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17 novembre 2020 2 17 /11 /novembre /2020 03:27

« Dans ce contexte, ma responsabilité est de protéger tous les Français. Et en dépit des polémiques, en dépit de la difficulté des décisions à prendre, je l’assume pleinement devant vous ce soir. » (Emmanuel Macron, allocution télévisée du 28 octobre 2020).


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Je crois qu’il faut être fou pour vouloir être Président de la République en France en temps de pandémie de covid-19. Avec, par-dessus le marché, une vague d’attentats terroristes. À la décharge du Président Emmanuel Macron, il n’était pas au courant, en se présentant, qu’il aurait à faire face, au cours de son quinquennat, à la plus grande catastrophe sanitaire mondiale depuis un siècle, ce qui a eu pour conséquence une crise économique sans précédent (même 1929 n’est pas comparable).

Ce lundi 16 novembre 2020, la pandémie ne fait que continuer ses ravages humains : plus de 55 millions de personnes ont été contaminées depuis le début de cette catastrophe, plus de 1,3 million y ont laissé leur vie dans des conditions très difficiles (avec parfois l’incapacité des proches à faire leur deuil). En France, on franchira le seuil des 2 millions de personnes testées positif probablement ce mardi 17 novembre 2020, et on a hélas déjà franchi les 45 000 décès, avec un rythme quotidien d’environ 500 décès. Depuis le début du reconfinement, il y a eu déjà près de 10 000 décès supplémentaires dus au covid-19. Et ce n’est hélas pas terminé.

Si le nombre de lits de réanimation sont moins occupés que lors de la première vague, la seconde vague a plus d’hospitalisations, ce qui peut s’expliquer par la réduction de la nécessité d’entrer en réanimation (la mise sous oxygène peut se faire maintenant hors réanimation) et on a réduit aussi la mortalité en réanimation (de 50% à 30% environ).

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L’histoire montrera que les Français, dans le sens général et majoritaire du terme, se sont montrés bien plus responsables et solidaires que l’opposition politicienne. Je la mets au singulier alors qu’elle est plutôt plurielle pour la simple raison qu’elle est toujours univoque à vouloir s’opposer à toutes les mesures du gouvernement, sans qu’il n’y ait de fil rouge autre que celui de s’opposer pour s’opposer. Pour preuve, on s’oppose parce qu’il en fait trop, on s’oppose parce qu’il n’en fait pas assez, on pointe du doigt le nombre de morts et en même temps, on dit que l’épidémie n’est pas grave, etc.

La vérité, c’est qu’aucun responsable de l’opposition ne ferait mieux qu’Emmanuel Macron et que ses Premiers Ministres Édouard Philippe (première vague) et Jean Castex (seconde vague). Précisons d’ailleurs qu’il a été dit que le déconfinement a été mal organisé. Là encore, peut-être, mais peut-être pas, car le niveau épidémique en juin était très faible et justifiait de desserrer l’étau sanitaire. Rappelons d’ailleurs que le "monsieur déconfinement" nommé en avril 2020 n’était autre que… l’actuel Premier Ministre nommé trois mois plus tard !

Emmanuel Macron n’est pas un infectiologue et c’est pour cette raison qu’il a voulu s’entourer d’un conseil scientifique regroupant des sommités (sommités dont faisait d’ailleurs partie Didier Raoult, l’un des médecins qui représente le mieux le "système" de la recherche médicale en France). C’est non seulement son droit mais cela paraît rassurant qu’un responsable politique, qui n’a pas la compétence, cherche à consulter des personnes compétentes avant de prendre des décisions qui, elles, sont politiques et pas scientifiques. On voit d’ailleurs la différence entre les deux confinements, parce qu’on a appris, en particulier sur l’ouverture des écoles. Pourquoi lui reproche-t-on ce conseil, d’autant plus qu’il a voulu la transparence jusqu’à publier les avis de ce conseil qui pourraient être en opposition avec les décisions prises ?

