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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 21:07

C'est un dinosaure de l'histoire mondiale d'après-guerre qui vient de mourir. Né le 25 août 1911 à An Xa, Vo Nguyen Giap fut un général vietnamien qui fut le héros de l'indépendance du Vietnam. Ministre de la défense du Nord Vietnam, il combattit avec succès d'abord l'armée française lors de la guerre d'Indochine puis l'armée américaine lors de la guerre du Vietnam. Bien qu'autodidacte, Vo Nguyen Giap est devenu un modèle de stratégie militaire. Communiste, il fut minsitre d'Ho Chi Minh dès 1945 et négocia avec Raoul Salan. En 1946 à la défense, commandant en chef de l'armée populaire, il a vaincu l'armée française en mai 1954 à Dien Bien Phu. Il continua la guerre face aux Américains pendant une quinzaine d'années jusqu'au 30 avril 1975 avec son arrivée triomphale à Saïgon. Il resta Ministre de la défense d'un Vietnam réunifié jusqu'en 1980 et Vice-Premier Ministre jusqu'en 1991 (à 80 ans). Le 4 octobre 2013, Vo Nguyen Giap s'est éteint dans l'après-midi à Hanoi où il vivait retiré de la vie politique.

SR

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 12:18

Né le 19 avril 1897 à Kyotango, le Japonais Jiroemon Kimura, ancien ouvrier postier, est devenu le doyen de l'humanité le 17 décembre 2012, jusqu'à sa mort à 116 ans et un mois, le 11 juin 2013. Il a "succédé" dans cet étrange rôle à l'Italienne Dina Manfredini (née le 4 avril 1897, doyenne de l'humanité le 4 décembre 2012 pour quelques jours, après la mort de l'Américaine Besse Cooper, née le 26 août 1896).

Son épouse est morte en 1978, et ensemble, ils ont eu 7 enfants, 15 petits-enfants, 25 arrière-petits-enfants et 13 arrière-arrière-petits-enfants. Il fut le premier homme de l'histoire du monde à avoir fêté son 116e anniversaire et celui qui a atteint le plus grand âge. C'est la Japonaise Misao Okawa qui est devenue la nouvelle doyenne de l'humanité depuis le 11 juin 2012. Cette dernière est née le 5 mars 1898 à Osaka et n'a "que" 115 ans.

SR


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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 00:52

Né le 29 mars 1929 à Bhairab Upazila, Mohammad Zillur Rahman fut le secrétaire général de la Ligue Awami, le parti au pouvoir au Bangladesh, à partir de 1972. Il fut ministre dans le gouvernement de Hasina Wajed entre 1996 et 2001. Son épouse Ivy fut tuée en août 2004 lors d'un attentat contre un rassemblement politique qui a fait vingt morts. Il fut élu le 11 février 2009 Président de la République du Bangladesh et exerça cette fonction du 12 février 2009 au 20 mars 2013. Le 10 mars 2013, il fut hospitalisé à Singapour pour une insuffisance respiratoire et s'est éteint quelques jours avant son 84e anniversaire.

SR


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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 14:14

Né le 1er février 1931, Iajuddin Ahmed fut un universitaire spécialisé en biologie. Après avoir pris des responsabilités politiques à partir de 1991, il a été Président du Bangladesh du 6 septembre 2002 au 12 février 2009 et Premier Ministre par intérim du 29 octobre 2006 au 11 janvier 2007.

Sur le putsh de février 2009 au Bangladesh, lire :

http://rakotoarison.over-blog.com/article-28391995.html




SR

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 07:38

Roi, Premier Ministre, un des symboles des non-alignés et de la francophonie, père de l’indépendance cambodgienne, puis de l’unité cambodgienne, Roi-père, l’homme a eu la passion de la politique que la charge monarchique n’a pas favorisée au point de parfois s’en dévêtir.


yartiSihanouk01En octobre 2009, l’ex-Roi du Cambodge avait rédigé de sa main ce petit mot : « Cette trop longue longévité me pèse comme un poids insupportable. ». Norodom Sihanouk s’est éteint dans la nuit du 14 au 15 octobre 2012 à Pékin, d’une crise cardiaque, alors qu’il y était soigné pour un cancer et un diabète. Il allait atteindre 90 ans le 31 octobre 2012.

Sa disparition a eu lieu le dernier jour de Pchum Ben où les Cambodgiens honorent leurs ancêtres en famille (un peu l’équivalent de la fête des morts chez les catholiques).

Cela faisait exactement huit ans, depuis le 7 octobre 2004 que Norodom Sihanouk s’était retiré des responsabilités de premier plan en laissant l’un de ses fils, Norodom Sihamoni (59 ans), reprendre la fonction très honorifique de Roi du Cambodge.

