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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 13:49

(dépêche)





Présidentielle : Bouteflika et le désert

Monde 25/02/2009 à 06h52
Algérie . Aucun opposant sérieux face au chef de l’Etat sortant.
C.A.

Onze participants, mais un seul véritable candidat : l’inusable chef de l’Etat sortant, Abdelaziz Bouteflika, devrait, en toute logique, rempiler pour un troisième mandat à l’issue de la présidentielle algérienne, dont le premier tour est prévu le 9 avril. Les autorités, qui espéraient légitimer ce scrutin sans enjeu par des candidatures de poids, en ont été pour leurs frais : à la clôture du dépôt des dossiers, lundi à minuit, ils n’étaient que onze à vouloir participer.

Outre Bouteflika, 71 ans et une santé incertaine, la liste ne compte que les représentants de petites formations sans poids politique réel dans le pays. Ainsi, Louisa Hanoun, qui a longtemps été l’une des critiques les plus virulentes du régime mais qui s’y est aujourd’hui ralliée, a présenté sa candidature au nom du Parti des travailleurs, une formation trotskiste. Deux islamistes, Omar Bouacha, président du mouvement El-Infitah, et Mohamed Djahid Younsi, d’El-Islah, entendent participer au scrutin, ainsi que Belaïd Mohand Oussaid, dit Mohamed Saïd, lui aussi islamiste mais dont le Parti Liberté et Justice n’est pas reconnu par les autorités. La liste compte aussi deux indépendants et trois nationalistes. Le Conseil constitutionnel doit désormais étudier les dossiers puis valider.

Hier, depuis le Qatar, où il vit en exil, Abassi Madani, l’ex-dirigeant du Front islamique du salut (FIS), a appelé les Algériens à «boycotter la prochaine élection présidentielle». «Les élections sont devenues, en Algérie, un moyen de consacrer une réalité pourrie et une corruption rampante, a-t-il ajouté dans son communiqué. L’Algérie va de mal en pis et il s’avère que le seul moyen d’y mettre fin est de changer de régime le plus vite possible.» Le taux de participation est en effet l’enjeu majeur, le seul peut-être, de ce scrutin. Aux législatives de 2007, l’abstention avait battu un record en touchant 65 % des électeurs selon les statistiques officielles, probablement plus en réalité. Cette fois-ci, le pouvoir a mis les bouchées doubles en organisant des réunions de sensibilisation dans les mosquées, les universités et en lançant une grande campagne d’affichage et de messages à la télévision, à la radio et par sms pour inciter les électeurs désabusés à voter. Pas sûr que ça suffise…



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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 13:49

(dépêche)



Zimbabwe: le président Mugabe prévoit de nouvelles élections dans deux ans

26 févr 2009 - 14h01 - Fanuel JONGWE

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a indiqué jeudi qu'il prévoyait de nouvelles élections générales dans environ deux ans, tandis que des ministres d'Afrique australe réfléchissaient aux moyens d'aider leur voisin à reconstruire une économie en ruine.

Morgan Tsvangira le 19 octobre 2008 à Harare

Le président Mugabe a souligné que le gouvernement d'union formé il y a quinze jours avec son rival historique, et désormais Premier ministre, Morgan Tsvangirai n'était qu'"un arrangement intérimaire".

"Tout un processus constitutionnel nous attend", a-t-il ajouté dans un entretien accordé au quotidien d'Etat The Herald à l'occasion de son 85e anniversaire.

Selon lui, les partis se sont déjà entendus sur une ébauche de texte fondamental. "Nous devons l'examiner et quand nous serons tous satisfaits, nous organiserons un référendum (...) d'ici 18 à 24 mois."

Si le projet est approuvé par les électeurs, le Parlement adoptera la nouvelle Constitution. "Nous aurons alors de nouvelles élections, peut-être dans deux ans environ", a conclu M. Mugabe, qui dirige le pays d'une main de fer depuis l'indépendance en 1980.

Il a d'ailleurs été accusé jeudi par le département d'Etat américain d'avoir mené "une campagne de terreur" après la déroute de son parti aux élections générales de mars 2008.

Face au déferlement de violences, Morgan Tsvangirai, arrivé en tête au premier tour de la présidentielle, s'était retiré de la course pour épargner ses partisans. Robert Mugabe, seul en lice, avait été logiquement réélu fin juin.

Après des mois d'âpres négociations et dans l'espoir de pouvoir favoriser le redressement du pays, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de M. Tsvangirai a accepté d'entrer dans un gouvernement d'union à la mi-février, bien que de nombreux points litigieux restent en suspens.

Le parti reproche notamment au président Mugabe d'avoir violé l'accord de partage du pouvoir en nommant sans consultation le gouverneur de la Banque centrale, le procureur général et d'autres hauts responsables.

"Je ne vois pas pourquoi ces personnes devraient partir et elles ne partiront pas", leur a répondu le chef de l'Etat via le Herald.

Le gouverneur de la Banque centrale Gideon Gono est pourtant considéré comme l'un des principaux responsables de l'hyperinflation record qui a vidé la monnaie nationale, le dollar zimbabwéen, de toute valeur.

A ce sujet, le président Mugabe a assuré que le Zimbabwe n'abandonnerait pas sa devise, tout en indiquant qu'elle pourrait être aligné sur le rand sud-africain.

Cette hypothèse devait être évoquée jeudi et vendredi par des ministres des Affaires étrangères, de l'Economie et des Finances de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) réunis au Cap pour définir un plan de sauvetage pour le Zimbabwe.

Morgan Tsvangirai a estimé la semaine dernière qu'il faudrait à long terme jusqu'à cinq milliards de dollars (3,9 milliards d'euros) pour remettre son pays sur pied.

Dans un premier temps, il espère un prêt d'un milliard de USD pour "relancer le commerce et d'autres secteurs" et un autre milliard pour "les situations d'urgence dans l'éducation, la santé, les services municipaux et l'infrastructure", selon le ministre sud-africain des Finances Trevor Manuel.

Ce deuxième volet vise notamment à lutter contre une épidémie de choléra qui fait plus de 3.800 morts depuis août, à rouvrir les écoles (fermées à 80%) et les hôpitaux.


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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 07:10

(dépêches)



 

Zimbabwe : Morgan Tsvangirai, Premier ministre au forceps

Conflit - Politique - Election

Après un an de luttes politiques, le leader de l’opposition accède au gouvernement

C’est une victoire pour Morgan Tsvangirai. Le leader de l’opposition zimbabwéenne est devenu, mercredi, Premier ministre. Depuis l’élection contestée du président Robert Mugabe, en juin 2008, les deux hommes peinaient à trouver un accord de partage du pouvoir. Cette impasse politique a précipité l’effondrement de l’économie dans un pays où la moitié de la population est menacée de famine.

mercredi 11 février 2009, par Stéphanie Plasse       

Après des mois de contestation, Morgan Tsvangirai rentre enfin au gouvernement. Le leader de l’opposition est devenu, mercredi, Premier ministre, lors d’une cérémonie au siège de la présidence à Harare. « Moi, Morgan Richard Tsvangirai, jure de servir au mieux le Zimbabwe dans (mes) fonctions », a déclaré le chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) devant son ennemi de toujours, le président Robert Mugabe. Dans la foulée, les deux vice-Premiers ministres, le chef d’une faction dissidente du MDC, Arthur Mutambara, et la vice-présidente du MDC, Thokozani Khupe, ont prêté serment.

Peu après l’allocution de Morgan Tsvangirai, M. Mugabe a promis de coopérer avec son nouveau Premier ministre. « Je tends la main de l’amitié et de la coopération, une coopération chaleureuse et solidaire au service de notre grand pays, le Zimbabwe », a-t-il déclaré dans un discours. « Si hier nous étions des adversaires (...), aujourd’hui nous nous tenons unis. C’est une victoire pour le Zimbabwe », a poursuivi le chef de l’Etat, au pouvoir depuis 1980.

Un pays dévasté

Il aura fallu attendre que la crise politique ébranle l’économie pour que le chef de l’Etat daigne enfin concéder le poste de Premier ministre à Morgan Tsvangirai. Cette nomination ne correspond pas à un acte altruiste de la part de Robert Mugabe, qui a toujours souhaité garder jalousement le pouvoir.

Chronologie des événements :

11 février 2009 : Tsvangirai prête serment comme Premier ministre
30 janvier 2009 : le MDC accepte d’entrer dans le gouvernement.
26 janvier 2009 : la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) recommande lors d’un nouveau sommet extraordinaire la formation du gouvernement d’union le 13 février
15 septembre 2008 : Signature d’un accord historique de partage du pouvoir entre Mugabe et Tsvangirai. Le premier doit rester président et le second devenir Premier ministre
21 juillet 2008 : Mugabe et Tsvangirai, qui ne s’étaient pas rencontrés depuis 1998, signent un protocole d’accord posant le cadre de négociations sur l’avenir politique du pays
29 juin 2008 : Mugabe déclaré vainqueur et investi pour un 6e mandat
27 juin 2008 : Second tour de la présidentielle boycotté par l’opposition
22 juin 2008 : Tsvangirai renonce au second tour en raison du climat de violences.
2 mai 2008 : Tsvangirai remporte 47,9% des suffrages contre 43,2% pour Mugabe au premier tour de la présidentielle
2 avril 2008 : Résultats des législatives : Le Zanu-PF (au pouvoir) perd la majorité à la Chambre des députés
29 mars 2008 : Elections générales : Robert Mugabe brigue un 6e mandat au scrutin présidentiel.Son principal adversaire est Morgan Tsvangirai (MDC).
 
