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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 03:24

Né le 6 juillet 1937 à Mpika (en Rhodésie du Sud), Michael Chilufya Sata fut gouverneur du Lasaka et membre du parti au pouvoir. Une fois dans l'opposition, Michael Sata créa et présida le Front patriotique. Il fut quatre fois candidat à l'élection présidentielle en Zambie. Le 27 décembre 2001, il a obtenu 3,4% des voix et son parti seulement 1 siège de député. Le 28 septembre 2006, il a recueilli 29,4% derrière le Président sortant Levy Mwanawasa (43,0%) et son parti a gagné près du tiers des sièges (46 sur 158). Le 30 octobre 2008, il fut battu de justesse avec 38,1% par le Président par intérim Rupiah Banda (40,1%). Enfin, le 20 septembre 2011, il a gagné l'élection présidentielle avec 42,0% contre 35,4% à Rupiah Banda, et son parti a conquis 60 sièges sur 150. Il était Président de Zambie depuis le 23 septembre 2011 et s'est éteint dans un hôpital londonien le 28 octobre 2014. Avant la mort de Michael Sata, la prochaine élection présidentielle aurait dû avoir lieu en 2016. C'est le Vice-Président Guy Scott, docteur en science cognitive d'origine anglaise, qui assure actuellement l'intérim présidentiel depuis le 29 octobre 2014.

Sur Levy Mwanawasa :

http://rakotoarison.over-blog.com/article-22132298.html


Sylvain Rakotoarison (29 octobre 2014)


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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 20:10

Séjournant depuis deux ans à Juba, la capitale du Sud-Soudan, la journaliste française Camille Lepage était une photographe et faisait des reportages sur des situations désastreuses dédaignées par les grands médias. Elle a été retrouvée sans vie en République centrafricaine, probablement victime d'une embuscade. L'Élysée a expliqué le soir du 13 mai 2014 ceci :  « La dépouille mortelle de madame Lepage a été trouvée lors d'une patrouille de la force Sangaris, à l'occasion d'un contrôle effectué sur un véhicule conduit par des éléments anti-balaka, dans la région de Bouar. ».

Toutes mes condoléances aux proches de Camille Lepage et hommage à tous les journalistes indépendants qui risquent leur vie pour assurer l'information dans le monde entier.

Sylvain Rakotoarison (13 mai 2014)

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 07:06

Dans la nuit du13 au 14 novembre 2013 près de la frontière nigériane, un nouvel otage français a été capturé par un groupe d’islamistes. Modestes impressions pleines d’amertume sur le terrorisme islamiste et aussi sur son traitement dans les médias.


yartiKidal01Il est des négations de l’âme humaine.
Nier l’humain, c’est par exemple considérer que certaines vies humaines ne sont que des paramètres parmi d’autres, sans plus, juste des variables inodores et froides d’ajustement. Sans prendre aucunement leur caractère sacré.

J’ai été informé quasiment heures par heures de leur tragédie, comme tout le monde (je n’ai aucun mérite), par médias interposés, ce triste soir du samedi 2 novembre 2013, journée des défunts. Au nord-est du Mali. Ghislaine Dupont et Claude Verlon.

À 16h25, j’ai appris qu’ils ont été enlevés par un groupe de quatre hommes embarqués dans une Toyota. Ils étaient à Kidal depuis le 29 octobre et venaient de finir leur travail pour une journée spéciale de leur radio (RFI) à Bamako le 7 novembre (qui a été annulée).

J’ai tout de suite pensé à l’information sur la rançon qui aurait été versée pour la libération des otages français d’Arlit (dans le nord du Niger), des otages libérés le 29 octobre 2013 après plus de trois ans de captivité. Dès le lendemain, après leur retour à Paris, la presse avait fait état de 20 à 25 millions d’euros qui auraient été versés (le gouvernement avait réaffirmé qu’aucun argent public n’avait été versé).

Parler publiquement de rançon pour résoudre une prise d’otages, c’est forcément favoriser les prochaines. Les multiplier. Pas très responsable d’exposer ce type d’information aux futurs ravisseurs. Tout n’est pas bon à dire quand des vies humaines sont en danger.

Une source d’un journaliste l’a confirmé plusieurs jours plus tard : « La région pullile de sous-traitants d’AQMI et le tapage autour de la rançon versée pour les quatre ex-otages français a dû attiser les convoitises. Ils ont vu deux Français et se sont dit : pourquoi pas nous ? ».

