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15 juillet 2020 3 15 /07 /juillet /2020 03:11

« Qu’est-ce qui se passe dans notre pays ? (…) En constatant ce qui n’a pas fonctionné, notre pays au fond a peur, il y a une crise de confiance, confiance à l’égard de lui-même. Regardez même la période récente que nous venons de franchir. Si nous nous écoutions nous-mêmes tous les jours, on faisait moins bien que les voisins, nous étions les pires. Quand on commence à regarder le bilan, non ! Il y a une épidémie (…). On est loin d’être les pires. Mais nous avons en quelque sorte un doute permanent sur nous-mêmes en tant que pays. Et nous avons en notre sein des, ce que j’ai parfois appelé, passions tristes, c’est-à-dire des forces de division. » (Emmanuel Macron, le 14 juillet 2020).



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La crise sanitaire, la réponse à la crise économique, la relance de l’emploi, la réforme des retraites, le référendum sur la transition écologique… Le Président de la République Emmanuel Macron a été interviewé à l’Élysée par les journalistes Léa Salamé (France 2 et France Inter) et Gilles Bouleau (TF1) ce mardi 14 juillet 2020 à l’issue de la cérémonie de la fête nationale (sa retranscription peut être lue ici dans son intégralité). Étrange évolution, une sorte de chiraquisation ? Alors qu’Emmanuel Macron se voulait volontaire et directif, au point d’utiliser le nouveau droit du Président de la République à s’exprimer devant les parlementaires réunis en Congrès chaque année en juillet (il l’a fait le 3 juillet 2017 et le 9 juillet 2018), il en est revenu à la "traditionnelle" interview du 14 juillet depuis une trentaine voire une quarantaine d’années (à l’exception de Nicolas Sarkozy). En revanche, Emmanuel Macron a pris la parole la veille de la déclaration de politique générale de son nouveau Premier Ministre Jean Castex, ce qui a une signification politique.

Mais autant dire tout de suite que si l’objectif était d’expliquer pourquoi il avait changé de Premier Ministre, il est loin d’être atteint. Il a certes redonné d’autres priorités (l’emploi et l’écologie), mais l’idée reste la même : continuer à appliquer la politique pour laquelle il a été élu (mais ce concept n’est pas vraiment clair, surtout lorsque l’élection se base sur un choix par défaut et pas par adhésion).


Un mea culpa ?

Les premières questions ont porté sur la persistance des divisions en France alors que l’une des missions du candidat Emmanuel Macron était de rassembler les Français. Son échec est personnel mais pas seulement : « J’ai sans doute fait des erreurs qui ne m’ont pas permis d’y parvenir et nous avons vécu le chaos, si je puis dire, et le grand fracas du monde. Depuis plusieurs années, ce que vit notre pays le traumatise profondément. L’histoire est revenue : l’histoire la plus tragique. Nous nous parlons aujourd’hui, mais je n’oublie pas qu’il y a quatre ans, le même jour, à Nice, les attentats frappaient notre pays à nouveau. Et j’ai une pensée pour évidemment la ville de Nice et toutes les familles de victimes. Mais nous avons vécu le terrorisme. Nous avons vécu au fond des crises économiques à répétition et le chômage de masse qui affaiblit des familles, fait douter. La crise d’un modèle méritocratique républicain qui est pour moi, presque le plus important de nos problèmes, au fond. Nous avons vécu une crise sociale sans précédent avec les gilets jaunes qui a été la colère d’une partie du peuple français, qui, pour la plupart du temps, travaillait en vivant mal et s’est dit : "Ce monde n’est pas fait pour nous. Les réformes qu’ils font, ce qu’ils nous demandent de faire, n’est pas fait pour nous". Et en demandant du pouvoir d’achat, mais au-delà de cela, d’être rassuré sur, au fond, un projet de société. Nous vivons une crise internationale du multilatéralisme. Un ami américain qui doute quand il ne se retire pas, des grandes puissances qui reviennent dans notre voisinage… Et là, nous venons de vivre une grande pandémie. Et donc, face à tout cela, tout ça n’est pas, vous en conviendrez, un grand accélérateur de confiance. ».

