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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 22:15

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Discours de François Fillon à Paris le 18 novembre 2016

Mes amis, mes très chers amis,

Il y a dans l’air, comme une étrange fraicheur qui vient traverser les couloirs de cette primaire qu’on nous disait fermée à double tour…

Après des mois de campagne, il se passe quelque chose autour de nous. Comme une vague qui monte.

Je ne me fie pas aux sondages, je me fie aux Français.

Partout en province, les salles étaient pleines. Partout où j’engageais le dialogue, je sentais la volonté de mes compatriotes de construire une vraie alternance.

Et ce soir, vous êtes 4000 dans cette salle et 3000 nous suivent dans des salles voisines. Avec vous je les salue.

Qu’ils me pardonnent, qu’ils m’excusent de ne pas avoir pu pousser les murs de cette enceinte pour que nous puissions être tous ensemble, coude à coude… Nous ne pensions pas être débordés par un tel succès.

7000 citoyens passés sous les radars du microcosme, 7000 forces qui me donnent une force irrésistible.

Certains s’érigent en candidat du peuple.

Je ne prétends rien : le peuple est là !

Trois ans que je suis sur les routes de France, trois ans que je travaille à un projet crédible.

Je n’ai jamais dévié, et malgré les vents contraires, vous n’avez rien lâché. C’est pourquoi je vous dis qu’être parmi vous est bien plus qu’un plaisir, c’est un privilège !

Du fond du cœur, merci. Merci aux milliers de Françaises et de Français qui m’ont interpellé et suivi dans mes déplacements ; merci à tous les élus, militants, bénévoles, membres de la société civile : tous ont été formidables de dévouement dans cette campagne qu’il faut amplifier jusqu’à la dernière minute.

Je suis le pied sur l’accélérateur, mais je vous demande aussi de mettre le turbo partout où votre voix peut être entendue, partout où votre présence peut être utile au bon déroulement des primaires.

Aux internautes, je demande d’envahir les réseaux sociaux, aux militants je demande de tracter, de convaincre…

Dans ce dernier sprint, je ne vous dis pas « aidez-moi », je vous dis « allez encore plus vite que moi, foncez,  balayez les scénarios écrits par d’autres que vous ».

Autour de nous, beaucoup ont pensé, et espèrent encore, que cette primaire serait jouée d’avance.

Ils avaient mis le rouleau compresseur en marche : des mois et des mois que ce rouleau avance, compresse, tente d’aplatir tout ce qui bouge…

Mais, nous sommes un peuple libre, un peuple fier, qui n’aime pas qu’on lui dicte son comportement. Il va falloir compter avec vous, et plus que cela – je vous fais une confidence – nous nous battons pour gagner !

Avec tous les électeurs de la droite et du centre, nous nous battons pour mettre un point final à ce quinquennat d’échecs et, au passage, mettre un terme à toutes ces idées fausses qui depuis 30 ans nous empêchent de moderniser vraiment notre pays.

François Hollande nous laisse une France en dépôt de bilan, économique et moral.

Il n’aura été ni un grand président, ni un président normal, puisqu’il n’aura, tout simplement, jamais vraiment compris ce qu’est « être Président de la République ».

L’honneur comme la sagesse voudrait qu’il renonce à se représenter, mais il ne le fera sans doute pas, convaincu qu’il est, que la démocratie est un jeu à somme nulle. Alors je l’affronterai, lui ou un autre, comme j’affronterai l’extrême droite et son programme démagogique, et nous les vaincrons le moment venu !

Mais la victoire n’est pas une fin en soi.

Nous nous battons pour redresser notre pays. Et ce devoir m’apparaît si urgent, si vital, que sans compromis, j’ai fait de la vérité, fut-elle inconfortable, l’axe de notre sursaut collectif.

Et cette vérité la voici : l’état d’urgence est partout.

Il est contre le totalitarisme islamique qui nous a déclaré la guerre. Il n’y a pas d’autre choix que celui de l’inflexibilité, pas d’autre choix que de s’allier avec tous ceux qui combattent l’Etat Islamique et qui peuvent le détruire.

L’état d’urgence est en Europe, tétanisée par le Brexit et par un manque de leadership et de vision.

L’état d’urgence est chez nous, économique, social, financier, sécuritaire, existentiel aussi car c’est bien notre destin qui se joue entre déclin ou sursaut.

Pas d’échappatoire : nous sommes 66 millions de Français dans un monde de sept milliards d’habitants assoiffés de réussite, et personne ne nous fera de cadeaux, ni Mr Xi Jinping, ni Mr Trump.

Pas de dérobade : avec notre montagne de dettes nous glissons vers la faillite. Le temps du dumping monétaire ne durera pas éternellement.

Chaque point d’augmentation des taux d’intérêts scellera un peu plus notre dépendance à l’égard des marchés financiers, du Qatar et autres fonds de pensions américains.