À 18h35, l’horreur est arrivée si vite, si soudaine. Ils ont été tués. Ils n’ont pas été otages, ou plutôt, ils l’ont été par effraction. Leur vie a été soufflée d’un simple coup de fil. Odieux. Terreur.

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D’après quelques éléments de l’enquête diffusés quelques jours plus tard, ils n’ont pas eu de chance. Un islamiste voulait se faire bien voir de son "chef". Mais sa voiture était tombée en panne. Au téléphone, il a demandé au "chef" quoi faire. Ce "chef" prononça la peine de mort. Sentence suprême. Corps criblés de balles. Horreur et stupidité. Horreur et cruauté. Une vie ne compte pas. Ne compte plus pour "ces gens-là".

Les réactions ont fusé. L’émotion évidemment. Quasi-universelle. Certains ont sans doute pu croire que les journalistes en ont fait trop. Que c’étaient des leurs et qu’il y a toujours des traitements inégaux dans l’atrocité. Mais peut-on en faire trop quand il s’agit de rendre hommage, de s’émouvoir sincèrement ? Beaucoup de Maliens leur ont rendu aussi hommage. Sentiment d’union nationale.

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Et déjà, une polémique a pointé discrètement son doigt. Fallait-il aller là-bas ? Dans ces lieux incertains ? Non sécurisés ? Fallait-il y aller ? Malgré les découragements des autorités françaises ? Quand je reçois les informations tranquillement, confortablement dans mon fauteuil, bien au chaud, loin des turbulences du monde, suis-je capable de me rendre compte, suis-je bien conscient que des vies sont en danger, parfois "sacrifiées" à l’autel de la connaissance, pour cette course nécessaire à l’information ?

Ce qui a choqué, dans cet odieux assassinat, c’est d’abord l’amateurisme des ravisseurs qui ont raté leur prise d’otages. Juste la stupidité d’un sbire pour gagner la considération d’un chefaillon. Presque un accident de psychologie de comptoir. Et après l’échec de l’expédition, "on" a "nettoyé" tout. Au prix de deux vies humaines. Qui ne valaient rien pour ces terroristes. Logique, ils n’hésitent pas à s’envoyer eux-mêmes s’exploser. Qui y a-t-il dans leur tête ? Comment peut-on avoir eu le cerveau aussi lessivé pour ne pas se rendre compte que de l’humain, tout le monde est responsable ? Chaque individu y a sa part. Fanatisme. Sectarisme.

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S’est surajouté à cette triste réalité le traitement médiatique sans concession des chaînes d’information continue. Je pensais à leurs familles, ce 2 novembre au soir. J’imaginais leur silence, leur angoisse, leur colère, leur désespérance. J’imaginais aussi qu’elles pouvaient remarquer, ce soir-là, le petit logo, apposé en bas à droite de l’écran : "Reporters tués". J’ai pris ici exemple sur BFM-TV, mais ses concurrentes en font autant. J’ai eu un pincement au cœur. J’imaginais les proches.

Un petit logo pour dire qu’on parle maintenant de cela, de cette horreur au Mali. Tant pis pour l’écotaxe, tant pis pour les Bretons en colère, tant pis pour les bonnets rouges… La séquence est maintenant sur eux, pour eux, tombés sur le champ d’honneur de la perspicacité et de l’investigation. Devenus simple chapitre d’une information gourmande jusqu’à la névrose. Matraquage de dépêches, parfois contradictoires.

yartiKidal05

Cela a commencé avec la première "guerre du Golfe" en 1991 et cette "séquencérisation" de l’actualité continue encore, maintenant avec le typhon Haiyan, appelé "Urgence"  et "Philippines", pendant qu’en Afrique, "on" continue encore à kidnapper.

yartiKidal06

Le père Georges Vandenbeusch, prêtre français, a été enlevé dans sa paroisse par un groupe d’islamistes nigérians dans le nord du Cameroun dans la nuit du 13 au 14 novembre 2013. On parle de son ancienne paroisse à Sceaux, et les plus hautes autorités sont déjà en alerte. Une nouvelle angoisse. Sur la chaîne info, la réaction (la rédaction) est très rapide ; un nouveau logo, "Enlèvement au Cameroun"…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (15 novembre 2013)
http://www.rakotoarison.eu

Pour aller plus loin :
Le Mali.
Deux journalistes assassinés.

yartiKidal08



 

 http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/instrumentalisation-de-la-vie-143743 

 

 

 

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 19:03

(dépêches)

Assassinat odieux de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, journalistes de RFI, le 2 novembre 2013 à Kidal (Mali)

ALERTE INFO FIGARO>02/11/2013 à 18H34    
Les deux journalistes français enlevés ce samedi au Mali ont été tués
Les deux journalistes français enlevés ce samedi à Kidal, dans le nord-est du Mali, ont été tués, a annoncé à l'agence Reuters le ministère des Affaires étrangères français.
Il s'agit de deux journalistes de Radio France Internationale, Ghislaine Dupont, spécialiste de l'Afrique à la station, et de Claude Verlon. Tous deux étaient en reportage à Kidal.
Il semblerait que leurs corps aient été retrouvés criblés de balles à l'extérieur de Kidal peu après leur rapt.





