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21 avril 2022 4 21 /04 /avril /2022 03:35

« Pilate vit que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le désordre ; alors, il prit de l’eau et se lava les mains devant la foule, en disant : "Je ne suis pas responsable du sang de cet homme : cela vous regarde !" » (La Passion du Christ selon saint Matthieu).




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Le traditionnel duel télévisé du second tour de l’élection présidentielle opposant Emmanuel Macron et Marine Le Pen a eu lieu ce mercredi 20 avril 2022, diffusé en direct sur TF1 et France 2 à partir de 21 heures. Il a été animé par Léa Salamé et Gilles Bouleau qui s’étaient mis en retrait sur le plateau, laissant pendant près de trois heures les deux candidats discuter en face-à-face.

Probablement que ce débat n’influera pas beaucoup le vote des Français, regardé par 15,6 millions d’entre eux, soit moins qu’en 2017. Emmanuel Macron et Marine Le Pen avaient à prouver, pour l’un, sa sincérité, et pour l’autre, sa crédibilité, et devaient éviter de tomber, pour l’un, dans la suffisance, et pour l’autre, dans l’insuffisance.

On a parlé de débat de bonne tenue, ce qui sur la forme était vrai, chacun des candidats a respecté son interlocuteur, mais je reste toujours écœuré, je crois que je n’ai pas d’autre mot, par le fait même de débattre sur des mesures particulièrement nauséabondes. Indépendamment de l’enjeu électoral, qui est très fort (rien n’est joué), débattre très sérieusement de ces mesures, notamment en présence du Président de la République, le magistrat suprême, c’est donner à ces mesures une respectabilité qu’elles ne devraient pas avoir, même si parfois, elles peuvent être soutenues par une supposée majorité des sondés dans des sondages (on sait ce qu’ils valent aux référendums). En 2002, la philosophie de Jacques Chirac qui consistait à dire qu’il ne voulait en aucun cas discuter avec l’extrême droite avait au moins sa raison politique. En 2017, Marine Le Pen avait montré tellement bien ses talents de cancre que même ses partisans ont trouvé que leurs idées étaient desservies par elle et certains d’entre eux ont même été découragés d’aller voter.

De toute façon, pour Emmanuel Macron, la question ne se posait pas, il aime la castagne et il en avait eu un premier aperçu la première semaine de l’entre-deux-tours en rencontrant des Français mécontents. De plus, personne n’aurait compris qu’il puisse refuser un tel débat, d’autant plus qu’il l’avait accepté il y a cinq ans. Malheureusement, lorsque le débat, comme ce fut le cas ici, est de bonne tenue, il apporte de la respectabilité à des propos peu respectables. Du reste, Emmanuel Macron était parfois tendu et agacé, les bras souvent croisés et en retrait sur son siège, voire la main sur le menton ou la tempe, des gestes qu’on conseille généralement d’éviter car plutôt perçus négativement.

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Alors, certes, Marine Le Pen s’en sort mieux en 2017, à l’évidence, elle n’est plus le cancre qui n’était même pas assise à sa place, elle était maintenant l’élève avec ses insuffisances et son incompétence, à peine passable à l’épreuve orale car montrant de nombreuses lacunes (à force de sécher ses cours à l’Assemblée Nationale et, avant, au Parlement Européen), mais suffisamment pour que ses partisans puissent justifier encore leur soutien (au contraire de 2017). C’est pour cette raison qu’Emmanuel Macron pourrait avoir gagné ce débat politiquement. Mais le ressenti qui fera voter est d’une autre nature que la réalité intellectuelle.

On pourrait ainsi classer ce débat dans la même catégorie que celui de 1995 où Jacques Chirac et Lionel Jospin, chacun à la recherche d’une crédibilité politique, avaient refusé de s’attaquer mutuellement dans une sorte de pace de non-agression. Marine Le Pen a cependant encore à développer des pistes d’amélioration pour la crédibilité, ne serait-ce que dans la manière de présenter son référendum sur l’immigration qui était confus, comme si elle hésitait sur ce qu’elle proposait.

Quant à Emmanuel Macron, peut-être n’a-t-il pas voulu trop l’attaquer pour ne pas apparaître comme un candidat arrogant. Il ne l’a cependant pas ratée à propos de la Russie en rappelant que Marine Le Pen avait des emprunts encore non remboursés avec une banque russe proche du pouvoir politique qu’elle a contractés avant 2017 (donc, l’argument sur la banque de la démocratie ne tient pas la route car Emmanuel Macron n’était pas encore à l’Élysée). Marine Le Pen n’a pas su répondre à cette attaque qui discrédite complètement sa position en faveur de Vladimir Poutine (c’est la candidate des banques russes !).