Il faudra sans doute du temps pour bien analyser sa longue existence qui s’est associée à celle de son pays. Pourchassé par les khmers rouges, allié des khmers rouges, opposant continuel du maître actuel du Cambodge qui est parti pleurer dès les premières heures à Pékin pour se recueillir devant son cadavre, il a quitté un peuple jeune (60% de la population est née après 1979), qui l’a peu connu aux commandes mais qui croit savoir qu’il lui doit son unité et sa paix.

À la mort de Sisowath Monivong, Roi du Camdoge, le 24 avril 1941, le gouvernement français choisit son petit-fils Norodom Sihanouk, qui n’a même pas 19 ans, pour lui succéder au lieu de son fils pressenti Sisowath Monireth. La France considérait qu’un jeune homme était plus facilement manœuvrable. La situation était particulière : le Cambodge était sous protectorat français depuis le 5 juillet 1863 (avant, il était sous domination thaïlandaise). Pour l’anecdote, la dernière concubine de Sisowath Monivong fut Roeung, une cousine de Pol Pot, qui fit périr, en même temps que plus de deux millions de compatriotes, Sisowath Monireth, exécuté en septembre 1975. Cinq des fils de Norodom Sihanouk ont également péri durant le régime de Pol Pot.

yartiSihanouk02

C’est le gouvernement de Vichy qui gérait le protectorat français mais le Japon a envahi l’Indochine (dont faisait partie le Cambodge) en septembre 1940 pour circonscrire la Chine. La signature d’un accord entre l’amiral Darlan et l’ambassadeur japonais le 29 juillet 1941 permettait aux troupes japonaises de pénétrer au Cambodge, en proie également aux visées de la Thaïlande. Finalement, le 9 mars 1945, l’armée japonaise occupa complètement le Cambodge et ordonna à Norodom Sihanouk de proclamer l’indépendance de son pays neuf jours plus tard. Sihanouk en profita pour prendre la tête du gouvernement cambodgien et pour abroger quelques lois de modernisation que les Français avaient imposées à son pays (sur l’alphabet, sur le calendrier etc.). Cependant, il fut soupçonné de trop aimer la France et les Japonais nommèrent le nationaliste Son Ngoc Thanh (qui détestait la France) auprès de lui, d’abord comme Ministre des Affaires étrangères en mai 1945 puis comme Premier Ministre le 9 août 1945, quelques jours avant la capitulation japonaise.

Le retour des troupes française en septembre 1945 mit fin à ces débuts d’indépendance sur demande de Norodom Sihanouk qui avait dépêché son oncle (Sisowath Monireth) pour cette mission. Son Ngoc Thanh fut jugé et condamné à l’exil à Poitiers (de 1946 à 1951) tandis que Sisowath Monireth devint Premier Ministre le 15 octobre 1945.

Après un accord d’autonomie le 7 janvier 1946 et de nouvelles institutions le 6 mai 1947 qui établissaient un régime d’assemblée, des élections législatives étaient organisées et Norodom Sihanouk se retrouvait à la tête d’une monarchie constitutionnelle. La division du parti majoritaire (parti démocrate) et de la famille royale aboutit à la dissolution de la chambre le 18 septembre 1949. Les mains libres (sans assemblée), Sihanouk a pu ainsi négocier le 8 novembre 1949 l’indépendance partielle du Cambodge dans le cadre de l’Union Française. Les nationalistes khmers gagnèrent les nouvelles élections et Sihanouk reprit la tête du gouvernement le 15 juin 1952 (il redissolut l’assemblée le 11 janvier 1953).

L’année 1953 fut antifrançaise pour Sihanouk qui n’arriva pas à convaincre le gouvernement français d’une indépendance complète qui ferait barrage au Viêt Minh. Roi moderne, il alla à Paris puis à New York, fit beaucoup d’agitation médiatique pour faire avancer sa cause, s’est même mis en exil en Thaïlande et gagna la confiance de son ancien adversaire Son Ngoc Thanh de retour de France. Finalement, le 9 novembre 1953, l’indépendance complète du pays fut proclamée. Sa reconnaissance internationale eut lieu le 21 juillet 1954 avec les Accords de Genève, résultat de la volonté politique de Pierre Mendès France (dont on va fêter le trentième anniversaire de la disparition).

yartiSihanouk04Le 2 mars 1955, il céda son trône pour se consacrer totalement à la vie politique nationale. Il laissa donc la fonction à son père Norodom Suramarit, cousin de Sisowath Monivong. Le règne de celui-ci dura jusqu’à sa mort, le 3 avril 1960. Après un intérim de deux mois assuré par Sisowath Monireth, Norodom Sihanouk reprit finalement le trône le 20 juin 1960. Auparavant, Sihanouk avait participé au mouvement des pays non-alignés le 19 juillet 1956 aux côtés de Nehru, Nasser, Tito et Sokarno (Déclaration de Brioni).