On a voulu aussi contester l’idée de prendre les décisions en conseil de défense : ce qu’il a fait dès mars et ce qu’il a fait également pour les attentats terroristes. Là encore, pourquoi le lui reprocher ? Emmanuel Macron et son gouvernement ont le droit de choisir la manière de gouverner : à la fin, ce sera toujours le gouvernement, responsable devant le Parlement, qui prendra ses responsabilités politiques devant le pays : où est le problème, sinon vouloir s’opposer pour s’opposer ? L’intérêt du conseil de défense, entre autres, c’est que les fuites sont plus difficiles que dans d’autres enceintes de débat.

Cela dit, ces deux dernières questions mériteraient des développements (pas ici) sur l’art et la manière de gouverner dans une démocratie avancée, à savoir : comment sont préparés en amont les projets de loi ? La création de la Convention citoyenne pour le climat a, elle aussi, eu le mérite d’impliquer des "citoyens" (malheureusement ne représentant rien qu’un échantillon d’institut de sondage) mais pouvait légitimement inquiéter les parlementaires (eux, représentants réels et démocratiques du peuple) dont, a priori, c’est le travail et la principale mission.

Mais ce qui se passe en France est valable dans à peu près tous les pays du monde : les citoyens qui protestent (heureusement minoritaires) s’en prennent aux dirigeants de leur pays sans se rendre compte que le phénomène est mondial, ou du moins, régional (dans le sens "région du monde"). Or, c’est un fait que depuis début octobre 2020, toute l’Europe sauf les pays de la Scandinavie sont sous le choc d’une seconde vague très agressive du coronavirus. Pourquoi pas la Scandinavie ? Pourquoi à cette date ? Il semblerait que les conditions météorologiques en seraient la cause la plus probable mais il faudra des années pour essayer de comprendre tout. Je note au passage qu’une pandémie de cette importance avec autant d’interactions, autant de décisions différentes, autant de conséquences, de causes, qu’il est toujours illusoire (et trompeur, avec ou sans la volonté de tromper) de confondre corrélation (deux effets parfois indépendants qui se produisent l’un après l’autre) et causalité (un effet qui se produit à cause d’un premier effet).

Ce qui est sûr, c’est que toute l’Europe évoquée est en pleine pandémie en ce moment. Des "bons élèves" sont devenus des "cancres", notamment toute l’Europe centrale et orientale qui avait été peu touchée, probablement plus par chance et hasard que par préparation, comme la Pologne, la République tchèque, la Roumanie, mais aussi l’Autriche (on ferme les écoles jusqu’au 6 décembre) et la Suisse. Même l’Allemagne est en situation très alarmante, l’épidémie n’y est plus sous contrôle et le nombre de décès s’accroît. Ce 16 novembre 2020, l’Allemagne a enregistré deux fois plus de nouveaux cas de contamination que la France.

Il faut beaucoup d’humilité. Les décisions des gouvernements ont montré peu de différences face à la vague qui emporte tout. Mais les oppositions qui contestent les décisions des gouvernements ne sont pas plus humbles de ne pas comprendre que la part des décisions gouvernementales est faible face aux phénomènes pandémiques. La seule chose que les gouvernements peuvent faire, c’est : sauve qui peut ! Critiquer le manque d’anticipation est proprement cynique et stupide : cette pandémie est inédite, tout est donc nouveau et il faut, chaque jour, inventer de nouveaux mécanismes pour que la santé des citoyens reste la priorité tout en maintenant un niveau d’activité économique suffisant et un niveau de démocratie également correct (ce dont la Chine n’a pas à se préoccuper). Un chemin très escarpé, une ligne de crête.

Oui, certainement qu’en France (notamment), il y a eu, pendant l’été, du relâchement dans le comportement social de certains, les gestes barrières étaient moins respectés. Et pourtant, il n’y a pas eu de regain épidémique. Or, même avec une politique de déconfinement plus prudente ou plus efficace (avec les tests) dans certains pays européens, cela ne les pas empêchait d’être touchés de plein fouet par la seconde vague en octobre. C’est cela, l’humilité, c’est qu’il y a encore beaucoup d’interrogations sur le comportement et la circulation du coronavirus SARS-CoV-2 qui font qu’il est impossible de prédire l’avenir, sauf à imaginer tous les cas et à retenir seulement a posteriori l’hypothèse qui aura été la bonne.