Sans oublier sa propre responsabilité : « Mais j’ai donné le sentiment à nos concitoyens qu’au fond, je réformais pour eux ou malgré eux, comme pour adapter le pays à quelque chose qu’ils n’aimaient pas tellement et dont on n’était pas sûr de la destination, mais qui n’était pas juste. Or, ce pourquoi je me suis engagé en politique, ce pourquoi j’ai voulu à un moment devenir Président, ce pourquoi nous avons construit ce pacte, c’est pour rendre une France plus forte et plus indépendante. ».

Avec une motivation récurrente : « Je le fais aussi pour que chacun retrouve la maîtrise de sa vie, de son destin et qui est un chemin de justice, et ça, je ne l’ai pas assez montré. Parce que nous n’avons pas produit assez de résultats, parce qu’on n’a pas été assez vite, je ne l’ai peut-être pas assez dit. Moi, c’est pour ça que je me suis engagé, pour que ce chemin qu’il y a dans la République, qui fait que, quel que soit son prénom, quel que soit la famille d’où on est né, sa religion, sa couleur de peau, il y a un chemin qui permet d’arriver à l’excellence. ».

Mon commentaire : Il est assez convenu qu’un Président explique que si sa politique n’a pas convaincu les Français, c’est à cause d’un problème d’explication. Et que la conséquence est de continuer encore plus dans la voie engagée par sa politique parce qu’elle ne produit pas encore assez ses effets. Le problème, c’est que ce genre de discours ne peut pas convaincre les Français parce qu’il a été proposé depuis plus d’une trentaine d’années. Or, Emmanuel Macron semble redécouvrir l’histoire politique et tombe dans les mêmes pièges que ses prédécesseurs. Il voulait du nouveau, et il ressort plutôt de vieilles sauces.


Une seconde vague du coronavirus en France ?

J’y reviendrai plus spécifiquement plus tard : beaucoup de signes laissent entendre que la crise épidémique est loin d’être terminée en France. Emmanuel Macron n’en sait pas plus que les scientifiques qui ne sont pas toujours d’accord entre eux : « Nous avons des signes que ça repart quand même. Face à cela, nous devons prévenir et nous préparer. (…) La meilleure prévention, ce sont ce qu’on appelle les gestes barrières contre le virus. Les masques, se tenir à distance et le gel hydroalcoolique. (…) Là-dessus, on voit des faiblesses. Donc, j’ai demandé à ce qu’on passe une étape au gouvernement et je souhaite que dans les prochaines semaines, on rende obligatoire le masque dans tous les lieux publics clos. (…) Et nous allons observer la situation, mais nous mettre en situation de pouvoir, par exemple à partir du 1er août, le rendre totalement obligatoire. ».

Mon commentaire : Ce genre de discours est paradoxal et donc, n’a aucune efficacité. S’il y a vraiment un risque de remontée de l’épidémie comme cela semble hélas s’observer, il ne faut pas attendre le 1er août mais rendre obligatoire dès maintenant le port du masque dans les lieux publics clos. En disant dans deux semaines, on conforte les Français que cette nécessité n’en est pas une. Un peu comme lors du préconfinement (entre le 13 et 16 mars 2020), où l’on a dit aux Français : les magasins sont fermés, restez chez vous mais allez voter…


La réponse à la crise économique majeure

Emmanuel Macron a d’abord rappelé les premières mesures au moment du confinement : « Il était légitime parce qu’il y avait le feu à la maison et donc, on n’allait pas compter les seaux. Et ce "quoi qu’il en coûte", il était légitime parce qu’il évitait une casse sociale, économique, avec les drames qui l’accompagnent, que nous aurions payés hier ou demain, et donc, cet effort se poursuit. (…) Dès le mois de mars, nous avons décidé à un niveau qu’aucun autre pays au monde n’a décidé. Je le dis parce qu’on peut être fier de la France parfois, et en l’espèce, je crois qu’on le doit. Nous avons accompagné les salariés avec un dispositif de chômage partiel qui n’a pas d’équivalent. Qui est le plus généreux en Europe, l’Europe est le continent le plus protecteur au monde. (…) On a fait en sorte qu’il n’y ait pas de licenciements à cause du covid dans cette période-là et donc que les gens puissent rester dans l’entreprise en étant payés en chômage ou en étant payés à moins travailler. Donc, c’est vrai qu’on a distribué énormément de chômage partiel, et on a eu plus de 40% des salariés de notre pays qui ont été concernés par cette mesure avec 84% de remplacement de salaire, parfois complété par les entreprises. ».