En direct: Deux journalistes français de RFI éxécutés au Mali... Hollande fait part de son «indignation»...
36 contributions Créé le 02/11/2013 à 16h46 -- Mis à jour le 02/11/2013 à 19h48
MONDE - Le sort des deux Français est incertain...

19h45: «Toutes les équipes de RFI sont sous le choc»
La radio d'informations a diffusé un communiqué ce samedi soir où elle rend hommage à ses deux journalistes tués aujourd'hui au Mali. «Aujourd’hui, deux collaborateurs de RFI, la journaliste Ghislaine Dupont et le technicien de reportage Claude Verlon, ont été enlevés et assassinés alors qu’ils réalisaient un reportage à Kidal au Mali. Ces deux grands professionnels et spécialistes de l’Afrique depuis de nombreuses années rendaient compte sur le terrain du quotidien des Maliens, à la veille des élections législatives et au moment des assises du Nord. Ce reportage s’inscrivait dans le cadre d’une opération spéciale de délocalisation des émissions de RFI prévues le 7 novembre à Bamako et pour laquelle toutes les précautions en matière de sécurité avaient été prises. Cette opération est aujourd’hui annulée. Toutes les équipes de RFI et du groupe France Médias Monde sont sous le choc, profondément tristes, indignées et en colère, et leurs pensées vont aujourd’hui aux familles et aux proches de leurs collègues et amis. Ghislaine Dupont, 51 ans, était une journaliste passionnée par son métier et par le continent africain qu’elle couvrait depuis son entrée à RFI en 1986. Claude Verlon, 58 ans, technicien de reportage à RFI depuis 1982, était un homme de terrain chevronné, habitué des terrains difficiles dans le monde entier.»

19h36: Hollande exprime son «indignation» et réunira dimanche les ministres concernés
Dans un communiqué de presse, le Président de la république déclare avoir «appris avec consternation la mort de deux journalistes de Radio France Ibnternational, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, au nord du Mali. Il exprime son indignation à l'égard de cet acte odieux. Il s'associe à la douleur des familles. Il adresse un message de solidarité à la rédaction de RFI. Le chef de l'Etat réunira demain matin les ministres concernés pour établir précisément, en lien avec les autorités maliennes et les forces de l'ONU, les conditions de ces assassinats.»

19h: RFI livrent des informations concernant la mort de ses deux journalistes
Sur le site de RFI, la radio donne quelques précisions concernant le déroulement de cette journée. «Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été enlevés devant le domicile d'Ambéry Ag Rissa, un éminent représentant du MNLA de Kidal. Ambéry Ag Rissa a entendu un bruit suspect dans la rue, des coups de crosse portés contre le véhicule de nos reporters, précise RFI. Il a alors entrouvert sa porte et a vu les ravisseurs embarquer nos deux journalistes dans un véhicule 4x4 beige. Les ravisseurs l'ont menacé de leurs armes et l'ont sommé de rentrer chez lui.»

18h54: Les réactions des personalités française se multiplient
après la confirmation par le Quai d'Orsay de la mort de deux journalistes français de RFI qui avaient été un peu plus tôt ce samedi, de nombreuses personnalités ont partagé leur émoi sur Twitter.

Un sentiment d'horreur, de tristesse et de dégoût après l'exécution des deux journalistes français, Ghislaine Dupont et Claude Verlon #RFI
— Bertrand Delanoë (@BertrandDelanoe) November 2, 2013

#RFI.Quelle tristesse, quel choc d'apprendre la mort au Mali de Gislaine Dupont et Claude Verlon, journalistes. Pensée à tous leurs proches.
— Valerie Trierweiler (@valtrier) November 2, 2013

Très émue après l'assassinat des deux journalistes de @RFI. Le terrorisme frappe encore au Mali.
— N. Kosciusko-Morizet (@nk_m) November 2, 2013

18h40: Le ministère des Affaires étrangères veut que «la lumière soit faite le plus rapidement possible sur les circonstances de leur décès»
Le Quai d'Orsay a déclaré dans un communiqué que «Claude Verlon et Ghislaine Dupont, journalistes à RFI ont été retrouvés morts au Mali. (...) Les services de l'Etat français, en lien avec les autorités maliennes, mettent tout en oeuvre pour que la lumière soit faite le plus rapidement possible sur les circonstances de leur décès.»

