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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 17:36

Né le 11 janvier 1956 à Roubaix, Roger Auque fut journaliste, connaissant l'arabe et passionné par le Liban. Entre 1982 et 2002, il fut notamment grand reporter chez RTL, à "La Croix", puis "Paris Match", "Figaro Magazine", Sipa Press, Gamma Photo et Radio-Canada, également correspondant permanent à Beyrouth et à Bagdad. Il fut pris en otage au Liban par le Hezbollah de janvier 1987 au 27 novembre 1987. En mars 2008, proche de Carla Bruni, il fut élu conseiller du 9e arrondissement de Paris sous l'étiquette UMP. Du 23 décembre 2009 au 22 août 2012, Roger Auque fut l'ambassadeur de France en Érythrée (à Asmara), pays qu'il considérait dans le même état démocratique que la Corée du Nord ou la Birmanie. En 2013, des journaux ont révélé qu'il serait le père de Marion Maréchal-Le Pen, enfant qu'il aurait eue en 1989 avec Yann Le Pen, fille de Jean-Marie Le Pen et soeur de Marine Le Pen. Il s'est éteint le 8 septembre 2014 des suites d'un cancer qui l'avait obligé à quitter ses responsabilités à Asmara.

SR

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 15:36

Né le 19 juillet 1957, Benoît Duquesne a fait ses études à l'école de journalisme de Lille. Il est devenu ensuite journaliste chez Europe 1 de 1982 à 1988, puis chez TF1 de 1988 à 1994, puis sur France 2 de 1994 à 2014. Il fut d'abord présentateur de journal télévisé de 1994 à 1997 et en 2005 (en succession de Christophe Hondelatte), correspondant à Londres puis rédacteur en chef de 2000 à 2001 et enfin, il fut le présentateur du magazine "Complément d'enquête" de 2001 à 2014, avec ses fameux fauteuils rouges en quinconque. Parallèlement, il fut le directeur de la rédaction d'Europe 1 (en succession de Marc Tronchot) du 3 septembre 2007 à juillet 2008. Il a animé aussi des émissions sur Public-Sénat. Il a disparu d'une crise cardiaque le 4 juillet 2014.

SR


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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 07:50

Le CSA a choisi la vision à horizon 2020 qui l'a le plus convaincu pour la présidence de la radio publique, dans un contexte de grande qualité des principaux candidats.


yartiRadioFrance2014C01La décision a été rendue publique à Paris ce jeudi 27 février 2014 à 14h.30. L’actuel président de l’INA (Institut national de l’audiovisuel) Mathieu Gallet a été nommé président de Radio France par le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) et son mandat de cinq ans commencera le 12 mai 2014. Il est ainsi le dixième président de Radio France en quarante ans, successeur (entre autres) de Jacqueline Baudrier, Michèle Cotta, Jean-Noël Jeanneney, Jean-Marie Cavada, Jean-Paul Cluzel et Jean-Luc Hees.


Mathieu Gallet

Il est d’ailleurs le plus jeune président de Radio France, puisqu’il vient d’avoir 37 ans et son arrivée à la tête de la radio publique a donc étonné ses futurs collaborateurs. Après un diplôme de l’Institut d’études politiques de Bordeaux (1999) et un DEA d’analyse économique des décisions publiques à la Sorbonne, il a commencé sa carrière à Erato Disques, à Pathé, puis dans le groupe Canal Plus, dans le marketing, le contrôle de gestion et les relations institutionnelles.

En 2006, Mathieu Gallet a quitté le secteur privé en intégrant en tant que conseiller technique chargé de l’audiovisuel et des nouvelles technologies le cabinet du Ministre délégué à l’Industrie François Loos. En 2007, il a poursuivi sa carrière dans les cabinets ministériels au sein du Ministère de la Culture, d’abord sous la ministre Christine Albanel puis sous son successeur Frédéric Mitterrand qui, dans son dernier livre ("La Récréation"), a évoqué ainsi sa rencontre le 26 juin 2009 avec le conseiller : « Mathieu Gallet, sitôt vu, sitôt nommé directeur de cabinet adjoint. ».

Mathieu Gallet fut ensuite nommé le 26 mai 2010 président de l’INA pour succéder à Emmanuel Hoog. Parmi ses réalisations, des négociations réussies avec les syndicats qui ont abouti à un nouvel accord collectif signé le 9 novembre 2012 (alors que c’était l’un point faible de Jean-Luc Hees à Radio France), l’ouverture de l’INA vers l’extérieur et le grand public, notamment en proposant des vidéos de l’INA à Dailymotion et Youtube, et dans les musées.


La décision du CSA

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel est composé de neuf membres (bientôt sept avec la nouvelle loi) nommés pour six ans, dont cinq femmes : son président Olivier Schrameck (nommé par François Hollande le 23 janvier 2013), Françoise Laborde (nommée par Nicolas Sarkozy le 24 janvier 2009), Christine Kelly (nommée par Gérard Larcher le 24 janvier 2009), Emmanuel Gabla (nommé par Bernard Accoyer le 24 janvier 2009), Francine Mariani-Ducray (nommée par Nicolas Sarkozy le 24 janvier 2011), Nicolas About (nommé par Gérard Larcher le 24 janvier 2011), Patrice Gélinet (nommé par Bernard Accoyer le 24 janvier 2011), Memona Hintermann (nommée par Jean-Pierre Bel le 23 janvier 2013) et Sylvie Pierre-Brossolette (nommée par Claude Bartolone le 23 janvier 2013).

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Sa décision n°2014-60 du 27 février 2014 portant nomination du président de Radio France a été fondée par l’article 47-4 de la loi du 30 septembre 1986. Et le choix de Mathieu Gallet par le CSA a été motivé par plusieurs éléments.

D’une part, son projet stratégique a semblé au CSA « le mieux à même de préparer Radio France à résoudre les questions auxquelles elle sera confrontée au cours des cinq années à venir » en citant notamment l’élargissement et le renouvellement de l’audience et la convergence numérique. « Le Conseil a été particulièrement sensible à sa conception d’un service global combinant, autour d’antennes dotées d’identités fortes, des programmes, des contenus enrichis et des services associés, et à sa volonté d’aller au-devant de nouveaux publics en déployant l’offre de Radio France sur tous les supports disponibles et en développant une politique volontariste de partenariat. » (ce qu’avait pratiqué Mathieu Gallet à l’INA avec succès).

Parmi les points stratégiques, il y a « ses engagements en faveur d’une forte exigence pluraliste, tant en matière d’information indépendant, dynamisée et rigoureuse, que d’offre culturelle riche et diversifiée, particulièrement dans le domaine musical ».