Par exemple, rien ne dit qu’après les fêtes de la fin d’année, il n’y aurait pas une troisième vague issue d’un déconfinement et de l’hiver (c’est l’enjeu de la fin de ce confinement, éviter un troisième confinement en février ou mars). Heureusement, le pire n’est pas certain, mais il faut rester prudent, elle est là, la ligne de crête avec cette idée, rappelée par Emmanuel Macron lui-même dans son allocution du 28 octobre 2020, qu’il ne faut pas opposer le sanitaire à l’économique puisque l’un ne va jamais sans l’autre, les deux sont imbriqués.

Pourtant, s’il y a bien une caractéristique de ce second confinement, dans le débat public, c’est qu’on oublie le personnel soignant (qui doit être surépuisé depuis ce début d’année), finis les applaudissements à 20 heures, et on ne cesse de parler des petits commerçants, des libraires, des coiffeurs, des restaurateurs. Qu’on ne s’y trompe pas, c’est pour eux effectivement une catastrophe économique et les mesures de restriction sont hélas prises loin de gaieté de cœur. Et c’est vrai que les aides du gouvernement, nombreuses (encore récemment, le paiement des loyers), ne suffiront pas à compenser la chute vertigineuse du chiffre d’affaires.

Mais prenons un exemple : actuellement, la région Auvergne-Rhône-Alpes est la plus touchée de cette seconde vague. L’Île-de-France aussi a été très touchée (elle vient hélas d’atteindre son 10 000e décès dû au covid-19 depuis le début de la première vague) mais l’épidémie est en passe d’être contrôlée à Paris (premiers signes de décrue en réanimation), ce qui n’est pas le cas à Lyon. Pour donner une comparaison, la région Auvergne-Rhône-Alpes va bientôt enregistrer plus de décès depuis le début de l’épidémie que le Grand-Est pourtant très touché lors de la première vague (c’est d’ailleurs significatif que des transferts de patients ont lieu désormais en sens inverse).

Or, en septembre, lorsque des mesures de fermeture le soir des restaurants et des bistrots ont été prises, des élus de Saint-Étienne et des environs (Saint-Chamond, etc.), parmi d’autres, avaient beaucoup protesté contre ces mesures sanitaires, mais les mêmes, en fin octobre, ont appelé à l’aide parce que les hôpitaux ne faisaient plus face aux arrivées massives de malades. Cet exemple montre que si le gouvernement n’avait pas réagi dès septembre et pris ses responsabilités, la situation aujourd’hui dans cette région serait bien pire.

Tout le monde est touché par les mesures de confinement, mais il est vrai que certains sont plus touchés que d’autres. Et il y a des différences avec le premier confinement. Par exemple, un restaurateur expliquait que pendant le confinement, il livrait quand même 300 repas par déjeuner parce que les gens restaient chez eux et avaient besoin de manger. Or, il fait beaucoup moins de repas à livrer pendant ce second confinement car les gens sont quand même au travail, les enfants sont à l’école, etc.

Mais il est toujours facile de faire dans le "populisme". Les commerçants sont touchés mais il faut aussi avoir à l’esprit qu’il y a 500 décès par jour en ce moment, et que ce serait bien pire s’il n’y avait pas ce confinement. Ce n’est pas une question de justice ou d’injustice, ni de liberté ou de pas liberté. La liberté a toujours été limitée par la liberté d’autrui, or, la liberté des autres, c’est aussi de ne pas tomber malade, de ne pas occuper un lit en réanimation, et pour certains, de ne pas occuper une concession au cimetière, pour d’autres, d’avoir de graves séquelles durables. Il est là l’enjeu

