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12 septembre 2022 1 12 /09 /septembre /2022 05:11

« À la différence des miens, tous les parents de France me souhaitent bonne chance pour ma carrière. Une relation très forte avec des millions de gens commence. Toute une génération va m’accompagner. » (Michel Drucker, 2007).



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L’animateur de télévision Michel Drucker fête son 80e anniversaire ce lundi 12 septembre 2022. Et au grand dam des syndicats favorables à la retraite à 60 ans, Michel Drucker, octogénaire donc, est toujours en activité. Dans son autobiographie, il avouait en préface : « J’ai décidé, si possible et si les téléspectateurs me le permettent, de ne jamais prendre ma retraite. Mon père a exercé son beau métier de médecin de campagne jusqu’à l’âge de 80 ans, j’aimerais en faire autant. ». Il a derrière lui plus d’un demi-siècle d’émissions de télévision et il est, pour ainsi dire, l’incarnation même d’un animateur d’émissions de télévision en France, d’émissions de variétés en particulier.

Il est un peu le Johnny Hallyday de la télé, il a réussi à ségréger plusieurs générations (quatre) autour de lui. Certes, il a été récemment renvoyé de France 2 pour France 3, un peu comme "Les chiffres et les lettres" ont été débarqués de la programmation de l’après-midi en semaine. En effet, depuis le 28 août 2022, l’émission "Vivement dimanche" a été transposée à France 3 entre 13 heures 30 et 15 heures.

À l’origine, il était un enfant inadapté au système scolaire et donc, mauvais élève, dans une famille qui cultivait l’excellence des études et des diplômes. Son frère aîné Jean Drucker, né un an avant lui, a fait l’IEP Paris et l’ENA, a travaillé auprès du ministre André Malraux, puis a fait une brillante carrière dans l’audiovisuel qui l’a amené comme directeur général de la SFP en 1975 puis directeur général de la CLT en 1980, puis président-directeur général d’Antenne 2 en 1985 et enfin président-directeur général de M6 à partir de 1987 jusqu’en 2000. Son petit frère Jacques Drucker, né quatre ans après lui, est un médecin spécialiste des maladies infectieuses, nommé directeur général de l’Institut de veille sanitaire, qu’il a créé, entre 1998 et 2002.

Leur père aussi était médecin, Abraham Drucker, venant de Roumanie entre les deux guerres et naturalisé français, il a été arrêté par la gestapo en 1942, fut interné et médecin-chef du Camp de Drancy puis a accompagné Aloïs Brunner à Nice, présent lors des scènes de tortures, et a failli faire partie du dernier convoi vers Buchenwald le 17 août 1944 (il fut libéré le lendemain). Au moment de l’arrestation d’Abraham Drucker, sa femme Lola était enceinte de Michel Drucker. Peu de temps après, accompagnée de son aîné d’un an et demi, elle s’est fait arrêter par la gestapo à Rennes et se trouvait là alors un homme qui lui sauva la vie en affirmant auprès de l’officier de la gestapo qu’elle était sa femme. Cet homme, c’était le père de Patrick Le Lay, qui fut le président-directeur général de TF1 au moment de sa privatisation, de 1988 à 2008.

On comprend donc le besoin de respectabilité et d’excellence que cette famille cultivait, dans laquelle il faut ajouter deux autres célébrités, l’actrice Léa Drucker, fille de Jacques, et la journaliste Marie Drucker, fille de Jean. Ainsi, cela faisait désordre d’avoir un cancre dans la famille, d’où un peu l’enfant terrible, jamais compris. Et Michel Drucker a donc toujours été fier de ne pas avoir le baccalauréat et d’avoir cependant "réussi" bien mieux que des surdiplômés. Malheureusement, si ce besoin de revanche sociale l’a nourri très tôt (il a été célèbre dès les années 1960), et qu’il a eu de la chance, surtout de vivre dans sa génération où beaucoup de choses était permises quand on avait l’enthousiasme, il n’est plus un exemple pour les enfants d’aujourd’hui qui auraient un mal de chien à trouver un emploi intéressant sans diplôme.

Bref, il est ce qu’on peut appeler un autodidacte, c’est-à-dire quelqu’un qui a appris sur le tas, et sur le tard, par lui-même. Et cela lui a permis d’avoir une très belle carrière à la télévision qu’il n’a toujours pas achevée même si certains le pressent de la finir.

À 17 ans, il a donc quitté la maison familiale pour faire sa vie sans cette statue du commandeur qu’était son père.