Car cette position, c’est de vouloir faire un rapprochement avec Vladimir Poutine après la guerre en Ukraine. Je ne sais pas s’il y aura un "après-guerre" rapide (à mon avis, vu la combativité des Ukrainiens, non), mais ce qui est sûr, c’est qu’il n’est plus possible de considérer Vladimir Poutine, qui a encore montré ses gros missiles nucléaires le même jour, comme hier, comme un chef d’État respectable, au même titre qu’on n’a plus considéré, comme des interlocuteurs respectables, Milosevic ou d’autres fauteurs de guerre après leurs forfaits.

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La réponse de Marine Le Pen est confondante d’infantilisme, lorsqu’elle a dit que les Français qui ont un emprunt ne doit rien à Emmanuel Macron qui a eu beau jeu de dire : les Français n’ont pas contracté avec des banques russes mais avec des banques françaises. Cela dit, le principal argument devrait être celui-ci : quand on se dit patriote et aimant la France, on ne doit pas se vendre à des intérêts russes, et même plus généralement, étrangers. Tous les propos de l’extrême droite sont d’ailleurs les mêmes, ils prétendent être patriotes français et ils détestent la France, ils détestent l’Europe qui contribue pourtant à la puissance de la France, et finalement, ils reprennent les mêmes rhétoriques que ceux qui se placent comme les ennemis de la France (Charles Maurras ne faisait pas mieux).

Détester la France, ce n’est pas lui assurer un avenir meilleur. Lorsque dans sa conclusion, Marine Le Pen dit que la situation de la France de 2022 est pire qu’en 2017, elle est aveuglée par son obsession de l’islamisme. Malgré les très graves crises que la France a subies pendant cette période, elle a su faire preuve de résilience et ne pas tomber à terre, grâce à tous les Français. Le chômage a considérablement baissé et en particulier, jamais le chômage des jeunes, l’une des plaies de la société française, n’a été aussi bas que depuis quarante ans. Le gouvernement actuel a pris les mesures pour réindustrialiser la France et depuis plus de vingt ans, c’est la première fois qu’il y a plus d’ouvertures d’usines que de fermetures. La France est le pays européen qui attire le plus les investisseurs étrangers, en ce sens, elle est l’anti-Russie. Emmanuel Macron a mis la France en état de marche, en état aussi de sens, avec une vision du pays au sein du monde actuel, en dehors des idéologies, tandis que Marine Le Pen, au contraire, faute de mieux, essaie d’exploiter les vieux réflexes idéologiques qui sont largement dépassés.

Je voudrais revenir sur la confusion de Marine Le Pen entre islam et islamisme radicalisé, confusion faite aussi par son ancien concurrent et devenu désormais rallié zélé Éric Zemmour. Marine Le Pen a fustigé la charte de la laïcité qui est pourtant une très bonne idée : l’idée est qu’une collectivité publique ne verse pas de subventions publiques à une association si celle-ci ne signe pas cette charte qui rappelle quelques principes du vivre-ensemble. Elle a affirmé que si l’association ne signe pas, l’État ne fait rien, mais c’est logique, il est seulement question de subventions publiques. Et elle a conclu qu’il fallait alors renvoyer l’association à son pays d’origine. Ce qui est très stupide. Emmanuel Macron a répondu très mollement à cela sans insister sur le fait que ce sont des associations françaises qui peuvent ne pas signer, que les personnes sont françaises. Il n’a pas insisté sur le fait qu’une fois encore, la nature revient au galop dans les propos de Marine Le Pen et qu’elle considère identique, dans son esprit, le fait d’être musulman et le fait de ne pas être français.

Marine Le Pen a confirmé qu’elle voulait une loi pour interdire le port du voile dans l’espace public. Au-delà du fait que cette disposition est contraire à la Constitution, Emmanuel Macron a fait remarquer que une cette loi serait inapplicable : dans les quartiers des banlieues, cela pourrait même aboutir à des émeutes, car cela interdirait aux femmes de sortir dehors, et sur le plan pratique, cela mobiliserait les forces de l’ordre inutilement alors qu’elles ont d’autres choses à faire pour protéger les Français.

Après avoir tenté de mettre sur le même plan les amendes pour non respect des gestes barrières (j’aurais aimé qu’elle allât jusqu’au bout et qu’elle rappellât le nombre de victimes de l’islamisme radicalisé ces deux dernières années par rapport aux nombres de victimes du covid-19 qui est de 144 614 à ce jour), Marine Le Pen a répondu en disant qu’on ne peut pas accepter que des citoyens s’opposent à la loi, mais cette disposition n’est pas encore la loi et elle serait contraire à la Constitution, je le répète (lire aussi "Matin brun", j’y reviendrai).

