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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 23:58

(verbatim)



Discours de François Fillon le 7 avril 2017 à Clermont-Ferrand

Mes chers amis,
Je voudrais ce soir vous faire une confidence. Tout au long de de cette intense campagne ; malgré la série noire de coups bas, jamais je ne me suis senti abandonné ou découragé.
Je vous ai toujours vu présents, déterminés à vous battre et à ne jamais céder aux intimidations. Ce que les sondeurs appellent « socle électoral », ce sont, en réalité, ces millions de français qui, comme vous, font bloc autour du même projet pour la France et militent avec moi pour l’alternance.
Honneur à vous mes valeureux amis !

Je sais, je sais, ce que vous avez vécu… Vous avez eu droit aux mêmes torrents de boue que moi, aux mêmes articles et émissions, injustes, infondés, blessants…
Plus que ma personne, c’était aussi vous et vos convictions qui étaient raillées par ceux qui n’acceptent la droite et le centre que lorsqu’ils marchent à l’ombre.
Mais rien n’y a fait et rien n’y fera. Nous sommes debout, déterminés, et de plus en plus nombreux sur la ligne droite de l’alternance.
Et puis, permettez-moi une seconde confidence : ce qui ne tue pas rend plus fort et cette force qui est en moi et en vous, la France en a besoin pour être dirigée et protégée durant les cinq années qui viennent.
Du fond du coeur, merci à vous tous et à vous toutes.
Merci à tous les élus qui m’accompagnent et qui sont ici présents.

Je suis heureux d’être avec vous, dans cette belle Auvergne, dont l’exceptionnelle chaîne volcanique mériterait bien d’être au patrimoine de l’UNESCO !
J’apprécie d’être à quelques kilomètres d’un lieu historique, le plateau de Gergovie. Là-bas, il y a quelques siècles, un rebelle gaulois, Vercingétorix, infligea une défaite magistrale à Jules César… qui était pourtant le favori des sondages !

On dit parfois que les Auvergnats sont un peuple de taiseux. Mais ce soir vous ne l’êtes pas !
Vous avez quelque chose à dire !
Vous ne laisserez personne vous voler votre message.
Vous ne laisserez personne décider de cette élection à votre place.
Vous aspirez à une véritable transformation de notre pays. C’est ce que je suis venu vous proposer.
Parmi mes concurrents, je suis le seul à vouloir un changement profond.
Et je suis le seul qui propose un changement fondé sur la liberté.

Je fais mienne cette phrase de ce grand Auvergnat que fut La Fayette: « aucun obstacle, aucun chagrin ne me détourne ou me ralentit dans le but unique de ma vie : le bien-être de tous, et la liberté partout ».

De leurs côtés, mes concurrents font dans l’archaïque ou le faux-moderne.
M. Macron fait beaucoup d’effort pour paraître nouveau.
Mais quelle est la différence entre M. Macron et M. Hollande… à part l’apparence ?
IIs sont socialistes, Ils ont gouverné ensemble, ils sont tous deux le goût des synthèses plastiques.
Pas de vrai choc économique pour booster la croissance ; pas de vraie réforme du marché du travail pour baisser le chômage ; pas de vrais efforts pour réduire les déficits et la dette ; pas d’autorité affirmée pour faire reculer la délinquance ; pas d’urgence à protéger l’identité de la France… Bref, le projet de M.Macron est la poursuite du quinquennat qui s’achève.

