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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 14:40

Né le 22 mai 1924 à Paris, Charles Aznavour fut un chanteur compositeur et interprète français d'origine arménienne, également écrivain et acteur de cinéma et de théâtre. Sa carrière de chanteur a commencé en 1946 jusqu'en 2018. Représentant permanent de l'Arménie à l'ONU, il était ambassadeur d'Arménie en Suisse, après avoir reçu la nationalité arménienne en 2008. Dans les années 1970, il avait déménagé à Crans-Montana. Il a reçu entre autres un César d'honneur en 1997, la Victoire de la musique de l'artiste interprète masculin en 1997, et une Victoire de la musique d'honneur pour l'ensemble de sa carrière en 2010.


SR

http://rakotoarison.over-blog.com/article-srb-20181001-charles-aznavour.html

 

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20 septembre 2018 4 20 /09 /septembre /2018 03:16

« Nous, acteurs, avons la chance de nous amuser avec la mort avant de la connaître. » (Jean Piat, interrogé par Barbara Théate, "Journal du dimanche", le 31 janvier 2016).


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S’amuser avec la mort avant de la connaître… Hélas, maintenant, Jean Piat la connaît. Depuis ce mardi 18 septembre 2018 à Paris. À cinq jours seulement de son 94e anniversaire. Jean Piat était un comédien immense. Une diction parfaite, un regard perçant, une présence captivante. Il était sociétaire de la Comédie-française du 1er septembre 1947 au 31 décembre 1972. Il est parti tôt de lui-même de la Comédie-française (à l’âge de 48 ans) parce qu’il considérait que la troupe devait se renouveler régulièrement et faire la place aux jeunes… et aussi, choisir lui-même la date de son départ avant d’être remercié par le conseil d’administration.

Il a commencé le 7 mai 1945 à l’âge de 20 ans dans un petit rôle dans la pièce "Ruy Blas" de Victor Hugo mise en scène par Pierre Dux. Pendant ses premières années de théâtre, il a joué dans de nombreuses pièces mises en scène par Pierre Dux. Pas étonnant que Pierre Dux fût pour lui un mentor, un maître. Si je voulais faire un mauvais jeu de mot, je dirais que ce n’est plus "Fiat lux" mais "Piat Dux" !

Au théâtre, Jean Piat a joué au moins 900 fois, il a joué de très nombreux rôles comme Alceste, Cyrano de Bergerac (rôle dont il était le plus fier), Don Quichotte, etc., avec de grands auteurs comme Victor Hugo, Edmond Rostand, Marivaux, Beaumarchais, Musset, Labiche, Mérimée, Tristan Bernard, Molière, Paul Claudel, Fernand Ledoux, Montherlant (dans le rôle d’un personnage très misogyne), Feydeau, Giraudoux, Shakespeare, Courteline, Jules Romains, Guitry, Cocteau, etc. Il a beaucoup travaillé avec certains metteurs en scène comme Pierre Dux, Jean Meyer, etc. Il a aussi fait un peu de mise en scène (une vingtaine de pièces). Sa dernière prestation était très récente puisque c’était l’année dernière, en 2017, à la Comédie des Champs-Élysées.

Pour Jean Piat, il ne s’agissait pas de se mettre dans la peau d’un personnage, mais que ce personnage se mît dans sa peau : « Un personnage est un être vivant, qui est inclus dans les feuilles d’une brochure, mais c’est quand même un être vivant. (…) Donc, le personnage vivant vient à travers vous. La rencontre entre le personnage et vous, ça donne le personnage et ça donne l’être vivant sur scène qui intéresse plus ou moins le spectateur. On se rend service l’un l’autre, si je puis dire. En tant qu’acteur, on profite de la qualité d’un personnage. Vous ne me ferez pas jouer un personnage que je n’aime pas. Ce n’est pas possible. » ("Télérama", octobre 2016). Le personnage qui est fait pour lui, c’est quand il y a : « Une certaine vérité, une certaine bonne humeur. ».

Il s’est toujours interrogé sur l’intérêt du public pour les drames alors que les comédies sont relayées hors du champ culturel, dans les "théâtres de boulevard" à l’appellation péjorative : « C’est respecté, beaucoup plus qu’une scène de rire. Le rire n’est pas respecté au théâtre, alors que le drame est respecté. (…) C’est plus difficile de faire rire que d’attirer l’attention sur un drame quelconque. (…) Pourquoi on respecte moins le vaudeville que la tragédie ? On ne sait pas. Il n’y a de réponse, pas de réponse logique, pas de réponse rationnelle. » ("Télérama", octobre 2016).

Jouer, toujours jouer. Le 25 janvier 2016, Jean Piat l’avouait comme un fin gourmet : « Je joue, parce que quand je ne joue pas, j’ai l’impression d’être privé de dessert ! » (AFP). Il a joué dans une vingtaine de films au cinéma, mais son rendez-vous avec le cinéma fut raté, au contraire d’un comédien comme Claude Rich. Jean Piat a fait du cinéma alimentaire au début de sa carrière pour augmenter ses fins de mois. Mais quand il est sorti de la Comédie-française, il avait déjà presque 49 ans, c’était déjà âgé pour commencer à faire du cinéma au milieu des années 1970. Il avait laissé passer un grand moment de cinéma dans les années 1960. On ne lui avait alors proposé aucun grand rôle et le terrain était déjà occupé par de grands acteurs comme Jean-Paul Belmondo, Alain Delon, Jean Marais, etc.

Jean Piat a aussi pas mal joué pour la télévision française. D’ailleurs, sa notoriété auprès du grand public, il l’a acquise principalement dans deux rôles qu’il a joués pour des séries télévisées : Lagardère (pas Arnaud mais Henri de Lagardère !), une série de six épisodes créée par Marcel Jullian reprenant le roman de Paul Féval ("Le Bossu") et sa suite, diffusée sur la première chaîne de l’ORTF du 20 septembre 1967 au 25 octobre 1967, et Robert III d’Artois, le personnage éclatant de l’adaptation télévisée du fameux roman de Maurice Druon, "Les Rois maudits", série de six épisodes aussi, réalisée par Claude Barma dans une adaptation de Marcel Jullian, diffusée du 21 septembre 1972 au 24 janvier 1973 sur la deuxième chaîne de l’ORTF. Lorsque cette série a été rediffusée un peu plus tard, je l’avais adorée, comme tous les passionnés d’histoire de France.

La sortie des "Rois maudits" fut très importante pour Jean Piat : « Cela a été énorme. J’ai reçu ça comme la vague de l’océan qui vous balance quand vous êtes en train de mettre les pieds dans l’eau pour voir si elle est fraîche ou chaude. Plouf ! Je suis devenu un acteur vedette sans le vouloir, sans le savoir, sans m’en rendre compte (…). J’ai été le premier surpris de l’énorme succès. Dès le premier soir où il y a eu une projection à la Maison de la Radio, Chancel est arrivé vers moi : "C’est formidable !". (…) Je ne me rendais pas compte à quel point cela a eu un impact sur le public. » ("Télérama", octobre 2016). Mais il n’a pas eu d’autres rôles importants à la télévision après ce succès.