D’autre part, le CSA a été convaincu par sa capacité de mettre en œuvre son projet par « une vision claire de la gouvernance de l’entreprise, de la politique de ressources humaines et du dialogue social », avec une « organisation mieux coordonnée », une « direction resserrée », des « dirigeants de proximité responsabilisés » ainsi que « l’attention portée à la diversité des origines et des compétences, à la parité entre les femmes et les hommes, fondée sur la reconnaissance de l’effort et du mérite ».

Enfin, le CSA a tenu compte de « l’expérience acquise » dans le secteur de la culture et des médias audiovisuels, de sa « compétence managériale » et des « résultats de son action » comme président de l’INA, constatant que « l’essentiel des objectifs chiffrés définis dans le contrat d’objectifs et de moyens 2010-2014 de l’INA avaient été atteints ».


Le projet de Mathieu Gallet

Une synthèse de quatre pages du projet que Mathieu Gallet avait présenté au CSA lors de son audition du 25 février 2014 a été rendue publique par le CSA lui-même. La radio BFM Business s’était par ailleurs procuré son dossier de candidature de quinze pages. Le projet de Mathieu Gallet reste dans la voie tracée également par son prédécesseur.

Il repose sur le constat que la radio est en concurrence avec la télévision et l’Internet, avec la démultiplication des écrans et des réseaux sociaux et qu’il faut qu’elle renforce ses atouts qui sont la mobilité, la multi-activité et la fidélité, dans sa triple mission : informer, éduquer, divertir.

Pour lui, il y a nécessité de généraliser la radio filmée : « On doit pouvoir regarder la radio ! » en développant un « service global » incluant du son, de la vidéo, des textes, des réseaux sociaux et des services comme la météo, l’emploi, le covoiturage, le trafic sur les routes etc.

Parmi les mesures proposées, une gouvernance moins verticale et décloisonnée (ce qui a commencé à se faire), un dialogue social renforcé avec à la clef un accord d’entreprise (Mathieu Gallet propose aussi que les musiciens soient encore plus impliqués dans les décisions concernant leurs activités : « davantage consultés sur les choix de répertoires, de chefs invités, de compositeurs en résidence »), et la possibilité de rendre payants les podcasts (téléchargements des programmes diffusés) : « Les contenus enrichis et les nouveaux usages pourront faire l’objet d’une valorisation. L’écoute différée implique un coût d’archivage, d’éditorialisation et de distribution pouvant justifier l’acquittement d’une contrepartie, même modeste. ».

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Il souhaite également déployer « une offre numérique riche et diverse » tout en veillant « à ne pas perdre la dimension intime de la radio, le mystère transmis par le son, l’imaginaire porté par la voix ».

Il suggère de renforcer l’offre créative de Radio France en encourageant « les commandes à de jeunes écrivains et dramaturges », et en développant la création musicale. « Il est indispensable de renouveler l’offre musicale du groupe, en clarifiant les missions respectives des deux orchestres et en réformant l’organisation de la direction de la musique. ».

Il imagine de renforcer l’identité des radios « pour fédérer l’audience la plus large », en accentuant « la place de l’autopromotion des programmes sur les antennes ».

Pour Le Mouv’, il envisage carrément un changement de nom et un renouvellement profond pour « parler à toute la jeunesse, notamment les publics oubliés des médias nationaux » et « retrouver pleinement une place de découvreur de talents ». Parmi les idées, des partenariats avec des salles de concert.

Pour France Info, il veut éviter le plus possible le préenregistré (« le direct sera la règle ») et y favoriser le journalisme d’investigation et l’information sportive. Il veut l’inclure dans une « fédération numérique » avec France Télévisions, France Médias Monde et l’INA.

Il est très probable que Mathieu Gallet ait conçu ce programme très ambitieux avec la précieuse aide de son numéro trois à l’INA, Frédéric Schlesinger, ancien directeur de France Inter que Jean-Luc Hees avait remplacé le 18 juin 2009 par Philippe Val lors de son retour à Radio France. Frédéric Schlesinger était entré à Radio France comme directeur du Mouv’ (2003-2006) nommé par Jean-Marie Cavada.


Les autres candidats

Parmi tous les candidats, il y avait au moins cinq personnalités de grande qualité pour occuper le poste : le président sortant, Jean-Luc Hees, le secrétaire général de France Télévisions Martin Ajdari, la directrice générale d’Arte Anne Durupty et l’ancienne directrice du réseau France Bleu Anne Brucy, ainsi que Mathieu Gallet.

C’est ce qu’a expliqué avec satisfaction le CSA dans ses motivations : « Le Conseil tient à saluer la qualité des candidatures reçues et celle des échanges avec les candidats auditionnés. Il y voit une preuve de l’attrait que Radio France, média de référence, exerce sur des personnalités expérimentées et compétentes. (…) Le Conseil a été particulièrement sensible a la grande motivation, au sens élevé du service public et à l’attachement à ses valeurs et à ses missions dont ils ont témoigné, dans leurs projets stratégiques comme lors de leurs auditions. ».

Face à une telle offre, le CSA a donc eu beaucoup de mal à départager les candidats et leur projet, ce qui a évidemment suscité des déceptions.

Déception pour Jean-Luc Hees qui se sentait ne pas avoir démérité dans l’exercice de ses fonctions sur les cinq années qui viennent de s’écouler.

Déception aussi pour Martin Ajdari qui s’est beaucoup impliqué dans cette candidature et que certains journaux considéraient comme favori, comme "Télérama" (n°2245 du 19 février 2014) : « Réputé pour son souci de l’argent public, l’ancien directeur général délégué de Radio France (…) y a laissé de bons souvenirs, y compris auprès des syndicats. Pour beaucoup, il fait figure de favori. ».

Les deux candidates peuvent être elles aussi déçues que le choix du CSA (composé pourtant de plus de femmes que d’hommes) ne se soit pas fait en faveur d’une femme, mais le sexe ne devait heureusement pas être le seul critère. La même édition de "Télérama" indiquait qu’Anne Durupty « est celle que, dit-on, le CSA est allé chercher pour étoffer son éventail des possibles ». L’institution indépendante la connaissait très bien puisqu’elle y avait travaillé de nombreuses années (comme directrice générale notamment).

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Le choix de Mathieu Gallet peut s’expliquer par le dynamisme dont son expérience a fait preuve et par la focalisation sur le développement du numérique pour faire de Radio France un "média global" visant à intégrer systématiquement la radio dans un triptyque son, vidéo, web et pour lui permettre d’occuper « une place centrale dans le paysage médiatique et culturel français ».


Un mot sur la procédure

Dans un précédent article, j’avais évoqué quelques remarques sur la procédure de nomination décidée par le CSA, notamment sur le manque de transparence par des auditions à huis clos. Je voudrais aujourd’hui pointer une contradiction d’objectifs.

En fait, la question qui se pose est la suivante : quelles devraient être les procédures les plus pertinentes pour nommer les principaux responsables des entreprises de l’État ?