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Et aujourd’hui : « On va continuer d’investir pour préserver les emplois et les compétences parce qu’on a appris de la crise d’il y a dix ans que si on licenciait trop vite dans ces périodes, on détruisait des compétences pour l’entreprise et on mettait des gens dans le désarroi économique. (…) Nous avons décidé pour le pays d’un dispositif inédit, d’activité partielle de longue durée, qui permet de garder dans l’entreprise les salariés, de les payer parfois les uns en acceptant de travail un peu moins, en allant vers des formations, et d’avoir l’État qui abonde ces dispositifs. Et donc, c’est un plan, si je puis dire, anti-licenciements. (…) Pour notre pays, je préfère au maximum qu’il y ait (…) des salaires qu’on accepte de baisser momentanément plutôt que des licenciements parce qu’après, parfois, on met des années à revenir à vers un emploi. Mais ça doit passer par le dialogue social, c’est-à-dire qu’on a conçu, ce à quoi je tiens et qui contribue aussi d’une conviction que j’ai conçue et forgée à l’expérience, c’est quand il y a de la peur, de la conflictualité dans notre pays, que le dialogue social à l’échelle de la branche et de l’entreprise a une valeur inouïe. (…) En faisant quoi ? En disant "on accepte de la modération salariale pour un temps". Moi, je souhaite qu’elle s’accompagne (…) d’intéressements et de participation. Pourquoi ? Parce qu’il faut que le salarié qui accepte dans cette période de faire un effort, le jour où ça va mieux, il ait droit aussi à sa part du mieux. Cela doit s’accompagner d’une modération des dividendes (…). On va mettre sur ce dispositif 30 milliards d’euros pour compléter parfois les salaires, pour financer des formations, pour permettre là soit d’être le jour d’après, un salarié mieux formé, mieux qualifié, qui gagnera mieux sa vie, soit d‘aller vers des secteurs d’activité où il y a des opportunités parce qu’on sait que certains secteurs vont détruire de l’emploi. ».

Mon commentaire : C’est probablement le point le plus positif de l’action d’Emmanuel Macron de ces derniers mois. Son intuition économique l’a encouragé à investir massivement dans le soutien à l’emploi en pleine crise sanitaire. On ne pourra vraiment plus qualifier sa politique de libérale, elle est au contraire étatique, et c’est à mon sens positif si elle est faite sur une courte période. C’est ce qui avait manqué aux États-Unis juste après la crise de 1929 avec la volonté de laisser l’économie s’effondrer seule sans secours de l’État, ce qui a coûté très cher aux Américains (et aux Européens par voie de conséquence). C’était ce qu’a voulu éviter Nicolas Sarkozy pour la crise de 2008, mais on lui a reproché un surcroît d’endettement, après lui avoir reproché de ne pas en avoir fait assez ! Emmanuel Macron aura probablement ces deux reproches contradictoires en 2022…


Des emplois aidés ?

Parmi les mesures présentées par Emmanuel Macron : « On va créer des mécanismes nouveaux. 300 000 projets et contrats d’insertion qui permettent d’aller chercher les jeunes qui sont parfois les plus loin de l’emploi, qui n’ont pas réussi à trouver justement l’entreprise qui leur signe leur contrat d’apprentissage ou leur alternance. Et donc, ceux-là, on va les chercher avec des contrats d’insertion. ».

Mon commentaire : Je doute que cette mesure soit efficace. Certes, elle peut être nécessaire pour aider les jeunes les plus en difficulté, mais elle n’est certainement pas un moyen de leur faire acquérir un emploi de manière durable et pérenne. Cette idée a été mise en œuvre depuis plus de trente-cinq ans avec des appellations diverses (les premiers contrats de ce type ont été appelés TUC par le décret n°84-919 du 16 octobre 1984 !) et souvent des destins similaires.