Je reviens sur ce rendez-vous raté avec le cinéma. Jean Piat a eu ce regret, mais pas très grave selon lui : « J’ai vécu de cela et j’ai pensé que cette réussite à la télévision allait m’amener au cinéma. Pas du tout. C’était le contraire, car le raisonnement était simple. Si l’on vous voit à la télévision gratuitement, il sera plus difficile après d’imposer votre présence dans un film au cinéma payant. Les gens vont payer leur place alors qu’ils vous voient à la télévision gratuitement. (…) Le cinéma n’est pas venu à moi parce que je ne suis pas allé à lui. En réalité, aux tréfonds de moi, maintenant, cela ne m’ennuie pas gravement, sinon que j’aurais voulu trouver un rôle, une fois. » ("Télérama", octobre 2016).

Sa notoriété, c’était aussi sa voix, au-delà de sa présence scénique. La voix, il l’a utilisée en particulier pour le personnage principal (Peter O’Toole) du film "Lawrence d’Arabie" (sorti le 10 décembre 1962), et pour la double série de films "Le Seigneur des Anneaux" et "Le Hobbit" (entre 2001 et 2014), pour le personnage de Gandalf (Ian MacKellen).

Au-delà de la scène, Jean Piat s’est mis à écrire, une quinzaine d’ouvrages, dont trois récompensés par l’Académie française, et cette passion de l’écriture lui a beaucoup plu : « C’est la solitude. La solitude me plaît avec des personnages que vous réinventez, que vous faites revenir à la surface. (…) C’étaient mes espaces entre deux pièces. » ("Télérama", octobre 2016).

Il a eu cette passion de l’écriture quand il a rencontré Françoise Dorin, auteur dramatique, qui est devenue sa compagne dans la vie à partir de 1975, et jusqu’à sa mort, le 12 janvier 2018, là aussi à quelques jours de son anniversaire (le 23 janvier 2018, elle aurait eu 90 ans). Les deux sont partis la même année, à quelques mois d’intervalle…

Jouer la mort : « Jouer une scène de mort, c’est merveilleux. Tout le monde vous écoute comme si c’était la leur qu’il voyait déjà ou qu’il prévoyait déjà. (…) Brusquement, il y a un silence, une épaisseur extraordinaire et on vit aussi bien de l’effet comique que du silence. Et un silence épais, pourquoi ? (…) parce qu’il y a un respect de la mort, d’une part, et qu’on a l’impression, quand on a joué, qu’ils pensaient à la leur sans le vouloir en voyant celle jouée par un autre, et après on se relève, le rideau tombe, et hop, on est vivant ! C’est bien, c’est une résurrection. C’est pourquoi les scènes de mort, c’est un régal ! » ("Télérama", octobre 2016).

Pour rendre hommage à Jean Piat, je propose ici les deux célèbres séries citées, une fable ("Les Animaux malade de la peste"), récitée le 5 avril 1980 à la télévision suisse (RTS), et surtout, un entretien inédit, savoureux, au Théâtre des Bouffes Parisiens avec la journaliste Fabienne Pascaud en octobre 2016 que "Télérama" vient de mettre en ligne pour rendre hommage au comédien disparu.


1. Entretien avec Fabienne Pascaud en octobre 2016






2. Une fable de La Fontaine sur la RTS le 5 avril 1980






3. "Les Rois maudits" (1972), premier épisode, mis en ligne par l’INA






4. "Lagardère" (1967)





















Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (19 septembre 2018)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Jean Piat.
Maurice Chevalier.
Vanessa Marquez.
Micheline Presle.
Pauline Lafont.
Marie Trintignant.
Philippe Magnan.
Louis Lumière.
Georges Méliès.
Jeanne Moreau.
Louis de Funès.
Le cinéma parlant.
Charlie Chaplin.
Annie Cordy.
Johnny Hallyday.
Pierre Bellemare.
Meghan Markle.

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11 septembre 2018 2 11 /09 /septembre /2018 04:42

« Vous êtes repérés, catalogués, étiquetés. Quoi que vous fassiez, on finira par vous retrouver. Vous serez verdâtres, la sueur coulera sur votre front et dans votre dos. On vous emmènera et, quelques jours plus tard, vous ne serez plus qu’un tout petit tas d’immondices. » (Pierre Dac, BBC le 12 février 1944).


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Au micro de la BBC le 12 février 1944, pour une fois pas très comique, l’humoriste Pierre Dac (1893-1975) a décrit avec précision la future traque des collaborateurs avec les nazis. Dans la liste qu’il a prononcée figurait le nom d’un de ses admirateurs, et autre humoriste, Maurice Chevalier, qui est né il y a exactement cent trente ans, le 12 septembre 1888 à Paris, à Ménilmontant.

Quand il a entendu cette émission radiophonique, Maurice Chevalier a avalé de travers sa salive. Des amis résistants se chargèrent d’avertir Pierre Dac que le chanteur n’a jamais été un collaborateur, mais si l’humoriste de Radio-Londres a prudemment laissé ses accusations de côté, il n’a pas pour autant blanchi publiquement le preux Chevalier. Plus tard, le 27 mai 1944, un tribunal à Alger a même condamné à mort Maurice Chevalier pour la même raison.

Pourquoi cette "rumeur" ? Parce qu’à la une du "Petit Parisien" du 15 septembre 1941, un titre particulièrement clair s’étalait : « Le populaire Maurice Chevalier qui va chanter en France occupée nous dit qu’il souhaite la collaboration entre les peuples français et allemand. ». Or, cette information était totalement erronée. Maurice Chevalier, effectivement interviewé par ce journal, avait refusé de parler de politique, mais lorsqu’on lui demanda son opinion sur Pétain, il répondit qu’il était contre la guerre, et que les choses seraient meilleures s’il y avait plus de compréhension entre les peuples. En clair, une formulation très naïve et passe-partout (la guerre, ce n’est pas bien) qui fut déformée et dénaturée par la propagande collaborationniste. Maurice Chevalier a fait publier un démenti, mais dans un journal à très faible audience ("Comœdia").

Ce qu’on pouvait reprocher à Maurice Chevalier, c’était qu'il avait accepté de chanter deux mois au Casino de Paris, et d’animer des émissions sur Radio-Paris à midi (émissions interrompues par des messages nazis qu’il ne connaissait pas), mais il s’était senti contraint et forcé, ne pouvant refuser cela aux autorités françaises (ni ne pouvant refuser la présence d’officiers allemands à ses spectacles), et cherchant à en faire le moins possible : « Je pense m’en être tiré intelligemment. Ne pas les mettre en boule contre moi, tout en faisant comprendre aux Français, par mon court séjour à Paris, que je ne fais que ce qui est absolument obligatoire. ». Il avait même évoqué une maladie pour ne plus chanter à nouveau mais des rumeurs disaient qu’un médecin allemand allait l’examiner pour vérifier s’il était réellement souffrant.