18h27: Le Quai d'Orsay confirme le décès des deux journalistes
Selon le ministère des Affaires étrangères, cité par leparisien.fr et iTéle, les deux journalistes de RFI ont bien été éxécutés.

18h15: De mauvaises nouvelles en provenance du Mali
Même s'il n'y a encore aucune confirmation officielle, de nombreuses confirment désormais la mort des deux journalistes de RFI enlevés ce samedi à Kidal dans le nord du Mali. «Quelques minutes après le début de la poursuite des ravisseurs des deux Français, on nous a informés que leurs corps ont été retrouvés criblés de balles à l'extérieur de la ville», a ainsi déclaré à Reuters Paul-Marie Sidibé, préfet de la localité de Tinzawaten, qui est basé à Kidal.

18h10: RFI confirme l'enlèvement des ses journalistes
Si il existe encore un flou autour du sort des deux Français enlevés à Kidal, RFI a de son côté confirmé l'enlèvement de ses deux journalistes sans préciser s'ils étaient toujours vivants.

18h06: Les deux Français ont été enlevés par des hommes armés
«Les deux journalistes étaient en reportage. Ils avaient chacun un appareil d'enregistrement et avaient avaient rendez-vous vers la Banque malienne de solidarité (BMS) de Kidal, ils ont été enlevés par des hommes armés qui ont quitté la ville avec eux», a précisé la source militaire.

18h: Les deux journalistes auraient été exécutés
Selon le préfet de la région de Kidal, cité par l'agence de presse Reuters, les deux journalistes français auraient été éxécutés.
Deux journalistes français de RFI en reportage au nord du Mali ont été enlevés à Kidal, a annoncé ce samedi le gouverneur de cette ville, Adama Kamissoko. Le gouverneur a indiqué qu'il s'agissait vraisemblablement de Claude Verlon et de Ghislaine Dupont, qui s'étaient déjà rendus à Kidal lors du premier tour de la récente élection présidentielle. Selon le journaldumali.com, «les deux journalistes étaient à Kidal pour préparer l'opération spéciale RFI, qui doit se dérouler les 6 et 7 novembre au Mali». Le site précise aussi dans son article mis en ligne à 15h07 que, selon une source gouvernementale, «les deux journalistes auraient quitté le domicile d'un membre du MNLA, avant de prendre la route de Tin Essalit au Nord. Un hélicoptère de la force Serval a décollé pour suivre leur trace.»

Le sort des journalistes incertain
Contacté par Reuters, le ministère français des Affaires étrangères a indiqué qu'il était en train de procéder à des vérifications sur ces informations. «Deux journalistes de RFI ont été enlevés ce samedi par des hommes armés en centre-ville» de Kidal, a précisé de son côté une source sécuritaire malienne, information confirmée par une source militaire. Le sort de ces journalistes, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, est incertain et certaines sources affirment même que les deux Français seraient morts.
—J. C.




urgent
Mali : le ministère français des Affaires étrangères confirme le décès des deux envoyés spéciaux de RFI

Mali - 
Article publié le : samedi 02 novembre 2013 à 18:03 -

Dernière modification le : samedi 02 novembre 2013 à 19:16

Mali : les deux envoyés spéciaux de RFI enlevés à Kidal ont été tués

Un soldat malien en patrouille sur une route entre Gao et Kidal, le 26 juillet 2013.
AFP/KENZO TRIBOUILLARD
Par RFI

Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé ce samedi 2 novembre le décès de nos envoyés spéciaux dans le nord du Mali, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, kidnappés à Kidal par des hommes armés aux alentours de 13H00 TU.

Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été enlevés devant le domicile d'Ambéry Ag Rissa, un éminent représentant du MNLA de Kidal. Ambéry Ag Rissa a entendu un bruit suspect dans la rue, des coups de crosse portés contre le véhicule de nos reporters.

Il a alors entrouvert sa porte et a vu les ravisseurs embarquer nos deux journalistes dans un véhicule 4x4 beige. Les ravisseurs l'ont menacé de leurs armes et l'ont sommé de rentrer chez lui.