« La politique française ne se fait pas à la corbeille » s’exclamait le général de Gaulle. Non mon général, mais si rien n’est fait, elle se fera au FMI, à Washington et à Pékin !

Notre seule marge de manœuvre réside dans notre capacité à travailler plus, à travailler tous, à dépenser moins et à nous saisir de toutes les potentialités économiques qu’ouvrent les technologies et les ruptures scientifiques dont l’esprit français est capable.

Devant l’urgence pas de ruse.

L’élection présidentielle de 2017 ne peut pas être celle de la revanche, elle ne peut pas être celle d’une alternance classique : elle doit être le point de départ d’un peuple qui, par tous ses instincts de vie, se met à l’offensive et à l’action.

Je ne parle pas de réformes, j’en appelle à une transformation économique et sociale.

Je suis celui qui propose les solutions les plus cohérentes, les plus radicales, celui qui s’adresse directement aux Français, à leur lucidité, à leur courage.

Je laisse Mr Hollande à ses problèmes, je laisse Mr Bayrou là où il est, je laisse Mme Le Pen à ses roses bleues, je laisse Mr Macron à son plan de com…

Je ne fais pas dans la pêche électorale et les combinaisons.

Moi, je trace mon sillon avec mon projet !

Je vais vers tous les Français pour les entendre et les convaincre qu’on peut s’en sortir.

Agriculteurs, médecins, enseignants, policiers, artisans, entrepreneurs, et tant d’autres encore : je me suis nourri de leurs paroles. J’ai ressenti leur peur du déclassement, leur rage de voir notre pays paralysé.

Je suis porté par leur énergie, leur désir de justice.

Je veux incarner l’orgueil d’une nation qui ne se laisse pas abattre.

Je veux être leur porte-voix dans un monde qui a besoin de la France.

C’est mon combat, et je viens vers vous, porté par la confiance que fait naître en moi cette incroyable aventure d’un pays qui par sa bravoure, sa culture, son goût du progrès, a réussi à se placer parmi les cinq plus grandes puissances du monde.

Nous sommes les héritiers d’une Nation bâtie par des femmes et des hommes qui ont travaillé sans relâche, et tout nous commande de faire aussi bien qu’eux.

Cette nation de paysans, de châteaux et de sans-culottes, cette nation fille de la chrétienté et fille de l’esprit des lumières est montée sur les barricades pour la justice, s’est sacrifiée pour son indépendance afin que le peuple français soit toujours libre de dire « je suis là et j’exige le respect ».

Exigez ce respect !

Exigez-le de toutes vos forces, et assumons, ensemble, les efforts qu’il réclame.

Nous avons 2000 ans d’épopée derrière nous et nous allons faire en sorte que cette épopée ne s’arrête pas maintenant.

Je suis gaulliste et je n’oublie rien de Philippe Séguin.

Le combat pour la souveraineté nationale, je le poursuis, avec mes idées, avec mon tempérament, avec ce monde qui change, mais toujours pour la grandeur d’une espérance française.

Au plus profond de moi, il y a une conviction intime que je vous livre : on ne dirige pas la France sans avoir conscience de tenir entre ses mains quelque chose de sacré, quelque chose qui dans dix ans doit être, pour vous et nos enfants, une source d’ardeur et de fierté.

François Hollande a abimé la fonction présidentielle. La présidence des faits divers et des messes basses ne sera pas la mienne. Il n’y a pas d’autorité sans prestige, sans une certaine dignité et une intégrité certaine.

Si j’avais l’honneur de présider notre pays, je me sentirais dépositaire d’une mission qui commande tous les services, toute l’exemplarité qui sied à cette charge, et surtout, tous les actes nécessaires à l’intérêt supérieur des Français et de leur patrie.

C’est ma conception de mon devoir et le sens de ma campagne.

Si tel n’était pas le cas, je ne viendrais pas au-devant de vous avec un projet aussi tranché, aussi peu politicien, un projet qui propose la fin des 35h, la baisse drastique du nombre de fonctionnaires et 100 milliards d’économie.

Oui, si le sens du devoir n’était pas en moi, je vous promettrais n’importe quoi, à n’importe quel prix, et si possible sans efforts…

C‘est parait-il ainsi qu’on achète le vote des Français, mais c’est aussi, à grands coups d’illusions et de demi mesures, qu’on achèvera un jour la France.

Mon diagnostic est sans concession parce que je veux nous donner tous les moyens de la réaction.

Je regarde l’avenir et juge lucidement le passé, et m’en sens pour partie comptable, car celui qui ne fait pas l’inventaire n’a aucune chance d’inventer un autre futur.