Très subtil dans la politique intérieure, Sihanouk fit un virage international vers les pays communistes dans les années 1960 afin de désamorcer les communistes cambodgiens. À cette époque, il réprima durement les khmers rouges. Le Cambodge s’éloigna donc des États-Unis et lorsque Sihanouk se rapprocha de la Chine de Mao Tsé Toung et de Chou En-Lai, l’Union Soviétique s’éloigna. Sihanouk fut encouragé dans sa volonté d’éloignement des États-Unis lors de la venue de De Gaulle qui prononça devant cent mille personnes le célèbre discours de Phnom-Penh le 1er septembre 1966 où il condamna l’intervention américaine au Vietnam. Onze jours auparavant, Sihanouk accordait ainsi un satisfecit à De Gaulle : « Depuis le retour au pouvoir du Général De Gaulle, la France accorde un soutien résolu à notre politique d’indépendance, de paix et de non-alignement, ainsi qu’à la défense de notre intégrité territoriale. ».

Aidé d’un cousin de Sihanouk (Sisowath Sirik Matak), le général Lon Nol, qui était Premier Ministre depuis le 12 août 1969 et qui se déclarait l’ennemi des communistes, déposa Norodom Sihanouk le 18 mars 1970. Sihanouk s’exila à Pékin où il prit position en faveur des communistes du Nord-Vietnam et des khmers rouges. Le coup d’État militaire avait pour but de combattre aux côtés des Américains et de pourchasser les khmers rouges. Lon Nol devint Président de la République cambodgienne du 4 juin 1972 au 1er avril 1975.

Les partisans de Lon Nol n’ont pas pu freiner l’avance des khmers rouges qui fondèrent le Kampuchéa démocratique le 17 avril 1975 sous la présidence de… Norodom Sihanouk, revenu avec l’un de ses fidèles, Pen Nouth, à la tête du gouvernement, jusqu’au 4 avril 1976 où ils furent destitués (mais Pol Pot avait seul le pouvoir réel). Premier Ministre du 6 mai 1971 au 18 mars 1972, Sisowath Sirik Matk fut d’abord évincé par Lon Nol puis exécuté le 21 avril 1975 par les khmers rouges. Entre le 17 avril 1975 et le 7 janvier 1979, ce fut l’impitoyable régime de Pol Pot (Premier Ministre du 14 avril 1976 au 7 janvier 1979) qui coûta la vie à deux millions de Cambodgiens.

Les khmers rouges furent chassés du pouvoir par l’arrivée des troupes vietnamiennes le 7 janvier 1979. Heng Samrin, ancien khmer rouge réfugié au Vietnam en 1978 pour échapper à sa liquidation, fut désigné Président du Cambodge du 11 janvier 1979 au 5 avril 1992 et dirigea à la fois l’État et au début le gouvernement (jusqu’au 27 juin 1981). Le nouveau régime (toujours actuel) est proche du Vietnam et soutenu par la Russie (et avant l’Union Soviétique) tandis que la Chine soutenait les khmers rouges jusqu’à la fin des années 1990 (la guérilla s’est arrêté avec l’arrestation du cruel Ta Mok le 6 mars 1999) et ne reconnaissait donc pas le régime provietnamien.

Le nouvel homme fort du Cambodge fut Hun Sen (il n’a actuellement que 60 ans) et est Premier Ministre du Cambodge depuis le 14 janvier 1985 (à 32 ans). Après avoir rejoint Sihanouk pour combattre en 1970 le régime de Lon Nol, il s’éloigna du régime des khmers rouges en décembre 1977, craignant d’être liquidé, et rejoignit le Vietnam. Revenu à Phnom-Penh avec les troupes d’Hanoi, il fut nommé Ministre des Affaires étrangères le 11 janvier 1979 (à 26 ans) jusqu’en 1985 où il prit la tête du gouvernement. Toute son activité diplomatique avait pour but la reconnaissance internationale de son régime.

Pendant six ans, Hun Sen négocia avec Norodom Sihanouk pour trouver une solution politique au Cambodge. Cela a abouti aux Accords de Paris du 23 octobre 1991 pour mettre fin à la guerre civile depuis dix ans entre les forces gouvernementales (Hun Sen) et les khmers rouges (Pol Pot). Furent signataires entre autres : Hun Sen, Norodom Sihanouk, son fils Norodom Ranariddh (chef des monarchistes), et Khieu Samphân, qui dirigea l’État sous le régime des khmers rouges du 5 avril 1976 au 7 janvier 1979.

Après le départ des troupes vietnamiennes, Norodom Sihanouk a retrouvé son poste de chef d’État le 23 octobre 1991 et redevint le Roi du Cambodge le 24 septembre 1993 pour un rôle surtout protocolaire et honorifique puisque c’est le gouvernement qui gouverne.

Malgré son échec électoral de 1993, Hun Sen parvint à rester à la tête du gouvernement en imaginant deux Premiers Ministres le 2 juillet 1993, poste qu’il partagea avec Norodom Ranariddh.