L’État a deux types de représentants légitimes : le Président de la République, et les parlementaires, tous élus au suffrage universel, direct sauf pour les sénateurs, indirect. La légitimité du CSA est plus faible puisqu’il émane de ces trois légitimités populaires mais indirectement (avec parfois trois intermédiaires, lors qu le membre est nommé par le Président du Sénat). C’est d’ailleurs le principe même du CSA et de nombre d’institutions indépendantes : nommer des personnalités libres et indépendantes pour certaines décisions sensibles, hors de portée du gouvernement (pourtant démocratiquement élu).

Cependant, peut-on dire que le CSA soit le véritable représentant de l’État ? Là, c’est moins évident. Un point par exemple essentiel : l’État, aujourd’hui, essaie de réaliser des économies partout où il peut pour réduire les déficits publics. Est-ce dans les préoccupations du CSA ? Certainement pas, où au contraire, il veille scrupuleusement sur le respect des cahiers des charges, sur la qualité des programmes etc.

On voit ainsi un malaise : plus un établissement peut dépenser, plus il est capable de remplir ses objectifs définis avec le CSA. Mais son unique actionnaire (la tutelle), l’État, n’est pas forcément dans ce même objectif puisque son rôle aujourd’hui est de limité les dépenses.

On pourra toujours estimer que dans le choix d’un patron de l’audiovisuel public, le CSA prend également comme critère la capacité d’être compatible avec les choix de l’État. C’est un principe de responsabilité des membres du CSA que je me garde donc bien de remettre en cause.


Épilogue

Mathieu Gallet a pu "profiter" de sa position de président de l’INA pour réaliser une petite rétrospective des neufs premiers présidents de Radio France (1975 à 2014), qu’il est possible de lire et regarder à ce lien. La page a été éditée le 27 février 2014 à 12h55 (avant l’annonce de sa nomination) et modifiée à 15h02 (pour indiquer sa nomination).

Autre nouveauté de la procédure : Jean-Luc Hees va se retrouver pendant deux mois président et en même futur ex-président à l'autorité moins établie. C'est la première fois qu'une si longue période est donnée entre l'annonce du nom du successeur et la fin d'un mandat.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (28 février 2014)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Rétrospective de l'INA des présidents de Radio France (1975-2014).
Nomination de Mathieu Gallet (27 février 2014).
Deux surprises avant la décision finale.
Qui présidera Radio France en mai 2014 ?
Communiqué du CSA du 12 février 2014.
François Hollande.
Aurélie Filippetti.
Humour présidentiel à la Maison de la Radio.
François Hollande fête les 50 ans de la Maison de la Radio (17 décembre 2013).
Jean-Luc Hees.
Philippe Val.
Jean-Paul Cluzel.
Jacqueline Baudrier.
Stéphane Guillon.
Martin Ajdari.

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http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/radio-france-le-choix-etonnant-de-148654

 




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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 14:29

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a annoncé ce jeudi 27 février 2014 à 14h30 qu'il avait choisi Mathieu Gallet (37 ans), actuel président de l'INA, pour succéder à Jean-Luc Hees à la présidence de Radio France. Son mandat de 5 ans commencera le 8 mai 2014.


Pour plus d'information, lire :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-122535380.html


SR


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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 07:48

Le CSA choisira d’ici moins de quatre semaines le prochain président de Radio France parmi six personnalités qu’il vient de présélectionner.


yartiRadioFrance2014A01Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a procédé le mercredi 12 février 2014 à la présélection des candidatures à la présidence de Radio France. Jusqu’à ce jour-là, la seule information certaine avait été le nombre des candidatures reçues, à savoir douze, et quatre candidatures avaient été annoncées et plus ou moins confirmées par les candidats.

En tout, six candidats ont été choisis pour faire partie de la "short list" avant la désignation finale. Chaque choix du CSA se fait à huis clos et à bulletins secrets. Les candidatures qui n’ont pas été présélectionnées resteront confidentielles.


Les six candidats

Ainsi, il y a bien confirmation des candidatures du président sortant, Jean-Luc Hees, du numéro deux de France Télévisions, Martin Ajdari, de la directrice générale d’Arte, Anne Durupty, et de l’ancienne directrice du réseau France Bleu, Anne Brucy (lire leur présentation plus développée ici). Il y a confirmation aussi, très prévisible, que la candidature fantaisiste de l’humoriste Stéphane Guillon n’a pas été retenue.

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En revanche, deux autres candidats "sérieux" ont également été retenus par le CSA.

Président de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) depuis le 26 mai 2010, Mathieu Gallet (37 ans), qui avait laissé entendre qu’il n’était pas candidat, l’est finalement. Après un début de carrière dans certains médias (Erato Disques, Pathé, Canal Plus), il a rejoint en 2006 le cabinet de plusieurs ministres, François Loos à l’Industrie, puis Christine Albanel et Frédéric Mitterrand à la Culture et à la Communication, où il a travaillé sur la réforme de France Télévisions et la numérisation des œuvres du patrimoine national.

Enfin, Philippe Gault (57 ans), a lui aussi été retenu. Ancien journaliste, il préside depuis 1994 le Syndicat interprofessionnel des radios et télévisions indépendantes (SIRTI) après avoir créé l’une des premières radios libres en 1981 à Poitiers. Il s’est battu souvent contre la concentration des radios ou des télévisions, ce qui rend sa candidature étonnante.


Une procédure pas si transparente que ça

Les six candidats choisis seront tous entendus le même jour par l’instance indépendante, le mardi 25 février 2014, à raison d’une demi-heure de présentation et de trois quarts d’heure de réponses aux questions. Ces auditions seront faites à huis clos. La décision finale (à bulletins secrets) devra être connue au plus tard le vendredi 7 mars 2014.

Même si le président du CSA, Olivier Schrameck, a assuré sur Europe 1 qu’il n’avait reçu aucune consigne ni même aucune suggestion de personne : « Je vous accorde que c’est peut-être la première fois ! », il faut déjà le croire sur parole, cela ne sera jamais vérifiable, mais par principe, pourquoi ne pas le croire ?, la procédure est quand même contestable.

C’est la loi n°2013-1028 du 15 novembre 2013 relative à l’indépendance de l’audiovisuel public qui régit cette nomination. Elle laisse donc au CSA toute latitude pour décider de la procédure qui lui paraît conforme à la loi.

Or, le fait de passer les auditions à huis clos rend opaque la procédure. Après tout, il s’agit d’un établissement public qui appartient à l’ensemble des citoyens français et c’était donc leur droit d’être au moins impliqués dans ce genre de nomination.

