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23 février 2021 2 23 /02 /février /2021 03:40

« Certes, le Rwanda n’est pas le principal sujet français, mais l’Histoire de notre pays ne doit subir aucune concession à la mauvaise foi. C’est l’hommage que nous devons à nos armées. Et c’est pourquoi il ne faut laisser aucun doute et défendre l’honneur de nos soldats injustement attaqués. Une France sans fierté n’a pas d’avenir. Avant la repentance, la connaissance des faits. Et les faits au Rwanda, militent pour l’honneur du pays. » (Gérard Longuet, juillet 2014).


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L’ancien ministre Gérard Longuet atteint ses 75 ans ce mercredi 24 février 2021. Il est toujours sénateur et a eu une carrière politique assez brillante, plus d’une quarantaine d’années au service de ses concitoyens. Oui, quel que soit son parti, lorsqu’on se consacre à la politique, aux choses de la cité, on renonce à la vie tranquille et égoïste pour investir son énergie pour les autres. Brillante mais discontinue. Gérard Longuet n’a pas eu ce qu’on appellerait une carrière linéaire. Il a eu quelques "stop and go" et sans doute que sa nomination tardive au Ministère de la Défense a été son bâton de maréchal tant attendu.

Et malgré ce poste d’homme d’État qu’il a été, parmi les hommes les plus importants du pays il y a une dizaine d’années, Gérard Longuet pouvait passer quasiment inaperçu, lorsqu’il revenait à Paris en TGV depuis la capitale des ducs de Lorraine (comme en mars 2012). Il avait beau avoir été l’un des présidents du conseil régional de la région, il se fondait dans la masse, choisissant tranquillement ses journaux dans un Relais H avant son voyage, seulement approché par un citoyen qui l’avait reconnu et qui n’était pas en accord avec l’une de ses mille et une décisions de ministre. Allait-il se le farcir pendant tout le trajet ? L’histoire ne l’a pas dit.

Le visage est anguleux, la mâchoire carrée, celle de la fermeté. Pas étonnant qu’on lui rappelle son passé à l’extrême droite. Pas son passé, mais sa jeunesse. Il n’était d’ailleurs pas le seul, de la classe politique, à avoir milité dans des mouvements d’extrême droite dans les années 1960 et début des années 1970, il y avait aussi Alain Madelin, Patrick Devedjian, Claude Goasguen… Il y avait peut-être un environnement propice (Assas), peut-être aussi un besoin d’agir et de s’opposer activement aux militantismes d’extrême gauche. Leur engagement datait de bien avant mai 1968. Une sorte d’anti-68, à mi-chemin entre les rancœurs post-algériennes et l’exaltation d’un nationalisme extrémiste.

De ce passé de militant d’Occident, du GUD, d’Ordre nouveau, il a même rédigé la première mouture du programme électoral du Front national, Gérard Longuet l’assume sans le cacher mais sans s’en vanter, reconnaît une erreur de jeunesse (la même probablement, mais dans un autre sens, que certains étudiants maoïstes qui se sont bien embourgeoisés depuis le temps). Et, à l’occasion, il redit son sentiment centriste d’un pays plus libéral et plus décentralisé, d’une Europe puissante capable de faire le poids face aux grands ensembles du nouveau siècle (États-Unis, Chine, Inde, etc.). Centriste mais réaliste, ce qui l’a toujours positionné au centre droit dans une alliance avec les gaullistes.

Résurgence de cette jeunesse exaltée ? Gérard Longuet est connu pour faire quelques boulettes dans ses propos, qui ont pour conséquence quelques polémiques souvent inutiles. Par exemple, il a contesté la nomination de Malek Boutih (ancien président de SOS Racisme et futur député socialiste) à la présidence de la HALDE le 10 mars 2010, pour une raison que plusieurs responsables de son parti ont trouvée regrettable sinon maladroite : « Parce qu’il vaut mieux que ce soit le corps français traditionnel qui se sente responsable de l’accueil de tous nos compatriotes. Si vous voulez, les vieux Bretons et les vieux Lorrains, qui sont d’ailleurs en général italiens ou marocains, doivent faire l’effort sur eux-mêmes de s’ouvrir à l’extérieur (…). Si vous mettez quelqu’un de symbolique, extérieur, vous risquez de rater l’opération. ». Réaction immédiate et hélas justifiée d’un autre ancien président de SOS Racisme et futur premier secrétaire du PS, Harlem Désir : « Cette hiérarchisation délirante des Français selon leurs origines est d’une gravité extrême et ne peut être tolérée de la part d’un parlementaire, président de groupe d’un grand parti au Sénat (…). En assimilant les Français d’origine étrangère à des citoyens de second rang, Gérard Longuet tient un discours intolérable, aux relents racistes et qui justifie et légitime les discriminations. ».