Hun Sen perpétra toutefois un coup d’État le 5 juillet 1997 pour déloger Norodom Ranariddh, prêt à s’allier avec Sam Rainsy (qui est l’actuel leader de l’opposition, en exil depuis 2010 après un harcèlement judiciaire) et avec les khmers rouges. Hun Sen exécuta plusieurs ministres et redevint unique Premier Ministre à partir du 30 novembre 1998 à la suite d’élections législatives victorieuses.

Hun Sen reste l’homme fort du Cambodge, une nouvelle fois confirmé Premier Ministre par les élections législatives du 27 juillet 2008. Il est considéré comme « parfaitement impitoyable et implacable, dénué de tout sens humain » par Lee Kuan Yew, Premier Ministre de Singapour du 5 juin 1959 au 28 novembre 1990.

yartiSihanouk03

Épuisé par la maladie, Sihanouk abdiqua en faveur de l’un de ses fils, Norodom Sihamoni, qui fut investi Roi du Cambodge le 14 octobre 2004. Son père a pris le titre de Roi-père.

Comme on le voit, l’histoire de Norodom Sihanouk est indissociable de celle du Cambodge pendant soixante ans. Il a multiplié les fonctions de roi, de chef du gouvernement, de chef d’État, en exil, a mis sa famille (complexe) à des postes importants, a fait des alliances et des contre-alliances parfois contre-nature, mais en fin de compte, a personnifié l’unité du pays auprès du peuple cambodgien et a assuré une certaine cohésion et stabilité politiques même si le régime actuel est très loin de lui avoir été favorable et d’être démocratique.

Sans doute ce roi-père fut en partie responsable de l’absence de procès de Pol Pot (mort le 15 avril 1998) et du procès tardif d’autres criminels khmers rouges responsables du massacre du quart de la population du pays. Les principaux responsables vivants de ce génocide, Khieu Samphân (81 ans), Ieng Sary (88 ans), Ieng Thirith (80 ans) et Nuon Chea (86 ans), arrêtés en septembre et novembre 2007, ont été inculpés de crimes contre l’humanité, crimes de guerre et génocide, et ils n’ont pas encore été condamnés (leur procès a débuté seulement le 27 juin 2011 !). Kang Kek Ieu alias Duch (80 ans) a en revanche été jugé et condamné à seulement trente ans de réclusion pour crimes contre l’humanité le 26 juillet 2010 (dont onze déjà effectués), puis à la réclusion à perpétuité pour meurtres, tortures, viols et crimes contre l’humanité le 3 février 2012.

L’Histoire jugera Norodom Sihanouk …plus tard !


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (16 octobre 2012)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Pol Pot, autogénocideur.


yartiSihanouk05
 


http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/norodom-sihanouk-le-meilleur-homme-124309

 




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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 19:40

Né le 7 juillet 1912, Vo Chi Cong s'est engagé en politique à 18 ans pour réclamer l'indépendance. Il adhéra au Parti communiste d'Indochine en 1935 et s'est opposé au régime de Vichy. Très impliqué au sein des communistes vietnamiens (il fut membre du bureau politique en 1976), il siégea dans les gouvernements vietnamiens, à la Pêche (1976 à 1977), à l'Agriculture (1977 à 1978), puis comme Vice-Premier Ministre (1978 à 1982). Il fut ensuite Président du Conseil d'État (chef d'État) du Vietnam du 14 juin 1987 au 23 septembre 1992. Il est mort le 8 septembre 2011 dans sa 100e année à Ho-Chi-Minh-Ville (ex-Saïgon) et sa dépouille bénéficia de funérailles nationales.

SR

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 07:53

(dépêches)


 

La junte birmane annonce l'entrée en vigueur d'un pouvoir civil
30 mars 2011, il y a 5 heures 20 min

Les militaires qui dirigent la Birmanie depuis deux décennies ont ouvert la voie mercredi à l'instauration d'un pouvoir exécutif civil, mesure consécutive aux élections législatives controversées de novembre dernier.

L'opposition, dont le parti d'Ang Saan Suu Kyi, n'aura quasiment aucun rôle dans la nouvelle organisation institutionnelle dévoilée à la télévision nationale.

L'annonce, signée par le numéro un de la junte, le général Than Shwe, précise que le nouveau parlement a approuvé un nouveau président, deux vice-présidents et 30 ministres pour une durée de cinq ans.

L'assemblée, principalement composée de militaires en exercice ou à la retraite, a également approuvé la dissolution du puissant Conseil d'Etat pour la paix et le développement (CEPD), qui cède la place à une nouvelle administration.

Ce conseil apparu en 1997 est une émanation de l'institution militaire à l'origine du coup d'Etat de 1962 et disposant de la totalité des pouvoirs.

"Il est annoncé par la présente déclaration que le pouvoir législatif, le pouvoir judiciaire et le pouvoir administratif exercés par le Conseil d'Etat pour la paix et le développement ont été transférés au niveau du gouvernement de l'Union", indique la déclaration.