Je fus Chef du gouvernement, chef d’une majorité parlementaire que j’ai dirigée et qui ne m’a jamais fait défaut : je ne renie rien, je fus plus que loyal, autrement plus loyal que tous ces ministres socialistes qui prennent la poudre d’escampette, mais je veux changer ce que j’ai vu, et surtout faire ce qui doit être fait pour relancer notre pays dont les atouts sont immenses.

La France – c’est là ma certitude et mon but – peut effectuer son retournement en deux ans, se redresser en cinq ans, et d’ici dix ans, elle peut être la première puissance européenne.

C’est ainsi que je suis, et c’est pour tout cela, mes amis, que je suis candidat à l’élection présidentielle.

Dimanche, dans deux jours, tout commence vraiment.

Dimanche, des centaines et des centaines de milliers d’électeurs vont envahir les bureaux de vote et ce que j’ai entendu sur le terrain me laisse entendre qu’il va y avoir une surprise.

Une large majorité de nos concitoyens ne veut pas rééditer le match de 2012. Non, pas de film à l’envers ! Et puis, jamais je n’ai senti notre électorat aussi lucide sur nos blocages, aussi prêt à des mesures franches.

Quels sont les vrais enjeux de cette primaire ?

Il ne s’agit pas d’élire le président d’un parti. Il ne s’agit même pas de désigner le champion de la droite, qui appartiendrait à la droite et à elle seule. Et il ne s’agit évidemment pas de voter en contre : accordez-moi qu’il serait bien court de vouloir Alain Juppé pour ne pas avoir Nicolas Sarkozy et Nicolas Sarkozy pour ne pas avoir François Bayrou.

Cette primaire est une primaire pour la France puisque son résultat commandera l’issue de la prochaine présidentielle et le sort des cinq années à venir qui seront décisives pour le pays.

Les électeurs ont donc une haute responsabilité : celle de choisir un vrai projet, un projet solide pour le pays, et celle de choisir un candidat digne de confiance, capable de fédérer au-delà de nos propres rangs.

Quelle est la personnalité qui veut transformer le pays et qui peut rassembler ? Et plus encore, quelle est la personnalité qui transformera, rassemblera et garantira l’autorité de l’Etat et l’image de la France ?

Trois questions… mais il faut une réponse ! Et de votre réponse, surgira l’homme ou la femme qui se trouvera dans 6 mois à l’Elysée.

C’est aux Français, et à eux seuls, d’apporter la réponse en leur âme et conscience. Je n’ai qu’un conseil à leur donner : n’ayez pas peur, ne vous laissez pas impressionner, plantez dans cette élection vos propres convictions, votre certitude intime.

Tous les candidats ont leurs qualités, tous ont de l’expérience.

Mais tous ne font pas de la politique de la même façon, tous n’ont pas le même programme, tous n’ont pas la même vision.

Vous connaissez mes lignes de force.

D’abord, un diagnostic qui ne laisse aucune place au conservatisme.

6 millions de chômeurs ; 2200 milliards de dettes ; des quartiers déglingués par la délinquance, la drogue et le chômage ; des cités interdites à la Police ; des campagnes abandonnées ; des classes moyennes et des familles qui n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois ; les plus beaux actifs de la France rachetés par l’étranger ; l’intégrisme qui submerge les musulmans de France et les votes extrémistes qui gangrènent notre société : on ne tiendra pas longtemps comme cela.

Lorsque je dis que le cœur du mal français relève d’un moteur économique en sous-régime, incapable de créer de la croissance et de soutenir le pouvoir d’achat, lorsque je dis que le plein emploi est une priorité vitale qui réclame toutes les ruptures, lorsque que je répète que la faillite nous guette, bref, lorsque j’affirme qu’il faut casser la baraque pour la reconstruire autrement, on me rétorque que je vais trop loin…

J’entends Alain Juppé dire que la réduction de 8% des emplois publics en 5 ans serait impossible et le retour des 39 heures pour les fonctionnaires trop risqué.

Je lui réponds que cette critique signe son impuissance et justifie ma candidature.  Si on ne peut rien faire pour éviter la faillite et combattre la bureaucratie qui enferme les Français alors mieux vaut rester chez soi.

J’entends Nicolas Sarkozy dénoncer les 35 heures pour aussitôt les cristalliser à tout jamais avec la défiscalisation des heures supplémentaires qui rendrait illusoire toute négociation dans les entreprises pour augmenter le temps de travail, promettre de baisser tous les impôts et dénoncer la TVA sociale avec les mêmes arguments dont usaient la gauche quand nous nous étions enfin décidés à la mettre en œuvre.

On défiscalise à tout va, on promet aux Français qu’on s’en sortira en travaillant moins que les autres et sans remettre réellement en cause l’organisation et la dimension de la puissance publique.