Le leader de l’opposition a reçu, des mains du président, un cadeau empoisonné. Le Premier ministre et le gouvernement d’union, qui doit être formé vendredi, en vertu de l’accord signé le 15 septembre dernier, auront pour lourde tâche de sortir le pays de la crise. Au Zimbabwe, plus de la moitié de la population est menacée de famine et le délabrement des infrastructures sanitaires a généré une épidémie de choléra qui a tué 3400 personnes. L’hyperinflation défie également l’entendement, vidant monnaie nationale, salaires et revenus de toute substance.
Cet accord tant attendu, signé entre les deux hommes, vise à sortir le pays de l’ impasse politique née de la défaite du régime aux élections générales de mars 2008, qui a précipité l’effondrement de l’économie. Morgan Tsvangirai avait remporté le premier tour de l’élection présidentielle le 29 mars 2008 mais renoncé à se présenter au second tour, le 27 juin, en raison du climat de violences politiques.

Même si le leader de l’opposition a réussi à s’imposer, le plus dur reste à venir. Morgan Tsvangirai devra sortir le Zimbabwe du marasme économique et sanitaire…




Zimbabwe : Tsvangirai sera le Premier ministre de Mugabe

Zimbabwe - Politique

Le chef du MDC participera à un gouvernement d’union nationale

Le leader de l’opposition Morgan Tsvangirai a accepté ce vendredi d’être le Premier ministre d’un gouvernement d’union nationale au Zimbabwe. Ce dernier entrera en fonction le 13 février prochain.

vendredi 30 janvier 2009, par Falila Gbadamassi       

Morgan Tsvangirai, le chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), a annoncé ce vendredi sa participation à un gouvernement d’union nationale au Zimbabwe. Depuis les élections générales de mars 2008 et la réélection du président Mugabe en juin, sur fond de fraude, d’intimidation et de violences, le Zimbabwe est plongé dans une crise politique sans précédent. En dépit des pressions de la communauté internationale, Robert Mugabe refuse de quitter le pouvoir qu’il détient depuis 1985. Un accord-cadre de partage de pouvoir entre le principal mouvement d’opposition et le régime de Robert Mugabe avait été conclu en juillet 2008 puis formalisé le 15 septembre 2008 pour trouver une issue à cette impasse politique.

L’opposition se veut conciliante

Après plusieurs mois de tractations qui avaient achoppé sur la répartition des postes-clés du gouvernement, notamment celui du ministère de l’Intérieur, le MDC a finalement consenti à entrer au gouvernement après avoir obtenu « des assurances de la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe) sur la prise en compte de (ses) problèmes ». Un comité commun de surveillance et d’application (Jomic), composé de douze membres issus du parti au pouvoir, la ZANU-PF, et du MDC suivra « les avancées, les plaintes, les inquiétudes et les interrogations » relatives à cet accord. « C’est la première structure formée dans les termes de l’accord politique global et cela démontre l’engagement des partis à mettre en place ce qui a été convenu dans le passé », a déclaré le médiateur sud-africain Sydney Mufamadi. Morgan Tsvangirai devrait devenir le Premier ministre d’un gouvernement dont la prise de fonction est prévue pour le 13 février.

Le Zimbabwe connaît également une grave crise économique et sociale. Plus de 60 000 personnes sont touchées par le choléra qui a déjà fait plus de 3 200 morts depuis août. Le pays a aussi dû renoncer à sa devise, au profit du dollar américain, à cause de l’inflation qui a atteint 231 millions %, la plus élevée au monde.




Zimbabwe : le procès sur la mort de Susan Tsvangirai fixé le 20 mai

22 avril 2009 - il y a 6 heures 6 min

 Afrik.com Imprimer La date du procès contre Chinoona Mwanda, le chauffeur du camion impliqué dans l’accident qui a tué en mars Susan Tsvangirai, l’épouse du Premier ministre zimbabwéen, Morgan Tsvangirai, a été fixée au 20 mai prochain, a rapporté, mardi, le journal The Herald. M. Mwanda est accusé d’homicide par imprudence, indique All Africa.


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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 13:08

(dépêche)

Elections générales en Afrique du Sud le 22 avril

10 févr 2009 - il y a 12 min

Les prochaines élections générales en Afrique du Sud, qui devraient être les plus disputées depuis le premier scrutin multiracial en 1994, auront lieu le 22 avril, a annoncé mardi le président Kgalema Motlanthe.

"Nous nous sommes mis d'accord sur cette date avec la Commission électorale et les chefs de gouvernement provinciaux", a déclaré M. Motlanthe devant le Parlement au Cap (sud-ouest).

Près de 22 millions d'électeurs seront appelés à renouveler l'Assemblée nationale et les Parlements des neuf provinces du pays lors de ces quatrièmes élections générales depuis l'avènement de la démocratie.

Les députés issus de ce scrutin éliront ensuite le président de la République.

Jacob Zuma, le chef du Congrès national africain (ANC) ultra-majoritaire depuis 1994, fait figure de grand favori malgré une inculpation pour corruption.

Fort d'une légitimité tirée de la lutte contre le régime ségrégationniste, l'ANC a remporté avec 62,6 à 69,7% des suffrages toutes les élections législatives depuis 15 ans.

Sa majorité pourrait cette fois être érodée par le Congrès du Peuple (Cope), parti formé par des dissidents de l'ANC après la révocation fin septembre de l'ancien chef de l'Etat Thabo Mbeki.

L'ANC, qui regroupe des courants idéologiques très variés, s'est fortement divisé ces dernières années entre partisans du populaire mais controversé Zuma et supporteurs de M. Mbeki, dont la politique a favorisé l'émergence d'une classe moyenne noire mais a laissé des millions de Sud-Africains dans la pauvreté.

Quinze ans après la chute de l'apartheid, 43% des Sud-Africains vivent toujours avec moins de deux dollars par jour.

En décembre 2007, M. Zuma a arraché la présidence du parti à son rival lors d'un congrès aux allures de révolution interne. Ses partisans n'ont alors eu de cesse de demander la démission du chef de l'Etat.

Un jugement évoquant des "interférences politiques" dans les poursuites pour corruption contre leur leader -- récemment renversé en appel -- leur a fourni le prétexte et la direction de l'ANC a finalement ordonné à Thabo Mbeki de quitter la présidence de la République en septembre dernier.

Il a été remplacé par Kgalema Motlanthe, une figure conciliatrice qui devrait céder la place à M. Zuma après les élections.

L'ANC maintient en effet que son chef sera son candidat à la présidence malgré ses déboires judiciaires, arguant de la présomption d'innocence. La semaine dernière, un tribunal a fixé au 25 août la date de son procès pour corruption.

Rien dans la Constitution sud-africaine n'empêche les poursuites contre le chef de l'Etat.

M. Zuma est soupçonné d'avoir accepté, alors qu'il était vice-président (1999-2005) des pots-de-vin d'une filiale sud-africaine du groupe d'armement français Thalès.




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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 01:12

(dépêches)


Zimbabwe: le parti de Mugabe accuse l'opposition de complot contre le président

Lundi 15 décembre, 15h16

Le parti au pouvoir au Zimbabwe a une nouvelle fois accusé lundi l'opposition de préparer depuis le Botswana voisin un coup d'Etat pour renverser Robert Mugabe. Le Botswana dément, l'opposition aussi, suggérant que Harare prépare le terrain pour déclarer l'état d'urgence et donner tous les pouvoirs au président.

"Le Zimbabwe s'obstine avec ces allégations mais n'a rien avancé que nous puissions qualifier de preuve", a affirmé Jeff Ramsay, porte-parole du gouvernement botswanais. Le chef du Mouvement démocratique pour le changement (MDC), Morgan Tsvangirai, se trouvait au Botswana lundi.

Les camps Mugabe et Tsvangirai ne parviennent pas à s'entendre sur la mise en oeuvre d'un accord de partage du pouvoir conclu en septembre, après des élections présidentielle et législatives entachées de graves irrégularités et une féroce répression de l'opposition.

Le conseiller de M. Tsvangirai pour les négociations, Tendai Biti, a déclaré disposer d'informations selon lesquelles la ZANU-PF (Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique) au pouvoir comptait invoquer la sécurité nationale pour justifier un régime de répression. Le porte-parole de M. Tsvangirai, Nelson Chamisa, a dénoncé une "propagande tordue". M. Chamisa a ajouté que l'opposition pensait encore possible de sortir de l'impasse politique actuelle par la négociation avec le pouvoir.