Certes, beaucoup de Français, et notamment des artistes, acteurs, chanteurs, se sont engagés dans la France libre ou dans la Résistance intérieure pour s’opposer à l’occupant nazi. Mais à cette époque, le fantaisiste Maurice Chevalier avait déjà 53 ans, pas 20 ans, et il ne songeait qu’à remonter le moral des Français.

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Pourquoi se sentait-il contraint ? Entre autres, parce que la salle du Casino de Paris était en instance de fermeture en septembre 1942 et de reconversion en cinéma pour l’armée allemande s’il n’y avait plus de spectacles. Son directeur fit alors appel à Maurice Chevalier qui a proposé pour l’occasion sa chanson "Pour toi, Paris" : « Il arrivera que notre beau Paname retrouvera son éclat, sa beauté. C’est pour cet idéal, cette oriflamme que tous les Parisiens se joignent pour penser (…) pour attendre le soleil après la pluie ! ».

À partir du début de l’année 1943, Maurice Chevalier arrêta de chanter tant que la France ne serait pas libérée de l’Occupation et se cacha pour ne pas être arrêté par les nazis. Réfugié à Cadouin, en Dordogne, il a dû vivre clandestinement à partir du 6 juin 1944, car il était activement recherché tant par les maquisards que par l’armée allemande. Finalement, il fut arrêté le 14 septembre 1944 et interrogé à Périgueux.

Relâché après avoir signé sa déposition, Maurice Chevalier se réfugia dans une cachette à Toulouse le 15 septembre 1944. Il y rencontra un correspondant de guerre du "Daily Express", Basil Cardew, puis Pierre Dac, afin de leur expliquer sa situation. Ils firent beaucoup pour l’innocenter auprès des résistants. Deux semaines plus tard, Maurice Chevalier se rendit à son domicile parisien pour s’expliquer publiquement et couper court à toutes les rumeurs. Le poète Louis Aragon a pris sa défense le 9 octobre 1944 dans un article publié par le journal communiste "Ce soir".

Il fut finalement lavé de tout soupçon par la police parisienne, resta toujours très populaire et continua son activité de saltimbanque. Il encouragea les débuts d’Henri Salvador, il rencontra Jean-Paul Sartre, chanta devant le Président Vincent Auriol, fit des tournées partout en France, au Canada, etc.

Plus tard, Maurice Chevalier justifia son attitude ainsi : « De quoi m’accuse-t-on, en résumé ? De choses que les vrais Français ne retiennent pas. Que je croyais à Pétain au début de son règne. Qui n’y croyait pas ? Je vous le demande, chez nous, et même ailleurs, puisque les ambassadeurs d’Amérique, de Russie, et de partout, le voyaient intimement, chaque jour, à Vichy. Que j’ai chanté onze fois à Radio-Paris, en quatre ans. Alors qu’on insistait pour que je chante hebdomadairement. Que serait-il arrivé si j’avais refusé catégoriquement ? Vous le savez aussi bien que moi : une visite un matin, de très bonne heure. Moi et ma petite famille envoyés Dieu sait où ! ».

Fantaisiste, et surtout, saltimbanque. Maurice Chevalier a fait partie de ces premiers artistes qui firent des spectacles au music-hall, avec Fréhel, Joséphine Baker, Mistinguett, etc. Les salles de spectacle fleurissaient entre les deux guerres, plongeant la population dans l’insouciance alors que l’actualité internationale était très tendue. Les critiques étaient particulièrement élogieuses pour ses spectacles qui ont commencé dès 1904 et terminé en 1952.

Sa revue avec Mistinguett (1875-1956) aux Folies Bergères en avril 1917 : « Abondante en scènes comiques, habillée avec luxe inusité, logée dans des décors signés de nos meilleurs maîtres du genre, "La Grande revue" est interprétée par une troupe d’élite en tête de laquelle on applaudit toujours Mistinguett, Maurice Chevalier (…) et tous les créateurs de ce merveilleux spectacle. » ("Le Figaro" du 27 avril 1917).

Autre revue avec Mistinguett au Théâtre Femina : « M. Chevalier apporte lui aussi l’attrait de son comique si original, d’une verve si franche, d’une fantaisie si large, et même acrobatique, et principalement d’une jeunesse irrésistible. Avec une mimique très simple, un don de se faire entendre et de faire partager sa gaieté, cet artiste est un véritable artiste. » ("Le Figaro" du 7 mai 1917).

Au Théâtre des Bouffes-Parisiens, il participa à la création le 10 novembre 1921 de l’opérette "Dédé" (d’Albert Willemetz, composition d’Henri Christiné) où il chanta son célèbre "Dans la vie, faut pas s’en faire" : « Quant à l’interprétation, elle est excellente. M. Maurice Chevalier (…) déploie une verve étourdissante : c’est le triomphe de la soirée. » ("Le Temps du 12 novembre 1921).





Autre critique flatteuse : « Ne fût-ce que pour M. Maurice Chevalier, on ira voir "Dédé". Ce désopilant fantaisiste, qui nous arrive du music-hall, exerce sur tous les publics un prestige qui tient de la magie. Qu’il chante, qu’il parle, qu’il danse ou se désarticule, il est inimitable et irrésistible. » ("Comœdia" du 11 novembre 1921). Et encore : « Maurice Chevalier, le chanteur-danseur de café-concert, qui, par sa bonne humeur, sa fantaisie, sa familiarité qui ne tombe jamais dans la trivialité, son esprit d’à-propos, a fait du rôle de Robert Dauvergne le plus important de la pièce : il s’est placé en même temps au premier rang de nos comiques d’opérette. » ("Le Gaulois" du 12 novembre 1921).

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Car Maurice Chevalier était aussi un comédien, et même, un acteur très important d’Hollywood, commençant à faire ses débuts chez Pathé dès 1908 dans des courts-métrages muets puis avec une longue carrière dans les films sonores jusqu’en 1967 (il doublait lui-même sa voix en français, et au début, il rejouait carrément le film en français, parfois avec un réalisateur différent). Il a même reçu un Oscar d’honneur en 1959 (nommé deux fois en 1931) et fut inscrit avec une étoile (très rare pour un Français) au Walk of Fame à Hollywood en 1960.

Après sa tentative de suicide le 7 mars 1971 car le public lui manquait trop (mais il n’avait plus la force de remonter sur scène), tentative qui l’a mis dans un état de santé très faible, Maurice Chevalier est mort le 1er janvier 1972 dans un hôpital parisien, après avoir prononcé ses dernières paroles au père dominicain, ancien résistant et futur académicien, Ambroise-Marie Carré (1908-2004), un ami qui fut impressionné par le sourire du mourant. Beaucoup d’artistes l’ont considéré comme une référence incontournable, en particulier Charles Trenet et Charles Aznavour.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (11 septembre 2018)
http://www.rakotoarison.eu


La plupart des citations sur la vie de Maurice Chevalier sous l’Occupation sont issues des dix (premiers) tomes de son autobiographie "Ma Route et mes chansons" publiés de 1946 à 1969 (éd. René Julliard) qui ont eu beaucoup de succès et qui ont été rassemblés partiellement en 2012 dans un seul volume : "Dans la vie, il faut pas s’en faire" (éd. Omnibus) et ont été reprises par le site Wikipédia.