C'est la dernière fois que nos journalistes ont été vus. Selon plusieurs sources, les ravisseurs se sont enfuis et ont mis le cap vers Tin-Essako, à l'est de Kidal.

C'est la deuxième mission de nos reporters dans cette ville. Ils s'étaient déjà rendus à Kidal au mois de juillet pour couvrir le premier tour de l'élection présidentielle.

 tags: Mali

 

 

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 05:52

Nelson Mandela : « J’ai chéri l’idéal d’une société démocratique et libre dans laquelle toutes les personnes vivraient en harmonie, avec des chances égales. C’est un idéal que j’espère voir se réaliser. Mais s’il le faut, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. » (Pretoria le 20 avril 1964).


yartiMandelaA01Depuis 2005, la République d’Afrique du Sud célèbre son réconciliateur avec le "Mandela Day", le 18 juillet. L’ONU reconnaît aussi cette journée depuis le 10 novembre 2009, et encourage même chaque citoyen du monde à aider ses prochains pendant soixante-sept minutes au cours de cette journée, en référence aux soixante-sept années de combat politique de Nelson Mandela (qui a perdu son fils Makgatho en 2005 emporté par le sida).

C’est en effet l’anniversaire de Nelson Mandela : « L’affirmation (…) selon laquelle les vieillards sont davantage respectés pour leurs cheveux gris que pour ce qu’ils ont accompli, se vérifie de plus en plus. » (Abu Dhabi le 7 décembre 1998).

Il a 95 ans ce jeudi 18 juillet 2013 et cet anniversaire revêt une signification particulièrement émouvante car depuis le 8 juin 2013, il est hospitalisé dans un état grave, ou plutôt "critique" mais "stable". Il est entre la vie et la mort même si, d’après les derniers témoignages, le vieux héros est encore conscient (sa fille Zindzi a parlé ce 17 juillet 2013 de "progrès remarquables" pour de son état de santé). On peut d’ailleurs imaginer l’affliction de sa famille devant cette pression médiatique autour de l’hôpital de Pretoria, qui pourrait s’apparenter à l’impatience des vautours.

Nelson Mandela est certainement la personnalité vivante qui aura le plus marqué le monde contemporain. Résistant à l’oppression de l’apartheid, il n’a néanmoins ni cherché la vengeance, ni cherché son confort personnel (il aurait pu être libéré sous condition de renoncer à la lutte politique). Il a cherché une solution admissible par tous, y compris par ses plus terribles adversaires, et c’est cela qui le distingue du commun des responsables politiques.


Partir à temps

Au-delà de cet aspect historique essentiel, il y a aussi l’aspect politique assez exceptionnel, l’âge aidant, puisque Nelson Mandela a accepté de lui-même, comme un sage, d’abandonner le pouvoir alors qu’il était en mesure de le garder aussi longtemps qu’il l’aurait voulu, afin de préparer sérieusement sa succession plusieurs années avant l’échéance.

yartiMandelaA05

Dès le 10 juillet 1996 à Londres, il déclarait en effet : « La vie continuera après ma Présidence. Non seulement elle continuera, mais vous constaterez des changements spectaculaires, et plus rapides que ceux que je suis capable de mettre en œuvre à l’heure actuelle. ». Le 20 décembre 1997 à Mafikeng, il confirmait : « L’échéance de 1999 approche [la fin de son mandat]. En tant que Président de la République, je vais déléguer de plus en plus, afin d’assurer une transition facile au nouveau Président. Ainsi j’aurai la chance dans mes dernières années de gâter mes petits-enfants et d’aider de diverses façons les enfants d’Afrique du Sud, surtout ceux qui ont été les malheureuses victimes d’un système qui ne se souciait pas d’eux. L’heure est venue pour moi de prendre mon congé. ». Il l’a répété aussi le 21 septembre 1998 à la cinquante-troisième Assemblée générale des Nations Unies à New York : « J’arrive au bout de ma longue marche et il m’est accordé, comme ce devrait être le cas pour tous les hommes et les femmes, de me retirer pour me reposer dans la tranquillité du village de mon enfance. ». Enfin, le 26 mars 1999 au Cap : « Je vais me ranger parmi les vieillards de notre société ; parmi les habitants des zones rurales ; parmi les hommes inquiets pour les enfants et les jeunes de ce pays (…). ».