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Paradoxalement, la procédure adoptée par le Président Nicolas Sarkozy avait été bien plus transparente puisque le candidat proposé par l’Élysée (unique donc) avait été auditionné par le CSA puis par une commission parlementaire mixte paritaire pour présenter ses projets et ces auditions avaient été publiques et diffusées en direct par la télévision et sur Internet.

Un candidat qui aurait montré beaucoup de légèreté professionnelle aurait été tout de suite "démasqué", ce qui n’est pas le cas dans la procédure actuelle où seuls les "sages" du CSA, dans le mystère des antichambres, sont censés s’occuper de l’avenir d’un établissement qui appartient à tous. Je ne remets bien évidemment pas en cause leur légitimité ni leur intégrité, l’apparition d’autorités indépendantes est un élément qui participe à plus de démocratie et qui est indispensable comme contre-pouvoirs.


L’histoire de Radio France

Radio France a été créée le 1er janvier 1975 et a été présidée en trente-neuf ans par onze personnalités, soit journalistes, soit gestionnaires : Jacqueline Baudrier (janvier 1975), Michèle Cotta (août 1981), Jean-Noël Jeanneney (octobre 1982), Roland Faure (décembre 1986), Jean Maheu (février 1989), Michel Boyon (novembre 1995), Jean-Marie Cavada (novembre 1998), Jean-Paul Cluzel (mai 2004) et Jean-Luc Hees (mai 2009). Parmi ces personnalités, quatre ont vu leur mandat renouvelé au moins une fois (dont deux, deux fois).


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (13 février 2014)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Qui présidera Radio France en mai 2014 ?
Communiqué du CSA du 12 février 2014.
François Hollande.
Humour présidentiel à la Maison de la Radio.
François Hollande fête les 50 ans de la Maison de la Radio (17 décembre 2013).
Jean-Luc Hees.
Philippe Val.
Jean-Paul Cluzel.
Jacqueline Baudrier.
Stéphane Guillon.
Martin Ajdari.

yartiRadioFrance2014A02



http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/radio-france-deux-surprises-avant-147975






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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 19:37

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a rendu public ce mercredi 12 février 2014 le communiqué suivant.

« Seront auditionnés par ordre du tirage au sort :

Martin Ajdari ;
Mathieu Gallet ;
Anne Durupty ;
Anne Brucy ;
Philippe Gault ;
Jean-Luc Hees.

Ces auditions se dérouleront le mardi 25 février et consisteront en trente minutes maximum d’exposé introductif du candidat et en quarante-cinq minutes de discussion avec le Conseil.
Elles ne seront pas ouvertes au public, en conformité avec la décision du Conseil constitutionnel du 27 juillet 2000.
Le Conseil se prononcera à la majorité des membres qui le composent, et à bulletins secrets, sur la nomination de la présidente ou du président de Radio France au plus tard le vendredi 7 mars 2014. »


Pour en savoir plus, lire ici :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-122332401.html


SR

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 07:45

Effervescence dans le monde de l’audiovisuel public.


yartiRadioFrance2014A01Le mandat de cinq ans de Jean-Luc Hees à la présidence de Radio France s’achèvera le 12 mai 2014. La procédure de nomination des patrons de l’audiovisuel public a été de nouveau réformée par la nouvelle majorité. C’est au seul Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) qu’incombera désormais cette responsabilité.

Créée le 6 janvier 1975 et employant aujourd’hui quatre mille trois cents collaborateurs permanents, Radio France est une société anonyme particulière à un seul actionnaire, l’État, et a un budget d'environ 650 millions d’euros (en 2013) essentiellement financé (mais pas uniquement) par la redevance.


La procédure

L’agenda a été défini par le CSA lui-même en décembre 2013 : la désignation se fera officiellement le 7 mars 2014 pour une prise de fonction deux mois plus tard. Le vendredi 24 janvier 2014 était le dernier délai pour déposer sa candidature à cette fonction et le 12 février 2014 sera publiée par le CSA la "short list" (désolé pour l’anglicisme), à savoir, la présélection des candidatures sérieuses, celles qui sont vraiment dans la "course".

Dans un communiqué à la presse, le CSA a annoncé le 29 janvier 2014 qu’il avait reçu douze candidatures. La "short list" est entendue ainsi : « Le collège établira, mercredi 12 février 2014, à la majorité des membres qui le composent et à bulletins secrets, la liste des candidats qu’il entendra et la rendra publique. ». Le 7 mars 2014, les membres du CSA désigneront le futur président à bulletins secrets aussi, après avoir "auditionné" à huis clos les candidats présélectionnés (au cours de la seconde quinzaine de février).

Selon certains proches, le président du CSA, Olivier Schrameck, ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin à Matignon et nommé à la tête du CSA par François Hollande le 23 janvier 2013 (non non, les nominations du Président de la République ne sont pas politisées, comme promis), ne verrait pas d’un mauvais œil que la personne désignée soit une femme.

À part Marie-Christine Saragosse et Véronique Cayla, il y a en effet peu de responsables femmes dans l’audiovisuel français, mais Radio France a eu un début remarquable à cet égard, puisque son premier président était une présidente, Jacqueline Baudrier, à qui succéda une autre femme, Michèle Cotta. Même si la direction générale et le secrétariat général sont occupés aujourd’hui par des femmes à Radio France, les directeurs des stations, en particulier des quarantaines antennes locales du réseau France Bleu, sont aujourd’hui quasiment tous des hommes.


Les candidats

Pour l’instant, seulement quelques-unes des candidatures ont été rendues publiques (par les candidats eux-mêmes) et le reste est véhiculé par des rumeurs plus ou moins crédibles.

Il faut bien comprendre que pour un candidat à ce poste, probablement déjà dans des fonctions de responsabilité dans l’audiovisuel, il y a un véritable risque à révéler à son employeur actuel qu’il cherche à le quitter. C’est en effet souvent une partie de poker, quitte ou double : ou le candidat est désigné, ce qui correspond à ses attentes, ou il n’est pas choisi (ce sera le cas pour onze des douze candidats) et il aura du mal à rester dans une fonction qu’il voulait ouvertement quitter. Sauf s’il se met d’accord avec son employeur d’origine (ce qui est le cas pour certains candidats).

Par conséquent, je me bornerai juste à évoquer ce que la presse a déjà évoqué à ce jour, sans en dire plus pour ne gêner personne. Seules, cinq des douze candidatures sont connues publiquement.

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La première candidature connue, et qui ne pose pas de problème d’ailleurs par rapport à ce que j’évoquais plus haut, c’est celle de Jean-Luc Hees lui-même. Au début de son mandat, à cause de la procédure, il a eu beaucoup de mal à faire comprendre que ce n’était pas parce qu’il avait été nommé directement par le Président Nicolas Sarkozy qu’il s’était soumis aux diktats de l’Élysée. Journaliste, il a aussi sa fierté d’indépendance.