Le ministre zimbabwéen de la Justice, Patrick Chinamasa, cité dans le journal "Herald", porte-voix du pouvoir, assure pour sa part que l'opposition "est déterminée à faire s'abattre la guerre sur le pays et la région" et qu'il possède "des preuves irréfutables" de ce que des opposants du MDC s'entraînent au combat au Botswana avec la complicité du président Seretse Ian Khama, l'un des rares dirigeants africains à critiquer ouvertement Robert Mugabe. AP



Zimbabwe: le parti de Mugabe prépare son congrès annuel, le choléra s'étend

19 déc 2008 - 07h58

Le parti au président zimbabwéen Robert Mugabe, ébranlé par la défaite historique du régime aux législatives de mars, tient vendredi son congrès annuel sur fond de dissensions internes, alors que le pays plonge dans la misère et affronte une épidémie de choléra.

Selon un bilan de l'ONU publié jeudi, la maladie a fait depuis août 1.111 morts, dont 224 à Harare, et 20.581 cas suspects ont été diagnostiqués.

L'organisation humanitaire Oxfam a lancé jeudi un appel aux dons d'un montant de 4 millions de livres (4,25 millions d'euros) pour lutter contre le choléra, transmis par les eaux usées, et la famine qui menace près de la moitié de la population.

Face à cette crise humanitaire, qui traduit tant la paralysie politique que l'effondrement de l'économie, M. Mugabe se réunit jusqu'à samedi avec les responsables de son parti, l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF), lors d'un congrès intitulé "Restons unis pour soutenir le parti et la révolution".

La Voix, journal officiel de la Zanu-PF, a affirmé que la succession du chef de l'Etat, 84 ans dont 28 au pouvoir, n'était pas à l'ordre du jour d'un congrès qui vise à "revigorer" le parti.

Officiellement, les membres de la Zanu-PF devraient discuter à Bindura, une petite ville minière à environ 80 km au nord-est de Harare, de la restructuration du parti, du choléra, de l'état de l'économie, du gouvernement d'union nationale toujours dans les limbes malgré la signature d'un accord le 15 septembre, et des menaces sur la sécurité du pays.

"A cette conférence, la Zanu-PF va devoir s'attaquer à ses divisions internes" qui l'ont conduites à perdre sa majorité au Parlement, estime l'observateur politique Caesar Zvayi.

"Si l'on regarde les résultats des élections de mars, la Zanu-PF n'est pas unie comme elle le devrait. Il y a des mécontentements", souligne-t-il.

Le porte-parole du parti, Ephraim Masawi, a minimisé les dissensions: "Nous avons toujours été unis", a-t-il dit à l'AFP. "Le problème principal est que nous avons sous-estimé la force de l'opposition."

Vainqueur du premier tour de la présidentielle lors des élections générales du 29 mars, le principal rival de M. Mugabe, Morgan Tsvangirai, a dû se retirer du second tour face à la campagne de violence orchestrée selon lui par les militants de la Zanu-PF à l'encontre de ses partisans.

Seul en lice, le président Mugabe a été réélu fin juin lors d'un scrutin très contesté.

Pour mettre fin à cette impasse politique, les deux parties ont finalement signé le 15 septembre un accord de partage du pouvoir, resté depuis lettre morte. M. Mugabe, qui devrait rester président selon l'accord, et M. Tsvangirai, Premier ministre désigné, n'arrivent toujours pas à s'entendre, notamment sur la répartition des ministères clés.

"Actuellement, le pays fonctionne sans un réel gouvernement et les services sociaux comme la santé ont été déclarés en état de catastrophe", constate M. Zvayi.

L'armée souffre également de l'effondrement économique, caractérisé par une inflation inouïe, officiellement à 231 millions pour cent en taux annuel, et des pénuries de produits de base.

Aussi l'ancien héros de l'indépendance doit-il maintenant faire face à des révoltes parmi les soldats, qui se sont traduites il y a deux semaines par des pillages à Harare.

Des soldats avaient attaqué des magasins et passé à tabac des changeurs sur le marché noir. Ils les ont accusés d'être responsables de la situation catastrophique dans laquelle est plongée l'ancien grenier à blé d'Afrique australe.


Zimbabwe : l’Afrique du Sud n’appellera pas au départ de Mugabe

Mercredi 17 décembre 2008 - 20h50 - Afrik.com

Le président sud-africain, Kgalema Motlanthe, a déclaré mercredi que son pays n’appellerait pas à la démission du président zimbabwéen Robert Mugabe et devait "vraiment soutenir" le Zimbabwe. Lors d’une conférence à Pretoria, Kgalema Motlanthe a souhaité "qu’un gouvernement d’union nationale soit mis en place cette semaine", écrit Romandie-News Le Zimbabwe est en proie à une crise politique majeure depuis que Robert Mugabe, 84 ans, refuse d’attribuer à l’opposition des porte-feuilles clés. Une épidémie de choléra a par ailleurs fait, selon le dernier bilan de l’OMS, plus de 1000 morts. Lire la suite l'article


Mugabe: "Le Zimbabwe est à moi"

19 déc 2008 - il y a 6 heures 39 min - Angus Shaw
 
Le président Robert Mugabe a déclaré vendredi que le Zimbabwe lui appartenait et qu'il ne se rendrait jamais, mettant au défi les pays africains de le renverser.

"Je ne vendrai jamais, jamais mon pays. Je ne me rendrai jamais, jamais, jamais. Le Zimbabwe est à moi. Je suis le Zimbabwe. Le Zimbabwe aux Zimbabwéens. Jamais le Zimbabwe aux Britanniques. La Grande-Bretagne aux Britanniques", a-t-il lancé.

Aux commandes du Zimbabwe depuis son indépendance de la couronne britannique en 1980, Robert Mugabe est critiqué de toutes parts en raison de la crise politique et économique aiguë que traverse le pays, et de la dégradation des conditions de vie de la population largement responsable de l'épidémie de choléra qui a fait plus d'un millier de morts depuis août.

Le secrétaire d'Etat adjoint américain aux affaires africaines, Jendayi Frazer, a estimé jeudi que le Zimbabwe se trouvait "en plein effondrement". Il a appelé à la démission de Robert Mugabe ou à "une action" de la communauté internationale.

"Ce que les Américains veulent, c'est le départ du président Mugabe. Mais le président Mugabe a été élu par son peuple et nous leur avons dit ce que nous avons dit aux Européens: que les seules personnes ayant le pouvoir de faire partir Robert Gabriel Mugabe sont le peuple du Zimbabwe", a lancé le-dit Robert Mugabe à ses partisans réunis à Harare jusqu'à dimanche inclus pour le congrès annuel de son parti, la ZANU-PF (Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique).

Et de demander quels pays africains "auraient le courage" de lancer une intervention militaire. La plupart des pays voisins du Zimbabwe, y compris la puissante Afrique du Sud, sont opposés à une opération militaire contre le Zimbabwe. Robert Mugabe reste en outre auréolé dans la région de son prestige de héros de l'indépendance. Le président sud-africain Kgalema Motlanthe a réaffirmé jeudi la nécessité de mettre en oeuvre au plus vite l'accord de partage du pouvoir conclu en septembre par le camp Mugabe et l'opposition conduite par Morgan Tsvangirai.

Ce dernier a déclaré vendredi depuis le Botswana voisin qu'il demanderait à son parti, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de refuser de négocier si les prisonniers politiques -plus de 42 en deux mois selon lui- n'étaient pas relâchés ou inculpés d'ici au 1er janvier.

Les chefs de la diplomatie des pays nordiques (Danemark, Norvège, Suède, Finlande, Islande) ont publié vendredi un communiqué appelant à la fin de la "mauvaise gouvernance" Mugabe et estimant que le régime de Harare "porte seul la responsabilité de la situation tragique" du Zimbabwe.

Signe de la crise économique qui frappe le Zimbabwe, la Banque centrale a dévoilé vendredi un nouveau billet, d'une valeur de 10 milliards de dollars zimbabwéens. De la roupie de sansonnet quand l'inflation dépasse les 231 millions pour cent. AP


Aucun pays d'Afrique n'a le courage de me renverser, dit Mugabe

19 déc 2008 - il y a 8 heures 52 min

Le président zimbabwéen Robert Mugabe estime qu'aucun pays d'Afrique n'aura le courage de recourir à la force militaire pour le renverser, rapporte le quotidien Herald.

"Comment des dirigeants africains pourraient-ils renverser Robert Mugabe, organiser une armée pour intervenir ?", a-t-il dit jeudi lors d'une réunion du comité central de la Zanu-PF, son parti. "Je ne connais aucun pays africain qui soit suffisamment courageux pour le faire", a ajouté le président zimbabwéen, au pouvoir depuis l'indépendance, en 1980.

Ses propos sont une réponse aux appels de plus en plus nombreux de capitales étrangères à la démission d'un homme tenu pour responsable de l'effondrement économique du Zimbabwe, frappé par l'hyperinflation, le chômage de masse et des pénuries alimentaires auxquels s'ajoute désormais une épidémie meurtrière de choléra.

La plupart des Etats voisins du Zimbabwe rejettent l'idée d'une intervention militaire, à laquelle s'oppose la puissance régionale sud-africaine. Et de nombreux dirigeants africains demeurent réticents à affronter Mugabe, encore considéré à 84 ans comme un héros de la décolonisation même si la crise économique, politique et humanitaire ébranle son statut.