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Son CV est éloquent. Brillantes études au lycée Henri-IV, puis à l’Université Panthéon-Assas, Science Po Paris en 1966 (même promotion que Michèle Cotta), et l’ENA en 1973 (même promotion que François Léotard, Laurent Fabius, Philippe Jaffré, Élisabeth Huppert, François Froment-Meurice, Daniel Bouton, Yvan Blot, Michel Cicurel, Didier Maus, etc.).

C’est à partir de cette date qu’il a eu une véritable conscience politique. L’engagement à l’extrême droite avait cette volonté d’en découdre avec l’extrême gauche, mais l’engagement sérieux, l’engagement constructif, positif, celui qui permettait d’agir, d’avoir prise sur le réel, a commencé avec ses fonctions de haut fonctionnaire : sous-préfet, il a commencé à "plonger" dans la vie politique comme directeur de cabinet de Jacques Dominati, secrétaire d’État dans le gouvernement de Raymond Barre, de 1977 à 1978.

La carrière politique à proprement parler a commencé en mars 1978 quand il a battu le député socialiste sortant, maire de Bar-le-Duc, aux élections législatives dans la première circonscription de la Meuse (celle de Bar-le-Duc), dont le siège, avant 1973, revenait généralement aux républicains indépendants. Le voici propulsé député à l’âge de 32 ans, engagé au Parti républicain, le parti de Valéry Giscard d’Estaing et faisait partie de ces jeunes députés UDF-PR, comme Alain Madelin et François Léotard, vivier du futur gouvernement lorsque VGE aura été réélu…

En attendant l’hypothétique second septennat giscardien, Gérard Longuet s’est considérablement implanté dans la Meuse : il fut élu conseiller général de la Meuse de mars 1979 à mars 1992 et de mars 1998 à octobre 2001 (vice-président du conseil général de 1979 à 1982 et de 1998 à 2001), conseiller régional de Lorraine de mars 1992 à mars 2010 (voir plus loin). Il s’est aussi beaucoup investi dans son parti, le PR, composante de l’UDF, dont il est devenu le trésorier de 1982 à 1986 quand François Léotard a été porté à la tête du parti, puis il fut secrétaire général du PR de 1986 à 1990 pour finalement présider le PR de 1990 à 1995.

La victoire des socialistes a été un échec aussi pour lui, battu aux élections législatives de juin 1981 par celui qu’il avait battu en 1978, le maire socialiste de Bar-le-Duc qu’il n’a pas pu non plus délogé de la mairie de Bar-le-Duc aux élections municipales de mars 1983. Il fut néanmoins élu député européen en juin 1984 sur la liste de Simone Veil, mandat qu’il a gardé jusqu’au premier gouvernement de la cohabitation.

En effet, il fut choisi par Jacques Chirac comme Ministre délégué chargé des Postes et Télécommunications du 20 mars 1986 au 10 mai 1988 (avant le 19 août 1986, il n’avait rang que de secrétaire d’État), et à cette fonction, il a modernisé la très archaïque administration des PTT en deux sociétés autonomes, La Poste et France Télécom.(dont la dérive ultérieure ne fut pas de sa responsabilité).

Politiquement, la période entre 1986 et 1988 fut l’essor d’une ambition, celle de François Léotard et de "sa bande", la "bande à Léo", du PR, avec Alain Madelin, Gérard Longuet, Jacques Douffiagues, Philippe de Villiers… L’idée était de sortir de la rivalité entre Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac pour proposer une nouvelle génération. Curieusement, au printemps 1989, aucun d’eux n’a voulu s’impliquer dans le coup politique sans lendemain des Douze Rénovateurs (à l’exception de Philippe de Villiers qui avait repris son autonomie politique), car ils ont préféré rester du côté des caciques et des apparatchiks de l’opposition.