Du reste, cette nomination avait dû passer par les commissions parlementaires et le CSA pour avis et Jean-Luc Hees est revenu régulièrement devant les commissions parlementaires (une ou deux fois chaque année) pour rendre compte de l’évolution de Radio France. Ces auditions étaient d’ailleurs publiques, diffusées sur la Chaîne parlementaire et sur les sites Internet de l’Assemblée Nationale et du Sénat, et tous les citoyens intéressés ont pu ainsi l’écouter.

Sa candidature pour la reconduction de ses responsabilités n’était pas vraiment une surprise et a été expliquée à l’ensemble du personnel de Radio France. Il a mené notamment le long et difficile projet de réhabilitation de la Maison de Radio France (dont il a fêté les cinquante ans le 17 décembre 2013 en présence même du Président François Hollande), le plus grand chantier de la région parisienne (480 millions d’euros), ainsi que la mise en place de la numérisation (le site Internet de Radio France est parmi les plus fréquentés pour les  téléchargements d’émissions), et cela plutôt dans un climat de stagnation budgétaire imposée.

En 2012, Radio France avait gagné 480 000 auditeurs par rapport à 2011, rassemblant 14,1 millions de personnes. L’audience cumulée s’était établie à 26,8% (+0,8%) et la part d’audience du groupe s’était élevée à 23,5%, soit la meilleure depuis 2003. Par ailleurs, une direction des achats a été mise en place dans le but de faire des économies d’échelle.

Le choix de la reconduction du président sortant aurait une conséquence institutionnelle : âgé de 62 ans, Jean-Luc Hees ne pourrait pas rester au-delà de 65 ans et devrait donc démissionner le 10 août 2016 (la loi sur les responsabilités publiques est ainsi, pas très cohérente puisqu’il est aussi interdit de refuser le maintien d’un salarié jusqu’à l’âge de 70 ans s’il le désire, sauf si l’employeur choisit de le licencier). Cela signifierait que le CSA aurait à nommer un nouveau président de Radio France quelques mois avant l’année électorale 2017.

Parmi les autres candidats déclarés publiquement, il y a l’humoriste et comédien Stéphane Guillon (50 ans). Il est probable que sa candidature ne franchisse pas la date du 12 février 2014. Il a annoncé sa candidature le 22 janvier 2014 sur son compte Twitter. Très exposé médiatiquement grâce à sa chronique matinale sur France Inter (rappelons que c’est le premier qui avait évoqué avec beaucoup d’échos les propensions sexuelles de Dominique Strauss-Kahn), il avait été renvoyé le 23 juin 2010 de son employeur après de très nombreuses provocations où il insultait régulièrement son patron. Cette candidature semble être son ultime provocation.

S’il avait pu obtenir de très juteuses indemnités par la suite, c’est pour des raisons très administratives, et qui concernent beaucoup de métiers dans l’audiovisuel, les chroniqueurs étant en général payés en cachets mais comme c’est régulier, la justice reconvertit généralement ces contrats en CDI, c’est ce qu’il se passe régulièrement chaque fois qu’une chroniqueur est "remercié" d’une station de radio ou d’une chaîne de télévision, ce qui lui permet d’avoir le beurre (les cachets sont supérieurs au salaire qu’il aurait pu recevoir) et l’argent du beurre (les indemnités de licenciement dues à un CDI), en revanche quand même pas la crémière (l’employeur ne le rappelle pas).

Il semblerait que Stéphane Guillon soit un peu moins exposé médiatiquement maintenant, lui qui devait sa notoriété à France Inter (et par la suite Canal Plus), et qu’il cherche, par sa candidature, comme par ses récentes déclarations anti-Dieudonné, à refaire parler de lui d’une manière ou d’une autre (l’oubli étant la punition la plus terrible pour un humoriste). Cela risque de ne pas faire long feu. Sa candidature est probablement l’expression d’une certaine amertume sinon d’une certaine rancœur sur un bras de fer qu’il a finalement perdu il y a quatre ans.

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Parmi les candidatures potentiellement très solides, il y a aussi celle de Martin Ajdari (45 ans), l’actuel secrétaire général de France Télévisions et directeur général délégué aux ressources, qui a pris sa décision au dernier moment le 24 janvier 2014 et qui l’a officiellement annoncée à ses collaborateurs dans un email (rapporté par la presse le 29 janvier 2014).

Directeur général de Radio France sous la présidence de Jean-Paul Cluzel de 2004 à 2009, et après un passage à l’Opéra de Paris, il a un parcours de douze ans dans le service public de la culture et de l’audiovisuel et avait assez bien marqué Radio France dans une rationalisation de la gestion : « C’est une entreprise que je connais donc bien et à laquelle j’ai gardé un attachement assez fort pour avoir envie de contribuer à son développement. ».

Il a par ailleurs précisé que sa candidature a été faite en accord avec le président de France Télévisions, Rémi Pflimlin, lui-même dont le mandat s’achève en 2015. Le handicap supposé de Martin Ajdari serait d’ailleurs qu’il est considéré comme un homme-clef de France Télévisions.

Deux femmes semblent également être des candidates de poids dans la course.

Anne Brucy (56 ans), ancienne directrice de France Bleu (jusqu’au 27 juillet 2012), ancienne directrice de la communication du groupe Havas et ancienne directrice de France 3 Nord-Pas-de-Calais-Picardie, est actuellement chargée de mission auprès d’Aurélie Filippetti, la Ministre de la Culture et de la Communication, sur l’avenir de l’offre régionale et locale de France 3, un rapport qu’elle doit rendre en avril 2014, juste avant mai.

L’autre candidate est l’actuelle directrice générale d’Arte (depuis le 23 mars 2011), Anne Durupty (59 ans), qui fut directrice générale du CSA, et avant, directrice de cabinet de Hervé Bourges lorsqu’il présidait le CSA, et elle a été également directrice au Ministère de la Communication. Anne Durupty a envoyé un email à ses collaborateurs pour expliquer sa candidature faite en plein accord avec Véronique Cayla, la présidente d’Arte : « J’ai beaucoup de plaisir et d’intérêt dans mes fonctions à Arte et apprécie autant sa mission culturelle que sa nature franco-allemande. Mais, à ce stade de ma vie professionnelle, la présidence de Radio France représenterait une nouvelle et passionnante étape, que je souhaite tenter. ».

Pour les sept autres candidatures à l’heure actuelle non connues, la question est de savoir s’il y en a de solides qui peuvent concurrencer les quatre sérieuses évoquées plus haut (je néglige celle de Stéphane Guillon).

Les critères de choix vont être multiples, peut-être déjà entre le maintien ou le remerciement du président sortant, Jean-Luc Hees, ou encore le critère féminin (il est néanmoins à espérer que ce critère ne sera pas le principal et que seront appréciées en premier lieu les compétences pour ce poste), ou encore un critère politique : quelle sera l’influence (forcément existante) de l’Élysée, et de son conseiller culturel, Denis Kessler, ancien directeur de France Culture ?