Le Botswana et le Kenya ont cependant estimé que Robert Mugabe devait quitter le pouvoir.

D'après le dernier bilan communiqué vendredi par les Nations unies, l'épidémie de choléra a fait 1.123 morts et touché quelque 21.000 personnes.

Le choléra est une maladie facilement curable dont les épidémies peuvent être rapidement endiguées. Mais le système de santé publique du Zimbabwe est en déliquescence, les hôpitaux manquent de personnels et de médicaments.

Le blocage politique est total depuis la réélection contestée de Mugabe en juin dernier. Malgré la signature d'un accord de partage du pouvoir avec l'opposition le 15 septembre, la formation d'un gouvernement d'union nationale n'a toujours pas vu le jour.

Robert Mugabe a déclaré vendredi qu'il avait envoyé des lettres au chef de l'opposition, Morgan Tsvangirai, futur Premier ministre aux termes de l'accord du 15 septembre, pour l'inviter à prêter serment comme chef du gouvernement.

Le parti de Tsvangirai, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), a déclaré qu'il n'avait rien reçu et Morgan Tsvangirai a parallèlement dénoncé une vague d'enlèvements de militants du MDC et d'autres opposants à Mugabe.

"Si ces enlèvements ne cessent pas immédiatement, et si toutes les personnes enlevées ne sont pas relâchées ou traduites devant un tribunal d'ici le 1er janvier 2009, je demanderai à la direction du MDC de voter une résolution pour suspendre toutes les négociations et tous les contacts avec la Zanu-PF", a déclaré Morgan Tsvangirai.

MacDonald Dzirutwe et Nelson Banya, version française Henri-Pierre André et Jean-Stéphane Brosse



Le Zimbabwe appartient aux Zimbabwéens, répond Washington à Mugabe

19 déc 2008 - il y a 1 heure 31 min

Les Etats-Unis ont répliqué vendredi au président zimbabwéen Robert Mugabe qu'il se trompait en affirmant que le pays lui appartient, notant que le pays appartient aux Zimbabwéens, qui devraient pouvoir décider qui les gouverne.

"La dernière fois que j'ai vérifié, le Zimbabwe appartenait aux Zimbabwéens", a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack, interrogé sur les propos de M. Mugabe qui a défié vendredi les appels à sa démission en affirmant: "le Zimbabwe m'appartient".

"Voilà une nouvelle déclaration qui à mon avis synthétise de façon très concise ce qui est à la racine des problèmes du Zimbabwe", a ajouté le porte-parole. "Il pense que l'Etat du Zimbabwe et le peuple du Zimbabwe ne sont là que pour servir ses intérêts".

"C'est le contraire, ou plutôt cela devrait l'être", a-t-il poursuivi. "Ceux qui gouvernent devraient le faire dans l'intérêt des gouvernés. Les gouvernés devraient pouvoir décider qui les gouvernent et de quelle façon. Ils devraient pouvoir exprimer librement leurs opinion par la voix des urnes. Il est clair qu'ils ne le peuvent pas".

Devant le congrès de son parti, l'Union nationale africaine du Zimbabwe - Front patriotique (Zanu-PF), dans la petite ville minière de Bindura, M. Mugabe, 84 ans dont 28 au pouvoir, a repris son antienne contre la recolonisation du pays qui menace selon lui le Zimbabwe en son absence.

"Jamais, au grand jamais je ne vendrai mon pays. Jamais, jamais, je ne me rendrai jamais", a-t-il affirmé. "le Zimbabwe m'appartient."

"Vous ne m'intimiderez pas", a-t-il lancé aux pays, occidentaux ou africains, qui réclament son départ. "Vous pouvez menacer de me décapiter, je crois ceci, et rien ne m'en fera démordre: le Zimbabwe nous appartient, il n'appartient pas aux Britanniques".

La Zimbabwe est plongé dans la paralysie politique depuis la défaite historique du régime aux élections générales de mars. En juin, M. Mugabe avait été réélu lors d'un scrutin entaché de violences.


Zimbabwe : le billet de 10 milliards de dollars est disponible

19 déc 2008 - il y a 11 heures 29 min - Afrik.com

Un billet de 10 milliards de dollars a été mis en circulation par la banque centrale du Zimbabwe, indique L’Express. Il ne vaut en réalité que 20 dollars. La forte inflation que connait ce pays oblige les autorités monétaires à émettre de (très) grosses coupures.


Le choléra a tué 1.123 personnes au Zimbabwe, selon un nouveau bilan de l'ONU

19 déc 2008 - 10h48

Plus d'un millier de personnes ont été emportées par le choléra au Zimbabwe: un total de 1.123 décès étaient recensés vendredi, soit 12 morts de plus en une seule journée, a rapporté vendredi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies à Genève.

Les derniers chiffres, récoltés par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), montrent également une progression du nombre de cas, qui s'établit à 20.896 depuis le début de l'épidémie en août. Lundi, les autorités sanitaires évoquaient 18.413 cas et 978 décès.

La capitale Harare est la plus touchée par l'épidémie de choléra qui se propage par des eaux souillées. Le manque d'eau potable pure et de sanitaires continue d'entraver la lutte contre la propagation de la maladie, ainsi que l'effondrement du système de santé et la grève des infirmières. AP



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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 00:30

(dépêche)


Mosiuoa Lekota à la tête du Congrès du peuple en Afrique du Sud

16 déc. 2008 - il y a 3 heures 3 min

Le Congrès du peuple (Cope), parti dissident du Congrès national africain (ANC), a désigné mardi l'ancien ministre de la Défense Mosiuoa Lekota comme président.

Le Congrès du peuple a été créé il y a deux mois par des dissidents de l'ANC restés proches de l'ancien président sud-africain Thabo Mbeki, contraint à la démission par l'ANC. Son apparition sur la scène politique est un défi sans précédent pour l'ANC depuis son accession au pouvoir en Afrique du Sud.

"L'histoire de l'Afrique du Sud ne sera plus jamais la même. Nous avons pris cette mesure parce que nous sommes le parti de l'avenir", a déclaré Mosiuoa Lekota devant environ 2.000 délégués réunis à Bloemfontein.

"Il faut combattre le chômage et favoriser la croissance économique. Notre politique est celle de la stabilité, du travail et de la croissance", a-t-il ajouté.

Mbhazima Shilowa, ancien Premier ministre de la province du Gauteng, coeur industriel du pays près de Johannesburg, a été désigné vice-président du Cope.

Le Congrès du peuple peut miser sur l'inquiétude ressentie par les électeurs de la classe moyenne et les milieux d'affaires face à l'ANC, qui reste largement perçu comme un parti orienté à gauche et proche des syndicats.

Le Congrès du peuple a décidé de se présenter aux élections prévues en mars prochain et a décliné toutes les propositions de rapprochement avancées par l'ANC.

Bien qu'une victoire semble peu probable face à l'ANC, qui a rassemblé près de deux tiers des voix lors des dernières élections, le Cope peut espérer une percée et priver l'ANC de la majorité absolue au parlement.

Des discussions sont en cours pour former une coalition avec d'autres partis d'opposition, notamment l'Alliance démocratique qui bénéficie d'un fort soutien parmi la population blanche.

Le Cope compte faire campagne sur les affaires de corruption qui touchent l'ANC, y compris son nouveau chef de file, Jacob Zuma.

L'ANC a lancé des mises en garde à ses électeurs, les appelant à ne pas se laisser tenter par le Congrès du peuple dont les dirigeants ont été qualifiés de mauvais perdants et d'hommes politiques incompétents.

Paul Simao, version française Pierre Sérisier



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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 14:24

(dépêches)

 

 

 


Choléra: le Zimbabwe assure que la situation sanitaire est "sous contrôle"

Mercredi 26 novembre 2008 - 10h20

 

Le gouvernement zimbabwéen a assuré mercredi que la situation sanitaire était "sous contrôle" et refusé de déclarer l'état d'urgence, bien qu'une épidémie de choléra ait déjà fait plus de 360 morts.

 

"La situation est sous contrôle", a déclaré à l'AFP le ministre adjoint de la Santé Edwin Muguti.

Près de 9.000 cas de choléra ont été recensés au Zimbabwe entre la mi-août et le 25 novembre et 366 personnes en sont mortes, a annoncé mardi l'ONU, en soulignant que la maladie se propageait "à une allure alarmante".

L'organisation non-gouvernementale britannique Oxfam et des associations de médecins zimbabwéens ont appelé le gouvernement à déclarer l'état d'urgence pour lutter contre l'épidémie.

"Ce n'est pas nécessaire", a rétorqué Edwin Muguti.

La dernière flambée de choléra est, selon lui "le résultat des sanctions illégales imposées à notre encontre par l'Occident".

Le régime du président Robert Mugabe accuse régulièrement les sanctions occidentales imposées après sa réélection controversée en 2002 des maux de son pays, bien que ces sanctions ne visent que les proches du gouvernement.