Alors, oui, on peut être choqué que le livre ne soit pas considéré comme un produit "essentiel" (le mot a été mal choisi et très dévalorisant pour ceux qui produisent ou vendent des biens "non essentiels", "de première nécessité" aurait été plus judicieux et plus diplomate), on peut être choqué aussi que la messe ne soit pas considérée comme un rassemblement "essentiel". Je suis particulièrement choqué, en tant que chrétien, que beaucoup de chrétiens se soient mobilisés, ces derniers dimanches, pour demander la réouverture des églises et la tenue des messes. C’est franchement irresponsable alors que la vie humaine est sacrée et sa protection devrait être le fondement de l’Église. Heureusement, il ne s’agit pas de tous les chrétiens mais seulement de certains, capables de se mobiliser rapidement, comme lors de la Manif pour tous. Notons d’ailleurs que le problème n’est pas de remplir les églises (il y a très peu de chrétiens pratiquants en France) mais cela signifierait aussi autoriser des rassemblements dans les mosquées qui, elles, risqueraient d’être pleines.

Chaque mesure de restriction est "pensée", même si elle a l’air injuste et irréfléchi ou illogique. C’est clair que définir des produits "essentiels" et "non essentiels" sera toujours arbitraire et subjectif. Aucun gouvernement ne réussira sans critique ce genre d’exercice. L’idée générale, ce n’est pas seulement d’éviter les contaminations dans les lieux restreints (petits commerces, églises, salle de spectacle, etc.), surtout qu’en général, la plupart de ces lieux s’étaient adaptés pour être covid-compatibles. C’est aussi d’éviter des déplacements, des raisons de sortir et de croiser des personnes différentes dans la journée.

Malgré les longues (trop longues) conférences de presse de Jean Castex et de ses ministres les jeudis, les messages passent mal, ne sont pas écoutés ou ne sont pas audibles. Intéressant à suivre l’émission de Laurent Ruquier du samedi 14 novembre 2020 sur France 2 ("C’est presque en direct") car Roselyne Bachelot était l’invitée principale. Elle sait bien le sérieux des mesures sanitaires en cas d’épidémie puisque c’est à peu près la seule responsable politique en France qui a su anticiper une pandémie comme celle de maintenant, mais "en même temps", elle est la ministre d’un secteur sinistré par l’épidémie, la culture.

Et elle a expliqué certains éléments comme le fait que dans une librairie, les clients ont l’habitude (c’est mon cas en tout cas) de toucher beaucoup de livres, les feuilleter, les reposer, en reprendre d’autres etc. ce qui n’est pas très sécurisé quand un virus peut rester actif plusieurs heures sur la surface d’un livre (et cela malgré le gel hydroalcoolique). À mon grand étonnement, certains autres invités, pourtant tous du milieu culturel, prenaient conscience de ces considérations, découvraient ce qui, de mon point de vue, semblait des évidences.

Même chose pour les salles de spectacle : pour Roselyne Bachelot, il y a peu de risque de contamination si on assiste à un concert ou à une pièce de théâtre car les salles de spectacle se sont adaptées au covid-19. Mais elle a ajouté que le problème, c’est la sortie de 40 000 personnes à Paris à peu près au même moment et qu’il serait difficile de contrôler (ont-elles le droit ou pas de sortir, avec la possibilité d’éditer de faux billets) alors que les forces de l’ordre sont également très mobilisées contre le terrorisme islamiste. Toutes ces considérations, il y en a pour chaque domaine qui, évidemment, impactent très directement sur la vie des Français, mais c’est grâce à l’effort de tous, à la solidarité de tous, que ces mesures ont pu montrer leur utilité.

Sur toutes les mesures de restriction sanitaire depuis le début de la pandémie, les sondages montrent régulièrement que les Français seraient très majoritaires à les approuver voire à les renforcer, très conscients des risques sanitaires. Mais c’est un peu comme la sécurité routière, ils se permettraient un petit écart avec les règles de temps en temps. C’est pour cette raison qu’il n’y a pas d’efficacité de ces mesures sans contrôle. Personne n’apprécie les amendes mais c’est parfois la seule motivation pour que les règles soient respectées (au même titre que le radar pour les limitations de vitesse). Code de la route comme mesures sanitaires, ce sont des mesures qui encadrent la liberté individuelle par responsabilité collective.

Pour terminer par une note positive, disons qu’il y a deux raisons de se réjouir de l’avenir dans ce malheur pandémique.