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La réforme des retraites

Emmanuel Macron a refusé d’enterrer sa réforme des retraites : « Elle ne peut pas se faire comme elle était emmanchée avant la crise du covid. Est-ce que c’est une bonne idée de l’abandonner totalement ? Je ne crois pas. La remettre en question, à la concertation. Et pourquoi ? D’abord parce qu’il y a deux choses dans cette réforme. Il y a la réforme du système universel par points. Je pense que cette réforme est juste et elle est faite pour celles et ceux qu’on a appelés les premiers de corvée, les femmes et les hommes qui ont été en première ligne, caissières, livreurs, métiers modestes, souvent avec du temps partiel subi, cette réforme des retraites, ils en sont les grands gagnants. (…) Je crois que cette réforme est juste. Il faut peut-être lui donner un peu plus de temps, mieux la concerter. On doit la remettre sur l’ouvrage. À côté de ça, il y avait l’aspect financier de la réforme. (…) Nous devons regarder notre système de retraite en face. (…) Mais je vais être clair : la priorité de cet été et de la rentrée prochaine, c’est l’emploi. C’est la lutte pour que nos jeunes puissent avoir ou une formation ou un emploi, et que personne ne soit sans solution, c’est la bataille pour préserver tous les emplois que nous pourrons préserver et pour créer tous les nouveaux emplois possibles. Cela, c’est la priorité. ».

Mon commentaire : Là encore, le discours présidentiel est très anxiogène et contreproductif. Pour une raison que le sens politique ignore, Emmanuel Macron voudrait absolument se présenter devant les Français en 2022 avec une réforme des retraites dans son bilan, car elle faisait partie de ses engagements en 2017. Il est clair que le système à points prévu en 2019 a vécu. L’urgence, pour les retraites, est de trouver de nouveaux financements. Le "problème" est passé de 4 milliards à 30 milliards d’euros de déficit, avec la crise sanitaire, ce qui fait que la seule solution ne pourra être qu’un allongement de la durée de la carrière. En clair, la réforme en vue est une réforme "classique", changeant juste un curseur (le nombre d’annuités de cotisation, c’est-à-dire, accélérer la réforme déjà mise en œuvre par Marisol Touraine). Or, comme l’a très bien fait remarquer le politologue Olivier Duhamel la semaine dernière, sur le plan de la communication, au lieu de dire : "je continue à faire la réforme des retraites pour résoudre le problème du financement", il aurait plutôt fallu dire : "je renonce à la réforme des retraites, mais je dois prendre une mesure pour le financement". Le résultat aurait été le même, mais avec un emballage psychologique très différent. C’est une faute de vouloir dire "je persiste" alors que tous les partenaires sociaux, des syndicats les plus révolutionnaires jusqu’au Medef, tous lui disent que ce n’est pas la priorité et qu’il faut se focaliser sur l’emploi (comme pourtant Emmanuel Macron l’assure lui-même dans les mots).


Un référendum sur la lutte contre le réchauffement climatique ?

Emmanuel Macron a annoncé un possible référendum issu de la réflexion de la Convention citoyenne : « La seule question sur laquelle il peut y avoir un référendum, compte tenu des demandes qui ont été faites par les citoyens de la Convention citoyenne, est une réforme constitutionnelle, celle de l’article 1er qui place l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique et aussi, le respect de la biodiversité dans notre texte constitutionnel. J’y suis favorable. Je pense que c’est une avancée majeure et je pense que c’est une avancée qui permettra de créer du droit, et donc, des contraintes, et d’aider à transformer le pays. La Constitution ne me permet pas aujourd’hui de décider d’un référendum demain matin sur cette base. Il faut d’abord qu’il y ait un vote par l’Assemblée puis le Sénat dans des termes conformes, et selon les termes de notre Constitution, à ce moment-là, il peut y avoir ou un Congrès ou un référendum. ».

Mon commentaire : Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’Emmanuel Macron ne se mouille pas beaucoup pour un référendum sur l’écologie. Si organiser un référendum, dans la forme, est une bonne chose, et si vouloir augmenter les contraintes pour assurer la transition écologique n’est pas non plus une mauvaise chose, inscrire dans notre texte fondamental l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique me paraît particulièrement dangereux pour l’avenir du pays. La crise du covid permet justement de donner un exemple très parlant : avec l’épidémie, on a remisé les carafes d’eau et l’on a repris la vieille et mauvaise habitude de bouteille d’eau individuelle en plastique pour les conférences, réunions de travail, etc. pour des raisons sanitaires évidentes. De même, les emballages individuels sous plastique de part de gâteau, par exemple, sont les bienvenus en période d’épidémie. Si la mesure proposée était en application, ces écarts avec le respect de la nature (pour respecter l’humain, sa santé) seraient alors… anticonstitutionnels ! Dans tous les cas, il faut faire prévaloir la sauvegarde de l’humain sur le climat, cela paraît un enjeu constitutionnel qui pourrait s’avérer essentiel dans les mois à venir.