Les non candidats

Parmi les personnes qui ne seraient pas candidates alors que leurs noms étaient régulièrement cités depuis plusieurs semaines, il y aurait : Bruno Patino, ancien directeur de France Culture, ancien directeur au journal "Le Monde" et actuel directeur général délégué aux programmes de France Télévisions, Marie-Christine Saragosse, actuelle présidente de France Médias Monde (réunion de France 24 et RFI, Radio France Internationale), Laurent Joffrin, directeur de la rédaction de l’hebdomadaire "Le Nouvel Observateur", Mathieu Gallet, président de l’INA (Institut national de l’audiovisuel), Emmanuel Hoog, ancien président de l’INA et actuel président de l’AFP (Agence France Presse), Olivier Poivre d’Arvor, le directeur de France Culture, ou encore Louis Dreyfus, président du directoire du journal "Le Monde".


Quelques enjeux

Les enjeux pour le prochain mandat sont nombreux.

Il y a bien sûr la concurrence avec Internet qui fait que les gens utilisent maintenant la radio différemment. Après l’abandon de la radio numérique terrestre (justifiée par les réseaux 4G), la question est de savoir si une radio présente sur Internet doit ou pas mettre des images (comme les chaînes de télévision). Au contraire d’une télévision, une radio ne peut pas se permettre de silence, en revanche, elle peut se permettre de mettre des images différentes, comme de simples informations repères qui ne nécessitent pas d’être regardées pendant tout le temps d’une émission.

Un autre chantier très sensible serait probablement d’harmoniser la politique de la musique. Radio France emploie deux orchestres de très grande importance internationale, l’Orchestre Philharmonique de Radio France et l’Orchestre National de France, dont les programmations sont à la discrétion de chacun des deux directeurs (de prestigieux chefs d’orchestres, respectivement Myung-Whun Chung et Daniele Gatti) qui peuvent ne pas être en cohérence ou être tout simplement redondantes, car décidées sans concertation.

Enfin, le nouvel auditorium qui sera bientôt disponible à la Maison de Radio France (prévu en automne 2014) et qui fera déserter les orchestres de la (très agréable) Salle Pleyel et du Théâtre du Châtelet fera partie des équipements accessibles au grand public. Certaines parties de la Maison de Radio France deviendront en effet publiques comme c’est le cas pour une bibliothèque ou un centre culturel.

Par ailleurs, la question qui pourrait rester dans les esprits, c’est l’évocation, plus par une boutade que par une remarque très réfléchie, de la réunion de Radio France et France Télévisions par le Président de la République François Hollande. Ce retour à l’ancien ORTF ne semblerait toutefois pas du tout envisagé, et cela ne concernerait de toute façon pas le mandat du futur président de Radio France. Cela concernerait avant tout la majorité parlementaire, car ce genre de transformation (pas prévue a priori) devrait passer par une loi.

Rendez-vous donc le mercredi 12 février 2014 pour la liste des "nominés" et le vendredi 7 mars 2014 pour le choix final.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (6 février 2014)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
François Hollande.
Humour présidentiel à la Maison de la Radio.
François Hollande fête les 50 ans de la Maison de la Radio (17 décembre 2013).
Jean-Luc Hees.
Philippe Val.
Jean-Paul Cluzel.
Jacqueline Baudrier.
Stéphane Guillon.
Martin Ajdari.

yartiRadioFrance2014A04


http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/qui-presidera-radio-france-en-mai-147528


 

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 07:01

Que ne ferait pas l’actuel locataire de l’Élysée pour placer une plaisanterie ? Cette légèreté est plutôt bienvenue mais elle peut aussi avoir des effets diplomatiques aux conséquences incontrôlables.


yartiFH50MRFB01Le Président de la République François Hollande est un homme qui a le sens de l’humour et c’est peut-être l’une des raisons de son impopularité. C’est évidemment un avantage, on préfère toujours rire à pleurer, mais son humour est jovial. En fait, François Hollande est un homme heureux. Il jubile. Il profite de ses années au sommet. Il est heureux d’être au plus haut niveau. Alors, c’est sûr, face à un jovial, quand on est au chômage, dans des difficultés majeures pour réussir à survivre un peu, cela peut agacer et mettre en colère.


La boulette algérienne

Ces derniers jours, une polémique s’est enflée sur des propos présidentiels tenus plus ou moins publiquement mais en tout cas rapportés, lors d’un dîner avec les responsables du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) le 16 décembre 2013, pour en célébrer le 70e anniversaire.

À cette occasion, François Hollande avait lancé, en parlant de son Ministre de l’Intérieur Manuel Valls, qui revenait d’un voyage officiel en Algérie avec le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault : « Il en revient sain et sauf, c’est déjà beaucoup ! ».

Mais la boutade qui se voulait plaisanterie (sur les relations entre Matignon et Place Beauvau) a eu un effet papillon très négatif tant en Algérie qu’en France.

Le Ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra a ainsi réagi très vivement sur cet « incident regrettable » : « Le sens de l’humour peut apporter une valeur ajoutée au sens des responsabilités lorsqu’il s’exprime avec élégance et mesure. [Il est ici] générateur d’une moins-value.(…) L’année 2012 s’est terminée avec le succès éclatant de la visite d’État du Président Hollande en Algérie. L’année 2013 n’est pas encore terminée, et nous ne souhaitons pas la terminer sur une mauvaise note. ».

La porte-parole du Rassemblement national démocratique (RND), deuxième force parlementaire, Nouara Saadia Djaafar a été même plus véhémente sur ces propos présidentiels qui « dénotaient la haine vouée par les Français aux Algériens. (…) De tels propos, qui n’affectent nullement le peuple algérien (…) attentent par contre aux relations algéro-françaises qui connaissent une nette amélioration ces dernières années. ».

En France, les opposants à François Hollande n’ont pas été en reste, notamment Jean-François Copé, le président de l’UMP, qui a tweeté ainsi : « Je regrette le dernier dérapage verbal du Président de la République. Sur le thème aussi important que la relation de la France avec l’Algérie, l’exigence de la fonction présidentielle n’autorise pas une formule aussi déplacée. ». L’ancien candidat Jean-Luc Mélenchon en a lui aussi rajouté en parlant de « nausée ».