Pendant son service, il était boulevard de la Tour-Maubourg (il s’occupait de la revue "Terre-Air-Mer" et il rencontrait beaucoup de journalistes de la télévision de l’ORTF, à la rue Cognacq-Jay. Il a décidé d’en faire partie et à l’audace, il a obtenu un entretien avec Pierre Sabbagh qui l’a pris pour un stage à "Sports Dimanche". Il est entré à l’ORTF en 1964 et est devenu un commentateur sportif. En 1966, il a enfin obtenu sa première émission à présenter, "Tilt Magazine", une émission pour les jeunes (dont il faisait partie, il avait 24 ans) où il rencontrait toutes les stars du moment qui sont devenus ses amis, Claude François, Johnny Hallyday, Jacques Dutronc, etc. Il fut limogé comme plein d’autres à la suite de mai 68. Il fut réintégré très vite après. Michel Drucker s’est marié en catimini à Las Vegas en 1973 avec l’actrice Dany Saval (avec qui il est toujours), en "adoptant" la fille Stéfanie qu’elle a eue avec son ancien mari, Maurice Jarre (celle-ci est donc la demi-sœur de Jean-Michel Jarre).

Jusqu’en 1972, Michel Drucker a fait les deux, sports et variétés, puis, il s’est focalisé sur les variétés comme le pro de cette branche particulière où ses amitiés bienveillantes pourraient le faire passer comme un passeur de plats. Beaucoup d’émissions ont marqué sa carrière à la télévision, en particulier "Les Rendez-vous du dimanche" sur TF1 de 1975 à 1980, puis "Champs-Élysées" sur Antenne 2 de 1982 à 1990, puis "Studio Gabriel" de 1994 à 1997, et enfin, l’indéboulonnable (ou presque) "Vivement dimanche" depuis 1998 sur France 2 puis (depuis la rentrée) sur France 3.

Au-delà de ce cœur de métier qu’est la télévision, Michel Drucker a fait de nombreuses autres "prestations", encore à la télévision en animant de nombreuses émissions spéciales, ou des soirées de remises de récompenses (Molière, Victoires de la musique, Césars, Eurovision de a chanson, etc.), mais il animait aussi des émissions à la radio, sur RTL de 1974 à 1982 et sur Europe 1 de 1983 à 1987.

En outre, il a collaboré avec la presse écrite, et en particulier dans "Jours de France" : Marcel Dassault, très soucieux du caractère populaire de son magazine, était allé le chercher pour avoir des critiques de cinéma et dire du bien des films que le vieil industriel produisait parallèlement. En 2007, Michel Drucker écrivait ainsi, dans sa biographie parue chez Robert Laffont, la demande formulée par Marcel Dassault : « Voilà, j’aimerais que vous nous fassiez des papiers en cravate, hein… Vous voyez ce que je veux dire ? Je vous vois le dimanche, vous plaisez beaucoup à Madame Dassault. Vous êtes bon chic bon genre, bien habillé, c’est tout à fait le ton que je cherche. Pas trop de phrases, vous n’êtes pas un intellectuel, j’espère ? Je m’en doutais. C’est très bien, vous allez me faire des articles où quand une actrice aura un vilain nez, eh bien vous direz qu’elle a de beaux cheveux. C’est ça, le style Jours de France. ». Marcel Dassault avait aussi demandé des portraits à Catherine Nay, des personnalités politiques de tout bord, mais toujours vue de façon positive (Dassault arrosait toute la classe politique, communistes compris).

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Revenons à la télévision et aux principales émissions télévisées présentées par Michel Drucker. L’un des hommes qu’il admirait le plus fut Léon Zitrone qui avait deux obsessions, la télévision et la reconnaissance. Fils d’un immigré russe, il voulait montrer qu’il réussissait, mais il n’avait aucun humour, tout au premier degré : « L’argent ne l’obsède pas, il n’en a pas, donnant quelques conférences pour arrondir ses fins de mois. À l’époque, la télévision est un artisanat qui ne génère pas la fortune. ». Parfois, Léon Zitrone et Abraham Drucker se rencontraient comme anciens immigrés de l’est et le père n’avait jamais cru en son fils Michel. Léon Zitrone, au contraire, lui disait : « Mon cher docteur, votre rejeton ira loin ! ».

"Les Rendez-vous du dimanche" juste après "Le Petit Rapporteur" de la bande de Jacques Martin : c’est en se préparant pour l’enregistrement d’un numéro de cette émission que Claude François a trouvé la mort dans son bain le samedi 11 mars 1978.

Le titre "Champs-Élysées" reprend une chanson de Joe Dassin et fut une émission de variétés typique des années 1980 diffusée le samedi soir, à l’heure de grande écoute des familles. C’est l’émission phare de Michel Drucker du samedi soir, à tel point que Silvio Berlusconi, l’actionnaire de la nouvelle chaîne La Cinq, a tenté de le débaucher, en vain car Jean Drucker, alors patron d’Antenne 2, a su le convaincre de rester. C’était l’émission où tous les chanteurs, humoristes, acteurs, et autres agents de la culture allaient pour présenter leur actualité. Il a tenté de en faire un remake mitigé et irrégulier entre 2010 et 2013, à la demande des artistes.