C’est tout le contraire de ma démarche. Moi, je cible mes priorités : 40 milliards pour la baisse des charges des entreprises et l’emploi avec en appui une augmentation de deux points de la TVA, 10 milliards d’allègements sociaux et fiscaux en soutien aux familles et aux classes moyennes, sauvetage des régimes sociaux avec augmentation du temps de travail et dégressivité des allocations chômage, 100 milliards de réduction des déficits publics avec baisse des effectifs et des dépenses.

Non, je ne vais pas trop loin lorsque je dis qu’il faut se donner les moyens du redressement. Je suis dans le vif du problème français.

« Laissez-nous travailler, laissez-nous réussir, qu’on nous fiche la paix », voilà ce que m’ont dit les milliers de Français que j’ai rencontrés depuis trois ans pour bâtir mon projet.

Notre peuple n’est pas fatigué, c’est le système qui est complètement usé, avec cette incroyable accumulation de règles, de normes, de soupçons qui vampirisent les volontés.

La bureaucratie a envahi nos vies.

Tout est encadré, nivelé, passé à la moulinette d’une logique pernicieuse : mieux vaut la paperasse que l’audace, mieux vaut le chômage et les 3000 pages du code du travail que l’assouplissement de l’emploi, mieux vaut le diktat syndical que le référendum d’entreprise, mieux vaut un champ en jachère que quelques arpents non déclarés, mieux vaut les écrous administratifs que la responsabilité, mieux vaut une circulaire qu’une initiative…

Eh bien non : mieux vaut le risque d’oser que l’uniformité dans la médiocrité. Voilà ce que je crois et voilà ce que m’ont dit tous les salariés et agents publics.

C’est ce système que je veux changer en redonnant au pays sa liberté !

Cela me fait sourire lorsqu’on me colle l’étiquette de libéral, comme on peignait, au moyen-âge, des croix sur les portes des lépreux… Je n’ai pas lu toute l’œuvre de Raymond Aron, et, c’est vrai, je n’ai jamais aimé Marx.

Je suis un pragmatique.

Parmi mes concurrents, je suis celui qui assume vraiment la première valeur de notre devise républicaine. Et d’ailleurs, si cette valeur de la liberté n’est pas en nous, si elle n’est pas portée par la droite, alors qui la portera ?

Les socialistes, qui de tout temps ont préféré l’égalitarisme mou ? L’extrême droite, dont le projet économique est un copier-coller de celui de l’extrême gauche ?

Tous les pays autour de nous qui ont réussi à relancer leur croissance et l’emploi ont utilisé le levier de la liberté. Tous ceux qui ont échoué, ont échoué pour avoir préféré l’uniformité.

Ah la liberté ! Elle qu’on oppose stupidement à l’égalité alors qu’il existe en chaque être humain une singularité qui ne demande qu’à briller.

Justice, oui justice doit être rendue aux femmes et aux hommes de notre pays qui veulent être debout et non assistés ; oui, justice doit être rendue à ceux qui veulent agir et non pas être pilotés comme des robots.

N’en déplaise à ceux qui pensent que le bonheur est de marcher à genoux, c’est la liberté qui est le meilleur carburant des sociétés vivantes ; c’est la liberté qui créera des initiatives et des emplois ; c’est la liberté qui relancera l’ascenseur social aujourd’hui bloqué dans le sous-sol de ce système qui vous explique depuis trop longtemps qu’il vaut mieux l’ombre pour tous que la lumière pour ceux qui veulent en sortir.

Conservateurs de tout poil, socialistes bureaucrates, corporatistes en chef, évidemment, ces gens-là craignent la liberté parce qu’ils ne la contrôlent pas !

Mais croyez-moi, les jeunes n’ont pas peur de la liberté. Ils n’ont que rage pour cet immobilisme poussiéreux qui les englue et les pousse à tenter l’aventure ailleurs.

Les chômeurs n’ont pas peur de la liberté. Ils ont peur de rester au chômage.

Les familles et les adolescents méritants des campagnes oubliées, des périphéries délaissées, n’ont pas peur de la liberté. Ils ont peur d’être enfermés dans le ghetto de l’échec.

L’autoentrepreneur, l’artisan, le jeune agriculteur, eux qui s’endettent et se lancent, ils n’ont pas peur de la liberté. Ils la réclament à cor et à cris.

Je parle de liberté, oui, et j’en parle pour les sans grade, les sans carnets d’adresse, les oubliés, les déclassés, les humiliés, les courageux, bref, ceux pour qui la liberté est une opportunité de casser le plafond de verre qui fige leur destin !

Pour la liberté, je veux concentrer le code du travail sur ses principes fondamentaux et renvoyer le reste au dialogue social.

Je donnerai aux entreprises et à leurs salariés le pouvoir de négocier pleinement entre eux les heures et les conditions du travail.