Pour aller plus loin :
Maurice Chevalier.
Vanessa Marquez.
Micheline Presle.
Pauline Lafont.
Marie Trintignant.
Philippe Magnan.
Louis Lumière.
Georges Méliès.
Jeanne Moreau.
Louis de Funès.
Le cinéma parlant.
Charlie Chaplin.
Jean-Michel Jarre.
Annie Cordy.
Johnny Hallyday.
Pierre Bellemare.
Meghan Markle.
Pierre Desproges.
Thierry Le Luron
Pierre Dac.
Coluche.
Barbara Hannigan.
Serge Gainsbourg.
Claude François.
Henri Salvador.
Barbara chantée par Depardieu.
Charles Trenet.
Georges Brassens.
Léo Ferré.
Christina Grimmie.
Abd Al Malik.
Daniel Balavoine.
Édith Piaf.
Yves Montand.

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28 août 2018 2 28 /08 /août /2018 09:01

Le Ministre Nicolas Hulot a annoncé sa démission sur France Inter le mardi 28 août 2018 lors de l'interview de 40 minutes de Nicolas Demorand et Léa Salamé.

Cliquer sur le lien pour télécharger l'interview (fichier .mp3) :
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10239-28.08.2018-ITEMA_21786668-0.mp3

Pour en savoir plus :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20180828-nicolas-hulot.html
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20180828-demission-hulot.html

SR

http://rakotoarison.over-blog.com/article-srb-20180828-video-france-inter-hulot.html

 

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22 août 2018 3 22 /08 /août /2018 04:55

« Avant, je n’avais pas le temps, j’étais trop accaparée par ma vie sentimentale pour bien "profiter" des autres, les écouter, les regarder… Je n’ai rien tiré d’intéressant de l’amour. C’est ma faute mais c’est comme ça. Je voulais faire de l’amour la grande affaire de ma vie, elle a été ma plus mauvaise affaire. » ("L’arrière-mémoire", éd. Flammarion, 1994).


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Ces quelques mots tirés de la longue interview réalisée par le journaliste Serge Toubiana (futur directeur de la Cinémathèque française de mai 2003 à janvier 2016) et publiée par Flammarion en septembre 1994 ("L’arrière-mémoire") sont un peu amers alors que l’amour devrait être joyeux. Quand on sait en plus qu’ils ont été prononcés par une étoile de la voûte céleste du monde du cinéma, une star si étincelante, si puissamment étincelante, on peut même s’en étonner. Les symboles de l’amour ne sont peut-être pas les meilleurs supports de l’amour. Peut-être juste des mirages ?

Étoile, mais encore bien sur Terre, puisque ce mercredi 22 août 2018, l’actrice Micheline Presle fête ses 96 ans ! Elle est née à Paris dans le quartier de Montparnasse. Son vrai nom est Micheline Chassagne et son premier pseudonyme fut Micheline Michel (Presle provient du nom du personnage qu’elle a joué dans son premier succès, "Jeunes filles en détresse", réalisé par Georg Wilhelm Pabst et sorti le 25 août 1939).

Quand on voit également l’étendue et la richesse de la carrière de comédienne de Micheline Presle, on peut avoir le vertige : cinéma, télévision, théâtre, elle a participé à de très nombreuses œuvres (près de deux cents films et téléfilms) dès l’âge de 14 ans (un petit rôle dans "La Fessée" réalisé par Pierre Caron et sorti le 10 novembre 1937), mais surtout, en poursuivant cette carrière (parfois un peu chaotique en raison de son séjour aux États-Unis au début des années 1950 pour suivre son mari) jusqu’à un âge très avancé. Elle était encore présente à 92 ans dans un rôle de figurante pour un film de sa fille Tonie Marshall (66 ans), "Tu veux ou tu veux pas", sorti le 1er octobre 2014, avec Sophie Marceau, Sylvie Vartan, Jean-Pierre Marielle, François Morel, Patrick Bruel, etc.

En effet, comme d’autres comédiennes (Jeanne Moreau, Simone Signoret, Annie Girardot, etc.), elle n’a pas eu peur de vieillir devant les caméras. Connue alors jeune beauté éclatante de 20 ans, elle a peu à peu pris des rides et des rôles de grand-mère, de vieille tante, etc.

Il y a quelque temps, j’étais "tombé" par hasard sur un téléfilm au scénario assez mauvais mais qui avait bénéficié d’un atout majeur, le jeu d’un couple de "petits vieux" qui voulaient prendre quelques libertés avant de finir leur vie. Joués par l’excellent et incomparable Claude Piéplu (dont la voix a fait le succès des loufoques Shadoks) et évidemment Micheline Presle qui prenait tout l’écran. Le téléfilm en question est "Le Voyage de Pénélope" réalisé par Patrick Volson en 1995 et diffusé à la télévision le 26 mars 1996. C’est ce que j’oserais appeler un "navet à étoiles", parce que l’histoire et la réalisation en elles-mêmes n’étaient "pas exceptionnelles", mais ces deux grands comédiens permettaient quand même de faire rayonner cette fiction, certes un peu par cabotinage (on peut aussi y noter la présence de Guillaume Canet et de Zinedine Soualem). L’actrice n’avait alors que… 73 ans !

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Micheline Presle a vraiment percé et "crevé l’écran", comme on dit assez banalement, à l’âge de 25 ans, avec son duo avec Gérard Philippe (né quelques mois après elle) dans le fameux film de Claude Autant-Lara "Le Diable au corps" sorti le 22 septembre 1947, adaptation de l’œuvre de Raymond Radiguet (1903-1923). Un film qui a fait polémique, d’ailleurs, ce qui renforçait sa publicité (dans ce film, on peut citer aussi la présence de Jacques Tati, Denise Grey, etc.). Sa prestation lui a valu une Victoire du cinéma français comme meilleure actrice en 1947, elle en a obtenu une seconde en 1950 (récompense qui fut la précurseure des Césars). Elle a aussi été récompensée par un César d’honneur en 2004 (ce qui fut néanmoins tardif ! Elle avait alors 83 ans).

Pendant près de soixante-dix ans, elle a joué avec un nombre impressionnant de stars et de grands réalisateurs, comme Abel Gance, Marc Allégret, Jacques Becker, Jean Boyer, Fritz Lang, Sacha Guitry (en particulier "Napoléon" sorti le 25 mars 1955 dans le rôle de la reine Hortense), Édouard Molinaro, Jean Delannoy, Jean Valère, Philippe de Broca, Jacques Demy (en particulier "Peau d’âne" sorti le 16 décembre 1970 dans le rôle de la Reine rouge), Julien Duvivier, Jacques Rivette, Jean Girault, Jean-Michel Ribes, Claude Chabrol, Alain Resnais, Claude Lelouch, etc.