Encore quatre citations

Pour terminer, voici quatre autres extraits de l’interview concernant des personnalités très médiatisées ces derniers temps…

Sur Édouard Philippe : « C’est une page politique et de la vie du pays qui se tourne. (…) Vous savez, en 2017, lorsque j’ai été élu, j’ai fait le choix pour diriger le gouvernement de nommer un responsable politique qui était peu connu des Françaises et des Français, et qui n’avait pas fait ma campagne, qui ne venait pas de ma formation politique et de celles qui m’avaient conduite au pouvoir. C’est inédit dans la Cinquième République, il n’y a pas d’autre exemple. (…) Et donc, changer de Premier Ministre aujourd’hui ne signifie pas ne pas reconnaître tout ce travail qui a été fait parce qu’il est important pour moi. (…) Et il est légitime dans la vie démocratique, politique, de notre pays que, après trois années passées, quand on dit il y a un nouveau chemin, une nouvelle méthode… ».

Sur Jean Castex : « C’est quelqu’un qui a une culture du dialogue social et qui, pendant plusieurs années, dans des fonctions d’administration, y compris sur le terrain, comme à Paris, s’est battu pour accompagner notre pays et qui connaissait très bien ce qu’est la vie des élus locaux de nos collectivités, notre proximité dont on a besoin, les partenaires sociaux, la santé et les arcanes, si je puis dire, de notre modèle social. Et donc, tout ça, et son style, sa personnalité parce que derrière, il y a la patte humaine, si je puis dire, ont conduit à dire : il peut être celui qui va diriger cette nouvelle équipe gouvernementale en étant justement plus à l’écoute, en associant davantage les élus de terrain pour la relance dans laquelle nous devons entrer, en bâtissant des solutions pour lutter contre le chômage, pour relancer notre économie, pour défendre notre modèle social avec les partenaires sociaux. ».

Sur Gérald Darmanin : « Aussi vrai que je crois à la force des causes justes, je pense qu’aucune cause n’est défendue justement si on le fait en bafouant les principes fondamentaux de notre démocratie. ».

Sur Didier Raoult : « Vous savez, nous sommes le pays des Lumières. Dans le pays des Lumières, moi, je crois à la rationalité et donc, à la rationalité scientifique. Le professeur Raoult, puisque vous l’évoquez, est un grand scientifique, j’ai été le voir pour me rendre compte, et donc, il était normal et légitime, de mon point de vue, qu’il participe du débat scientifique. Mais ce n’est pas au Président de la République ou à un politique de trancher un débat scientifique avec des critères politiques. Ce n’est pas plus à un homme scientifique, quand bien même il devient une personnalité publique, d’acter des croyances scientifiques. La science a ses processus de vérification et c’est comme ça qu’on se porte mieux, je crois. ».


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (14 juillet 2020)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Discours du Premier Ministre Jean Castex le 15 juillet 2020 à l’Assemblée Nationale.
La déclaration de politique générale de Jean Castex le 15 juillet 2020.
Interview du Président Emmanuel Macron le 14 juillet 2020 par Léa Salamé et Gilles Bouleau (retranscription intégrale).
Emmanuel Macron face aux passions tristes.
Gérald Darmanin.
Composition du gouvernement Castex I.
Le gouvernement Castex I nommé le 6 juillet 2020.
Jean Castex, le Premier Ministre du déconfinement d’Emmanuel Macron.
Discours du Président Emmanuel Macron devant la Convention citoyenne pour le climat le 29 juin 2020 à l’Élysée (texte intégral).
Après-covid-19 : écologie citoyenne, retraites, PMA, assurance-chômage ?
Édouard Philippe, le grand atout d’Emmanuel Macron.
Municipales 2020 (5) : la prime aux… écolos ?
Convention citoyenne pour le climat : le danger du tirage au sort.
Les vrais patriotes français sont fiers de leur pays, la France !
Le Sénat vote le principe de la PMA pour toutes.
Retraites : Discours de la non-méthode.
La réforme de l’assurance-chômage.
Emmanuel Macron explique sa transition écologique.

_yartiMacron2020071404



http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20200714-macron.html

https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/emmanuel-macron-face-aux-passions-225764

http://rakotoarison.canalblog.com/archives/2020/07/14/38430452.html




 

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