 

Plus de 11.000 cas de choléra recensés au Zimbabwe depuis août
Dimanche 30 novembre 2008 - 15h12

Plus de 11.000 cas de choléra ont été recensés depuis le mois d'août, et 425 personnes sont mortes de la maladie, a annoncé dimanche le ministre zimbabwéen de la Santé, David Parirenyatwa.

"Je crains que maintenant que la saison des pluies arrive, toutes les matières fécales répandues dans la brousse se mélangent aux puits peu profond et contaminent l'eau", a-t-il expliqué dans le journal le "Sunday Mail".

M. Parirenyatwa a précisé que 6.063 cas suspects de choléra avaient été recensés dans la seule capitale, Harare, et qu'un total de 152 morts y avaient été comptabilisés jusqu'à la date du 28 novembre.

Il a nié les affirmations de l'association zimbabwéenne Doctors of Human Rights, selon laquelle le nombre de morts était proche de 1.000 au niveau national. AP



Zimbabwe: 565 morts du choléra, selon l'ONU
3 déc 2008 - il y a 3 heures 13 min

L'épidémie de choléra qui touche désormais tout l'est du Zimbabwe, a tué 565 personnes depuis son apparition dans le pays au mois d'août, selon un nouveau bilan publié mercredi à Genève par l'ONU.

Alors que le nombre de décès s'alourdit de jour en jour, la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge estime que la situation devrait encore "empirer en raison des pluies persistantes et du début de la saison des inondations", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

De fait, 81 nouvelles victimes ont été répertoriées au 2 décembre par rapport aux données de la veille faisant état de 484 morts, selon les données du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA).

Le nombre de personnes atteintes du choléra se montent désormais à 12.546, indique OCHA.

La capitale Harare, où 177 personnes sont mortes depuis l'été, paye le plus lourd tribu. Plus de la moitié des cas du pays y ont été recensés (6.448). La ville, où les pénuries d'eau sont récurrentes depuis des années, n'avait plus d'eau courante dimanche et lundi.

La maladie qui prend une dimension régionale selon l'ONU a, par ailleurs, fait son apparition dans trois nouveaux districts: Gwanda, Plum tree et Gokwe North, précise OCHA.

Fréquent depuis les années 90 où les épidémies touchaient en général les zones rurales, le choléra est cette fois surtout centré sur les villes densément peuplées, contribuant "à son expansion rapide" et rendant plus difficile la lutte contre la maladie, s'était inquiété la semaine dernière le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef).

Compte tenu de la "dégradation de la situation humanitaire", la Fédération internationale de la Croix-Rouge a lancé un appel de 200.000 de francs suisses (130.000 euros).

Le choléra, qui occasionne diarrhées et vomissements pouvant être mortels, se propage au Zimbabwe dans un contexte de marasme économique et social. Les réseaux d'eau, d'assainissement et de santé du pays n'ont pas été épargnés par l'effondrement de l'économie depuis huit ans. A cela s'ajoute une paralysie politique qui ne fait qu'empirer la situation.

Ainsi, une deuxième maladie contagieuse, l'anthrax, a été répertoriée dans le nord du pays où elle a fait trois morts, dont deux enfants, selon des informations de l'ONG Save the Children rapportées mardi par OCHA. L'ONG a signalé 32 cas d'anthrax chez l'homme dans le district de Binga.

Cette maladie, d'origine animale, contamine l'homme par le biais de la viande avariée.

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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 19:29

(vidéo)



Voici quelques vidéos sur la réforme constitutionnelle du 12 novembre 2008.










(La maladie de Bouteflika :)



(La Constitution algérienne et sa "malédiction" :)


(Propagande :)












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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 18:34

(dépêches)



Le parlement algérien lève la limite des mandats présidentiels
il y a 2 heures 3 min -  Hamid ould Ahmed

Le parlement algérien a amendé la constitution pour supprimer la limitation à deux du nombre possible de mandats présidentiels, ouvrant ainsi la voie à un troisième quinquennat d'Abdelaziz Bouteflika à compter de l'an prochain.

La réforme constitutionnelle a été adoptée à une écrasante majorité lors d'une session conjointe de l'Assemblée populaire nationale et du Conseil de la nation (chambre haute) retransmise en direct par la télévision nationale.

Leader du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), mouvement d'opposition laïque, Saïd Saadi, un des rares députés à avoir voté contre la réforme, l'a qualifiée de "coup d'Etat déguisé" et affirmé que "le 12 novembre restera(it) une journée noire dans l'histoire" du pays.

Elu pour la première fois à la présidence en 1999, avec le soutien de l'armée, en promettant de mettre fin à l'insurrection islamiste déclenchée sept ans plus tôt, Bouteflika avait été réélu cinq ans plus tard, à la faveur d'un recul de la violence.

Le chef de l'Etat algérien, qui est âgé de 71 ans, ne s'est pas encore explicitement déclaré candidat à un troisième mandat lors des présidentielles d'avril 2009, mais ses partisans l'y incitent et ses opposants ne doutent pas qu'il se représentera.

"Notre but est de renforcer notre système politique", a assuré le président Bouteflika dans une déclaration lue après le vote des députés et sénateurs, qui ont approuvé la réforme par 500 voix contre 21 et huit abstentions.

Le sort de ce projet de modification de la constitution, annoncé il y a 15 jours par Bouteflika lui-même, ne faisait aucun doute au vu de la majorité détenue dans les deux chambres par la coalition parlementaire tripartite qui le soutient.

Selon le journal gouvernemental El Moudjahid, la réforme, qui contient d'autres dispositions renforçant les prérogatives présidentielles, répond à une demande populaire: "Les Algériens, en fait, ont demandé à Abdelaziz Bouteflika de faire encore un sacrifice pour l'Algérie."

"RELATION DE CONFIANCE"

Bouteflika, qui a déjà été ministre des Affaires étrangères durant 16 ans dans les décennies 1960-70, est accusé par ses opposants d'avoir fait modifier la loi fondamentale afin de s'incruster au pouvoir.

"A l'instar de beaucoup d'autres potentats, ailleurs dans le monde, il a toujours voulu être président a vie", a écrit à son propos l'ancien général Rachid Benyelles, naguère très influent et aujourd'hui à la retraite. "Aujourd'hui, la loi fondamentale est amendée pour une présidence a vie", a renchéri le RCD.

Bouteflika, qui avait été opéré en décembre 2005 en France d'un ulcère hémorragique à l'estomac, a affirmé le 29 octobre qu'il s'agissait seulement de "permettre au peuple d'exercer son droit légitime à choisir ses gouvernants et à leur renouveler sa confiance en toute souveraineté".

"Nul n'a le droit de limiter la liberté du peuple dans l'expression de sa volonté, car la relation entre le gouvernant élu et le citoyen électeur est une relation de confiance profonde, réciproque, basée sur le choix populaire, libre et convaincu", a-t-il souligné.

Le président algérien ne serait que le dernier d'une série de chefs d'Etat africains a conserver le pouvoir grâce à la levée de la limitation constitutionnelle du nombre de mandats présidentiels.

Parmi eux figurent les chefs de l'Etat camerounais, Paul Biya, burkinabé, Blaise Compaoré, tunisien, Zine ben Ali, tchadien, Idriss Déby, gabonais, Omar Bongo, ougandais, Yoweri Museveni, et guinéen, Lansana Conte.

"La constitution ne limite pas le mandat des maires et des parlementaires alors pourquoi devrions-nous limiter celui du président?", a fait valoir le Premier ministre Ahmed Ouyahia après le vote de la réforme par le parlement.

Mais certains commentateurs estiment que le choix par Bouteflika de la voie parlementaire aux dépens de la voie référendaire pour cette réforme cruciale est de nature à saper sa légitimité parmi les laissés-pour-compte d'un système perçu par ceux-ci comme au service d'une élite politique corrompue.

Pour le politologue algérien Abed Charef, la révision constitutionnelle "confirme, aux yeux du citoyens, que la loi n'est pas faite pour tous: les puissants font la loi, la changent, quand elle ne les arrange pas, les plus faibles subissent la loi.".

William Maclean, version française Marc Delteil



Algérie : le projet de révision de la Constitution adopté
il y a 5 heures 20 min - Afrik.com

Le projet de révision de la Constitution algérienne a été adopté mercredi. Le chef de l’Etat algérien, Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, peut dorénavant briguer un troisième mandat, rapporte France info. Le projet supprime la limitation du nombre de mandats présidentiels successifs, que la Constitution fixait à deux. Il renforce aussi l’exécutif au profit du président de la République. Dorénavant, le Premier ministre est chargé d’appliquer le programme du chef de l’Etat.



Algérie: la Constitution révisée permet une reconduction de Bouteflika
il y a 5 heures 56 min - Abdellah CHEBALLAH

Le Parlement algérien a supprimé mercredi la limitation du nombre de mandats présidentiels en plébiscitant un projet de révision de la Constitution qui permet une éventuelle reconduction du président Abdelaziz Bouteflika.

Le projet a été adopté à main levée et sans débat par 500 voix pour, 21 contre et huit abstentions.

Selon le nouvel article 74 de la Constitution, "la durée du mandat présidentiel est de cinq ans. Le président de la République est rééligible" sans limitation du nombre de mandats successifs qui était fixé jusqu'alors à deux.