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Elle a joué dans un film de son mari (entre 1950 et 1954) William Marshall (ancien mari de Michèle Morgan) et dans plusieurs films de sa fille Tonie Marshall, dont le célèbre "Vénus Beauté" sorti le 3 février 1999 (avec Nathalie Baye, Mathilde Seigner, Audrey Tautou, Bulle Ogier, Samuel Le Bihan, Claire Nebout, etc.) qui fut récompensé par quatre Césars (dont trois pour Tonie Marshall).

Micheline Presle a vu sa notoriété se renforcer à la télévision avec le premier rôle dans une série comique très regardée, "Les Saintes chéries", créée par Nicole de Buron et réalisée principalement par Jean Becker, diffusée sur la future TF1 de 1965 à 1970, une quarantaine d’épisodes relatant la vie d’un couple ordinaire, joué par Micheline Presle et Daniel Gélin, dans lesquels ont joué notamment Marthe Mercadier, Jean Yanne, Pierre Doris et même Jacques Higelin.

Également chanteuse, Micheline Presle a aussi joué au théâtre, dans une vingtaine de pièces (beaucoup de Georges Feydeau) entre 1941 et 1991 avec des metteurs en scène comme André Roussin, Pierre Dux, Jean Meyer, Jérôme Savary, Jean-Michel Ribes, etc. et avec des partenaires tels que Jean Poiret, Michel Serrault, etc. Elle avait toujours le trac en rentrant en scène, à cause de la peur d’avoir un trou de mémoire.

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Comme beaucoup de stars de sa génération, Micheline Presle a eu certaines aventures amoureuses dans son milieu professionnel. Les journaux lui ont ainsi prêté en 1938 une liaison amoureuse avec l’une des stars montantes du cinéma français (et américain), Louis Jourdan (1921-2015), l’un de ses partenaires réguliers dans ses premiers films, qui fut tellement en colère lorsque Micheline Presle avait rompu avec lui qu’il a refusé de lui adresser la parole pendant toute la durée du tournage du film "Félicie Nanteuil" (réalisé par Marc Allégret et sorti le 27 juin 1945).





Dans le documentaire "Je veux être une actrice" réalisé par l’universitaire Frédéric Sojcher et sorti le 20 janvier 2016, cette amoureuse des chats conseillait à Nastasjia, une gamine de 10 ans voulant se lancer dans le cinéma, d’être toujours curieuse. Frédéric Sojcher a auparavant réalisé un autre film centré sur Micheline Presle qui en fut l’actrice principale dans son propre rôle, "HH, Hitler à Hollywood", sorti le 4 mai 2011, qui est une enquête documentaire sur un film dans lequel Micheline Presle avait joué pendant la Seconde Guerre mondiale et dont il ne reste plus aucune trace, et à peine des traces du réalisateur, inconnu et disparu.

Cette curiosité, c’est sans doute ce qui l’a fait tenir depuis si longtemps à la vie : bon anniversaire, Michèle Presle et longue vie à vous !


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (22 août 2018)
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Pour aller plus loin :
Micheline Presle.
Pauline Lafont.
Marie Trintignant.
Annie Cordy.
Philippe Magnan.
Johnny Hallyday.
Louis Lumière.
Pierre Bellemare.
Meghan Markle.
Pierre Desproges.
Georges Méliès.
Jeanne Moreau.
Louis de Funès.
Le cinéma parlant.
Charlie Chaplin.

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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 03:38

« Le pouvoir est de déchirer l’esprit humain en morceaux que l’on rassemble ensuite sous de nouvelles formes que l’on a choisies. » (George Orwell, "1984").


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Un homme très distant, habillé d’un manteau sombre, avec un chapeau des années 1960 et une écharpe rouge, cela vous dit quelque chose ? Non, ce n’est pas François Mitterrand, mais l’un de ses meilleurs interprètes au cinéma ou à la télévision, peut-être même meilleur que Jean d’Ormesson voire Michel Bouquet.

J’apprécie beaucoup Philippe Magnan qui fête son 70e anniversaire ce mardi 21 août 2018. Il est un acteur dont le nom n’est certes pas très connu, ou plutôt, il ne fait pas partie des stars de l’incontournable focalisation médiatique, mais son visage est rarement inconnu car il a joué dans de nombreux films et téléfilms.

Nombreux, c’est peu dire : plus d’une trentaine de films et plus d’une cinquantaine de téléfilms et séries télévisées. Et pourtant, il n’a commencé sa carrière d’acteur que la quarantaine bien entamée, comme s’il fallait, pour parfaire ses rôles, l’âge en même temps que la distance. Sans doute d’ailleurs que ces rôles, un peu comme Louis de Funès dans un autre genre, l’ont étiqueté voire enfermé dans cette parodie réaliste du pouvoir, mais il faut bien reconnaître qu’il y excelle. Il est très crédible.

Quels rôles ? Je crois en effet qu’on peut les résumer à un seul mot : le pouvoir. Philippe Magnan, avec ses yeux un peu distants, son allure condescendante, sa démarche pleine de flegme, son humour pince-sans-rire, ses manières posées, son calme qui cache une colère en bouillonnement, son sourire carnassier, sa petite bajoue qui cache l'amertume du dégoût, incarne à merveille tout ce que le pouvoir a de cynique. Cynique, qui vient étymologiquement de chien. Oui, dans le scénario des fictions dans lesquels il joue, Philippe Magnan est un chien. Un seigneur qui ne laisse place à aucune pitié face aux petits qu’il dévore sans passion mais avec ténacité, méthodiquement.

Alors, c’est normal qu’on puisse trouver Philippe Magnan partout où le pouvoir doit s’incarner, toutes sortes de pouvoir, d’ailleurs. Certes, François Mitterrand, le pouvoir suprême, celui qui se prenait pour un Sphinx, non, pire, pour Dieu lui-même, je crois d’ailleurs qu’en termes de stature de chef, François Mitterrand n’avait pas de leçons à recevoir de Louis XIV ni de Napoléon. Philippe Magnan l’a joué deux fois, dans le film de Christian Carion, "L’affaire Farewell", sorti le 23 septembre 2009 et dans le téléfilm de Serge Moati, "Changer la vie", diffusé sur France 2 le 10 mai 2011 (pour le trentième anniversaire de la première élection du cynique socialiste), où il se retrouve au centre de l’histoire.

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Ses rôles politiques sont nombreux : René-Nicolas de Maupeou (chancelier et garde des sceaux du roi) dans la docu-fiction de Thierry Binisti, "Louis XV, le Soleil noir", diffusée le 25 décembre 2009 sur France 2, ou encore un Premier Ministre très ambitieux dans la série française "Les hommes de l’ombre", créée par Dan Franck, Frédéric Tellier, Charline de Lépine et Emmanuel Daucé, et diffusée du 25 janvier 2012 au 4 novembre 2016 sur France 2.