Ce transfert historique de compétences, après 49 années d'administration directe par les militaires, devrait être accueilli avec scepticisme tant par la communauté internationale que par les 50 millions de Birmans.

Les membres du CEPD conservent des rôles prépondérants dans le nouveau système politique puisqu'ils occupent les postes de président, vice-présidents, président du parlement et ministres dans la majorité des 14 régions du pays.

Than Shwe devrait officiellement prendre sa retraite militaire mais il pourrait continuer à exercer une influence déterminante en coulisses.

Selon les experts, l'instauration de ce nouveau système politique fait partie d'un plan de Shwe pour préparer sa sortie en plaçant ses alliés à des postes clés et ainsi assurer sa propre sécurité.

Ces observateurs estiment que les changements n'auront que peu de retombées politiques, économiques ou sociales pour l'homme de la rue dans ce pays disposant d'importantes ressources mais dont le niveau de vie moyen demeure faible.

La Ligue nationale pour la démocratie (LND) de la lauréate du prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi, avait refusé de participer aux législatives et n'a donc aucun rôle officiel.

La LND souhaite des négociations d'urgence avec le nouveau gouvernement sur l'élargissement du rôle de l'opposition, la libération des prisonniers politiques dont le nombre est estimé à 2.100 et la conduite d'un processus de réconciliation avec des groupes ethniques armés.

Martin Petty, Pierre Sérisier pour le service français



La junte birmane dissoute avec la nomination d'un gouvernement civil
30 mars 2011, il y a 5 heures 42 min

La junte birmane a été officiellement dissoute mercredi avec la cérémonie d'intronisation d'un gouvernement présenté comme composé de civils. Lire la suite l'article
Articles liés

D'après les médias officiels, le nouveau gouvernement dirigé par le président Thein Sein a été intronisé mercredi dans la capitale Naypyitaw.

Le parti au pouvoir dont est issu la junte, le Conseil d'Etat pour la Paix et le Développement a été "officiellement dissous". Dirigé par le général Than Shwe, le SPDC était au pouvoir depuis 1988.

La transition birmane vers un gouvernement civil est perçue comme un aménagement cosmétique qui va permettre aux militaires de conserver le pouvoir.

Les premières élections en 20 ans, organisées en novembre dernier, ont été très critiquées par l'opposition et la communauté internationale. AP






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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 16:15

(dépêches)


Catastrophe nucléaire majeure : tournure imprévisible, fuite des enceintes de confinement, découverte de plutonium hors des réacteurs... les dégâts vont être énormes...


Point de l'IRSN du 28 mars 2011 :

 

Cliquer pour télécharger (fichier .pdf) :
http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Documents/IRSN_Seisme-Japon_Point-situation-28032011-08h.pdf

 


Point de l'ASN du 29 mars 2011 :

Communiqué de presse de l'ASN n°22 du 29 mars 2011 à 10h30
29/03/2011 10:00
 
L’ASN fait le point sur la situation de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, les conséquences au Japon et la situation en France.

Pour répondre aux questions du public : www.asn.fr et 08 05 33 34 35

1 - Situation de la centrale de Fukushima

La situation reste précaire. L’état des réacteurs 1, 2 et 3 est très dégradé avec un endommagement probable de plusieurs barrières de confinement. De nouvelles défaillances de matériels ne sont pas à exclure.

L’injection en eau douce se poursuit sur les réacteurs n°1 à 3. La présence d’eau contaminée dans les salles des machines des 3 unités met en évidence des fuites importantes d’eau des cuves et une inétanchéité des enceintes ou des circuits de refroidissement. L’exploitant Tepco cherche actuellement à collecter cette eau.

Les combustibles contenus dans les cuves des réacteurs ont été endommagés à la suite des fortes montées en températures consécutives au séisme et aux accidents successifs. Les données actuellement disponibles ne permettent pas de confirmer l’intégrité des cuve et enceinte des réacteurs.

2 - Conséquences radiologiques de l’accident

a - conditions de travail sur le site et situation aux alentours de la centrale
Les débits d’équivalent de doses relevées sur le site de la centrale restent élevés mais montrent une grande variabilité. Les conditions de travail des travailleurs sur le site restent très difficiles. Depuis le 12 mars 2011, 19 travailleurs ont été exposés à des doses importantes. Parmi ces 19 personnes, deux ont subi une exposition à la peau d’environ 2 Sv (sievert) par contact avec de l’eau contaminée lors des opérations de pose des câbles électriques.

Au Japon, les rejets provenant de la centrale de Fukushima Daiichi ont entraîné des dépôts significatifs de radioactivité jusqu’à une distance de 40 km au Nord-Ouest du site accidenté.