Tout le laïus ultrapopuliste de Marine Le Pen sur le référendum a été assez affligeant. Bien sûr qu’il faut de temps en temps, pour des sujets majeurs, interroger les Français, et il est vrai que les deux prédécesseurs d’Emmanuel Macron ne l’ont pas fait. Emmanuel Macron a constaté que les référendums, après Georges Pompidou, quand il y en avait, étaient soumis au cours du second mandat, et il a expliqué qu’il n’a pas pu en faire lui-même parce que pendant une moitié de son (premier) quinquennat, c’était la crise sanitaire et qu’on s’interrogeait déjà sur la manière d’organiser les élections locales.

Mais Marine Le Pen a précisé qu’elle voulait réviser la Constitution par l’article 11, en disant qu’on ne peut pas modifier la Constitution sans que cela ne passe par le peuple. Elle a fait, dans son argumentation, une faute de logique. Ce que la Constitution dit, ce n’est pas que cela ne passe pas par le peuple, c’est l’obligation que cela passe aussi par le Parlement. Emmanuel Macron a timidement répliqué que son adversaire se moquait de l’Assemblée Nationale (en oubliant le Sénat) en voulant ainsi court-circuiter le Parlement.

Or, Marine Le Pen a beau parler de souveraineté nationale (la Constitution est très claire, car la candidate de l’extrême droite ne tient compte que de la moitié de la phrase), celle-ci s’exerce par la voie du peuple mais aussi par la voie de ses représentants (donc, des parlementaires dont elle se moque complètement). Pourtant, la Constitution est très claire sur sa capacité à être révisée, qui est heureusement prévue : son article 89 impose que toute révision constitutionnelle passe par l’adoption du projet de révision par les deux assemblées du Parlement avant éventuellement d’être approuvé par référendum. L’initiative de De Gaulle de 1962 est historique, singulière et personne ne pourrait l’imiter dans son audace politique car Marine Le Pen n’a aucune légitimité historique comparable à celle de De Gaulle.

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Ce qui est grave, c’est que Marine Le Pen a martelé que sa démarche serait constitutionnelle, mais ce n’est pas au Président de la République de dire si ce qu’il fait est constitutionnel ou pas, car la démocratie, c’est justement d’avoir des contre-pouvoirs pour préserver nos valeurs fondamentales. C’est au Conseil Constitutionnel de juger de ce qui est constitutionnel ou pas. À l’évidence, puisque ce référendum serait prévu en septembre si elle venait à être élue dans trois jours, il se produirait une crise institutionnelle majeure.

J’essaie d’imaginer son déroulement : Marine Le Pen proposerait donc un texte à référendum qui réviserait la Constitution. Même si le texte ne passait pas par le Parlement, le Président de l’Assemblée Nationale ou le Président du Sénat pourrait saisir le Conseil Constitutionnel (qui ne peut pas s’autosaisir). Et le Conseil Constitutionnel rendrait alors un avis en déclarant qu’une disposition du texte soumis à référendum est anticonstitutionnel. Je rappelle que l’avis du Conseil Constitutionnel est sans appel et sans discussion, il s’impose à tous, du moins, à tous les démocrates. Si Marine Le Pen voulait ne pas tenir compte de cet avis, les communes seraient donc convoquées pour organiser le scrutin. Que se passerait-il ? Eh bien, beaucoup de maires refuseraient de l’organiser en raison de son anticonstitutionnalité déclarée. On pourrait même imaginer que des militants de Marine Le Pen organise un scrutin parallèle faute de la collaboration des municipalités. Bref, ce serait la pagaille dans une France qui, après la crise sanitaire et sa crise économique, n’a vraiment pas besoin de cela pour se relever. C’est donc bien un zéro pointé que l’élève Marine Le Pen a eu à ce débat en droit constitutionnel.

Je vais plus loin. Le concept de constitutionnalité des lois est un principe récent (trois quarts de siècle). Marine Le Pen en est resté au concept initial de la démocratie : ce que le peuple veut, le gouvernement le doit. Mais elle oublie que le peuple peut se tromper et ce n’est pas elle qui dirait le contraire, puisqu’elle et son parti n’ont cessé de perdre les élections depuis cinquante ans. Albert Camus disait que la démocratie, c’était le droit et la protection des minorités. Effectivement, une majorité populaire ne doit pas écraser une minorité. La démocratie, c’est aussi ses valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, et la laïcité en fait partie aussi. Or, si une majorité du peuple souhaitait s’en affranchir, que se passerait-il ? C’est là que le concept de constitutionnalité est essentiel : au-delà de la volonté populaire, fluctuante, le bloc de constitutionnalité protège tous les Français, tous, par des valeurs inamovibles, des valeurs inscrites dans le marbre dont on ne peut pas s’affranchir. Elle est là la démocratie.