L’Élysée a donc dû réagir ce dimanche 22 décembre 2013 en assurant que François Hollande « exprime ses sincères regrets pour l’interprétation qui est faite de ses propos [sur l’Algérie et] en fera directement part [au Président Bouteflika]. Les quelques mots prononcés lundi par le Président de la République dans le cadre du 70e anniversaire du CRIF, concernant un déplacement de Manuel Valls en Algérie, font l’objet d’une polémique sans fondement. (…) Chacun connaît les sentiments d’amitié que François Hollande porte à l’Algérie et le grand respect qu’il a pour son peuple, comme l’ont prouvé la visite d’État qu’il a effectuée en décembre dernier et les discours qu’il a prononcés. ».

L’affaire semble donc close avec l’acceptation algérienne de ces regrets, par la voix du porte-parole de la diplomatie algérienne, Amar Belani, qui a : « pris connaissance avec satisfaction du communiqué rendu public par M. Hollande, en particulier les sentiments d’amitiés qu’il porte à l’Algérie et le grand respect qu’il a pour son peuple ».

La maladresse algérienne devrait se conclure par une conversation téléphonique prochaine entre François Hollande et le Président algérien Abdelaziz Bouteflika.


Retour à la Maison de la Radio

François Hollande n’en ai pas à sa première maladresse. En 2010, dans la perspective de la campagne présidentielle et au grand dam des journalistes, François Hollande avait tenté de se limiter avec son humour très réputé. Finalement, depuis qu’il est à l’Élysée, il s’est relâché et a débridé ses penchants naturels pour le bon mot. On serait même tenté de dire qu’il serait prêt à beaucoup pour placer ses plaisanterie.

Même si cela peut occasionner quelques incompréhensions diplomatiques, un tel humour est toutefois rafraîchissant et permet un peu de détente. Il n’en reste pas moins qu’il peut crisper ceux qui en sont les "victimes". La spontanéité présidentielle peut ici prendre des allures d’irresponsabilité et d’inconséquence.

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Revenons à la célébration des 50 ans de la Maison de la Radio le 17 décembre 2013, sur les traces de De Gaulle qui avait inauguré les bâtiments ronds le 14 décembre 1963.

Dans son discours, François Hollande avait lancé pour s’amuser l’idée d’un regroupement de France Télévisions et de Radio France, propos immédiatement démentis par sa Ministre de la Culture Aurélie Filippetti qui a juste parlé d’humour. En fait, sur le papier, il était question d’un regroupement des contenus numériques, mais comme il n’avait pas fait dans le détail, l’Exécutif a donc dû rétropédaler globalement pour éteindre tout début de polémique.

Mais le discours présidentiel du 17 décembre 2013 a aussi placé deux stations de radio du groupe Radio France dans un inconfortable éclairage.


FIP et France Bleu

Ainsi, à propos de la radio FIP, François Hollande avait déclaré avec beaucoup de légèreté : « À FIP, la musique sans discontinuer que l’on peut entendre partout, chez le coiffeur, dans les ascenseurs et que l’on est content de retrouver. ». Parler de "musique d’ascenseur" n’est en effet pas très respectueux des salariés de cette station.

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Mais il avait fait encore "mieux" avec le réseau France Bleu qui quadrille la France avec des stations locales qui misent sur la proximité. François Hollande, qui a été un élu local, sait à quel point avoir une station de France Bleu dans sa ville est un élément important de communication.

Alors, il a lâché que les stations qui se créent (récemment, Saint-Étienne et Toulouse) l’ont été grâce à des subventions en investissement de ces exécutifs locaux. Et d’ajouter que ces élus croient pouvoir contrôler ainsi la station locale alors que les pauvres, ils ne le savent pas, mais elles gardent leur indépendance.

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C’est presque dire que les subventions pour les stations France Bleu sont basées sur un malentendu : les élus paient car croient qu’ils vont avoir une influence sur la radio locale tandis que celle-ci, laissant le faire croire, n’en restera pas moins avec une rédaction totalement libre. Pas très respectueux des élus qui sont brossés comme des magouilleurs qui veulent verrouiller tous les médias de leur fief ni des radios France Bleu qui veulent "tromper" les élus sur ce "deal".

Évidemment, toutes ces boutades décrivent peut-être, certainement, une réalité, mais sont pourtant très maladroites vis-à-vis de ceux qui sont concernés, qui y ont consacré parfois leur vie.


L’humour, oui, mais pas seulement

Pour autant, avoir un Président de la République qui a le sens de l’humour et aussi de l’autodérision, c’est un atout dans cette période trouble de tensions et d’incertitudes.

Cela ne remplace pas le contenu d’une politique véritablement offensive sur le plan économique (qui manque cruellement à la France) mais cela permet de désacraliser la fonction présidentielle dans le bon sens : un homme reste un homme.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (23 décembre 2013)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
François Hollande fête les 50 ans de la Maison de la Radio (17 décembre 2013).
Abdelaziz Bouteflika.
Jean-Luc Hees.
Philippe Val.
Jean-Paul Cluzel.
Jacqueline Baudrier.
Stéphane Guillon.
François Hollande.
Aurélie Filippetti. 

 


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http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/l-humour-presidentiel-et-la-maison-145413
 




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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 07:37

Au cours de la soirée anniversaire, le Président de la République a fait son petit effet dans l’assistance en imaginant une réforme profonde de l’audiovisuel public… pour l’oublier quelques secondes plus tard.


yartiFH50MRF01François Hollande n’est pas rancunier. Avec l’autodérision, ce sont deux qualités assez rares dont est pourvu l’actuel Président de la République. Le mardi 17 décembre 2013, François Hollande est venu en effet célébrer le 50e anniversaire de la Maison de la Radio. Il a préféré oublier que c’était France Info, l’une des grandes stations de Radio France, qui avait lâché la première le 4 décembre 2013 l’information de son opération bénigne de février 2011. Une célébration qui aurait pu d’ailleurs être annulée en raison d’un préavis de grève qui, heureusement, a pu être levé à temps pour ne pas gâcher les festivités.

Le 14 décembre 1963, le Général De Gaulle, accompagné de son célèbre Ministre de la Culture André Malraux, inaugurait la Maison de la Radio qui s’appelait à l’origine "Maison de la Radio-Télévision" et qui s’appelle officiellement maintenant "Maison de Radio France". Dans le studio 102, homme de radio, De Gaulle se demandait, en y répondant positivement : « À tant d’idées, de mots, d’images, de sons lancés sur les ondes merveilleuses… fallait-il une maison ? ».

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Marchant sur ces traces historiques, François Hollande s’est cependant bien gardé d’imiter son illustre prédécesseur. C’était la première fois depuis un demi-siècle qu’un Président de la République est revenu dans ces lieux.