Moi je veux vraiment sortir des 35h, pas en sortir entre guillemets, avec des seuils, avec des obligations nouvelles… Je fais le pari de la vraie négociation sociale, dans les entreprises, là où entrepreneurs et salariés savent de quoi ils parlent.

Par la liberté, je donnerai à ceux qui veulent entreprendre le pouvoir de le faire en renforçant le statut des autoentrepreneurs et en créant celui de travailleur indépendant.

Le numérique a rendu possibles de nouvelles façons de travailler que notre jeunesse plébiscite. Ce n’est pas la fin du salariat mais le début d’une nouvelle économie qui va dynamiser les générations à venir.

C’est dès maintenant un potentiel d’un million d’emplois nouveaux.

Par la liberté, je donnerai à nos établissements scolaires la possibilité de mieux s’organiser car tous les territoires ne sont pas les mêmes, tous les enfants ne sont pas faits du même moule.

Par la liberté, je donnerai aux investisseurs de France le goût d’investir ici, chez nous, pour nos industries, pour nos emplois. Patriotisme oblige, je préfère supprimer l’ISF que de voir l’économie française sans capitaux, passer sous contrôle étranger.

Par la liberté, je veux nous sortir du chaudron de la précaution et investir massivement dans les sciences, l’innovation et la formation qui sont les clés de l’avenir.

L’intelligence artificielle, le « big data », l’impression 3D, la réalité augmentée, les nanotechnologies, la robotique, les transports automatisés, les progrès de la génétique, les énergies renouvelables : tous ces changements vont nous ouvrir de formidables opportunités. Les cartes de l’économie mondiale sont en train d’être rebattues. Serons-nous de la partie ou allons-nous passer notre tour ?

Lorsque je réclame plus d’espace pour négocier dans nos entreprises, plus de référendums pour écouter les salariés, plus d’autonomie pour ceux qui gèrent nos écoles, plus de facilités pour les autoentrepreneurs, plus d’encouragements pour les fonctionnaires qui veulent prendre des initiatives, c’est parce que les corporatismes, les cloisons syndicales, les idéologies verticales ne résistent plus au désir d’action des Français.

Leur volonté de participer, de se créer des opportunités oblige les pouvoirs à davantage de transparence et moins d’arrogance bureaucratique.

En fin de compte, par la liberté, je redonnerai aux Français le pouvoir de mieux tenir leur existence en main. Et celui qui la tient s’engage doublement pour réussir sa vie : il s’engage pour lui, pour sa famille, pour prouver qu’il existe en lui une flamme incandescente ; et de fil en aiguille, de flamme en flamme, c’est tout un peuple qui se redresse et se met à gagner.

Alors oui, mes amis, liberté à la Liberté.

Mais la liberté sans l’autorité, c’est l’anarchie.

La liberté sans l’autorité, ce sont les zadistes qui tiennent le terrain contre la construction d’un aéroport, malgré cent décisions de justice et un référendum populaire.

La liberté sans l’autorité, c’est la jeune Léonarda et sa famille kosovare narguant un Président de la République, incapable de dire simplement que les lois sont les lois.

La liberté sans l’autorité, c’est ce père de famille qui gagne dix fois moins que le dealer qui trafique au pied de son immeuble.

La liberté sans l’autorité, ce sont nos policiers attaqués aux cocktails Molotov.

Il faut mettre les mots sur les actes.

Un criminel n’est pas une victime. C’est un criminel !

Un délinquant n’est pas un mineur qui se cherche. C’est un délinquant !

Daesh n’est pas une marque : c’est l’Etat islamique !

Un djihadiste n’est pas un « déséquilibré » : c’est un terroriste !

Je veux rétablir l’autorité de l’Etat, l’autorité de la loi, la nécessité de l’ordre.

La sécurité doit être partout et pour tous, avec des forces de l’ordre modernisées et une Justice ferme et rapide.

Que demandent nos policiers et gendarmes ? D’abord des moyens d’action performants.

Nos forces de sécurité sont sous-équipées, et elles le sont notamment sur tout ce qui relève des nouvelles technologies pour cerner et pour chasser la délinquance.

Nos forces de l’ordre doivent passer plus de temps sur le terrain et moins dans des tâches administratives.

Je veux un grand ministère de la sécurité intérieure, fédérant toutes les forces qui concourent à la sécurité des Français, y compris les services pénitentiaires et les douanes.

Au côté de l’Etat, tous les acteurs qui ont un rôle en matière de sécurité doivent être mobilisés et associés à la lutte contre la délinquance.

La police et la gendarmerie doivent pouvoir se concentrer sur leurs missions et pour ce faire, la tranquillité publique commande de renforcer le rôle des maires et des polices municipales qui sont au plus près des populations.

20.000 policiers municipaux sont sur le terrain. Ils travaillent souvent en harmonie avec nos forces nationales, mais il faut aller beaucoup plus loin.