Après tout, avec les idées constitutionnelles de Marine Le Pen, si la majorité du peuple voulait la mort d’un homme, pourquoi le lui refuser ? L’État de droit, c’est un État qui protège le peuple de ses éventuels abus : dans tous les cas, on ne viole pas les valeurs fondamentales. Cela me fait finalement penser au Nouveau Testament, puisque justement, nous sommes dans la période de Pâques. Le Vendredi Saint, le dirigeant romain Ponce Pilate a laissé le peuple choisir quel prisonnier devait mourir et lequel devait vivre.

Voici un court extrait de la Passion du Christ selon saint Matthieu : « À chaque fête, [le gouverneur] avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas. La foule s’étant donc rassemblée, Pilate leur dit : "Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ? ou Jésus qu’on appelle le Messie ?". Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on l’avait livré. (…) Les chefs des prêtres et les anciens poussèrent les foules à réclamer Barabbas et à faire périr Jésus. Le gouverneur reprit : "Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ?". Ils répondirent : "Barabbas !". Il reprit : "Que ferai-je donc de Jésus, celui qu’on appelle le Messie ?". Ils répondirent tous : "Qu’on le crucifie !". Il poursuivit : "Quel mal a-t-il donc fait ?". Ils criaient encore plus fort : "Qu’on le crucifie !". Pilate vit que ses efforts ne serviraient à rien, sinon à augmenter le désordre ; alors, il prit de l’eau et se lava les mains devant la foule, en disant : "Je ne suis pas responsable du sang de cet homme : cela vous regarde !" (…). Il leur relâcha donc Barabbas ; quant à Jésus, il le fit flageller, et le leur livra pour qu’il soit crucifié. ».

C’est pénible à écrire mais je l’écrit : ce que propose Marine Le Pen vient directement du droit fil de l’attitude de Ponce Pilate. En effet, Ponce Pilate écoute la foule en oubliant deux choses : d’une part, son esprit de responsabilité, il n’assume pas la décision de la foule, mais plus encore, il n’assume pas la question qu’il lui pose, alors qu’un Président de la République doit assumer les questions qu’il poserait dans un référendum ; d’autre part, il accepte tout de la foule, y compris si cela va à l’encontre de ses propres valeurs (ici, la justice : Jésus n’a rien fait mais tant pis, pour préserver l’ordre, je le sacrifie).

La République française, heureusement, a dépassé ce premier stade de la démocratie (écouter exclusivement le peuple), en l’accompagnant de nombreuses garanties qui protègent les citoyens parfois de leurs propres excès. Marine Le Pen, elle, n’a pas évolué dans sa considération de ces principes, elle devrait donc prendre quelques cours de rattrapage en droit constitutionnel avant de prétendre vouloir devenir Présidente de la République…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (20 avril 2022)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Rien n’est joué!
Élysée 2022 (46) : le second débat télévisé Emmanuel Macron vs Marine Le Pen du 20 avril 2022.
Duel Emmanuel Macron vs Marine Le Pen du second tour du 3 mai 2017.
Emmanuel Macron, le candidat de la puissance française et européenne.
Avec Marine Le Pen, l’État de droit en peine.
La révolution verte du candidat Emmanuel Macron.
Discours d’Emmanuel Macron à Arena de Paris La Défense le 2 avril 2022 (vidéo et texte intégral).
Marine Le Pen : ne nous trompons pas de colère !
Tout sauf Macron : pourquoi tant de haine ?
Élysée 2022 (45) : le naufrage du parti Les Républicains.
Élysée 2022 (44) : la consécration du mélenchonisme électoral.
Élysée 2022 (43) : le sursaut républicain !
Résultats du premier tour de l’élection présidentielle du 10 avril 2022 (Ministère de l’Intérieur).
Gestion de la crise du covid : la France au tableau d’honneur !
Emmanuel Macron et son rapport à l’imprévisible.
13 raisons de voter pour Emmanuel Macron : pouvoir d’achat, santé, école, écologie…
Projet du candidat Emmanuel Macron pour 2022 (à télécharger).
Élysée 2022 (42) : Emmanuel Macron en danger !
Élysée 2022 (41) : Emmanuel Macron descend dans l’arène.
Élysée 2022 (37) : Emmanuel Macron n’est pas (encore) réélu !
Élysée 2022 (36) : pour qui votera Nicolas Sarkozy au premier tour ?
Élysée 2022 (35) : le projet présidentiel du candidat Emmanuel Macron.
Élysée 2022 (33) : Emmanuel Macron à 30% ?
Élysée 2022 (32) : Emmanuel Macron candidat !
Élysée 2022 (29) : Emmanuel Macron sera-t-il candidat un jour ?
Enfin, une vision européenne !








https://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20220420-duel-macron-le-pen.html

https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/elysee-2022-46-le-second-debat-241066

http://rakotoarison.canalblog.com/archives/2022/04/19/39441586.html








 

 





 

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