En 1987, Francis Bouygues voulait absolument débaucher Michel Drucker pour TF1 devenu sa chaîne privatisée, il lui a offert le triple de ce qu’il gagnait sur Antenne 2 mais il a refusé pour continuer à garder le ton de ses émissions. Néanmoins, Antenne 2 a été ingrate. En mai 1990, il fut en effet "remercié" par le président de la chaîne, qui le considérait comme trop ringard : « Écoutez, Michel, je vais être franc, la télévision de demain ne passera pas par vous, ni par Martin, ni par Pivot d’ailleurs… Vous êtes un homme du passé. ». Du coup, il s’est recasé sur TF1 avec les émissions "Ciné Stars", "Drôle de stars", "Stars 90", etc., de 1990 à 1994.

Autre émission mémorable présentée par Michel Drucker, repris par France 2, "Studio Gabriel" diffusé "en direct" du Studio Gabriel tous les soirs avant le 20 heures. L’émission présentait l’actualité culturelle tout en faisant la part belle aux chroniqueurs, à l’actualité, en particulier avec l’imitateur Laurent Gerra, mais aussi Virginie Lemoine, Laurence Ferrari, Benjamin Castaldi, Gaël Leforestier, etc. Les sketchs de Laurent Gerra (à l’époque, inconnu du grand public) avaient leur audience malgré la rude concurrence de TF1 avec le "Bébête Show" et de Canal+ avec "Les Guignols de l’Info".

Une petite anecdote personnelle : à Grenoble, j’avais organisé pour des étudiants de l’IEP de Grenoble une visite d’une journée au Sénat puis à l’Assemblée Nationale. Tôt le matin, trajet en car, visite le matin en séance au Sénat et l’après-midi, en séance aussi, à l’Assemblée Nationale, puis retour dans la nuit en car. J’avais limité au maximum les coûts pour permettre aux petits budgets de venir, mais il restait des places vides et la facture du car n’était pas assurée. Alors j’avais voulu mettre une cerise sur le gâteau : si les blabla parlementaires n’étaient pas assez sexy, pourquoi pas terminer la journée par la participation à une émission de télévision ? J’avais évidemment envisagé d’aller assister aux Guignols de l’Info, émission très prisée des jeunes (intellos plutôt), mais la géographie parisienne n’allaient pas vraiment, aller du Palais-Bourbon au siège de Canal+ à Boulogne-Billancourt nécessitait trop de temps avec les embouteillages. J’avais alors imaginé l’émission "Question pour un champion" de Julien Lepers sur France 3 quand on me proposa cette émission "Studio Gabriel" dont on m’assura qu’elle était bien en direct. L’intérêt, c’était sa proximité, il suffisait de traverser la place de la Concorde et on était tout de suite au Pavillon Gabriel.

Mon car était rempli et le soir dit, je suis arrivé avec une quarantaine d’étudiants grenoblois aux portes de l’émission. Alors que nous étions en avance, on m’a averti qu’on était au milieu d’un enregistrement. J’étais étonné. Il y avait eu un préavis de grève et donc, le producteur avait décidé d’enregistrer le même jour toutes les émissions de la semaine. Nous arrivions ainsi un peu comme des cheveux sur la soupe, mais heureusement, deux grandes rangées vides nous attendaient et nous sommes arrivés en plein milieu d’une émission donc très peu discrètement au point que Michel Drucker, nous ayant repérés, s’était rapproché de nous et dans la plus pure démagogie de vendeur de lessive, avait salué "nos Grenoblois" sous les applaudissements. Je ne savais plus où me mettre. Émission que j’ai trouvée très basique et sans intérêt à tel point que j’ai eu honte d’avoir organisé une telle participation. Parmi les invités ce soir-là, entre autres, il y avait la célèbre Rika Zaraï, qui venait très régulièrement chez Drucker.

Il faut savoir qu’il y avait souterrainement toute une société de fans des émissions de télévision et certains y participaient à de nombreuses. C’était bien avant le développement de la téléréalité et de l’Internet : la télévision demeurait un objet fascinant et en faire partie restait encore le rêve de nombreuses personnes.

"Vivement dimanche", qui reprenait le créneau de Jacques Martin avec "L’école des fans", est devenu, elle aussi "culte", une discussion dans un canapé, comme deux bons amis, avec toutes les vedettes de l’actualité culturelle, et parfois, même au-delà, avec la participation des responsables politiques, ou des femmes de responsables politiques (ou même des femmes politiques à part entière !).