Des analyses ont été réalisées par Tepco sur 5 échantillons de sols prélevés sur le site. Deux échantillons présentent des traces de plutonium pouvant être liées à l’accident. Toutefois les niveaux mesurés en plutonium restent du même ordre de grandeur que les concentrations observées avant l’accident. Le porte-parole du gouvernement japonais a indiqué que le plutonium vient probablement des barres de combustible.

b - Situation dans la région de Tokyo
Les mesures disponibles dans la région de Tokyo réalisées par les autorités japonaises et par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ne montrent pas d’évolution significative et demeurent faibles. Les valeurs de contamination surfacique, relevées dans un quartier de Tokyo, avaient sensiblement augmenté du fait de la pluie le 22 mars et restent à présent stables

3 - Les conséquences en France

a - Les masses d’air en France
La radioactivité émise par la centrale de Fukushima au Japon s’est répandue et s’est diluée dans la plus grande partie de l’hémisphère Nord.

L’appui technique de l’ASN, l’IRSN, procède à l’analyse de prélèvements dans l’environnement en France métropolitaine (notamment dans des eaux de pluie, de l’herbe, différents types de laits). Conformément aux prévisions, des résultats publiés par l’Institut montrent la présence d’iode radioactive à des niveaux très faibles. Ces valeurs sont sans impact sanitaire pour les populations ou l’environnement.

Comme anticipé, la radioactivité des masses d’air est actuellement trop faible pour être détectée par les balises radiamétriques Téléray, tant en métropole qu’outre-mer. Des analyses complémentaires sont réalisées pour quantifier la présence de substances radioactives dans l’atmosphère sous forme gazeuse ou particulaire. Les résultats des mesures dans les pays étrangers confirment que ces masses d’air sont sans aucune conséquence sur la santé des personnes.

Aucune mesure de précaution particulière n’est à prendre pour le public ou les personnes fragiles tant en France métropolitaine que dans les départements et territoires d’outre mer.

Afin de répondre aux questions du public sur les enjeux sanitaires et la circulation des masses d’air, l’ASN a ouvert une rubrique Questions fréquentes sur son site www.asn.fr. Elle a également mis en place un centre d’information accessible de 8 h - 22 h au 08 05 33 34 35 (appel non surtaxé depuis une ligne fixe).

b - Qualité radiologique des denrées en provenance du Japon
Denrées alimentaires

Les importations de denrées alimentaires en provenance du Japon sont d’ordinaire très limitées. Un règlement européen[1] a été publié au Journal officiel des communautés européennes le 26 mars 2011 pour imposer des conditions particulières pour l’importation de produits alimentaires et pour l’alimentation animale en provenance du Japon, en prévoyant des contrôles systématiques au départ pour vérifier le respect des normes admissibles en césium 134 et 137 et de l’iode 131 et un contrôle par échantillonnage à l’arrivée.

En France, les services des douanes et les services en charge du contrôle de la qualité des denrées se préparent à la mise en application de ce règlement et ont mis en place un système de contrôle aux frontières. Les césiums et l’iode-131 seront systématiquement recherchés.

Importations non-alimentaires

En l’état actuel des connaissances, le niveau de contamination des produits non alimentaires en provenance du Japon devrait être nul ou très limité. Des démarches sont entreprises pour que les contrôles de contamination puissent être réalisés sur les marchandises au départ du Japon.

Dans l'attente de mesures harmonisées à l'échelle européenne, les autorités françaises ont demandé aux compagnies aériennes desservant la France depuis le Japon de contrôler la radioactivité du fret entrant en France par voie aérienne. Des mesures du même type sont à l’étude pour le fret maritime.

Les contrôles complémentaires sur le contenu des colis relèvent de la responsabilité des destinataires de ces colis.



COR-Du plutonium décelé dans le sol de la centrale de Fukushima
29 mars 2011, il y a 7 heures 22 min

 Yoko Nishikawa

Le plutonium décelé dans le sol de la centrale atomique de Fukushima-Daiichi, dans le nord du Japon, a renforcé mardi les inquiétudes concernant les longs efforts que va devoir poursuivre le pays pour venir à bout du pire accident nucléaire depuis celui de Tchernobyl en 1986.

 

Au parlement, le Premier ministre japonais Naoto Kan a été vivement critiqué mardi pour sa gestion de la crise nucléaire, provoquée par un séisme et un tsunami dévastateurs qui ont fait le 11 mars plus de 28.000 morts et disparus.

Déjà fortement impopulaire, Naoto Kan a assuré à des parlementaires en colère que le gouvernement rendait publiques toutes les informations en sa possession. Il a en outre défendu sa décision de survoler le site de la centrale au lendemain du séisme afin d'évaluer personnellement la situation, fait qui, selon la presse, a retardé le lancement d'opérations cruciales pour tenter de refroidir les réacteurs.

Un député de l'opposition, Yosuke Isozaki, a notamment reproché à Kan de ne pas avoir ordonné l'évacuation des populations dans la zone comprise entre 20 et 30 km autour de la centrale. "Peut-il y avoir quelque chose de plus irresponsable que cela?", lui a-t-il lancé.