L'Algérie "a le droit de renforcer sa stabilité et de tirer profit du processus d'édification de l'Etat et de reconstruction nationale quand le peuple le souhaite, librement, souverainement et démocratiquement", avait auparavant déclaré l'actuel chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, en ouvrant la session du Parlement.

Elu en 1999 puis réélu en 2004, M. Bouteflika, 71 ans, n'a jamais évoqué sa possible candidature à l'élection présidentielle prévue début avril 2009.

Dans un message adressé au Parlement à l'issue du vote, il a salué "le patriotisme et le sens de la responsabilité des représentants du peuple", qualifiant ce jour de "mémorable".

Dans les faits, les amendements à la Constitution mettent également fin au bicéphalisme de l'exécutif, que M. Bouteflika a toujours voulu "plus fort, uni et cohérent", en supprimant la fonction de chef du gouvernement au profit d'un Premier ministre.

Le président, "chef suprême de toutes les forces armées de la République, responsable de la Défense nationale", nomme le Premier ministre qui est chargé de "mettre en oeuvre" son programme, alors que le chef du gouvernement élaborait le sien.

Il s'agit de "lever une ambiguïté" car "on ne peut pas imaginer que le programme du président de la République, élu au suffrage universel direct, puisse être mis en parallèle avec un programme d'action gouvernementale", avait expliqué M. Ouyahia.

Il a précisé, au cours d'une conférence de presse à l'issue du vote, qu'il remettrait sa démission à M. Bouteflika en vertu de la loi de révision dès que celle-ci serait promulguée.

La loi votée prévoit aussi des vice-Premiers ministres pour assister le Premier ministre désigné par le chef de l'Etat, ainsi qu'un renforcement de la représentation des femmes dans les assemblées élues.

Le Parlement, largement dominé par les partis politiques de l'Alliance présidentielle, a véritablement plébiscité les amendements constitutionnels.

Au total, 389 députés et 144 sénateurs étaient convoqués au Palais des Nations, au Club des Pins, une station balnéaire à l'ouest d'Alger.

Les trois partis de l'Alliance: le Front de libération nationale (FLN, nationaliste), le Rassemblement national démocratique (RND, libéral) et le Mouvement de la société pour la paix (MSP, islamique), avaient annoncé qu'ils voteraient pour ce projet annoncé le 29 octobre par M. Bouteflika.

Le Front national algérien (FNA, 12 députés) s'est également prononcé en sa faveur, de même que le Parti des travailleurs (PT, trotskiste, 26 députés) et les "indépendants" (33 élus).

Seul le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, opposition laïque, 19 députés) a rejeté le projet en estimant que "les amendements proposés remettent en cause les équilibres formels des pouvoirs pour consacrer la personnalisation du régime".

C'est la deuxième fois depuis son arrivée au pouvoir que le président Bouteflika convoque le Parlement pour une révision constitutionnelle.

En avril 2002, la loi fondamentale avait été amendée, consacrant le tamazight (berbère) comme langue nationale.



Vers un 3ème mandat de Bouteflika ?
il y a 8 heures 12 min - euronews

Le Parlement algérien supprime la limitation du nombre des mandats présidentiels et ouvre la voie à un 3ème mandat de 5 ans éventuel d'Abdelaziz Bouteflika.

Les 389 députés et 144 sénateurs se sont réunis pour réviser la constitution et ont approuvé ses modifications. Auparavant, le chef de l'Etat ne pouvait faire que deux mandats consécutifs.

Élu en 1999 puis réélu en 2004, Abdelaziz Bouteflika n'a cependant jamais évoqué officiellement une possible candidature à la prochaine présidentielle prévue en avril 2009. L'actuel chef de l'Etat est âgé de 71 ans.

Le projet de nouvelle constitution prévoit aussi la désignation par le chef de l'Etat d'un chef du gouvernement ayant le titre de Premier ministre, et éventuellement de vice-premiers ministres.



Abdelaziz Bouteflika accusé de s'incruster au pouvoir en Algérie
Aujourd'hui, 07h18 - William Maclean

Le Parlement algérien se prononce sur une réforme de la Constitution supprimant notamment la limitation à deux du nombre des quinquennats présidentiels, un amendement que l'opposition présente comme taillé sur mesure pour autoriser Abdelaziz Bouteflika à rester au pouvoir à vie.

Le sort de cette réforme annoncée il y a 15 jours par le chef de l'Etat ne fait aucun doute car la coalition parlementaire tripartite qui soutient Bouteflika dispose d'une majorité absolue écrasante à l'Assemblée populaire nationale et au Conseil de la nation, la chambre haute, qui se réuniront en session conjointe.

Agé de 71 ans, Bouteflika avait a été élu à la présidence pour la première fois en 1999 avec le soutien de l'armée en promettant de mettre fin à l'insurrection islamiste provoquée par l'annulation en 1992 d'élection législatives libres et pluralistes que les islamistes s'apprêtaient à remporter.

Cinq ans plus tard, celui qui avait déjà été ministre des Affaires étrangères durant 16 ans dans les décennies 1960-70, est devenu le premier chef de l'Etat algérien démocratiquement reconduit depuis l'indépendance de l'ancienne colonie française, en 1962.

Bouteflika n'a pas encore explicitement exprimé son intention de briguer une troisième mandat à l'expiration de son quinquennat actuel, en avril 2009, mais ses opposants l'accusent ouvertement de faire modifier la loi fondamentale par un Parlement à sa main afin de s'incruster au pouvoir.

"A l'instar de beaucoup d'autres potentats, ailleurs dans le monde, il a toujours voulu être président a vie", a écrit à son propos Rachid Benyelles, un ancien général naguère très influent et aujourd'hui à la retraite.

Selon lui, le maintien de Bouteflika à la présidence va accroître ce que beaucoup d'Algériens ressentent comme une profonde stagnation politique de leur pays de 34 millions d'habitants que ses richesses en pétrole et gaz placent au troisième rang des économies africaines.

"ENCORE UN SACRIFICE POUR L'ALGERIE"

Dénonçant la mainmise de la présidence sur les pouvoirs législatif et judiciaire, les dirigeants politiques d'opposition estiment qu'il aurait mieux valu respecter plutôt qu'amender la Constitution algérienne au nom d'un supposé renforcement de la démocratie.

"Les articles soumis à amendement sont violés quotidiennement par le groupe politique qui organise ce qu'il faut bien appeler un putsch", affirme ainsi le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), parti d'opposition laïque et berbérisant. "Aujourd'hui, la Loi fondamentale est amendée pour une présidence a vie", accuse-t-il."

Les partisans du président, qui avait été opéré en décembre 2005 en France d'un ulcère hémorragique à l'estomac, assurent au contraire que la réforme constitutionnelle vise à renforcer la démocratie et à poursuivre la reconstruction du pays après une décennie de violences qui a fait quelque 150.000 morts.

Selon le journal gouvernemental El Moudjahid, la réforme, qui comprend d'autres amendement tendant à renforcer les prérogatives présidentielles, répond à une demande populaire: "Les Algériens, en fait, ont demandé à Abdelaziz Bouteflika de faire encore un sacrifice pour l'Algérie."

Ces changements ont pour objet de "permettre au peuple d'exercer son droit légitime à choisir ses gouvernants et à leur renouveler sa confiance en toute souveraineté", avait souligné Bouteflika lui-même en annonçant la future réforme devant un parterre de magistrats le 29 octobre.

"Nul n'a le droit de limiter la liberté du peuple dans l'expression de sa volonté, car la relation entre le gouvernant élu et le citoyen électeur est une relation de confiance profonde, réciproque, basée sur le choix populaire, libre et convaincu", avait-il souligné.

"Au peuple et au peuple seul revient le pouvoir de décision", avait encore ajouté Bouteflika.

Certains commentateurs estiment précisément que son choix de ne pas recourir à un référendum pour réformer la Constitution est susceptible d'affaiblir sa légitimité, notamment parmi les laissés-pour-compte d'un système qu'ils perçoivent comme au service d'une élite politique corrompue.

Version française Marc Delteil



La manip de Bouteflika fait bondir à Alger et à Barbès
Dimanche 09/11/2008 | Posté par Malik Youssef

Le président algérien veut modifier la Constitution afin de pouvoir briguer un troisième mandat. Ce qu’en pensent ses compatriotes en Algérie et à Paris.

Alors que des millions d'Américains ont choisi un nouveau président tout beau tout neuf, en Algérie, on demande à 33 800 000 habitants de garder l'ancienne version, peut-être à vie. Abdelaziz Bouteflika, né le 2 mars 1937, 7e président, ne souhaite plus avoir une date de péremption sur la tête. Malgré une hospitalisation sérieuse en 2005, il veut rempiler en 2009, au terme de deux mandats présidentiels. Problème : la constitution ne lui permet pas d'en briguer un troisième. Comment compte-t-il s'y prendre pour rester au pouvoir ? Tout simplement, en faisant voter un amendement à l'article 74 de la loi fondamentale.