Parmi mes concurrents, aucun ne reconnaît la gravité de notre dette publique. Aucun ne propose de changement sérieux.
Aucun ne regarde ce qui marche chez nos voisins.
L’Allemagne, moins de 4% de chômeurs ; la France 10%. En une décennie, plus de 4 millions d’emplois ont été créés outre-rhin dans le secteur marchand ; ici, le nombre d’emploi est resté quasiment inchangé.
Devant ces chiffres, la gauche rétorque qu’il y a des travailleurs pauvres en Allemagne… Nous, on n’a pas de travail et on a la pauvreté qui augmente.
Tous mes concurrents promettent un déluge de nouvelles dépenses.
Nous avons 2.2000 milliards de dettes, qu’importe !
Le coût du service national d’un mois proposé par M.Macron, c’est 15 Mds€. 15 milliards pour organiser des colonies de vacances qui casseront l’outil militaire français.
Le coût du retour à la retraite à 60 ans voulu par Mme Le Pen, c’est 20 Mds€ qui casseront notre régime par répartition.
Le coût des 32 heures et du revenu universel de M.Hamon est tellement sidérant qu’il n’est même pas besoin de l’évaluer.
Quant à M.Melenchon, son projet est évalué à 173 Mds€… qui dit mieux ?.
C‘est parait-il ainsi qu’on achète le vote des Français, mais c’est aussi, à grands coups de démagogie, qu’on achèvera un jour la France.
Tous mes concurrents persistent dans les vieilles recettes qui n’ont jamais fonctionné.
Le partage du temps de travail ne fait que partager la pénurie.
L’embauche sans compter d’emplois publics finit toujours en déficits et les déficits en impôts.
La fermeture des frontières finit toujours par susciter des représailles qui plombent nos exportateurs et nos emplois.
Quant à la sortie de l’euro et le retour du franc, ce serait la faillite en 6 mois, avec une montée en flèche des taux d’intérêts qui viendrait appauvrir les ménages et étouffer nos entreprises.

Mes amis, tous ces projets ne feraient qu’accélérer notre déclin. Tous nous placeraient en situation d’être dominé par les puissances du monde.
La souveraineté : voilà l’enjeu réel de cette élection.

La souveraineté, c’est la capacité à rester maître de son destin.
Ne jamais laisser quiconque nous dicter notre conduite : voilà l’âme de la nation française !
La souveraineté au peuple, par le peuple, pour le peuple : voilà le sens de la République !
Mais que reste-t-il de notre souveraineté nationale quand notre dette publique record nous met à la merci d’une reprise en mains par le FMI ?
« Qui doit n’a rien à soi » : ce proverbe auvergnat nous rappelle que la souveraineté est aussi financière !
Que reste-t-il de cette souveraineté quand nous devons faire appel aux fonds de pension américains et aux monarchies du Golfe pour financer notre économie, parce que les capitaux français ont fui nos impôts délirants ?
Quand les Etats-Unis infligent, en toute insouciance, des amendes folles à nos grandes entreprises ?
Quand les règles du commerce international sont bafouées sans que nous ne puissions réagir ?
Quand les autres grandes puissances décident sur notre dos de l’avenir du Proche Orient ?

Que reste-t-il de la souveraineté populaire quand la bureaucratie prétend régler nos vies dans leurs moindres détails ?
Quand des lobbys et des groupes d’intérêts s’emparent de l’intérêt général ?
Quand la technocratie bruxelloise prétend tout piloter, tout en laissant l’Europe s’effondrer ?
Quand la police n’entre plus dans certains quartiers parce que la loi des caïds y a remplacé l’ordre républicain ?
Quand des intégristes religieux piétinent les principes de la République?
La souveraineté de la France et la souveraineté du peuple : voilà le sujet de cette élection. Et voilà le sens de mon engagement !

La première condition de la souveraineté, c’est le redressement économique.
Notre pays ne redeviendra vraiment indépendant et influent que lorsqu’il redeviendra prospère.
Pourquoi, avec les atouts extraordinaires dont elle dispose, la France n’est-elle pas déjà au plein emploi ?
Pourquoi n’a-t-elle pas une croissance vigoureuse ?
Nous figurons parmi les premiers au monde pour la qualité de nos infrastructures, de nos services publics, de notre enseignement supérieur, de nos chercheurs, de nos entrepreneurs, de nos grands groupes, de notre santé.
Chaque année, des millions de touristes viennent admirer notre culture, nos paysages, nos monuments.
Tous déclarent nous envier cette fameuse douceur de vivre française.
Avec ces avantages, nous devrions être une nation prospère, optimiste, confiante !
Au lieu de cela, la vie est toujours dure, l’avenir est gris, les rêves de succès et de bonheur sont toujours plus petits.
Nos atouts, nous les avons bridés par l’excès de normes, de contrôles, de taxes.
Nous avons laissé l’administratif prévaloir sur le productif.
Moi, je veux réactiver nos forces, rallumer le moteur de l’économie, redonner de l’espoir.