Kan lui a répondu que le gouvernement menait des consultations sur l'hypothèse d'une évacuation totale dans un rayon de 30 km, ce qui entraînerait le départ de 130.000 habitants, en plus des 70.000 qui ont déjà quitté la zone de 20 km. Jusque-là, ces 130.000 personnes se sont seulement vu conseiller de partir, sans qu'il y ait eu obligation.

Naoto Kan a déclaré devant les députés que la situation à la centrale accidentée nécessitait d'être vigilant et il a assuré que les autorités y faisaient face "avec un sens d'urgence maximal".

Les autorités japonaises semblent se résigner à un combat de longue haleine pour contenir l'accident. En attendant, Tepco, l'exploitant de la centrale, a sollicité une aide française. Le ministre français de l'Industrie, Eric Besson, a confirmé que l'opérateur privé nippon avait demandé durant le week-end l'aide d'EDF, d'Areva et du Commissariat à l'énergie atomique (CEA).

Tepco a annoncé avoir trouvé du plutonium 238, 239 et 240 en cinq endroits dans le sol de la centrale, dans des échantillons prélevés la semaine dernière. Le vice-président de Tepco, Sakae Muto, a cependant assuré que ce plutonium, dont la concentration était similaire à ce que l'on peut trouver dans l'environnement naturel, ne présentait pas de danger pour la santé humaine.

RADIOACTIVITÉ DANGEREUSE À IITATE

Tepco a dit n'avoir pu déterminer l'origine de ce plutonium, bien qu'il semble que deux des cinq échantillons résultent de l'accident à la centrale et non de dépôts provenant de l'atmosphère. Selon des experts, une partie au moins de ce plutonium proviendrait de barres de combustible usé ou de dégâts subis par le réacteur n°3, le seul à utiliser du plutonium dans son combustible.

L'Agence japonaise de sûreté nucléaire s'est déclarée préoccupée par ces échantillons dont l'activité variait de 0,18 à 0,54 becquerels par kilo.

"Bien que ce niveau ne soit pas dangereux pour la santé humaine, je ne suis pas optimiste. Cela veut dire que le mécanisme de confinement est rompu, de sorte que je pense que la situation est inquiétante", a résumé Hideko Nishiyama, de l'Agence de sûreté nucléaire.

En outre, lundi, de l'eau fortement radioactive a été décelée dans des tunnels en béton passant sous un réacteur. Cela constitue un dilemme pour Tepco, qui veut arroser d'eau les réacteurs pour les refroidir, mais ne veut pas pour autant propager de la radioactivité, a déclaré mardi le secrétaire général du gouvernement japonais, Yukio Edano.

"Sur la question du pompage de l'eau, nous devons éviter que la température (des cartouches de combustible) augmente et que l'eau bouillonne. Aussi, le refroidissement est une priorité. D'un autre côté, concernant l'eau (radioactive) qui stagne, il faut intervenir pour l'évacuer le plus vite possible", a-t-il expliqué.

L'organisation écologiste Greenpeace a déclaré que ses experts avaient confirmé une radioactivité dangereuse allant jusqu'à des doses de 10 microSievert par heure dans le village d'Iitate, à 40 km au nord-ouest de la centrale accidentée.

Aussi l'organisation a-t-elle réclamé une extension de la zone d'évacuation, pour l'heure limitée à un rayon de 20 km autour de la centrale. "Il est évident qu'il n'est pas bon pour les habitants de rester à Iitate, notamment pour les enfants et les femmes enceintes", a dit Greenpeace, en demandant aux autorités de "cesser de privilégier la politique aux dépens de la science".

L'Agence japonaise de sûreté nucléaire a rétorqué que les mesures de Greenpeace ne pouvaient être considérées comme fiables. Elle a également pu annoncer lundi une bonne nouvelle: le niveau de radioactivité dans la mer au large de la centrale, qui était 1.850 fois supérieur à la normale dimanche, a fortement baissé.

Dans le centre de Tokyo, des mesures effectuées mardi faisaient état d'une dose de 0,20 à 0,22 microSievert par heure, soit dans la fourchette moyenne de radioactivité ambiante naturelle, admise au plan international, qui est de 0,17 à 0,39 microSievert.

Avec Thierry Lévêque à Paris, Clément Guillou et Eric Faye pour le service français



Sarkozy au Japon jeudi
mardi 29 mars 2011, il y a 5 heures 38 min

Le président français Nicolas Sarkozy se rendra jeudi au Japon afin d'"exprimer la solidarité de la France" avec le peuple japonais, confronté à une crise nucléaire après le séisme et le tsunami du 11 mars dernier, annonce l'Elysée.

