certainement car cela va aider des millions de Français et de petites entreprises, mais soyons constructifs : à la place du gouvernement, qu’auriez-vous fait, vous, de mieux, en faveur des Français ?


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (17 avril 2020)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Coronavirus : bravo au gouvernement français pour sa réactivité économique et sociale !
Allocution du Président Emmanuel Macron le 13 avril 2020 à la télévision (texte intégral).
Emmanuel Macron : plus humain et plus humble.
Confinement 2.0.
Attestation de déplacement dérogatoire obligatoire à chaque déplacement en France (à télécharger).
Le coronavirus Covid-19 expliqué aux enfants (plaquette à télécharger).
Tout savoir sur le covid-19 et les mesures de confinement en France (mis à jour).
Allocution du Président Emmanuel Macron le 16 mars 2020 à la télévision (texte intégral).
Toutes les mesures de restriction pour réduire la propagation du coronavirus en France (14 mars 2020).
Allocution du Président Emmanuel Macron le 12 mars 2020 au Palais de l’Élysée (texte intégral).
Les institutions à l’épreuve du coronavirus Covid-19.
La guerre contre le séparatisme islamiste engagée par Emmanuel Macron.
La 5e Conférence nationale du handicap le 11 février 2020 à Paris.
Emmanuel Macron et la France de 2020 en effervescence.

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http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20200415-coronavirus-gouvernement.html

https://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/coronavirus-bravo-au-gouvernement-223405

http://rakotoarison.canalblog.com/archives/2020/04/17/38210720.html



 

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commentaires

M
Bonjour M., parmi toutes les habitudes. Il n’est pas facile pour beaucoup d’êtres humains de s’avouer impuissant au bout de plusieurs jours parce qu’ils ne peuvent se procurer ni masques ni gel alcooliques, mais aussi de devoir aller consciencieusement voter puis rester enfermer dès le lendemain dans de tout petits logements. En réalité, cette crise sanitaire est révélatrice, une fois de plus, de l’impéritie de nos dirigeants complètement dépassés comme toujours. Pour se rattraper, qu’ils annulent donc aussi le premier tour de cette scandaleuse élection où de nombreux maires sont réélus avec 6000 voix à la majorité sur 36000 électeurs pétrifiés ou crucifiés par la peur virus.
Répondre
S
Bonjour Michel Jean, merci de votre fidélité ici.
Je crois que tout le monde a été dépassé par la pandémie, personne n'imaginait le désastre humain et sanitaire au début du mois de mars. Le gouvernement autant que la population.
Il y a eu certes des injonctions contradictoires, mais je peux vous assurer, pour avoir tenu un bureau de vote le jour des élections, que toutes les conditions de sécurité ont été réunies et une électrice m'a même affirmé que c'était beaucoup plus sûr que dans les transports en commun qu'elle prenait tous les jours (notamment la distance de sécurité).
A part faire un coup d'Etat, annuler l'élection une semaine avant le scrutin était juridiquement impossible, et deux semaines auparavant, personne ne l'aurait admis car personne n'avait encore conscience de la gravité de la situation. C'est dans ses moments-là que personne ne veut être aux responsabilités, et je trouve qu'Emmanuel Macron fait le job, sans doute mieux que tous ses contradicteurs et beaux parleurs qui, aujourd'hui, lui reprochent d'avoir maintenu le scrutin alors qu'à l'époque, c'étaient les premiers à insister pour le maintenir (François Bayrou affirme d'ailleurs qu'Emmanuel Macron était plutôt favorable à son report mais a préféré écouter l'opposition).
Bien cordialement, SR.

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