Ils doivent être armés, ils doivent pouvoir procéder à des contrôles d’identité, ils doivent pouvoir accéder aux fichiers de police.

Polices municipales, sociétés privées de sécurité, mais aussi réservistes doivent être mobilisés car il n’y a pas de vieux policiers, ni de vieux juges, ni de vieux militaires : personne ne doit se sentir inutile au service des Français.


 

Et puis, il faut une justice rapide et ferme.

L’impunité zéro doit être la règle !

Seuls 10 % des délinquants arrêtés et déférés devant la Justice vont en prison et près de 40% des courtes peines qui concernent des actes de petite et moyenne délinquance ne sont pas exécutées.

Notre système judicaire est débordé, d’où sa lenteur, d’où ce sentiment d’impunité.

Je veux rétablir les peines planchers pour les récidivistes.

Un délit : une sanction ! Voilà la règle qui doit être parfaitement claire pour les délinquants.

Cette fermeté retrouvée réclame de reprendre le programme de construction de places de prison interrompu par Hollande et Taubira.

Nous en réaliserons 16000 de plus pour faire de l’impunité zéro une réalité.

La gauche parle beaucoup de solidarité mais elle s’acharne à affaiblir le premier cercle de cette solidarité : la famille.

Je remettrai la famille au cœur de toutes les politiques publiques.

Pour moi la famille c’est une valeur, pas une variable budgétaire et encore moins un sujet d’expérimentations sociétales hasardeuses. La famille c’est l’espace de la tendresse, de l’enfance, de la solidarité intergénérationnelle.

Je rétablirai l’universalité des allocations familiales et porterai le quotient familial à 3000 euros par demi-part. Comme je l’ai toujours dit et comme je fais ce que je dis, nous réécrirons le droit de la filiation pour protéger les droits de l’enfant mis à mal par le mariage pour tous.

L’accès à des soins de qualité pour tous est une exigence démocratique. Je veux remettre la médecine libérale au cœur de notre système de santé. Je veux débureaucratiser la santé, rémunérer à leur juste valeur les médecins et les personnels soignants, lutter contre les déserts médicaux, multiplier les maisons de santé, donner de l’autonomie aux hôpitaux et rendre la place qui leur revient aux établissements privés qui contribuent puissamment à l’offre de soins.

Et puis, il y a l’Ecole.

Pour nos enfants, je veux l’excellence, pas cette langue de bois qui nous dit que tout va bien.

Deux millions de jeunes ne sont ni à l ‘école, ni dans une formation, ni dans un emploi. Deux millions de jeunes Français dans la rue, exclus de notre société, condamnés pour une majorité d’entre eux à toucher le RSA toute leur vie.

Et on refuse de remettre en cause notre système éducatif. On refuse toutes les réformes les unes après les autres ! C’est un crime contre la jeunesse.

La compétence et le dévouement des enseignants ne sont pas en cause. C’est la démission de l’Etat devant les syndicats, la dictature d’une caste de pédagogistes prétentieux et des réseaux de pouvoirs au sein de l’éducation nationale qui est responsable du désastre.

Je veux une école primaire qui transmette les valeurs et les savoirs fondamentaux.

Je veux une école du respect symbolisée par le port de l’uniforme scolaire.

Je propose de commencer la scolarité obligatoire à cinq ans, pour donner une année de plus à l’apprentissage de la lecture.

Je veux que l’alternance et l’apprentissage deviennent les voies principales de formation et d’accès à l’emploi, et pour cela je propose de fusionner les lycées professionnels et les centres de formation d’apprentis qui seront placés sous l’autorité des régions et des branches professionnelles.

Je veux que les familles soient placées devant leur responsabilité éducative et sanctionnées quand elles se montrent incapables de faire rentrer leurs enfants le soir à la maison et de les envoyer le matin à l’école.

Je propose de revoir l’enseignement de l’histoire à l’école primaire afin que les maîtres ne soient plus obligés d’apprendre aux enfants « à comprendre que le passé est source d’interrogations ».

Faire douter de notre histoire : cette instruction est honteuse !

Ces derniers mois, on parle beaucoup de la République. C’est abstrait. Moi, je dis la « République française » !

Quelles que soient nos religions, nos origines, dans la République française on est tous pour la France et la France est pour tous.

Notre nation n’est pas une addition de communautés, de ghettos et de clans, c’est une nation qui a une identité, une culture, un drapeau.

L’immigration sans intégration, sans assimilation, doit être stoppée.

Dans la République française, les étrangers ont des devoirs avant de réclamer tous les droits. C’est une question d’unité nationale mais aussi de courtoisie car le dernier arrivé dans la demeure ne doit pas se croire maître chez les autres.

Il faut réduire l’immigration à son strict minimum, en l’organisant par quotas, en fonction de nos besoins économiques et de nos capacités d’intégration.