La première, c’est que les mesures sanitaires ont montré leur efficacité. Ce que la professeure Anne-Claude Crémieux, infectiologue et membre de l’Académie de médecine, explique en ce moment, c’est qu’au premier confinement, il avait fallu arrêter tout à cause de la montée exponentielle et soudaine de l’épidémie. Le second confinement est plus léger et pour elle, c’est une bonne chose car les mesures tant du couvre-feu et du second confinement ont montré aussi leur efficacité. L’épidémie semble être sur un "plateau" en Île-de-France depuis une dizaine de jours, grâce à des mesures d’avant le confinement (couvre-feu), c’est visible par rapport à des régions qui n’ont pas eu de couvre-feu au même moment.

La question aujourd’hui qui occupe le gouvernement, c’est la date d’un "desserrage de vis" du confinement, le 27 novembre 2020 (le "black day", le lendemain du Thanksgiving, grande fête familiale aux États-Unis), ou le 1er décembre 2020 (comme prévu au début du confinement). Emmanuel Macron avait donné pour double objectif une désaturation des lits de réanimation (c’est en cours ; au lieu de 9 000 qu’on pouvait craindre, seulement 5 000 à 6 000 lits vont être occupés au plus fort de cette seconde vague, de quoi se réjouir pour les malades d’autres pathologies elles aussi mortelles) et une réduction des nouveaux cas de contamination à 5 000 par jour (seuil haut à partir duquel on peut tracer les cas contact). Or, ce lundi 16 novembre 2020, pour la première fois, le nombre de cas testés positif est tombé en dessous des 10 000 (certes, il faut prendre en compte que le dimanche, il y a moins de tests). Si la tendance se confirme, comme cela semble être le cas depuis une dizaine de jours en région parisienne, les 5 000 quotidiens pourraient être atteints d’ici à la fin du mois de novembre.

Ce qu’Anne-Claude Crémieux dit, c’est qu’on sait qu’un confinement très strict est toujours très efficace, mais on ne sait pas trouver le bon réglage pour ne pas trop confiner économiquement tout en confinant suffisamment pour que ce soit efficace sanitairement. La bonne "réaction" de ce second confinement (baisse du taux de positivité des tests, baisse du nombre de cas positifs, plateau pour les hospitalisations et les entrées en réanimation) montre que même un confinement "light" peut être efficace. Et pour elle, ce qui est important, c’est de trouver le réglage minimal (optimal) pour éviter une reprise épidémique tout en pouvant revivre économiquement après Noël.

La seconde raison de se réjouir, c’est l’arrivée des vaccins. Après l’annonce de Pfizer, Moderna a annoncé le 16 novembre 2020 que son vaccin (de même technologie, à ARN messager) était efficace à 94,5% avec une conservation à –20°C au lieu de –71°C, ce qui est plus confortable pour le transport et le stockage. Cette surenchère qui est sans doute plus de la communication économique et commerciale que scientifique (d’où la nécessité de rester prudent dans ce domaine) confirme néanmoins que nous sommes en bon chemin. Sanofi (dont le vaccin a une technologie qui nécessite plus de temps de développement) compte proposer son vaccin sur le marché en juin 2021, avec une conservation à la température d’un réfrigérateur, ce qui serait encore plus facile pour sa manipulation. Sans oublier le vaccin chinois (actuellement appliqué à des centaines de milliers de personnes) et le vaccin russe (dont l’efficacité serait de 92%).

Cela signifie qu’au-delà des mesures sanitaires et de l’évolution de la circulation du virus qui a désorganisé toute la planète depuis janvier 2020, il y a cet espoir du bout du tunnel, cet espoir du vaccin qui sera notre seule solution durable pour reprendre une vie "normale" à moyen terme (après l’été 2021 ou début 2022), en sachant cependant que le virus continuera probablement encore à circuler pendant plusieurs années.

Il est donc urgent de définir rapidement une stratégie de vaccination pour aller au plus vite lorsque les vaccins seront disponibles. La première mesure a été de précommander, au niveau européen, ces vaccins. La seconde mesure sera de définir des priorités sur la vaccination : tous ceux qui sont susceptibles de se retrouver aux urgences pour cause de covid-19, personnes vulnéables, puis, personnels soignants, et probablement ensuite, personnes d’État (militaires, policiers, enseignants, etc.).