Bien sûr, le dialogue consensuel qu’instaure Michel Drucker avec des chanteurs et acteurs devient très agaçant avec des invités politiques qui sont, par définition, clivants. L’animateur a toujours expliqué qu’il était indépendant mais qu’il n’avait aucune envie de mettre mal à l’aise ses invités, s’ils ne les aimaient pas, autant ne pas les inviter. Cela se tient mais dans une société qui préfère persifler, râler et critiquer, Michel Drucker détone dans le consensuel, et parfois, on l’imagine flatterie et même léchage de bottes.

Pourtant, il faut regarder la réalité et c’est en reprenant certaines émissions de "Champs-Élysées" qu’on peut mieux le comprendre. Était-ce du léchage de bottes cette célèbre émission où Serge Gainsbourg se montrait très inconvenant avec la chanteuse Whitney Houston ? En effet, les deux étaient les invités de Michel Drucker dans l’émission du samedi 5 avril 1986 et Gainsbourg a demandé directement, en parlant d’elle qui avait 22 ans : « I want to fuck her ». La réponse de la star : « What ?! He must be drunk. ». Elle avait probablement vu juste, mais Michel Drucker lui a dit : « Non, c’est son état normal, alors, vous imaginez quand il est ivre ! ». Par décence, je préfère ne pas traduire ! Maintenant, à l'heure de MeToo et du buzz viral, le scandale aurait été bien plus grand.

 



Une autre émission (antérieure) célèbre était encore plus loin d’être consensuelle et bisounours que la précédente. Le samedi 10 novembre 1984, Thierry Le Luron était l’invité principal en direct et il a fait chanter toute l’assistance "L’emmerdant, c’est la rose" sur un air de Gilbert Bécaud, puis a parodié "Chez ces gens-là" de Jacques Brel pour fustiger Laurent Fabius alors Premier Ministre, enfin, a modifié une chanson de Serge Lama pour alerter sur le danger que représentait Jean-Marie Le Pen qui venait d’obtenir 10% aux élections européennes quelques mois auparavant. Rien de consensuel ! Cela a valu un contrôle fiscal à Thierry Le Luron et son interdiction d’antenne jusqu’à sa mort, et un sérieux recadrage du ministre Jack Lang à Michel Drucker qui a raconté par la suite que beaucoup d’éléphants du PS lui en avaient voulu (notamment parce que dans le public, il y avait une grande partie qui venait de la section PS de Lille, celle de Pierre Mauroy, ancien Premier Ministre socialiste). L'imitateur avait réussi son coup parce qu'il n'avait pas chanté avec les textes à la répétition.





Terminons justement sur la notion de service public : s’il a passé quatre années dans le privé, c’est parce que la chaîne publique n’en voulait plus, et il en est maintenant à sa cinquante-quatrième année dans le public, ce qui laisse songeur. L’intérêt du public, c’est celui-ci : « Parlons clair : malgré ses nombreuses contraintes, ses pesanteurs, ses instabilités directoriales (…), malgré des relations complexes avec son État actionnaire, la télévision de service public reste la seule où l’on peut encore avoir de l’ambition. C’est-à-dire prendre des risques, montrer aux gens non seulement ce qu’ils aiment mas aussi ce qu’ils pourraient aimer, véhiculer une culture destinée à la fois aux élites et au plus grand nombre. Bien sûr, tous les patrons que j’ai rencontrés auraient voulu réaliser l’audience de "Star Academy" en proposant les programmes d’Arte. L’exercice n’est pas simple. Comment réunir un maximum de téléspectateurs sans singer le privé ? ». C'est tout l'enjeu de l'audiovisuel public avec la fin de la redevance.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (10 septembre 2022)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :

"Mais qu’est-ce qu’on va faire de toi ?", Michel Drucker, éd. Robert Laffont, 2007
(d’où sont tirées les principales citations de cet article).

Ci-gît la redevance à la papa.
Michel Drucker.
Christophe Izard.
Virginie Efira.
Michèle Cotta.
Jacques Perrin.
Jean Roucas.
Jean Bertho.
Igor Bogdanoff.
Grichka Bogdanoff.
Jean Amadou.
Le Petit Prince de l’humour vache.
Yves Montand et la crise.
Miss France.
Combien valez-vous ?
Loft Story.
Abus d'autorité (1).
Abus d'autorité (2).
Maître Capello.
Une ambition intime.
Les aboyeurs citoyens de l’Internet.
Arthur.
Spectacle télévisuel quinquennal.
Programme minimum.
Philippe Alexandre.
Alain Duhamel.

_yartiDruckerMichel03



 




https://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20220912-michel-drucker.html

https://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/michel-drucker-le-consensus-fait-241551

http://rakotoarison.canalblog.com/archives/2022/05/01/39458984.html





 

 


 






 

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