Il ne s'agit pas, pour Boutef, de taper du poing et d'annoncer comme l'ancien président Chadli, après les émeutes de 1988 réprimées dans le sang : « Je veux cette chaise, je resterai dessus et je mourrai dessus. » On connaît la suite... L'actuel chef de l'Etat, lui, semble avoir confiance en son peuple. Il entend donc agir de façon à se faire réélire. A 71 ans, il s'apprête à donner un coup de lifting à la constitution. Mais que pensent les Algériens de tout ça ?

Azzedine*, 27 ans, travaille à Alger comme téléopérateur dans un secteur en plein boum, la téléphonie mobile : « C’est de la mascarade tout ça ! Un cirque ! Ce pouvoir, il fait ce qu'il veut. En tant que jeune Algérien, je ne me sens pas du tout concerné par la politique de mon pays, c'est triste mais c'est comme ça, je n'ai aucun moyen de changer les choses, nos politiciens, les chefs de partis sont là à faire les bouffons. Si Bouteflika veut rester au pouvoir, je ne vois personne qui peut changer ça à part Allah ! »

Ses propos rejoignent ceux de Tarik*, 43 ans, marié, deux enfants, bijoutier : « Le pouvoir algérien vit pour lui-même, il devrait s'abstenir de demander au peuple son avis, d'ailleurs, la participation aux élections locales de novembre 2007, a été de 12% seulement. Ça en dit long. Et comme par le grand des hasards, ces manœuvres de changement de constitution tombent juste après l'augmentation faramineuse du traitement des députés qui ont vu leur salaire passer de 180 000 dinars à 300 000 dinars (environ 3000 euros). Une honte ! C'est tout. » Amina*, 34 ans, cadre dans le privé, ne décolère pas : « Ici, on survit, on ne vit pas. Le gouvernement fait ce qu’il veut. On n’a aucun mot à dire. Avant c'était l'armée, maintenant, c'est les politiciens. Ça ne changera jamais, tant que des affamés seront aux commandes. »

Retour à Paris. Je m’installe dans un bar de Barbès-Rochechouart fréquenté par la communauté algérienne. Je demande à un homme âgé qui a gardé sa doudoune son point de vue sur la réforme de la constitution voulue par Bouteflika. « Moi, dit-il, je trouve que c'est une excellente chose. Je fais souvent des allers-retours au bled. Je ne vois pas quelqu'un d'autre pour le remplacer… »

Un jeune lui coupe la parole : « T'as raison, ya el-hadj. J'y étais, à Alger, cet été, et quoiqu'on dise, même s'il a fait des erreurs, actuellement, c'est le plus compétent… » Le jeune homme finit de boire son café. Une troisième personne, moins jeune, se lance : « Avant, en Algérie, c'est les généraux qui menaient la guinguette, fais tout ce que tu veux, tu vois, mais tu ne touches pas à leur business. Maintenant, la majorité des commandants sont vieux où morts. Même si l'armée algérienne est très structurée, c'est l'administration publique qui fait sa mayo. Tout marche par piston et connaissance. Tu vois… »

Un quatrième, habillé en veste kaki, intervient, le sujet passionne visiblement : « Tout ça, c'est de la merde, une passoire pour cacher le soleil. L'Etat n'a jamais été là pour nous, il n'y en que pour eux. Ils ont tout pris, tout barricadé. Pourquoi ne pas avoir un jeune comme Obama ? A 47 ans, il dirige pourtant une très grande puissance et il est plus proche de la réalité ! Avec Boutef, nous sommes toujours en 1970, il est déconnecté de la vie… »

L'assemblée ne le laisse pas terminer sa phrase : « Mais, non, tu racontes n'importe quoi, ce n'est pas de sa faute, c'est la faute de ses collaborateurs, du moment qu'on lui donne des rapports où tout est bien… » Le jeune à la veste kaki ne lâche pas l'affaire : « C'est bien ce que je dis, complètement débranché. » Un homme très âgé portant une barbe ressent le besoin de s'exprimer : « Moi, je dis qu'une chose. Il sait qu'il est plus proche de la tombe. Il pense à sa vie d'après. A sa rencontre avec le Créateur. Il est obligé de faire du bien. »

Malik Youssef

*Prénoms modifiés


Le parlement algérien fait sauter le verrou de la limitation du nombre de mandats présidentiels
il y a 7 heures 43 min

Le Parlement algérien, réuni en congrès mercredi au Club des pins (ouest d'Alger) s'est prononcé à une écrasante majorité en faveur des amendements constitutionnels proposés par Abdelaziz Bouteflika, ouvrant ainsi la voie à un troisième mandat pour le président lors du scrutin prévu au printemps prochain.

La loi a été adoptée par 500 voix, 21 parlementaires ont émis un vote négatif alors que huit autres se sont abstenus.

L'amendement phare de cette révision porte sur l'article 74 de la constitution: il supprime la disposition qui limitait jusque là à deux seulement le nombre de mandats présidentiels, d'une durée de cinq ans.

Dans sa nouvelle mouture, l'article 74 stipule que le président est "rééligible" au nom de "la souveraineté populaire" qui "s'exprime par l'organisation des élection pluralistes et démocratiques".

Les trois autres amendements, qualifiés d'"habillage politique" par les partis de l'opposition, portent sur la promotion des droits politiques de la femme, dans le but d'avoir une plus grande représentativité dans les instances élues, sur "la préservation des symboles de la révolution et l'écriture de l'histoire", et sur un rééquilibrage des pouvoirs exécutifs, avec notamment la suppression du poste de chef du Gouvernement et son remplacement par celui de Premier ministre responsable devant le président de la République.

A la faveur de ce vote, le président Bouteflika, âgé de 71 ans, peut désormais briguer un troisième mandat

Même s'il n'a pas évoqué pour le moment sa candidature pour l'élection d'avril 2009, les observateurs estiment que l'amendement à la Constitution de 1996 est "un costume taillé sur mesure pour lui permettre de se représenter".

Les partis de la coalition présidentielle, à savoir le Front de libération nationale (FLN), le Rassemblement national démocratique (RND) du chef du gouvernement actuel Ahmed Ouyahia et le Mouvement de la société pour la paix (MSP, islamiste modéré) ont soutenu le projet de révision constitutionnelle, considérant que "la non-limitation des mandats n'est pas un recul démocratique", selon Ahmed Ouyahia.

En revanche, deux partis politiques, le Front des forces socialistes (FFS) du leader historique Hocine Ait Ahmed, et le Rassemblement pour la culture et la démocratie, présidé par le Dr Said Sadi, et un ancien candidat à la précédente élection d'avril 2004, le Général Rachid Benyéllés, avaient dénoncé la révision constitutionnelle.

"Les amendements proposés remettent en cause les équilibres formels des pouvoirs pour consacrer la personnalisation du régime", a jugé mardi Said Sadi lors d'une conférence de presse, évoquant un "coup de force constitutionnel".



Algérie: adoption du projet de révision de la Constitution
il y a 8 heures 9 min

Le projet de révision de la Constitution algérienne a été adopté mercredi par le Parlement à une écrasante majorité, ouvrant la voie à un possible troisième mandat du président Abdelaziz Bouteflika au pouvoir depuis 1999, a constaté un journaliste de l'AFP.

Cinq-cents parlementaires ont voté à main levée et sans débats en faveur du texte, vingt-et-un contre et huit se sont abstenus, selon le décompte officiel.

Le projet supprime en particulier la limitation du nombre de mandats présidentiels successifs, que l'actuelle Constitution fixait à deux.

Elu en 1999 puis réélu en 2004, M. Bouteflika, 71 ans, n'a cependant jamais évoqué sa possible candidature à l'élection présidentielle prévue en avril 2009.

La loi amendant la Constitution "consacre pleinement le droit souverain du peuple de choisir librement ses dirigeants", avait déclaré le chef du gouvernement en présentant le texte du projet à l'ouverture de la session.

Elle "vise également à réorganiser, préciser et clarifier les rapports entre les constituants du pouvoir exécutif sans pour autant toucher aux équilibres fondamentaux des pouvoirs et des institutions", avait-il ajouté.

La loi, qui renforce l'exécutif au profit du président de la République, supprime en effet le poste de chef du gouvernement, qui, aux termes de la Constitution de 1996, élaborait son programme d'action pour le soumettre à l'Assemblée nationale.

Dorénavant, le Premier ministre, une fonction instituée par l'amendement constitutionnel, est chargé d'appliquer le programme du chef de l'Etat, élu au suffrage universel direct.

C'est la deuxième fois depuis son arrivée au pouvoir que le président Bouteflika convoque le Parlement pour une révision constitutionnelle.

En avril 2002, la Loi fondamentale avait été amendée, consacrant le tamazight (berbère) comme langue nationale.



Le parlement algérien lève la limite du mandat présidentiel
il y a 8 heures 34 min

Le parlement algérien a approuvé mercredi une réforme constitutionnelle qui abolit la limitation à deux mandats présidentiels, rapporte la télévision nationale.

Siégeant en séance plénière, les 389 députés et 144 sénateurs ont approuvé cette modification à une écrasante majorité.

L'opposition estime que cette modification de la Constitution permettra au président Abdelaziz Bouteflika, 71 ans, de rester en fonction à vie.