Il est François Guizot, le Président du Conseil sous Louis-Philippe, dans le film de Safy Nebbou, "L’autre Dumas", sorti le 10 février 2010, ou encore Président de la République dans le film d’Éric Valette, "Une affaire d’État", sorti le 25 novembre 2009 où "son" conseiller Afrique est mêlé à des histoires "louches". Dans le dernier film où il a joué, "Liberté, Égalité, Franterni’Tuche", le troisième volet de la série "Les Tuche", réalisé par Olivier Baroux et sorti le 31 janvier 2018, il est également Président de la République, sortant, battu par un Tuche (joué par Jean-Paul Rouve).

Philippe Magnan est aussi un général (dans le téléfilm d’Yves Boisset, "Jean Moulin" diffusé le 15 juillet 2002 sur France 2), un député, un juge, un avocat, un financier, un universitaire, un éditeur, un haut bourgeois, etc. Toujours des rôles dont le personnage est le maître, le chef, le superviseur, mais qui, comme souvent dans les fictions, prend une place anecdotique dans le scénario (on préfère les héros venant de la base).

Trois autres exemples parmi d’autres. Dans le film de Michel Munz et Gérad Bitton, "Erreur de la banque en votre faveur", sorti le 8 avril 2009, Philippe Magnan est le président-directeur général d’une banque d’affaires (héritée de son père) qui se fait arnaquer par le majordome (joué par Gérard Lanvin) qu’il avait renvoyé. Dans le téléfilm d’Élisabeth Rappeneau, "Chacun chez soi", diffusé en 2000, il est l’éditeur d’un écrivain (joué par Pierre Arditi) en mal d’inspiration qui doit s’isoler dans une maison de campagne (que lui fournit l’éditeur).

Troisième exemple, peut-être le plus cocasse, dans le téléfilm de Stéphane Clavier, "À dix minutes des naturistes" diffusé le 11 juin 2012 sur TF1, Philippe Magnan joue le rôle d’un député européen "de droite", très conservateur, très "vieux jeu", aussi très hypocrite, qui s’est absenté de son hôtel particulier bruxellois, officiellement pour un voyage en Chine mais en réalité, secrètement, pour se faire une opération de chirurgie esthétique avec son épouse (jouée par Catherine Jacob) qui apprend donc par cœur un guide touristique sur le pays. Pendant l’absence de ce couple de hauts bourgeois belges, leur concierge (joué par Lionel Abelanski), pour permettre à sa famille de prendre des vacances dans le Sud, à l’Île du Levant (rebaptisée dans la fiction Île du Couchant), en a profité pour échanger frauduleusement la maison de son patron (grâce à un site Internet) avec des militants naturistes qui font du lobbying européen à Bruxelles pour la reconnaissance de la nudité dans les lieux publics. Dans ce téléfilm, on peut noter d’ailleurs la prestation de Macha Méryl qui n’a pas hésité pour l’occasion à se montrer… complètement déshabillée en plein air !

Comme on peut le voir, Philippe Magnan n’a cependant jamais eu que des seconds rôles voire des petits rôles dans les films ou téléfilms, avec parfois de grands réalisateurs, comme Patrice Leconte, Philippe Lioret, Alain Corneau, Jean Becker, Claude Lelouch, Bertrand Blier, Francis Veber, Éric Rohmer, Benoît Jacquot, Nicole Garcia, Bertrand Tavernier, Yves Boisset, Josée Dayan, Denys Granier-Deferre, etc. Il a d’ailleurs participé à certains épisodes de séries françaises, comme "Julie Lescaut" (en 1997), "Les Cordier, juge et flic" (en 1998), "Nestor Burma" (en 2000), "Maigret" (en 2002), "Femmes de loi" (en 2004), et même "Joséphine, ange gardien" (en 2009) avec Mimie Mathy.

En fait, l’activité principale de Philippe Magnan, ce n’est ni le cinéma, ni la télévision, mais le théâtre. Il a joué, souvent à Paris, plus de huit cents représentations dans des pièces de théâtre depuis 1993, généralement dans des comédies. Il a été dirigé régulièrement par Francis Veber, Agnès Boury, Jean-Luc Moreau, Marc Fayet, José Paul, Jean-Michel Ribes et Samuel Benchetrit, ce dernier fut le mari de Marie Trintignant et a épousé Vanessa Paradis le 30 juin 2018. Philippe Magnan a eu deux nominations, en 2001 et en 2002, pour obtenir le Molière du comédien dans un second rôle (pour "Les Directeurs" mis en scène par Étienne Bierry sur un texte de Daniel Besse et "Elvire" mis en scène par Patrice Kerbrat sur un texte d’Henry Bernstein).

Au théâtre, parmi ses dernières pièces, on peut citer son jeu avec Guy Bedos dans "Moins deux", pièce mise en scène par Samuel Benchetrit au Théâtre Hébertot du 22 septembre 2015 au 29 novembre 2015, avec Élie Semoun et Laurent Gamelon dans "Le Placard", pièce mise en scène par Francis Veber au Théâtre des Nouveautés du 24 janvier 2014 au 29 juin 2014, avec Véronique Genest dans "Plein la vue", pièce mise en scène par Jean-Luc Moreau sur un texte de Guillaume Mélanie et Jean Franco au Théâtre de la Michodière du 1er mars 2012 au 30 juin 2012, ou encore dans "Mais n’te promène donc pas toute nue !", célèbre pièce de Georges Feydeau, ici mise en scène par José Paul en 2009 au Théâtre de Paris.

La dernière pièce jouée par Philippe Magnan fut avec Catherine Silhol au Théâtre de la Pépinière du 7 février 2017 au 15 avril 2017 dans "Parle-moi d’amour", pièce mise en scène par Morgan Perez sur un texte de Philippe Claudel : « Pendant une heure et demi, un couple se dit tout sans détours. Trente ans se déversent avec une cruauté hilarante et une brillante provocation au rythme soutenu. » dit la notice.

"Cruauté hilarante" et "brillante provocation", oui, cela caractérise parfaitement l’incarnation du pouvoir jouée à de multiples occasions par Philippe Magnan.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (04 août 2018)
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Pour aller plus loin :
Pauline Lafont.
Marie Trintignant.
Annie Cordy.
Philippe Magnan.
Johnny Hallyday.
Louis Lumière.
Pierre Bellemare.
Meghan Markle.
Pierre Desproges.
Georges Méliès.
Jeanne Moreau.
Louis de Funès.
Le cinéma parlant.
Charlie Chaplin.

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11 août 2018 6 11 /08 /août /2018 03:35

« Être jeune, c’est être spontané, rester proche des sources de la vie, pouvoir se dresser et secouer les chaînes d’une civilisation périmée, oser ce que d’autres n’ont pas eu le courage d’entreprendre. » (Thomas Mann, 1947).