Rallumer l’économie, c’est ce qu’ont fait tous nos partenaires. Nous ne pouvons pas continuer à produire moins qu’eux et à dépenser plus qu’eux.
Comme l’Allemagne, le Canada, l’Australie, je propose d’arrêter de surcharger nos entreprises de règles et de charges excessives.
Je propose d’oser la liberté.
Libérons le travail, au lieu de l’encadrer à l’extrême.
Faisons confiance aux individus, à leur créativité.
Chacun a en soi l’envie de réaliser son idéal : chacun doit pouvoir le faire sans entrave.
C’est cela qui fait le dynamisme d’une nation, et non les cogitations de quelques bureaucrates.
Ce sont les entreprises qui créent les vrais emplois, personne d’autre. Encore faut-il qu’elles puissent investir et embaucher sans contraintes et sans risques inutiles.

Je propose donc de réduire massivement les prélèvements qui dissuadent l’activité et tuent l’emploi.
Je veux attirer les financements français et les talents vers les entreprises, notamment les PME.
Pour faire disparaître la peur d’embaucher, je veux refonder et simplifier le code du travail.
Je distinguerai clairement les normes sociales et ce qui relève de l’accord collectif.
Je moderniserai les instances de représentation du personnel. Je prône un dialogue social rénové.
Je supprimerai définitivement les 35 heures.
Je faciliterai les nouvelles façons de travailler qui répondent aux aspirations de nos concitoyens, notamment en créant un statut de travailleur indépendant.

Rallumer le moteur de l’économie, c’est aussi nous doter des outils indispensables dans l’économie de la connaissance.
Nous prenons du retard dans la compétition mondiale.
Ce n’est pas une question de moyens. Je veux donner plus d’autonomie aux établissements, mettre le paquet sur l’apprentissage, réformer en profondeur la formation professionnelle.

Je veux réformer notre sphère publique.

Il nous faut un Etat agile, un Etat stratège, un Etat moderne, qui protège quand c’est nécessaire, mais surtout qui accompagne, qui facilite.
Un Etat qui profite de la révolution numérique pour se réformer et rendre un meilleur service aux citoyens.
C’est aussi ce que veulent les fonctionnaires. C’est pour cet idéal qu’ils se sont engagés dans le service public, pas pour peupler des administrations sans moyens et démotivées.

Le rôle de l’administration n’est pas de se méfier des citoyens et des entreprises. L’efficacité de son action ne doit pas s’évaluer au nombre d’interdictions et de contrôles qu’elle édicte.
Son pouvoir ne doit pas se mesurer aux crédits budgétaires qu’elle obtient.
Je veux que notre sphère publique redevienne un atout pour la France.
Je veux que ses agents redeviennent fiers de leur mission car elle est éminemment noble !

L’enjeu de toutes ces mesures, c’est le redressement !

Je ne propose aucun sacrifice. Les sacrifices, c’est maintenant que les Français en souffrent.
C’est maintenant que les hôpitaux sont désorganisés par les 35 heures.
C’est maintenant que les chômeurs de longue durée ont perdu l’espoir.
C’est maintenant qu’une partie de notre jeunesse est rongée par le fatalisme.

Le redressement bénéficiera à tous !
Il permettra davantage de solidarité pour ceux qui en ont réellement besoin.
Il nous permettra de redonner du pouvoir d’achat.
Il nous permettra d’augmenter les petites retraites.
Il nous permettra d’agir plus efficacement en faveur des personnes handicapées.
Il nous permettra de dégager plus de ressources pour lutter contre la pauvreté.
Il offrira aux nouvelles générations un avenir de progrès.

Le redressement nous permettra aussi de réduire l’une des inégalités qui fracturent notre nation : l’inégalité territoriale.
Il y a, dans notre pays, des territoires qui se sentent oubliés par la République.
Ce sont tous ces territoires ruraux et péri-urbains qui n’intéressent pas beaucoup les médias ni les décideurs nationaux.

Tous ces territoires qui n’ont pas eu la chance de recevoir les milliards des zones dites « prioritaires ».
Tous ceux dont les prétendues « élites » parisiennes se gaussent parfois.
Tous ceux qui se sentent regardés avec dédain, ou, pire, ignorés.
Cette France, elle ne manifeste pas, elle ne casse pas, elle n’agresse pas. Et pourtant elle mérite d’être écoutée !
Cette France, elle en a assez qu’on décide à sa place.
Elle n’a pas apprécié la réforme des rythmes scolaires, quand le gouvernement a dit aux élus locaux : « débrouillez-vous pour que ça marche ».
Elle n’a pas apprécié non plus la réforme régionale et le redécoupage des cantons, imposée sans concertation et avec des résultats calamiteux.
C’est un sujet que l’on connaît bien à Clermont, qui n’est plus une capitale régionale. Je le dis clairement : Clermont doit continuer de devenir plus forte.
Une réforme des régions qui n’aurait pas pour but de rendre chaque partie plus forte qu’auparavant n’aurait aucun sens !