Pour une démocratie sincère

La sagesse politique n’était pas seulement de partir à temps. C’était aussi de ne pas s’octroyer trop de pouvoirs et de laisser le libre jeu institutionnel des contre-pouvoirs : « Je me souviens que l’un des premiers jugements rendus par la Cour constitutionnelle concernait une question dans laquelle j’étais impliqué en tant que Président du pays, et le président de la Cour constitutionnelle, sans tenir compte du fait qu’il était autrefois mon avocat, conclut en ma défaveur. Il fut clair pour moi que l’Afrique du Sud était entre de bonnes mains, avec cette cour opérant au sommet de notre démocratie. » (Johannesburg le 19 mars 2004).

Il présentait cette nécessité de contre-pouvoirs ainsi : « Dès le début, nous étions conscients que l’obligation de rendre des comptes est cruciale en démocratie. Nous avions appris d’expérience les dangers qui peuvent découler d’un gouvernement sans transparence ni obligation de rendre des comptes. C’est pourquoi notre Constitution contient plusieurs mécanismes destinés à garantir que le gouvernement ne soit plus le problème, mais la solution. » (Pretoria le 26 août 1996).

Car ce qui a toujours motivé Nelson Mandela, c’était la démocratie : « À titre personnel, j’appartiens à une génération de leaders pour qui l’avènement de la démocratie était le but ultime. » (Le Cap le 26 mars 1999) ; et c’était aussi la lutte contre l’oppression : « Si je devais recommencer ma vie, je ne changerais rien. Tant que notre peuple était opprimé et privé de tout ce qui permet aux êtres humains de jouir de la vie, il était de mon devoir de m’engager et je referais tout de la même façon. » ("The Living Legend", 2003).


Un modèle, un exemple

Nelson Mandela devrait donc être un modèle à tous ceux qui luttent et un exemple à tous les responsables politiques. En plus de cela, de son courage, de sa persévérance, il a su, au fil de sa vie, devenir modeste, relativiser sa part et amplifier celle de ceux qui l’ont aidé, celle du peuple sud-africain. Le principe général était de ne pas oublier, de connaître la vérité, mais de pardonner, de se réconcilier. C’était aussi ce qui a initié l’amitié franco-allemande après la guerre. Difficile, courageux mais l’Afrique du Sud a montré que ce n’était pas impossible.

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Je pense évidemment au conflit israélo-palestinien pris en otage par les ultras des deux camps, encouragés par des populations elles-mêmes provoquées par la démagogie et le populisme. Pourtant, l’attribution du prix Nobel de la paix était proche : en 1993, Nelson Mandela et Frederik De Klerk (Nelson Mandela avait absolument tenu à y associer son partenaire/adversaire) et en 1994, Yasser Arafat, Yitzhak Rabin et Shimon Peres pour les accords d’Oslo. Hélas, les accords d’Oslo ont volé en éclat très rapidement, d’abord à cause d’un raidissement de la position de Yasser Arafat puis à cause de l’arrivée au pouvoir de Benyamin Netanyahou.


Réconciliation

Éviter la vengeance alors que ce sentiment est si naturel, c’est ce que Nelson Mandela expliquait très magistralement le 2 juillet 1990 à Dublin devant les parlementaires irlandais (donc, juste après sa libération et avant la fin de l’apartheid) : « Nous aurions pu barrer nos drapeaux du mot "vengeance" et décider de répondre à la brutalité par la brutalité. Mais nous comprenions que l’oppression déshumanise l’oppresseur autant qu’elle fait souffrir l’opprimé. Nous comprenions qu’imiter la barbarie du tyran nous transformerait en sauvages, nous aussi. Nous savions que nous souillerions notre cause, que nous l’avilirions, si nous empruntions à l’oppresseur ses méthodes. Il nous fallait refuser que notre long sacrifice nous fasse un cœur de pierre. ».

yartiMandelaA02

Dans sa prison de Robben Island, il l’exprimait déjà très clairement : « J’aimerais vous combattre sur le plan des principes et des idées, sans haine personnelle, de sorte qu’à la fin de la bataille, et quelle qu’en soit l’issue, je puisse vous serrer la main avec fierté, parce que j’aurais le sentiment d’avoir eu affaire à un adversaire digne et droit, qui a observé un code d’honneur et de décence élémentaire. » (12 juillet 1976).

Nelson Mandela a inlassablement prôné la réconciliation et le pardon : « Ne nous attardons pas sur les querelles de clocher concernant notre passé. Qu’il nous inspire plutôt les contributions intellectuelles et culturelles à la représentation et à la compréhension de notre humanité commune, qui peut faire de cette planète un monde meilleur pour tous. » (Le Cap en juillet 2002).