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Il y a trente ans, une jeune actrice s’est retrouvée au centre d’une énigme malheureusement pas si mystérieuse que cela. Le 11 août 1988, en vacances dans les Cévennes, Pauline Lafont a fait de la randonnée seule, partie de la maison familiale, celle de sa mère, Bernadette Lafont (1938-2013). Dès la fin de la journée, sa disparition a été signalée à la police et pendant plusieurs jours, des recherches ont été effectuées, sans résultat. Les rumeurs les plus folles ont alors couru, laissant entendre que Pauline Lafont aurait été vivante et aurait voulu refaire sa vie.

Triste banalité d’un accident comme la montagne en provoque souvent hélas. Trois mois plus tard, le 21 novembre 1988, un agriculteur a découvert son corps au fond d’un ravin, elle avait chuté d’une dizaine de mètres et était morte sur le coup. Elle avait 25 ans (née le 6 avril 1963 à Nîmes) et était la seconde fille de l’actrice Bernadette Lafont (morte il y a cinq ans, le 25 juillet 2013, d’une crise cardiaque).

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Comme sa mère, Pauline Lafont avait suivi la voie royale du spectacle, de la comédie, de la chanson et de l’impertinence. Elle avait joué dans une vingtaine de films (en particulier sous la direction de Jean-Marie Poiré, Claude Chabrol, Jean-Pierre Mocky, Jean-Michel Ribes, Sylvain Madigan, Jean-Luc Godard, Josée Dayan, etc.).

Le film où elle a eu un rôle majeur, ce fut "L’été en pente douce" réalisé par Gérard Krawczyk et sorti le 29 avril 1987. C’était le deuxième long-métrage de Gérard Krawczyk qui s’était fait connaître avec son premier film "Je hais les acteurs" sorti le 10 septembre 1986 où Pauline Lafont a joué le rôle d’Elvira aux côtés de nombreux acteurs de renom, entre autres, Michel Galabru, Jean Poiret, Dominique Lavanant, Michel Blanc, Guy Marchand, etc. et même… Gotlib !

Dans "L’été en pente douce", elle jouait le rôle de la compagne d’un des deux frères qui viennent de perdre leur mère, l’autre frère est retardé mental (joué par Jacques Villeret, le premier par Jean-Pierre Bacri), mais ils doivent faire face à la détermination de deux voisins, des frères, joués par Jean Bouise et Guy Marchand, de racheter la maison familiale. Quasiment la seule femme du film, Pauline Lafont éblouissait par sa présence.

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Pauline était la dernière enfant de Bernadette Lafont qui avait également Élisabeth (actrice) et David, tous les trois, enfants du sculpteur hongrois Diourka Medveczky (88 ans) qui vit dans les Cévennes après avoir séjourné pendant une année (2015-2016) sur la merveilleuse Île aux Nattes (à quelques brasses au sud de l’Île Sainte-Marie) à Madagascar, sans doute l’un des endroits les plus paradisiaques au monde à condition que les touristes ne l’envahissent pas. Le sculpteur avait réalisé un unique film produit en 1969 avec Bernadette Lafont et Jean-Pierre Léaud, salué par la critique mais jamais distribué (sorti publiquement seulement en DVD le 6 novembre 2012).

De 1985 à sa disparition, Pauline Lafont était la compagne du chanteur Jacno, pseudonyme de Denis Quilliard (mort en 2009 d’une sale maladie) qui a aussi produit des albums notamment de Pauline Lafont mais aussi d’Étienne Daho, Lio, Jacques Higelin, etc.

Promise à une belle carrière, Pauline Lafont est tombée dans le goulp de la destinée. Il n’y a pas d’âge à cela et la réalité est que chaque vie ne tient jamais qu’à un fil. L’actualité des derniers jours, par leurs rudesses caniculaires, l’ont montré dans toute l’Europe. Cette disparition fut le grand malheur de Bernadette Lafont au sourire malgré tout pétillant.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (04 août 2018)
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Pour aller plus loin :
Pauline Lafont.
Marie Trintignant.
Annie Cordy.
Philippe Magnan.
Johnny Hallyday.
Louis Lumière.
Pierre Bellemare.
Meghan Markle.
Pierre Desproges.
Georges Méliès.
Jeanne Moreau.
Louis de Funès.
Le cinéma parlant.
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1 août 2018 3 01 /08 /août /2018 03:54

« La séduction est la véritable violence. » (Gotthold Ephraim Lessing, 1772).


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Il y a quinze ans, dans la nuit du 26 au 27 juillet 2003 dans un hôtel à Vilnius, l’actrice Marie Trintignant est tombée dans un coma profond dont elle n’est jamais sortie. Blessée par dix-neuf coups, dont quatre portés au visage, assénés par son compagnon Bertrand Cantat, chanteur du groupe Noir Désir. Elle a succombé à ses blessures à l’âge de 41 ans le 1er août 2003 à l’hôpital de Neuilly-sur-Seine, après avoir été opérée plusieurs fois à Vilnius, puis été rapatriée en France le 31 juillet 2003.

Le chanteur avait installé l’actrice sur un lit sans prévenir immédiatement les secours et ce ne fut que le lendemain matin que le frère de la victime, contacté au cours de la nuit, appela les urgences. Bertrand Cantat, qui a alors tenté de se suicider, a été jugé à Vilnius le 29 mars 2004 à huit ans de prison. Il fut rapatrié près de Toulouse le 28 septembre 2004 et bénéficia de remises de peine, ce qui lui a permis de sortir de prison le 15 octobre 2007. Son contrôle judiciaire s’est arrêté à la fin de la durée de la peine le 29 juillet 2011.

La plus grande peine reste probablement sa conscience qui, jusqu’à la fin de ses jours, lui rappellera avec la plus lucide cruauté ce qu’il a commis pendant cette nuit glauque en Lituanie, apparemment pour une querelle de jalousie.

Toutefois, tant de violence avec une si grave conséquence, ce n’était pas très cher payé, quatre ans de prison ferme. Peut-être plus cher que certains homicides qui sont commis sur la route par des chauffards, mais moins cher que bien des meurtriers sans réputation.

De toute façon, il n’y aurait eu aucune peine qui aurait compensé, remplacé la vie de Marie Trintignant. Aucune vengeance n’est particulièrement utile même si ce sentiment peut paraître justifié et est difficilement répressible. Je songe à ses parents, Nadine et Jean-Louis Trintignant, toujours effondrés depuis cette tragédie, qui ont mené un combat pour qu’au-delà de leur fille, ce fût les femmes en général qui soient un peu mieux protégées de leur conjoint violent.

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Depuis qu’il a retrouvé la liberté, Bertrand Cantat cherche à reprendre son activité de chanteur mais à la plupart de ses concerts, il doit faire face à des manifestants qui trouvent odieux qu’il puisse continuer à se produire sur scène, comme si de rien n’était. Si bien que plusieurs concerts voire tournées ont été annulés.