Paris décide, la Province exécute : voilà la devise de la gauche aujourd’hui.
Une gauche pour qui le chômage et la pauvreté n’existent que dans les « quartiers ».
Une gauche pour qui la création d’emplois, de richesses, l’innovation, le dynamisme culturel même, tout cela ne peut venir que des grandes agglomérations. Parce que « le socialisme, c’est la ville » comme disait François Mitterrand.
Ce n’est pas ma vision de la France.
Moi je ne vois pas la France comme une carte de l’INSEE, avec des grandes métropoles et juste du vide entre elles.
Moi je ne prétends pas, comme l’a dit la maire de Paris, que pour construire l’avenir, ce sont les villes qui doivent « donner le la ».
Je n’affirme pas que le destin de notre pays réside dans les « villes monde », comme disent les technocrates branchés.

Les difficultés des territoires ruraux et péri-urbains, je les connais.
Je sais qu’elles sont réelles.
Je les ai vues pendant mes cinq années de rencontres à travers la France.
Je les ai vécues en tant que maire de ma commune et président d’une petite intercommunalité rurale.
Ma ligne d’horizon ne s’arrête pas aux périphériques des métropoles. Je ne suis pas une plante hors sol mise en pot dans les grandes écoles, accrochée à un tuteur puis arrosée à l’ombre des palais de la République.
Moi j’ai « poussé en liberté », dans la ruralité. Mon école, cela été la vie municipale à Sablé-sur-Sarthe. Mon tuteur, cela été mon enracinement, le point de départ de mon engagement.

Nous devons en être conscients : depuis 20 ans, la désindustrialisation et la métropolisation ont profondément affaiblit les territoires périurbains et ruraux.
Un écart insupportable s’est installé entre des territoires urbains riches et dynamiques, qui captent l’essentiel des bienfaits de la mondialisation, et des territoires qui cumulent un nombre croissant de handicaps.
L’érosion démographique, le déclin des centres-villes, le retrait des services publics, la fermeture des commerces de proximité, le manque de transports, l’enclavement numérique, les déserts médicaux, la dégradation des logements : tout cela crée une véritable fracture territoriale.

C’est l’unité même de la France qui est menacée. Mieux que cela, c’est une certaine idée de la France qui est mise en péril.

Ces territoires composent les trois-quarts de notre pays et rassemblent plus du tiers de la population nationale, et même 60% si l’on y ajoute la population des villes moyennes.
Le redressement économique doit bénéficier à tous !
Il ne concerne pas que les villes et les métropoles.
La France est partout. Il n’y a pas de territoires qui méritent plus de prospérité que d’autres. Dans la République, chaque Français a droit aux mêmes opportunités.

Il y a du courage, dans ces territoires. Beaucoup de courage !
Et je veux rendre hommage à tous ces Français anonymes qui aiment leur terre, leur village, qui se battent avec courage.
Le courage de cet éleveur morbihannais qui travaille 70 heures par semaine sans être certain de se payer à la fin du mois.
Le courage de ce gérant d’un café dans le Gard qui a été braqué trois fois en une seule année, dont les recettes ne cessent de diminuer mais qui tant qu’il le pourra, ouvrira au petit matin.
Le courage de cette infirmière à domicile en Lozère, courant d’un patient à l’autre, parcourant son canton de long en large toute la semaine et trouvant quand même le temps d’entraîner les jeunes au foot le week-end.
Le courage de nos élus ruraux, toutes celles et ceux qui se démènent pour trouver des solutions, du centre périscolaire qu’il faut agrandir à la toiture de l’église qu’il faut entretenir, en passant par les réponses de l’administration qu’il faut obtenir.
Le courage des Clermontois, qui ne se résignent pas au départ des entreprises et qui restent combatifs. L’Auvergne est une région où on ne se résigne pas, où l’on entreprend depuis toujours, où l’on est prêt à aller très loin pour construire son avenir.

Je veux dire à ces Français courageux que nous ne les laisserons pas tomber.
Je veux faire de la lutte contre l’inégalité territoriale une grande cause nationale. Mais je ne vais pas promettre un monceau de subventions, et de l’argent que nous n’avons pas.