Cela ne l’empêchait pas de vouloir préserver le souvenir : « Certains considèrent qu’il vaut mieux oublier le passé. Certains nous critiquent quand nous disons que nous pardonnons, mais que nous n’oublions pas. Ils ne sont pas d’accord sur le fait que les auteurs de violations des droits de l’homme doivent d’abord révéler et faire connaître celles-ci avant qu’on leur accorde l’amnistie. (…) Les Sud-Africains de la rue sont déterminés à ce que le passé soit révélé, afin qu’il ne se répète pas. S’ils exigent cela, ce n’est pas par esprit de vengeance, mais pour que nous entrions ensemble dans l’avenir. La question pour notre nation n’est pas de savoir si le passé doit être révélé, mais de faire en sorte qu’il le soit de façon à promouvoir la réconciliation et la paix. » (Le Cap le 13 février 1996). Car pour lui, il ne peut pas y avoir de pardon sans souvenir : « Nous nous souvenons de notre terrible passé afin de pouvoir y faire face, de pardonner quand le pardon est nécessaire, de nous assurer que jamais plus une telle inhumanité ne nous déchirera et de nous pousser à éradiquer un héritage qui rôde dangereusement autour de notre démocratie. » (Le Cap le 25 février 1999).

Le 18 septembre 1994 à Mthatha, il a eu cette formule qui pourrait résumer avec concision son état d’esprit : « Nous devons pardonner le passé et, dans le même temps, restaurer la dignité des victimes, entendre leur détresse. ».


Responsabilité individuelle

L’un des traits marquants de la pensée de Nelson Mandela, c’est aussi qu’elle fait la part du collectif et de l’individuel.

Bien sûr que son combat était collectif, la preuve, c’est qu’il a préféré rester en prison tant que le problème de l’apartheid était posé, indépendamment de sa vie personnelle, mais il n’a jamais non plus rejeté le principe de la responsabilité individuelle : « Nous ne pouvons ni guérir ni construire si, d’un côté, les riches de notre société ne voient les pauvres que comme des hordes importunes, et de l’autre, les pauvres s’avachissent et attendent la charité. Nous devons tous prendre nos responsabilités pour améliorer nos conditions de vie, et avoir pour volonté de donner le meilleur de nous-mêmes, pour le bénéfice de tous. » (Le Cap le 9 février 1995), règle qu’il s’appliquait bien sûr à lui-même : « J’avais l’intention d’aider à corriger les erreurs de l’Afrique du Sud mais j’avais oublié que la première chose à faire était de dépasser les faiblesses du Sud-Africain que je connaissais le mieux : moi. » (Prison de Robben Island en 1975).

Dans les années 1980, il aurait pu négocier sa libération en échange de la discrétion mais il l’avait refusé car il se serait senti traître par rapport à ceux qu’il avait défendus et voulait encore protéger : « Nous n’accepterons en aucune circonstance d’être libérés et confinés dans le Transkei ou n’importe quel autre bantoustan. Vous savez fort bien que nous avons passé la dernière partie de notre vie en prison justement parce que nous sommes opposés à l’idée même d’un développement séparé, qui fait de nous des étrangers dans notre propre pays et a permis au gouvernement de perpétuer l’oppression jusqu’à ce jour. » (Prison de Pollsmoor le 27 décembre 1984). Il le répétait à Piete Botha (le Président sud-africain de l’époque) : « Aucun être humain qui se respecte ne s’abaisserait, ne s’humilierait à accepter des obligations de cette nature. Vous ne devriez pas poursuivre notre emprisonnement en vous appuyant sur l’expédient de conditions qui, vous le savez, sont inacceptables pour nous. » (Prison de Pollsmoor le 13 février 1985).


Entre vos mains…

Pour conclure ce recueil de quelques citations tirées essentiellement du livre "Pensées pour moi-même" de Nelson Mandela (éd. de la Martinière, 2011), voici ce que déclarait Nelson Mandela le 11 février 1990, au Cap, quelques heures après sa libération de prison où il passa près vingt-sept années de sa vie (arrêté le 12 juillet 1963) : « Mes amis, mes camarades, mes compatriotes sud-africains, je vous salue au nom de la paix, de la démocratie et de la liberté pour tous ! Je me présente devant vous non comme un prophète mais comme un humble serviteur du peuple. Vos efforts inlassables et héroïques ont rendu possible ma présence ici aujourd’hui. Je place donc les dernières années de ma vie entre vos mains. ».