Version française Pierre Sérisier



Plus d'infos plus récentes :
http://fr.news.yahoo.com/fc/algerie.html

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 09:16

(dépêches)



Afrique du Sud: le nouveau président affronte de lourds défi

Par IsabelENTHOEN
AFP - Vendredi 26 septembre 2008 - 12h51

JOHANNESBURG, 26 sept 2008 (AFP) - L'Afrique du Sud, secouée par une crise sans précédent à la suite de la démission forcée du président Thabo Mbeki, était vendredi soulagée par la célérité de la prise en main du nouveau chef de l'Etat, Kgalema Motlanthe , qui a formé la veille son gouvernement, à peine élu.

Mais l'inquiétude persistait sur la capacité de M. Motlanthe à diriger le pays sans être prisonnier des lluttes internes qui déchirent le parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC).

S'y ajoutent les défis posés par l'immense pauvreté de près de la moitié de la population, les ravages de la pandémie de sida dans l'un des pays les plus affectés au monde, et la dégradation des systèmes de santé et d'éducation.

Dès vendredi, la confédération syndicale Cosatu a appelé à la mise en oeuvre rapide d'une réorientation sociale décidée lors du congrès de l'ANC, en décembre 2007, qui avait renversé la direction de M. Mbeki au profit de l'aile gauche menée par Jacob Zuma, inaugurant une période de tensions entre le parti et le gouvernement.

"Le Cosatu fait confiance à Mkhuluwa ("Grand Frère", surnom respectueux de M. Motlanthe) pour guérir l'alliance gouvernementale divisée" entre l'ANC, les syndicats et le Parti communiste, a affirmé vendredi son président Sidumo Dlamini, allié du chef de l'ANC.

Et de presser le nouveau président d'accélérer la lutte contre la pauvreté, de réorienter la réforme agraire post-apartheid au profit des petits paysans noirs et d'aménager la politique de discrimination positive dont bénéficie surtout une élite.

Dans son discours inaugural jeudi, M. Motlanthe a promis de suivre la politique définie lors du congrès de décembre, tout en soulignant qu'il ne changerait pas de ligne économique.

L'ex-président Mbeki et son ministre des Finances Trevor Manuel, reconduit jeudi dans ses fonctions, ont ouvert le pays aux investissements étrangers et mené une politique budgétaire stricte, qui a porté l'Afrique du Sud à une croissance soutenue.

Mais la chute brutale le week-end dernier de celui qui a dirigé le pays pendant neuf ans, si elle a été précipitée par ses manoeuvres pour barrer la route de la présidence à son rival Zuma, a aussi pour raison profonde l'exaspération des plus pauvres, exclus de cette croissance.

Quatorze ans après la chute de l'apartheid, 43% des 48 millions de Sud-Africains vivent toujours avec moins de deux dollars par jour. En constituant son gouvernement le jour même de son élection, le nouveau chef de l'Etat, qui dirigera le pays jusqu'aux élections générales du deuxième trimestre 2009, a apaisé dans l'immédiat la crise née de l'éviction de son prédécesseur. "Motlanthe rétablit l'ordre", titrait ainsi vendredi le quotidien The Star.

Mais le pays n'est pas sorti de l'instabilité. Les six à neuf mois qui le séparent des élections - qui doivent avoir lieu dans les 90 jours suivant la fin de la législature - "ne seront pas un moment confortable" pour le troisième président noir d'Afrique du Sud, soulignait le Business Day.

Il est pour l'instant entendu que M. Motlanthe s'effacera pour le scrutin de 2009 devant le chef de l'ANC, Jacob Zuma, déjà désigné pour mener la liste du parti ultra-majoritaire depuis l'avènement de la démocratie multiraciale.

Aussi va-t-il "devoir réussir le tour de force ne pas paraître trop bon dans son travail" s'il ne veut pas faire de l'ombre à M. Zuma, "tout en faisant en sorte de ne pas compromettre sa politique", estimait le Business Day.

Parmi les premières décisions du chef de l'Etat, le changement à la tête du ministère de la Santé suscitait une approbation unanime. Le président a neutralisé la très controversée Manto Tshabalala-Msimang, la nommant ministre à la Présidence.

Il a confié le portefeuille de la Santé à une militante de la première heure de la lutte contre l'apartheid, Barbara Hogan.



Afrique du Sud : Kgalema Motlanthe officiellement élu nouveau président

Par Afrik.com Afrik - Jeudi 25 septembre 2008 - 21h06

Le modéré Kgalema Motlanthe a été élu jeudi président de l’Afrique du Sud par l’Assemblée nationale, après la démission forcée du chef de l’Etat Thabo Mbeki, victime mardi d’une motion de censure de son parti, le Congrès national africain (ANC). Sur les 360 députés présents, 269 ont voté en faveur de M. Motlanthe, le numéro deux de l’ANC au pouvoir, a constaté Romandie news Agé de 59 ans, Il est le troisième chef de l’Etat depuis l’avènement de la démocratie multiraciale en Afrique du Sud en 1994, après Nelson Mandela et Thabo Mbeki.


Kgalema Motlanthe, élu président de l'Afrique du Sud, promet la stabilité

Par Fran BLANDY
AFP - Jeudi 25 septembre 2008 - 20h16

LE CAP (AFP) - Kgalema Motlanthe, à peine élu jeudi président d'une Afrique du Sud en pleine crise politique, a cherché à garantir la stabilité des institutions en nommant aussitôt son gouvernement et annoncé une accélération de la politique sociale.

Le numéro deux du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), est devenu le troisième chef d'Etat depuis l'avènement de la démocratie multiraciale en Afrique du Sud en 1994, après Nelson Mandela et Thabo Mbeki.

Ce dernier a été poussé à la démission par l'ANC le week-end dernier sur fonds de luttes intestines et de soupçons d'instrumentalisation de la Justice.

Dans son discours inaugural peu après son élection par l'Assemblée nationale, M. Motlanthe, 59 ans, a assuré qu'il ne permettrait "pas que la stabilité de notre ordre démocratique soit mise en cause".

"Je ne désire pas dévier de ce qui fonctionne. Ce n'est pas à moi de réinventer la politique" décidée par l'ANC, a-t-il ajouté, se plaçant clairement dans la ligne du parti.

Ce conciliateur, choisi par l'ANC pour rassembler une formation déchirée par les luttes internes et se réconcilier avec un électorat excédé tant par ces dissensions que par les échecs du gouvernement Mbeki, a évité toute mise en cause de son prédécesseur, auquel il a au contraire rendu hommage.

A ceux qui craignaient un tournant radical de la politique économique imposé par l'aile gauche de l'ANC désormais majoritaire, M. Motlanthe a répondu en reconduisant le respecté Trevor Manuel, ministre des Finances depuis 12 ans et artisan de la croissance de la première économie du continent.

Mais il a changé de poste deux des ministres les plus contestés du gouvernement Mbeki, la ministre de la Santé Manto Tshabalala-Msimang, remplacée par l'intègre Barbara Hogan, et celui de la Sécurité Charles Nqakula, dont les fonctions sont reprises par Nathi Mthethwa, chef du groupe parlementaire de l'ANC et partisan d'une refonte de la police.

Les atermoiements des deux gouvernements Mbeki, président depuis 1999, dans la lutte contre le sida sont dénoncés tant en Afrique du Sud qu'à l'étranger comme responsables de l'explosion de l'épidémie dans le pays, l'un des plus touchés par le virus.

Et l'Afrique du Sud détient des taux records de meurtres, viols et vols avec violence. Chaque jour, 50 personnes y sont tuées.

M. Motlanthe a reconduit la moitié du gouvernement précédent. Les plus proches fidèles de M. Mbeki ont suivi vers la sortie leur chef de file, accusé d'avoir voulu barrer à son rival Jacob Zuma la route de la présidence.

M. Motlanthe, qui a été élu numéro deux de l'ANC lors du congrès de décembre 2007 - qui avait vu le camp du populaire Zuma, soutenu par le Parti communiste et la confédération syndicale Cosatu, renverser celui du pouvoir en place -, a promis d'accélérer les efforts engagés en 2004 pour réduire par deux la pauvreté d'ici 2014.

Quatorze ans après la chute de l'apartheid en 1994, 43% de la population vit toujours avec moins de deux dollars par jour.

M. Motlanthe a également affirmé sa "détermination à écraser le crime et la violence, quelles qu'en soient les victimes", dans une allusion indirecte à l'inefficacité de la police dans les quartiers pauvres.

Sur la scène africaine, où le président Mbeki a joué un rôle actif dans la résolution régionale des conflits, l'Afrique du Sud "continuera à apporter toute assistance possible pour ramener la paix, la sécurité, la démocratie et le développement", a-t-il assuré.

En fonction jusqu'aux élections générales du 2e trimestre 2009, M. Motlanthe va devoir préparer le terrain pour M. Zuma, en convainquant la majorité pauvre d'une volonté politique de répondre à leurs besoins.

Mais il devra aussi rassurer les classes moyennes méfiantes vis-à-vis du tribun zoulou, dont elles dénoncent les déclarations contradictoires et les déboires judiciaires.

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