Le 3 décembre 1991, en tant que président du PR, au même titre que les autres chefs de parti, Gérard Longuet a été reçu par le Président François Mitterrand à l’Élysée dans le cadre de ses consultations, juste avant la tenue de l’important Conseil Européen à Maastricht qui s’est conclu par l’adoption de la monnaie unique européenne.

Après la défaite présidentielle de 1988, Gérard Longuet a pu se faire réélire député de la Meuse en juin 1988 puis en mars 1993, ce qui l’a conduit à être présent dans le gouvernement du Premier Ministre Édouard Balladur, à peu près au même poste mais avec un rang de ministre : Ministre de l’Industrie, des Postes et Télécommunications et du Commerce extérieur du 30 mars 1993 au 14 octobre 1994. Parmi ses décisions les plus importantes, celle de faire entrer un troisième acteur dans le marché national de la téléphonie mobile jusque-là réservé à Itineris (France Telecom) et SFR, troisième licence qui a été attribuée, après procédure, à Bouygues Telecom.

À ce moment de la carrière, Gérard Longuet était à un sommet de son influence politique car entre-temps, il avait réussi à se faire élire président du conseil régional de Lorraine de mars 1992 à mars 2004 (il fut même élu président de l’Association des régions de France de 2002 à 2004 pour remplacer Jean-Pierre Raffarin nommé Premier Ministre).

Gérard Longuet a en effet succédé le 30 mars 1992 à Jean-Marie Rausch à la tête de la Lorraine dans des conditions particulières. Jean-Marie Rausch était président du conseil régional depuis mars 1982. Sénateur-maire CDS de Metz depuis de longues années, ce dernier fut nommé ministre d’ouverture par François Mitterrand en juin 1988 (et considéré comme "traître" par le centre droit). À la suite des élections régionales de mars 1992, Jean-Marie Rausch s’est fait réélire à la tête de la région grâce à l’apport de voix d’élus du FN, tout comme un autre ministre d’ouverture, Jean-Pierre Soisson, en Auvergne (encore la conséquence désastreuse du scrutin proportionnel).

Scandale dans la classe politique. François Mitterrand a renvoyé du gouvernement Jean-Pierre Soisson qui préférait de toute façon retrouver son fief en attendant des jours meilleurs, tandis que le Président de la République souhaitait absolument garder Jean-Marie Rausch qui, pour éviter la polémique, a démissionné de la présidence du conseil régional, ce qui a permis l’élection de Gérard Longuet sur des bases claires, sans apport de voix du FN. Jean-Marie Rausch fut nommé Ministre du Commerce et de l’Artisanat le 2 avril 1992 dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy, mais démissionna le 2 octobre 1992 pour retrouver son siège de sénateur de Moselle qu’il venait de reconquire quelques jours auparavant.

Duc de Lorraine, patron de l’un des partis les plus puissants de la majorité, Gérard Longuet avait une influence considérable et son soutien à Édouard Balladur lors de l’élection présidentielle de 1995 pouvait lui laisser espérer d’être, par exemple, son Ministre de l’Intérieur.

Ce soutien du PR n’était pas automatique. Édouard Balladur a beaucoup travaillé dans la séduction de ses alliés UDF. L’objectif était de rallier les principaux leaders du PR. François Léotard lui était acquis, Alain Madelin s’est éloigné de ce dernier (il a soutenu Jacques Chirac) et venu saluer les députés UDF aux Journées parlementaires de l’UDF le 30 septembre 1994 à Vittel, Édouard Balladur a soutenu Gérard Longuet mis en cause par le juge Van Ruymbeke. Tension au sein du gouvernement. En soutenant ainsi le président du PR, Édouard Balladur a réussi à mettre à mal le souhait de Valéry Giscard d’Estaing et de Charles Millon de présenter un candidat issu de l’UDF à l’élection présidentielle de 1995.