Et d’ailleurs, que demandent ces territoires ?
Ils ne demandent pas de la charité : ils demandent de la liberté !
Ils ont des atouts et veulent pouvoir les mettre en valeur.
Ils veulent pouvoir reprendre en mains leur destin.
Ils veulent être considérés, respectés.
Je propose donc une véritable libération des territoires. La « révolution du bon sens » qui inspire l’ensemble de mon projet, elle vaut en priorité pour eux.

Alors bien sûr, il y a des fondamentaux, sans lesquelles cette libération ne sera pas possible.

Le premier, c’est le désenclavement.
Désenclavement par les transports, tout d’abord, notamment le train. Et je sais que c’est un sujet crucial pour Clermont : à quoi sert d’avoir une gare neuve si les trains rapides ne s’y arrêtent pas ? Clermont a trop souffert de l’abandon des politiques d’infrastructures, à la différence de ses métropoles voisines de Lyon et Bordeaux.

Désenclavement par le numérique, également.
Il est indispensable que tous les territoires puissent profiter des opportunités de la tertiarisation de l’économie.
Il faut que davantage d’entreprises pérennes puissent se créer dans ces territoires, et que les entreprises métropolitaines puissent y délocaliser plus facilement certains de leurs services.
Pour cela, je veux réaliser le Très Haut Débit fixe et mobile d’ici à 2022, et lancer dès que possible un « Plan 5G ».
Je sais que l’écosystème numérique de Clermont est dynamique. Certaines de ses startups, comme EXOTIC SYSTEMS ou PILOTER SA FERME, sont en train de contribuer à la révolution numérique de l’agriculture. Voilà une manière exemplaire d’activer les atouts de la région !
Voilà ce que nous devons encourager et rendre accessible à tous les territoires !

Le deuxième axe fondamental, c’est l’accès aux soins.
Il n’est pas acceptable que, dans un pays qui dispose de l’une des meilleures médecines au monde, certains renoncent à se soigner parce que le médecin est trop loin, parce qu’après le départ à la retraite du dernier généraliste, c’est la pharmacie de la commune qui a tiré le rideau.
Je ferai de la lutte contre les déserts médicaux une priorité de mon quinquennat.
Nous adapterons le numerus clausus aux réalités régionales.
Nous intensifierons la création de maisons de santé pluridisciplinaires et des structures d’urgences pour les premiers soins.
Nous construirons une véritable offre de télémédecine sur tout le territoire.
Et puis bien sûr, nous simplifierons la vie des professionnels de santé.
Car ce n’est pas en continuant à bureaucratiser l’exercice de la médecine libérale que nous susciterons de nouvelles vocations. Et ce n’est pas en alourdissant le cahier des charges des maisons médicales que nous attirerons de nouveaux médecins dans nos petites communes.

Le troisième de ces fondamentaux, c’est l’accès aux services en général : l’accès à la Poste, à une boulangerie, à un bureau de tabac, la possibilité de recevoir une écoute, une aide aux démarches.
Pour cela, il faut notamment développer les maisons de services publics.
Mais il faut surtout éviter les grands plans nationaux uniformes, standardisés et souvent non financés : je veux, au contraire, faciliter les initiatives locales.
Car oui, des initiatives locales, il y en a ! Elles sont même incroyablement nombreuses, inventives. !
Mais elles se heurtent trop souvent à la rigidité des règles, des normes venues d’en haut, qui sont souvent inadaptées à la diversité des contextes.
On parle beaucoup de subsidiarité pour l’Europe mais pas assez pour les territoires de la République : laissons faire les acteurs locaux ce qu’ils savent mieux faire que les acteurs nationaux !

Nos artisans, nos commerçants, nos agriculteurs, nos entrepreneurs n’ont pas besoin qu’on les assiste : ils demandent qu’on baisse massivement les charges sur les entreprises.
C’est ce que je ferai, et cela bénéficiera directement au tissu de TPE et de PME qui constitue l’ossature économique de nos territoires.
Je veux libérer les énergies rurales en supprimant les contraintes inutiles, en assouplissant l’application des normes aux territoires ruraux grâce à un principe d’adaptabilité qui sera confié aux collectivités.
Je veux faciliter les financements, faciliter la créativité.
Liberté de créer, liberté d’innover, liberté de décider : c’est d’abord de liberté qu’a besoin notre ruralité !
Et je suis le seul, dans cette campagne électorale, à la défendre ainsi.