Nelson Mandela n’est certes pas un prophète, mais il est un héros à la stature morale et politique exceptionnelle. Et c’est cela qui lui donne toute sa richesse à avoir fait avancer les libertés, la paix et la démocratie de ce monde.

Happy Birthday to You, Madiba !


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (18 juillet 2013)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Prix Nobel de la Paix.
Pardonner, ce n’est pas facile.
L’Afrique du Sud de Nelson Mandela.
L’Afrique du Sud de Thabo Mbeki.
L’Afrique du Sud de Jacob Zuma.

yartiMandelaA04


http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/the-mandela-day-138761



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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 03:27

Né le 21 juillet 1944 à Tarkwa, John Atta-Mills a obtenu un doctorat d'études orientales après avoir fait des études de droit. Professeur de droit à l'Université de Stanford puis au Ghana, il a été élu Vice-Président de la République du Ghana, fonction qu'il a occupée du 7 janvier 1997 au 7 janvier 2001. Après deux échecs aux élections présidentielles des 7 décembre 2000 et 7 décembre 2004 contre John Kufuor, Président du 7 janvier 2001 au 7 janvier 2009, il a été élu Président de la République du Ghana le 28 décembre 2008 et a exercé cette fonction du 7 janvier 2009 à sa mort soudaine, le 24 juillet 2012, pour insuffisance cardiaque. Son Vice-Président John Mahama, élu en même temps que lui, devrait en principe lui succéder et rester jusqu'à la fin du mandat, le 7 janvier 2013. Il avait été soutenu par l'ancien Président Jerry Rawlings, en exercice du 4 juin 1979 au 24 septembre 1979 et du 31 décembre 1981 au 7 janvier 2001. Jerry Rawlings, auteur des deux coups d'État du 4 juin 1979 et du 31 décembre 1981, avait été élu le 7 décembre 1992 et le 7 décembre 1996, mais après dix-neuf ans de pouvoir, il fut battu par John Kufuor le 7 décembre 2000, et l'alternance fut pacifique. La nouvelle alternance en décembre 2008 fut également pacifique.

SR

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 19:35

Né le 4 novembre 1933, le Odumegwu Emeka Ojuwu, après des études d'histoire à Oxford, a été désigné comme gouverneur militaire de l'Eastern State du Nigéria à 32 ans. Soutenu par la France pour réduire l'influence anglaise au Nigéria, il proclama l'indépendance de la République du Biafra le 30 mai 1967 en en prenant la tête, ce qui enclencha une guerre civile particulièrement meurtrière à cause de la famine dans la région. La région fut reprise militairement par les troupes nigérianes en raison des intérêts pétroliers et la fin des combats eut lieu le 15 janvier 1970. Le colonel Ojuwu a été pardonné en 1976 et a pu rentrer au Nigéria après une période d'exil en Côte d'Ivoire (qui avait l'un de ses soutiens avec Omar Gabon), et s'est même présenté à l'élection présidentielle en 2003 au sein d'un des principaux partis d'opposition (All progressive grand alliance). Il s'est éteint le 26 novembre 2011.

Pour en savoir plus sur la tragédie du Biafra :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-42325371.html


SR

 

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 10:42

(dépêche)

Date : 20/10/11 à 10h15 - MARIE DEDIEU : le Ministre français de la Défense Gérard Longuet a fait savoir que les ravisseurs de Marie Dedieu, otage française morte en Somalie, cherchaient à vendre sa dépouille.
  

 

 

 

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 11:21

L'otage française Marie Dedieu qui avait été enlevée au Kenya et emmenée de force sans son fauteuil roulant et sans ses médicaments en Somalie par une bande de pirates est morte selon le Quai d'Orsay. Elle était en phase terminale d'un cancer et les mauvais traitements qu'elle a subies ont accéléré son évolution. Elle avait fait partie du mouvement féministe.

SR

 

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 20:01

Née le 1er avril 1940, Wangari Muta Maathai a été une biologiste kényane spécialisée en médecine vétérinaire. Députée, ministre en 2003, elle fut avant tout une militante écologiste pour favoriser le développement durable, l'égalité homme-femme, la démocratie et la paix, ce qui lui valut d'être récompensée le 8 octobre 2004 par le Prix Nobel de la Paix. Elle a notamment fondé le mouvement de reboisement de l'Afrique (Ceinture verte). Elle s'est éteinte le 25 septembre 2011 à Nairobi des suites d'un cancer peu de jours avant l'attribution du Prix Nobel de la Paix à trois femmes (dont deux Africaines).

SR

 

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Résultats officiels
de l'élection présidentielle 2012
 


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