Et effectivement, la carrière de Gérard Longuet a été interrompue brutalement par une série d’affaires judiciaires qui l’ont obligé à démissionner du gouvernement le 14 octobre 1994 (ainsi que de la présidence du PR, mais pas de la présidence du conseil régional de Lorraine), avant sa mise en examen quelques mois plus tard. Deux affaires l’ont concerné : d’une part, une histoire de financement occulte du parti qu’il présidait, d’autre part, conséquences de ces investigations judiciaires, des affaires plus personnelles de prise illégale d’intérêt, etc. D’autres affaires sont arrivées par la suite. Contexte difficile pour Édouard Balladur qui a vu ainsi trois de ses ministres démissionner pour cause d’affaires judiciaires (Alain Carignon, Gérard Longuet, Michel Roussin).

Je n’entre pas dans les détails qui n’ont aucun intérêt si ce n’est qu’il a été relaxé dans toutes ces affaires, mais très tardivement, l’une en novembre 1998, une autre en octobre 2005, enfin, l’histoire du financement du PR a fini par un non-lieu en mars 2010, c’est-à-dire plus d’une quinzaine d’années plus tard. À ma connaissance, Gérard Longuet n’a été condamné à ce jour dans aucune affaire politico-financière.

Cela pose une réelle question sur le préjudice des responsables politiques accusés mais pas condamnés par la justice, au contraire, blanchis par la justice et pourtant, condamnés  par les médias et souvent par les électeurs. D’un côté, il est très sain qu’il n’y ait aucune impunité et qu’un ministre, par exemple, soit insoupçonnable, mais de l’autre côté, si la personne mise en cause est blanchie, personne ne lui fera rattraper la perte de confiance et l’arrêt brutal de ses responsabilités politiques.

Je n’ai pas de solution concrète pour empêcher cette situation qui pourrait paraît injuste, injuste si le responsable politique n’est pas un justiciable comme les autres, mais injuste aussi si, hors de cause, il reste considéré comme condamné par le tribunal médiatique. Les deux exemples les plus marquants, qui ont bouleversé l’issue d’une élection présidentielle, furent la mise en cause judiciaire (et médiatique) de Dominique Strauss-Kahn en mai 2011 et de François Fillon en janvier 2017, tous les deux étant les favoris du scrutin présidentiel suivant.

L’épisode judiciaire de Gérard Longuet a eu deux conséquences : le soutien sans faille du PR à la candidature présidentielle d’Édouard Balladur, et une rancœur vis-à-vis de son collègue du gouvernement et de l’UDF, Pierre Méhaignerie, Ministre de la Justice et président du CDS, qui a laissé faire la justice (également contre lui-même puisqu’une enquête sur le financement du CDS a été également ouverte sous son ministère). Les deux responsables UDF se sont retrouvés quelques années plus tard, en 2002, au sein du même parti, l’UMP, dont Pierre Méhaignerie fut le secrétaire général de novembre 2004 à septembre 2007.

Cette "disgrâce" temporaire n’a pas empêché Gérard Longuet d’être réélu à la tête de la Lorraine en mars 1998 dans un contexte où des barons de son parti, le PR, se sont permis quelques souplesses pour préserver leurs fiefs régionaux avec le soutien passif d’élus du FN (c’était le cas notamment en Rhône-Alpes avec Charles Millon, mais aussi dans le Languedoc-Roussillon). Gérard Longuet refusait toute alliance avec le FN et a refusé de suivre Alain Madelin qui, en créant et présidant Démocratie libérale, a quitté l’UDF alors présidée par François Bayrou.

Ce choix ferme de refus d’une alliance avec le FN au prix d’une rupture avec son parti d’origine qui avait vaguement toléré quelques dérives montre à quel point est stupide l’idée de croire que Gérard Longuet serait un élément clef de la conquête au pouvoir de Marine Le Pen comme peuvent l’avoir imaginé, pour l’élection de 2017, deux historiens (de gauche !), François Durpaire qui le voit comme son Premier Ministre dans une bande dessinée avec Farid Boudjellal ("La Présidente", éd. Les Arènes, 2015), et Michel Wieviorka qui le voit comme son Ministre des Affaires étrangères dans un roman fiction ("Le Séisme", éd. Robert Laffont, 2016).

Ces deux historiens auraient voulu diaboliser le centre droit qu’ils n’auraient pas fait plus, alors qu’aujourd’hui, c’est justement le centre droit le meilleur rempart contre l’extrême droite, c’est ce que les élections présidentielles de 2002 et 2017 ont démontré en tout cas. L’âge et les actes de Gérard Longuet vont à l’encontre de cette idée de collusion, sans compter l’absence totale d’anticipation de la candidature du centriste Emmanuel Macron (les deux livres sont handicapés par des schémas politiques largement dépassés).