Que proposent mes principaux concurrents ?
De supprimer les régions et de revenir sur plus de trente ans de décentralisation comme le veut Madame Le Pen.
De supprimer la taxe d’habitation pour une majorité de Français, comme le promet Monsieur Macron, ce qui plomberait les budgets des petites communes et gèlerait leurs projets en les privant d’une de leurs principales ressources.
Faut-il être à ce point ignorant des réalités locales !
Et faut-il être à ce point désinvolte avec la situation des finances publiques. Où M. Macron ira-t-il chercher l’argent pour tenir cette promesse démagogique ? Pas dans les caisses de l’Etat, elles sont vides. Il ira les chercher là où vont toujours les socialistes : dans la poche du contribuable.

Entre le jacobinisme d’un Front national déconnecté et le parisianisme d’une gauche déracinée, il n’y a que nous pour défendre la ruralité.
Il n’y a que nous pour défendre ses libertés face à un Etat qui veut être partout, et que je suis le seul à vouloir réformer.
Il n’y a que nous qui puissions défendre la vitalité de notre espace rural face à cette écologie radicalisée qui veut tout interdire, tout vitrifier.
Je dis d’ailleurs à ceux qui se targuent de défendre la ruralité : cessez de ruser, sortez des fourrées de l’ambiguïté. Soit c’est la défense des agriculteurs, des éleveurs, des chasseurs et de nos territoires ruraux, soit c’est l’écologie radicale. Entre les deux, il faut choisir.
Moi je choisis une voie raisonnable qui concilie les hommes et la nature, et non l’un contre l’autre.

La ruralité est une chance.
Cette ruralité qui a façonné les Auvergnats que vous êtes, comme le Sarthois que je suis.
Cette ruralité qui a fondé le peuple que nous sommes.
Oui, je suis fier d’être un enfant de la ruralité !
Je suis fier de ce qu’elle m’a transmis : une culture, des traditions, des racines, tous ces liens du sol qui, loin de nous emprisonner, nous relient à ces générations de paysans limousins, provençaux ou vendéens qui ont fait la France à la sueur de leur front, en suivant leur sillon.

La ruralité à laquelle je crois, celle qui m’a vu grandir, celle que j’ai toujours servie dans ma commune, mon département puis ma région, cette ruralité n’est pas une ruralité fantasmée, une image d’Epinal, le vestige d’un passé qui n’a jamais existé.
Ce n’est pas non plus une ruralité sacrifiée sur l’autel d’une fausse modernité.
Pour moi, la ruralité est un réservoir de vie, celui dans lequel la France a toujours puisé pour avancer, des grandes révolutions agricoles aux nouvelles opportunités énergétiques et économiques qu’offrent nos territoires ruraux, en passant par le développement des premières usines à la campagne, la diversification et la modernisation de notre économie rurale.

Cette économie rurale, j’y suis particulièrement attaché. Car c’est une économie enracinée. Un pays sans racines, un pays sans identité, c’est un pays où il n’y a plus rien à partager, où il n’y a plus rien à aimer.
Alors soyons fiers de notre ruralité. Elle est ce que notre pays a en plus : une incroyable diversité de terroirs et de territoires, une somme d’enracinements personnels qui est indissociable de notre attachement commun pour la France.

Mais il y a un sujet dont oublie trop souvent, lorsqu’on parle de ruralité : c’est la sécurité.
Là non plus, on ne dit pas les choses. On tente de cacher la réalité derrière des mots ou des statistiques qui ne veulent rien dire.
Dans une petite ville, l’augmentation des faits de délinquance de 2% peut paraitre faible pour un expert qui regarde cela de loin. Mais sur le terrain, pour les habitants, c’est parfois un choc.
Lorsque des gens du voyage arrivent dans une petite commune, qu’ils s’installent sur le terrain de football, alors qu’il existe une aire d’accueil à quelques centaines de mètres, qu’ils dégradent des équipements financés par le contribuable, ce n’est pas un problème de vivre-ensemble : c’est de la délinquance, et la délinquance, on la sanctionne !
Je veux une politique ferme qui s’appliquera sur tous les territoires.
La République est partout chez elle.
Et pour faire respecter ses lois dans nos communes rurales, nous renforcerons les moyens nécessaires, en mobilisant, par exemple, dans chaque intercommunalité, des réservistes de la Gendarmerie Nationale, placés sous l’autorité opérationnelle du commandant de brigade.
Pour nos villes moyennes, je veux le développement des polices municipales qui doivent être armées, qui doivent pouvoir procéder à des contrôles d’identité, qui doivent être mieux coordonnées avec nos forces de police ou de gendarmerie.