Oui, bien sûr qu’il a le droit de vivre encore. Qu’il a payé sa dette à la société, certes, d’un point de vue judiciaire, mais d’un point de vue moral, la tache restera indélébile. Certains événements de la vie imposent parfois de changer radicalement son parcours professionnel. Par nécessité. Cela aurait sans doute était pertinent pour lui. Non pas quitter les arts et même la chanson, mais ne pas se produire devant une foule qui aurait vocation à l’applaudir. Comment pouvoir l’applaudir depuis le 27 juillet 2003 ?

La moindre des corrections, ce devrait être de se faire oublier par la société, ce devrait être de trouver un emploi discret, peut-être public mais sans public, écrire par exemple, beaucoup d’anciens prisonniers ont écrit, mais ils n’ont pas cherché à être applaudis, à être absous de leurs fautes.

Hélas, la mort de Marie Trintignant, qui a traumatisé au-delà du cercle de ses intimes parce qu’elle était une grande actrice qui avait encore beaucoup de potentiel pour des rôles parfois engagés, n’est qu’un drame ordinaire dans la violence faite aux femmes, la violence conjugale. Une femme meurt tous les trois jours en France d’une telle maltraitance conjugale, ce sont des statistiques insupportables à entendre.

Ce sont des statistiques qui n’ont guère évolué en dix ans, hélas. Selon un rapport publié le 1er septembre 2017 par le Ministère de l’Intérieur, il y a eu 157 personnes tuées par leur conjoint ou partenaire en 2016 en France (précisément, par leur époux, concubin, ex, amant ou partenaire de courte durée), dont 123 femmes et 34 hommes.

Plus d’un tiers des meurtriers incriminés (37% des conjoints "officiels" pour les 109 femmes tuées par leur conjoint "officiel") étaient déjà connus des services de police ou de gendarmerie pour des faits de violence conjugale. En tout, 85 424 victimes (dont 74 628 des femmes, soit 87,4%) ont déposé plainte en 2016 pour coups et blessures volontaires de la part de leur conjoint ou ex-conjoint. La même année, il y a eu 2 096 viols par un conjoint, dont 2 074 commis contre les femmes.

Cette violence conjugale touche tous les milieux. Un exemple tragique parmi d’autres parce qu’il a fait intervenir un notable : il y a près de dix ans, le 17 novembre 2008, un député et ancien maire d’une ville moyenne a d’abord battu violemment puis tué sa maîtresse qui venait de lui annoncer qu’elle le quittait, il s’est ensuite suicidé.

Lors de la journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre 2017, le Président Emmanuel Macron a dévoilé son plan pour l’égalité entre les femmes et les hommes et son plan contre les violences faites aux femmes : « Il est indispensable que la honte change de camp. ». De ce discours est sorti notamment le projet de loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, défendu en procédure accélérée (moins de navettes parlementaires) par la Ministre de la Justice Nicole Belloubet et la Secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa.

Adopté au conseil des ministres du 21 mars 2018, le texte fut discuté, amendé et voté par les députés le 16 mai 2018, mais le texte adopté par les sénateurs le 5 juillet 2018 est différent. Heureusement, le projet de loi vient de faire l’objet d’un accord au sein de la commission mixte paritaire créée le 6 juillet 2018 (une telle commission est formée lorsque les députés et les sénateurs n’adoptent pas le même texte). Cet accord a eu lieu ce lundi 23 juillet 2018 (un accord avec peu d’échos médiatiques en raison de l’affaire Benalla) et l’adoption définitive du texte est donc d’autant plus assurée qu’il a recueilli un consensus qui a dépassé les clivages politiques.

Voici comment la rapporteure de ce projet de loi, Alexandra Louis, députée LREM, l’a introduit le 10 mai 2018 : « Violences les plus intimes, les violences sexistes et sexuelles sont certainement les plus difficiles à aborder. Les combattre n’en est que plus compliqué car au poids de ces souffrances s’ajoute celui du silence. Ce silence subi ou choisi parfois par l’entourage, la société ou la victime elle-même s’érige comme un obstacle dans le traitement de cette problématique. Ces violences pourtant ne connaissent ni frontières sociales, ni frontières géographiques et s’immiscent ans le quotidien de nombreuses personnes selon des formes variées, dans tous les aspects de la vie des victimes. ».

Malheureusement, cette nouvelle loi aura peu d’effet sur la réalité statistique. Il est déjà interdit d’être violent sur un conjoint ou sur une femme. Seulement 19% des femmes victimes de violences sexuelles ou physiques dans leur couple ont déposé plainte en 2016. La nouvelle loi facilitera sans nul doute la sanction, mais n’empêchera probablement pas la violence elle-même qui, elle, ne pourra être combattue que par une action de longue haleine qu’on nomme habituellement …l’éducation.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (25 juillet 2018)
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Pour aller plus loin :
Violences conjugales en France : quelques chiffres qui parlent.
La lutte contre la violence faite aux femmes, nouvelle cause nationale ?
Que restera-t-il du drame de Thionville ?
Marie Trintignant.
Annie Cordy.
Johnny Hallyday.
Louis Lumière.

_yartiTrintignantMarie01


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22 juillet 2018 7 22 /07 /juillet /2018 02:24

Née il y a 100 ans, le 22 juillet 1918 à Marseille, Cora Vaucaire (également Michèle Dax, née Geneviève Collin) fut une chanteuse interprète française qui a eu beaucoup de succès dans les années 1950. Elle fut surnommée "la Dame Blanche de Saint-Germain-des-Près". Ce fut elle qui créa "Les Feuilles mortes" et d'autres textes de Jacques Prévert sur scène. Elle a notamment introduit Barbara et Léo Ferré. Elle a chanté beaucoup de poètes comme Apollinaire, Louis Aragon, etc. Elle fit une tournée au Japon dans les années 1980 et continua à se produire à Paris dans les années 1990 (notamment à l'Olympia et les Bouffes du Nord). Elle est morte à 93 ans le 17 septembre 2011 à Paris et fut incinérée et inhumée le 22 septembre 2011 au Père-Lachaise à Paris.

SR

http://rakotoarison.over-blog.com/article-srb-20180722-cora-vaucaire.html

 

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15 juillet 2018 7 15 /07 /juillet /2018 22:16

Louis Pauwels avait réalisé une émission en interviewant Louis-Ferdinand Céline en 1959. Mais l'émission, interdite, n'a jamais pu être diffusée à l'antenne. On peut désormais l'écouter grâce à Internet.

Cliquer sur le lien pour télécharger la vidéo (fichier .mp4) :
http://www.pileface.com/media/video/Celine-1959.mp4

Pour en savoir plus :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20180108-louis-ferdinand-celine.html

SR

http://rakotoarison.over-blog.com/article-srb-20180111-video-celine-pauwels.html

 

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