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Revenons à 1998. Gérard Longuet a représenté avec Gilles de Robien, Alain Lamassoure et François Léotard, le pôle libéral de l’UDF (PRIL, pôle républicain indépendant et libéral) qui a fusionné dans la Nouvelle UDF en novembre 1998. En 1998, alors que Claude Goasguen a quitté François Bayrou (UDF) pour rejoindre Alain Madelin (DL), son ancien camarade d’erreur de jeunesse (j’appelle cela comme cela !), Gérard Longuet, a au contraire fait le chemin inverse, soutenant même François Bayrou dans sa candidature à l’élection présidentielle de 2002.

Cette option très centriste de Gérard Longuet, entre 1998 à 2002, n’a pas duré très longtemps car en septembre 2001, il s’est fait élire sénateur de la Meuse, mandat qu’il a renouvelé en septembre 2011 et en septembre 2017, et qu’il exerce encore à ce jour. Cela lui imposait de réunir tout son électorat. Lors de la création de l’UMP, Gérard Longuet a donc fait le choix de  nombreux élus UDF de rejoindre le RPR dans ce parti dirigé par Alain Juppé, quittant ainsi François Bayrou dans son évolution autonome. Gérard Longuet a notamment présidé le groupe UMP au Sénat du 7 juillet 2009 au 7 mars 2011, fonction importante puisque l’UMP était au pouvoir. Gérard Longuet fut aussi chargé d’une mission sur la famille le 13 janvier 2004 (son rapport a été rendu public le 15 mars 2004 afin de préparer la conférence de la famille 2004). Il est par ailleurs président du groupe France-Russie et vice-président de la commission spéciale sur le projet de loi relatif à la bioéthique.

Comme sénateur, il a aussi été désigné dans une fonction très importante, qu’il a assumée du 9 novembre 2017 au 22 octobre 2020 : président de l’Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques, fonction qu’il a laissée le 22 octobre 2020 au député ex-LREM Cédric Villani en devenant premier vice-président (dans le conseil scientifique jusqu’en 2022, il y a notamment Alain Aspect, Claudie Haigneré, Frédérick Bordry, Sophie Ugolini, etc.).

Mis hors de cause dans le financement du PR, Gérard Longuet a fait partie des "ministrables" dans le troisième gouvernement de François Fillon, en novembre 2010, au même titre que le maire de Bordeaux Alain Juppé lui, qui fut nommé à la Défense. Mais Gérard Longuet a dû attendre l’énorme boulette de Michèle Alliot-Marie, Ministre des Affaires étrangères, qui a mal su réagir lors de la révolution tunisienne et qui a été amenée à démissionner. Alain Juppé la remplaçant, par jeu de chaises musicales, Gérard Longuet fut nommé pour remplacer Alain Juppé et rééquilibrer le gouvernement après le départ de Jean-Louis Borloo et de Bernard Kouchner : le voici Ministre de la Défense et des Anciens Combattants du 27 février 2011 au 10 mai 2012.

De nouveau dans l’opposition après la défaite de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2012, Gérard Longuet fut désigné vice-président de l’UMP du 15 janvier 2013 au 4 décembre 2014 parmi de nombreux autres, afin de rassembler les partisans de Jean-François Copé et de François Fillon. Lors de la primaire LR de 2016 et de l’élection présidentielle de 2017, Gérard Longuet a soutenu la candidature de François Fillon. Alors, Longuet extrémiste ? À vous de juger…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (21 février 2021)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Gérard Longuet.
Jacques Douffiagues.
Jean François-Poncet.
Claude Goasguen.
Jean-François Deniau.
René Haby.
Charles Millon.
Pascal Clément.
Claude Malhuret.
Pierre-Christian Taittinger.
Yann Piat.
François Léotard.
Valéry Giscard d'Estaing.
Antoine Pinay.
Joseph Laniel.

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https://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20210224-gerard-longuet.html

https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/gerard-longuet-sueur-en-dent-de-231167

http://rakotoarison.canalblog.com/archives/2021/02/17/38821060.html






 

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