 

"Le président de la République se rendra jeudi (...) au Japon afin d'exprimer la solidarité de la France, à titre national et en tant que présidente du G-20 et du G-8, avec le peuple japonais dans les épreuves qu'il traverse depuis les événements dramatiques du 11 mars", précise le palais dans un communiqué.

Lors de cette visite, il s'entretiendra avec le Premier ministre japonais Naoto Kan et rencontrera la communauté française. AP

 

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 11:31

Informations pratiques pour les Français se trouvant au Japon.


Ministère des Affaires Etrangères

La cellule de réponse téléphonique pour les familles demeurant ou ayant de la famille au Japon est en place :

01.43.17.56.46 
  

A l’Ambassade de France au Japon, la cellule de crise est joignable au :

0081-3-5798-6000 (depuis la France) ;
(03)-5798-6000 (depuis le Japon).
Et par courriel à :
urgence.tokyo-amba@diplomatie.gouv.fr. 
  

La mairie de Sendai a également mis en place deux hotlines pour les étrangers vivant à Sendai :

022-265-2471
022-224-1919



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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 15:01

(dépêche)


LES AGENCES DE L';ONU MOBILISÉES POUR AIDER LE JAPON APRÈS LE SÉISME
New York, Mar 17 2011  3:50PM

Alors que les derniers bilans font état de plus de 5.000 morts et 9.000 disparus, les agences de l';ONU sont mobilisées pour assister le Japon confronté aux multiples conséquences du tremblement de terre et du tsunami du 11 mars et notamment aux problèmes rencontrés à la centrale nucléaire de Fukushima.

Après avoir annoncé le déploiement de deux équipes d';experts internationaux pour assister les autorités japonaises, l';Agence internationale de l';énergie atomique (AIEA) a indiqué que son Directeur, Yukiya Amano, se rendrait très bientôt au Japon pour évaluer la situation.

Le chef de l';AIEA, qui s';est entretenu mercredi avec le Secrétaire général de l';ONU, Ban Ki-moon, souhaite voir directement sur place ce que l';agence onusienne chargée de coordonner la sécurité nucléaire mondiale peut offrir pour faciliter les opérations à la centrale de Fukushima, où les coupures d';électricité provoquées par le séisme et le tsunami ont altéré les systèmes de refroidissement des réacteurs, entraînant différentes explosions et la libération de radiations potentiellement dangereuses.

De son côté, l';Organisation météorologique mondiale (OMM) a annoncé avoir activé son mécanisme de réponse aux urgences environnementales. Elle se concentre pour l';instant sur l';observation des vents, leur intensité et leur direction, pour tenter d';anticiper le parcours de potentiels rejets radioactifs dans l';atmosphère.

L';Union internationale des télécommunications (UIT) a pour sa part déjà expédié des équipements de télécommunications d';urgence dans les zones ravagées par le tsunami. Pour faciliter les opérations de recherche et de secours, elle a déployé 78 téléphones satellitaires Thuraya équipés de systèmes GPS, ainsi que 13 téléphones satellitaires Iridium, et 37 terminaux du réseau mondial à large bande BGAN d';Inmarsat. Une trentaine de terminaux Inmarsat supplémentaires sont prêts à être expédiés.

Dès le lendemain du séisme, le Secrétaire général de l';UIT, Hamadoun Touré, avait proposé au gouvernement du Japon de mettre des moyens de télécommunications d';urgence à disposition. Le rétablissement des liaisons est essentiel au lendemain d';une catastrophe, pour permettre la mise en place des opérations de secours.

Pour venir en aide aux victimes des zones ravagées par le tsunami, dont plusieurs milliers ont déjà passé six nuits dans le froid, sans chauffage, sans électricité, sans eau ou assainissement, le Programme alimentaire mondial (PAM) a de son côté dépêché sur place des équipes d';experts en logistique et en gestion des chaînes d';approvisionnements.

« Aujourd';hui, le PAM est avec le Japon, l';une des pays nations les plus généreuse sur terre, qui a toujours été là quand d';autres avaient besoin d';aide », a estimé la Directrice du PAM, Josette Sheeran, dont l';agence a déjà participé au transport et à la distribution de 60.000 couvertures dans les zones les plus touchées, où on estime que près de 23.000 personnes sont toujours isolées.

Parallèlement à ces efforts, une mission conjointe rassemblant une équipe des Nations Unies pour l';évaluation et la coordination en cas de catastrophe (UNADC) et une équipe américaine d';intervention en cas de catastrophe, a survolé en hélicoptère les zones touchées et procédé à une évaluation précise de la situation.

Lors d';une escale à Oarai, une petite ville de la préfecture d';Ibaraki frappée par le tsunami, la mission a pu rencontrer des habitants qui ont signalé des pénuries de carburant et de nourriture en raison des coupures des routes d';approvisionnement. Les équipes n';ont en revanche pas pu survoler Sendai, la plus grande ville de la zone sinistrée, en raison du mauvais temps.

Mar 17 2011  3:50PM



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