Une obligation serait contreproductive (car elle nourrirait le complotisme déjà bien développé en France) et surtout, inutile, car il faudra bien ensuite appliquer une telle obligation, ce qui signifie fliquer tout le monde, ce qui serait peu admissible (surtout avec le secret médical) et surtout, il faudra pouvoir l’assumer en termes de logistique, et là, tout reste à démontrer. Car le risque, c’est plutôt qu’il y ait trop de personnes qui demandent à être vaccinées. On l’a vu il y a quelques jours avec une trop grande demande de vaccin contre la grippe.

Ah, au fait, pourquoi le titre ? La chaîne Arte diffuse cette semaine le film "La lune de Jupiter". C’est un film hongrois qui raconte l’histoire d’un réfugié clandestin. Une histoire fantastique. Et la chaîne franco-allemande diffuse aussi cette semaine un autre film qui pourrait faire sens à certains téléspectateurs : "Les idiots de la famille" !…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (16 novembre 2020)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
La lune de Jupiter.
Faudra-t-il rendre obligatoire le futur vaccin contre le covid-19 ?
Confinement Canada Dry ?
Interview du Premier Ministre Jean Castex au journal télévisé de 20 heures le 1er novembre 2020 sur TF1 (vidéo).
Reconfinement covid-19 : les nouvelles attestations de déplacements à télécharger (à partir du 29 octobre 2020).
Conférence de presse du Premier Ministre Jean Castex le 29 octobre 2020 à Paris, sur la mise en place du reconfinement contre le covid-19 (texte intégral et vidéo).
Deux discours du Premier Ministre Jean Castex le 29 octobre 2020 au Parlement à Paris, sur la mise en place du reconfinement contre le covid-19 (texte intégral et vidéo).
Reconfinement : la vie humaine, principe intangible d’Emmanuel Macron (et de la France).
Allocution télévisée du Président Emmanuel Macron le 28 octobre 2020 (texte intégral et vidéo).
Covid-19 : Non, le comportement des gens n’y est pas pour grand-chose de la situation actuelle !
Covid-19 : faut-il reconfiner dès maintenant ?
Documentaire de LCP sur la grippe de Hong Kong en 1968-1969 ("Le Mag" du 26 juin 2020).
Conférence de presse du Premier Ministre Jean Castex le 22 octobre 2020 sur les nouvelles mesures sanitaires contre le covid-19 (texte intégral et vidéo).
Covid-19 : couvre-feu, liberté et réanimation.
Conférence de presse du Premier Ministre Jean Castex le 15 octobre 2020 sur l’application du couvre-feu (texte intégral et vidéo).
Interview du Président Emmanuel Macron le 14 octobre 2020 sur TF1 et France 2 (vidéo).
Emmanuel Macron et l’électrochoc du confinement nocturne.
10 ans après la loi anti-burqa, la loi masque-obligatoire.
Les supposés "bons" résultats de l’IHU Méditerranée du professeur Didier Raoult…
Covid-19 : Donald Trump, marathonman.
Le casse-tête sanitaire de Jean Castex.
Olivier Véran.
Le cap de 1 million de décès franchi.
Conférence de presse du Ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran le 23 septembre 2020 à Paris (vidéo).
Finie, l’épidémie de covid-19 : vraiment ??
Karine Lacombe.
Claude Huriet.
Didier Raoult.
Madagascar : la potion amère du docteur Andry Rajoelina contre le covid-19.
Covid-19 : où est l’Europe de la Santé ?
Michel Houellebecq écrit à France Inter sur le virus sans qualités.
Covid-19 : le confinement a sauvé plus de 60 000 vies en France.
Du coronavirus dans les eaux usées ?
Le covid-19 n’est pas une "simple grippe"…
Le coronavirus de Wuhan va-t-il contaminer tous les continents ?

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https://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20201116-coronavirus-covid.html

https://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/la-lune-de-jupiter-228727

https://rakotoarison.canalblog.com/archives/2020/11/16/38653937.html








 

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