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Après avoir visité les premiers bâtiments déjà rénovés, notamment la tour centrale (l’ensemble, qui constitue le chantier le plus grand de Paris, ne sera terminé que dans trois ans : « Je m’y prépare » a dit en souriant François Hollande en oubliant que son mandat ne sera de toute façon pas encore terminé à ce moment-là), François Hollande a participé à une soirée exceptionnelle dans la Salle Olivier Messiaen (studio 104), premier spectacle depuis la rénovation de cette salle d’environ sept cents places. Un auditorium est aussi en construction qui accueillera mille quatre cents places, ce qui amènera les deux orchestres de Radio France à se produire chez eux (au lieu de la Salle Pleyel, du Théâtre des Champs-Élysées et du Châtelet).

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C’est Jean-Luc Hees, président de Radio France et dont le mandat se terminera en mai 2014 (son éventuelle reconduction ou le nom de son successeur devrait être connu le 7 mars 2014, désigné par le CSA), qui a introduit le Président de la République, très applaudi lorsqu’il a fait son entrée sur la scène.

Dans un discours d’une vingtaine de minutes, François Hollande semblait très heureux, c’était visiblement un exercice de détente pour lui et de réconfort. Dans le public, beaucoup de journalistes, d’animateurs de radio, de ministres et d’anciens ministres, en particulier, Aurélie Filippetti, Najat Vallaud-Belkacem, Élisabeth Guigou, Jack Lang, le président du CSA, Olivier Schrameck, les directeurs de stations, comme Philippe Val et Olivier Poivre d’Arvor, etc.

Lisant peu son texte, François Hollande s’est porté à évoquer ses souvenirs de jeunesses, son grand-père qui écoutait avec assiduité le "Jeu des 1 000 francs" (au début, c’était le jeu des 100 000 francs), et aussi les émissions de variété, comme celles de José Arthur (présent dans la salle), ou encore "L’Oreille en coin" et "Le Tribunal des flagrants délires" dont l’impertinence n’était pas très aisée (et pourtant, la réalité est qu’il y avait beaucoup moins d’autocensure à l’époque : l’humour de Pierre Desproges serait moins bien admis maintenant).

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Il a également raconté sa première "radio", dans le journal de 13 heures sur France Inter, alors que, jeune député, il s’était perdu dans les dédales de la Maison de la Radio (dont la structure circulaire a de quoi troubler et inquiéter le visiteur pour s’orienter).

Mais il n’a pas fait que raconter son passé. Il a rendu hommage à un animateur fétiche de France Inter, Jean-Louis Foulquier (disparu le 10 décembre 2013), ainsi qu’aux deux journalistes de RFI assassinés le 2 novembre 2013 à Kidal, au Mali (bien que RFI ne fasse pas partie de l’ensemble des radios de Radio France).

Il a également évoqué ce grand bâtiment "rond" qui allait faire entrer la lumière, phrase imagée pour parler de la volonté de Radio France de s’ouvrir au public lorsque la rénovation sera achevée : certains bâtiments seront en effet accessibles à tout le monde (à l’instar de bâtiments comme le Centre national de la Danse à Pantin) avec également un parking public (payant) qui ne sera donc pas réservé aux seuls salariés de Radio France.

Revenant sur un terrain plus politique, François Hollande a loué le service public de l’audiovisuel : « C’est une exigence, la rigueur dans la restitution, c’est l’indépendance, l’indépendance par rapport aux forces économiques, par rapport aussi aux pressions politiques, il y en a toujours. ».

Mais il a surtout étonné en faisant l’apologie de …l’ancienne ORTF ! Effectivement, François Hollande a affirmé « la nécessité d’un grand service public de la radio, de la télévision » pour s’aventurer sur des chemins escarpés : « Parmi les mutations possibles, nous pourrions imaginer que France Télévisions et Radio France puissent rassembler leurs contenus dans un grand service public audiovisuel… ».

Quelques secondes d’arrêt : soudain les auditeurs ont écarquillé leurs yeux. Y aurait-il ce soir-là l’annonce d’un bouleversement complet du paysage audiovisuel public ? Mais François Hollande a poursuivi avec légèreté, souriant de l’effet qu’il avait provoqué, et rassurant son public ; ce n’était qu’une idée en l’air : « Mais là, je m’aventure peut-être. Je préfère ne pas trancher, car Radio France, c’est la liberté, liberté d’expression pour les journalistes, liberté de création pour les producteurs, les animateurs, liberté d’imagination. ». Pas d’excès d’audace dans ce domaine, donc.

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Pas de tension non plus, égal à lui-même, avec beaucoup d’humour potache, n’hésitant pas à rire de lui-même, notamment quand il dit écouter France Inter le matin avec une certaine appréhension, à 6h30 puis à 7h00, c’est confirmé (la mauvaise nouvelle), puis 7h30, ça se développe, et il assure arrêter d’écouter les journaux après 8h00. François Hollande est resté quelques minutes pour assister au début du spectacle qui a suivi (puis il s’est éclipsé à la première occasion, entre deux prestations).

Pendant toute la durée du discours présidentiel, derrière le Président, se tenaient debout, parfois très intimidés, les enfants de la Maîtrise de Radio France, dont certains proviennent de collèges défavorisés (de Bondy) et sont devenus des éléments moteurs dans les classes.

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Dirigés par Sofi Jeannin, ces jeunes chanteurs ont interprété, juste après l’intervention de François Hollande, trois "Chansons de bord" (1954) composées par Henri Dutilleux, l'ancien doyen des compositeurs français qui vient de disparaître à 97 ans le 22 mai 2013.

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Après un récital d’Agnes Obel, l’Orchestre National de France dirigé par Jean-Claude Casadesus a interprété "Stabat Mater" (1951) de Francis Poulenc (1899-1963) et "L’Oiseau de feu" (1910) d’Igor Stravinsky (1882-1971).

Enfin, la soirée s’est achevée par un récital d’Eddy Mitchell qui a chanté, notamment, comme un clin d’œil à l’ancien dirigeant du Parti socialiste, "Le Cimetière des éléphants"… avec l’accompagnement des nombreux musiciens de l’Orchestre National de France.

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Cela fait cinquante ans que la radio publique française trône devant la Seine, en face de Beaugrenelle, à quelques encablure de la Tour Eiffel, pas très loin de France Télévisions, de TF1 et de Canal Plus… et s’adaptant au monde du numérique et de l’Internet, c’est aussi le premier site de téléchargement de podcast.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (19 décembre 2013)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Jean-Luc Hees.
Philippe Val.
Jean-Paul Cluzel.
Jacqueline Baudrier.
Stéphane Guillon.
François Hollande.
Aurélie Filippetti. 


yartiFH50MRF10


http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/francois-hollande-aux-50-ans-de-la-145279


 

 

 

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 18:01

Né le 2 avril 1921 à Saint-Tropez, France Roche a été une journaliste dans différents médias, en particulier à "France Soir" et sur Antenne 2, chef du service culture, c'est la spécialiste du cinéma, des spectacles et de la mode. Elle a participé aussi à quelques oeuvres cinématographiques ou théâtrales.

SR

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