Il faut conditionner les aides sociales à une durée de résidence en France d’au moins deux ans ; il faut préciser à ceux que nous avons choisi d’accueillir ce que nous exigeons d’eux : un travail, la volonté de s’approprier notre langue, nos coutumes et nos règles communes.

Pour les vrais réfugiés politiques, la générosité française doit répondre présente. C’est une question d’honneur. Pour les clandestins, tout sera fait pour leur retour au pays par une politique inflexible d’expulsion des migrants en situation irrégulière.

Je veux conditionner l’aide au développement à la coopération des états d’origine au retour de leurs ressortissants.

Disons les choses, l’Islam radical est en train de gangréner une partie de nos concitoyens musulmans. Cet Islam radical nous défie, il défie nos valeurs communes. Je ne laisserai pas faire.

Je veux un strict contrôle administratif du culte musulman tant que son ancrage dans la République ne sera pas achevé.

Je veux la dissolution immédiate de tous les mouvements qui se réclament du « salafisme » ou des frères musulmans et la clarification de nos relations avec l’Arabie saoudite et le Qatar qui abritent les penseurs de l’Islam radical et les sinistres promoteurs du « burkini ».

Moi je ne parle pas de lutte contre les communautarismes pour ne pas nommer le problème que nous avons avec l’Islam radical. Le catholicisme, le protestantisme, le judaïsme ne dénoncent pas les valeurs de la République.

Cessons donc de faire croire qu’il faut durcir les règles de la laïcité au prix d’atteintes inacceptables à la liberté religieuse alors que seule la poussée intégriste qui enflamme le monde musulman est une menace pour notre société.

Depuis longtemps, je dis qu’il faut faire face au risque d’une guerre mondiale provoquée par le totalitarisme islamique.

Ce totalitarisme est comparable au nazisme. Il étend son ombre sur des territoires de plus en plus vastes du Sud Est asiatique jusqu’à l’Afrique occidentale.

Il nous faudra beaucoup d’alliés pour gagner cette guerre.

Parmi ces alliés, la Russie que l’on continue à sanctionner alors que c’est l’Etat islamique que nous devrions terrasser tous ensemble.

Plus nous attendons, plus les métastases du totalitarisme islamique s’étendent, plus les réfugiés prennent la mer, plus les Chrétiens d’Orient sont décimés.

Ces Chrétiens du Levant, je suis allé leur apporter mon soutien à plusieurs reprises. Et j’y suis allé parce que si nous, Français, ne sommes pas à leurs côtés, alors personne n’y sera !

Notre diplomatie a multiplié les erreurs. Le prochain Président de la République devra être autrement plus lucide et averti des réalités géopolitiques.

A notre politique étrangère, j’imprimerai une vision qui ne soit pas celle de Saint-Germain-des-Prés, ni celle de Washington qui ne fut pas d’une grande clairvoyance ces dernières années.

L’élection de Donald Trump nourrit beaucoup de commentaires. Les vapeurs de François Hollande et les hourras de Mme Le Pen démontrent que ces gens-là n’ont rien compris aux relations internationales.

Un pays se juge sur ses actes. Et quel soit le Président américain, il est temps pour la France et pour les européens de comprendre qu’être l’ami des Etats Unis, n’est pas être son vassal.

Notre relation avec la Russie devra être revue. La personnalité de son président n’est pas la question.

La Russie est une puissance européenne qui compte. C’est un acteur incontournable dans la résolution des conflits de ce monde. Il est temps d’enrayer ce retour pernicieux de la guerre froide qui divise le continent européen.

Dans ce monde dangereux, l’Europe doit se ressaisir, et ce sera la tâche historique du prochain Chef de l’Etat.

Le Brexit vient d’asséner à l’Union européenne un coup qui peut être mortel si nous ne réagissons pas. Je n’ai pas été surpris par ce vote de rejet car quand on oublie les nations, les nations se vengent.

Le rêve d’une Europe fédérale, auquel je n’ai jamais cru, est terminé.

Le système communautaire européen a vécu. Il faut une Europe plus politique, plus efficace, concentrée sur des priorités stratégiques et renvoyons le reste à la compétence des Etats.

Première des priorités, c’est, pour moi, la souveraineté économique de l’Europe dans la mondialisation.

Nous n’avons pas le temps d’attendre que les 27 membres de l’Union se mettent d’accord sur un compromis bancal qui serait immanquablement rejeté par les peuples.

Reprenons la marche en avant de l’unité européenne à partir de la zone euro qui doit se donner les moyens d’être l’une des plus performantes du monde.

Il faut, comme le propose le président Giscard d’Estaing, la doter d’un gouvernement économique piloté par les chefs d’Etats, contrôlé par les parlements nationaux. Il faut un calendrier d’harmonisation de la fiscalité des entreprises, favoriser nos géants industriels, apurer nos dettes.