Durant cette présidentielle certains oublient un peu rapidement que nous sommes en état d’urgence.
Je l’ai dit et je le répète, nous sommes face à un nouveau totalitarisme : le totalitarisme islamique qui s’appuie sur une idéologie, sur une armée, sur des réseaux…
Désormais, c’est presque chaque jour qu’un attentat a lieu ou est déjoué en Europe. A partir de quel stade de chaos nos dirigeants et mes concurrents prendront-ils conscience de la gravité de la situation ?
L’état d’urgence doit être maintenu. Et nous devons être intransigeants avec ceux qui se rendent coupables d’intelligence avec l’ennemi ou de complaisance avec des mouvances intégristes.
Ils doivent être condamnés et déchus de leur nationalité s’ils sont français.
Nous devons lutter contre cette idéologie qui gangrène l’islam en France et nuit à la majorité de nos concitoyens musulmans qui veulent vivre en paix.
C’est pourquoi je veux que le culte musulman soit soumis à un contrôle administratif serré le temps qui sera nécessaire pour qu’il s’ancre fermement dans la République comme toutes les autres religions.

Nous voyons bien qu’actuellement quelques chose craque dans notre société, dans notre République.
Des repères se sont perdus. Je veux les restaurer.
Je veux protéger la famille, je veux qu’elle soit respectée.
Je défendrai le droit de l’enfant, et non le droit à l’enfant.
Je veux que les familles accueillant le handicap et l’autisme soient épaulées.
La famille doit être encouragée : je rétablirai l’universalité des allocations familiales et je relèverai le plafond du quotient familial à 3000 euros.

Il y aussi l’école. L’Ecole de la République française.
Avec leur jargon prétentieux et leurs méthodes ubuesques, les pédagogues ont saboté la plus belle institution de notre République !
Il est temps de retrouver un peu de bon sens.
L’école sert à apprendre à lire, à écrire, à compter. Il faut la recentrer sur les savoirs fondamentaux.
L’Ecole doit aussi préparer à l’entrée dans la vie active : je mettrai le paquet sur l’alternance et l’apprentissage.
L’école sert enfin à apprendre la citoyenneté, l’égalité, le goût aussi d’être français et fier de l’être.
Je propose que les écoliers portent un uniforme scolaire, pour qu’ils se sentent tous ensemble, tous égaux. C’est un symbole, mais tout commence par des symboles !

Pas de République sans intégration.
Avec 6 millions de chômeurs et 9 millions de pauvres, je veux une immigration réduite à son strict minimum.
Notre politique d’immigration devra être fixée par des quotas, chaque année, en fonction de nos capacités d’accueil. Comme au Canada.
C’est aux étrangers qu’il revient de faire l’effort d’intégrer la France, avec ses lois, sa langue et ses mœurs, et non à la France de se plier à des coutumes qui ne seraient pas conformes à son pacte républicain.
Les étrangers que nous accueillons doivent respecter des devoirs avant de réclamer des droits. Ils devront attendre deux ans avant toute prestation sociale.

Mes chers amis,
Dans la dernière ligne droite, j’ai besoin de vous !
Assumez vos convictions. Ne vous laissez pas intimider.
Aidez-moi à faire triompher la liberté, l’optimisme et la fierté d’être français !
Aidez-moi à contrer les mensonges. Aidez-moi à convaincre ceux qui hésitent encore.
Agissez, parlez. A vos amis, dans vos familles, sur les réseaux sociaux dites autour de vous que le redressement national est possible, qu’il est urgent, qu’il sera porteur de progrès et d’espoir !
Foncez dans la bataille des convictions, soyez les porte-paroles de la France qui résiste, soyez les fers de lance de la nation qui se rassemble et qui s’élance vers la liberté et la grandeur.

Vive la République, vive la France !


François Fillon, le 7 avril 2017 à Clermont-Ferrand.

Source : www.fillon2017.fr
 

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