Seconde priorité : c’est la sécurité européenne.

L’Europe est menacée de disparaître si elle n’est pas l’Europe qui protège. Nous avons besoin d’un nouveau Schengen avec un vrai corps de gardes-frontières et gardes côtes, avec une coopération sans faille entre services de sécurité.

Dans l’attente, la surveillance de nos propres frontières doit être retendue.

Depuis la fin de la guerre froide, l’Europe de la défense n’a rien fait pour prendre son destin en main. Elle continue de s’en remettre aux Etats-Unis.

Ce protectorat n’est ni supportable pour les Etats Unis, ni digne pour nous. Il est surtout de moins en moins efficace.

Dans le respect de la souveraineté des nations, nous devons constituer une alliance de défense européenne qui permette un juste partage des charges.

Pour faire tout cela, il faut un leadership.

L’Europe est un lieu de pouvoir où les nations fortes impriment le rythme aux autres. Lorsque la France est faible elle subit l’Europe ; lorsqu’elle est puissante, elle la conduit.

Le Général de Gaulle disait que l’essentiel, pour jouer un rôle au-delà de ses frontières, « c’est d’exister par soi-même, chez soi ! ». C’est tout l’objet de mon programme.

Ce programme je le mettrai en œuvre avec un gouvernement resserré à 15 ministres compétents, un gouvernement ouvert à des personnalités de la société civile ayant une expertise et une autorité morale incontestables.

Ce gouvernement devra être prêt à agir le premier jour de sa nomination, et pour cela, les textes de loi devront être préparés avant l’élection présidentielle.

Mais la crédibilité du pouvoir n’est pas que technique !

Au sommet de l’Etat, l’intégrité du Président et de ses ministres doit être irréprochable car il n’y a pas d’autorité sans exemplarité.

Les élus sont des personnes à qui le peuple souverain confie provisoirement une part du pouvoir que lui seul détient. Cette confiance, nous devons l’honorer.

L’Etat et son chef ne peuvent pas demander aux Français de se dépasser, ils ne peuvent exiger des citoyens qu’ils respectent les lois, si le soupçon est au cœur de l’Etat. Voilà ce que je crois, et il fallait bien quelqu’un qui se lève pour le dire.

Mes amis,

Je relève avec vous et avec les Français qui voudront bien m’entendre et me suivre, un défi. Un défi original en France : celui de la vérité et d’un changement complet de logiciel.

Ce défi, je le gagnerai si toutes celles et tous ceux qui en ont assez des mensonges, assez du déclin national, se lèvent.

Je m’attaque à une citadelle et je ne pourrai la percer qu’avec l’appui de tous ceux qui veulent, avec moi, enclencher la révolution du bon sens.

Je donne rendez-vous à ceux qui savent que le bonheur est une conquête. Je donne rendez-vous à tous ceux qui ont dans le cœur la fierté d’être français.

J’ai pour ambition de hisser la nation vers le meilleur d’elle-même.

Les obstacles sont là, mais la France possède toutes les qualités pour se reprendre et surprendre le monde.

Rappelons-nous.

18 juin 1940, tout semble perdu, la capitulation et l’occupation nous enchaînent, mais une voix qui vient de Londres réveille les espoirs d’une nation brisée. Sortant de l’ombre, la résistance s’est dressée et c’est elle qui nous invite aujourd’hui à reprendre le flambeau.

L’Histoire n’est pas finie, et je vous le promets, si en 2017 nous prenons fermement les choses en mains, si nous sommes mandatés par les Français d’appliquer un projet sans concession parce que nous aurons eu le courage d’être élus pour cela, alors, je vous le certifie, notre pays ira loin.

Je ne suis pas seul, vous êtes 7000 ce soir, et ils sont des millions, ces Français, prêts à s’élancer.

Je ne vois dans leurs yeux ni lâcheté, ni résignation, mais bien une force qui attend son heure.  Cette force peut être extraordinaire si nous savons la guider vers des changements inédits.

Dites-le autour de vous :

Vous voulez des primaires qui soient vraiment les vôtres ? Alors bousculez-les et emparez-vous d’elles !

Vous voulez la vérité ? Alors entendez celle qui monte de cette salle.

Vous voulez un vrai projet ? Je vous le soumets, je vous le propose, je vous invite à en être les acteurs.

Vous êtes prêts à vous engager pour la France ? Alors engagez-vous pour elle, mobilisez-vous, faites de votre volonté l’étincelle des autres volontés qui sont autour de vous.

Tous les chemins s’ouvrent à un peuple qui marche pour sa fierté et son avenir.

Le 20 novembre, pas d’hésitation, foncez vers la réussite, le progrès, la justice, la grandeur.

Vive la République et vive la France !


François Fillon, le 18 novembre 2016 au Palais des Congrès de Paris.

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